18 décembre 2008
Navion
Ben en fait, pas grand chose à dire sur le retour.
Un aller en train jusqu'à Penn Station, une correspondance par la ligne du New Jersey pour rejoindre Newark, l'aéroport international du New Jersey, un "air train" fort moderne et bien pensé vers le terminal, une compagnie aérienne toujours aussi bonne, un dîner sur le pouce en attendant de faire la queue pour l'enregistrement pour le vol, un passeport laissé à l'hôtesse au sol qui m'a couru après pour me le rendre (ouf et merci Madame!), une valise de 27 Kg, un sac de 10, un sac à dos de... 5 à8 Kg je dirais (ordi, + livres, plus des tas de trucs), et un gros sac à main rempli de pulls et de mouchoirs de secours parce que j'ai chopé un vilain rhume que je n'ai pas pu soigner correctement, mes huiles essentielles étant enfermées dans ma valise, et un raton-laveur.
Un film, un dîner bienvenu et bon, une heure de somnolence, un aller-pipi pour toute la rangée en même temps, un autre film, un petit déjeuner minuscule, des blablas avec les voisins, une autrichienne au-pair sur New York et un Anglais catho qui rentre voir sa famille pour les vacances, un stewart tout content d'avoir trouvé ma nationalité en voyant ma tête quand il me propose un vin français ou un californien, et un raton-laveur.
Il y a trois mois, je me suis assise là, en bas, en attendant un avion qui allait dans l'autre sens...
Les lumières de Harrod's
Cette chaîne de restaurant britannique était très présente à New York... nostalgie...
Une attente de trois grosses heures, une déambulation dans Heathrow, une lecture de Wicked, une tentative de connection finalement tellement lente qu'il n'y aura pas lecture de courriels, un avion en retard, un mini-brunch qui me laisse sur ma faim, un atterrissage dans une purée de pois bien parisienne, une récupération rapide des bagages pendant que maman trépigne derrière la vitre, une inspection de la douane, des retrouvailles, et un raton-laveur.
17 décembre 2008
La Bouate
Là-dedans les zamis... Il y a 80% des objets que je rapporte... pour vous!
Priez saint Christophe que mes avions n'aient pas de problème, pas de trou d'air ni de tempête de neige, que le stewart comprenne mon accent américain tout frais et que la nourriture soit aussi bonne qu'à l'aller, et surtout que je ne m'endorme pas à Londres, parce que j'ai pas envie de me faire piquer mes affaires ni de rater mon avion pour cause de roupillon intempestif pendant mes 4h d'attente à Heathrow.
Ah oui, priez aussi siouplé pour qu'il y ait de bons films dans l'avion, mais que j'arrive à dormir un peu quand même au-dessus de l'Atlantique.
Le prochain article sera rédigé depuis la France, mais retard oblige, parlera des States. Faut que je vous cause de vendredi, dimanche, hier, et enfin que je raconte mes péripéties avec une valise, trois sacs, 3 trains et deux avions en 24h.
A très vite, en France!
16 décembre 2008
Dîner d'adieux
Il est super tard (enfin plutôt très très tôt) et j'ai encore mes bagages à faire pour partir en Bretagne demain. Emploi du temps trop serré. Beaucoup trop serré.
J'aurais beaucoup de choses à vous raconter et vous montrer pour mon dîner d'adieux, mais voilà j'ai pas le temps.
Je vais donc vous dire tout simplement que la famille a été adorable et m'a invitée au restaurant latino, un soir où il s'est mis à neiger (une bien jolie façon pour ce pays de me dire au revoir, moi qui aime tant la neige!) et m'a fait des tas de cadeaux.
Un magnifique livre sur New York, un collier ravissant, et des cartes avec des tas de compliments dedans, plus une boîte de chocolat aux noisettes en poudre, qui sera parfait pour le traditionnel chocolat de Noël en famille.
Repas succulent, avec un gâteau de ouf représentant un pont entre New York et Paris, apporté par une serveuse rigolote qui chantait sur l'air de "joyeux anniversaire" "happy leaving somwhere". J'ai soufflé une bougie et nous avons partagé un fondant au chocolat tout chaud, de la glace à la vanille et de la crème chantilly avec du coulis de chocolat et des lamelles de banane séchée :
Et puis une fois à la maison, n°2 m'a offert un autre pendentif magnifique, et nous nous sommes dit au-revoir avec les filles. Autant vous dire que la soirée n'a pas fini sur une note extrêmement joyeuse.
14 décembre 2008
Mon dernier jour à New York
Dimanche 14 décembre. J'ai 25 ans et 13 jours. Et je passe ma dernière journée dans la plus belle ville du monde.
Le matin, vers 8h30, la femme de ménage débarque en train, on va donc profiter de l'occasion pour me déposer à la gare en même temps.
Lever de soleil depuis le train.
Ca, c'est le côté chienne de vie. Un réveil à 7h pour mon dernier jour de rêve, c'est nul. Cela dit, je vais pouvoir profiter plus longtemps de la Grosse Pomme, enfin quand même un grand bout parce que je vais être récupérée par Mme Great qui va passer la journée sur place avec ses filles. Je sais donc qu'en fin d'après-midi, je dois m'attendre à un coup de fil pour me dire "nous sortons du spectacle, sois à telle heure à tel endroit." Ce qui veut donc dire que je ne peux pas rentrer vers 8h comme j'en ai pris l'habitude et que je vais devoir courir. En revanche j'ignore que Kerry ne prend que ses filles avec elle, et donc je m'attends à un retour sportif en voiture, du genre "Nitt? Tu pleures? Niiiiitt, tu pleures? Pourquoi tu pleures? Niiiiitt! Mamaaaaan, Nitt elle pleure! Pourquoi tu pleures Nitt? Eeeeeh Niiiiiiiiiitt!"... chouette perspective.
Mais avant ça, j'ai des taaaas de bonnes et belles choses à faire.
Un tour chez Borders, au Madison Square Garden, pour trouver Wicked en livre. J'ai trouvé le premier tome et une suite dans un autre Borders et n'ayant pas eu le temps de les acheter (une histoire d'emploi du temps et de queue trop longue) je tiens à trouver tout ça et à me le procurer.
Je tournicote, fais des ronds, des petits ronds, encore des ronds toujours des ronds et finis par trouver... le premier tome. Pas plus. Snif. Mais c'est mieux que rien. Je me saisis donc de Wicked, de deux babioles pour la famille, et passe en caisse.
Je sors, me dirige vers ma paroisse américaine préférée, et puisque j'ai beaucoup d'avance vais me promener dans Madison Square Park, où, puisque le temps est splendide, je prends des tonnes de photos partout. Je tiens à ne pas oublier ce dernier moment ici. A graver le tout dans ma mémoire et sinon dans de l'argent, dans une puce numérique qui est en fait bien plus fidèle que ma mémoire.
L'angle de la 7ème avenue et de la 23ème rue, avec vue sur le Chelsea Hôtel, connu pour ses sculptures extérieures et son escalier en fer forgé.
Pas de stalactites, des chaînes argentées. Du plus bel effet.
Les cabanes dans les arbres de Tadashi Kawamata. Au début de mon séjour je m'amusais de leur construction, les voici dans toute leur splendeur. Et avec des locataires siouplé! Regardez bien, la photo de droite, en bas à droite! Ce ne fut pas la seule cabane occupée!
Après avoir bien profité de la vue sur la place qui fait face au Flatiron, je prends Broadway vers le sud et longe ce dernier, succombe devant une lumière mââgnifique qui fait ressortir toutes les sculptures du bâtiment, et prends ensuite vers ma droite, c'est à dire vers l'ouest, avant de remonter (encore un coup à droite) vers la 23ème rue et la messe. Ma dernière messe newyorkaise.
Fleur de Sel? Ca vous dit quelque chose hein? Allez voir là, et attendez aussi la suite de ce billet, ça va vous intéresser...
L'église Saint Vincent de Paul fondée en 1857 et le bâtiment qui la jouxte sur son flanc droit.
Deux saintes qui me touchent particulièrement : Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, et Sainte Anne, ma sainte patronne (eh oui, j'ai un prénom pas croyable mais une sainte patronne bien connue, en fait!)
La crèche, enfin.
A la sortie, je demande une bénédiction pour quelques menus objets acquis pendant mon voyage (non, vous ne saurez pas quoi avant Noël, j'ai des yeux et des oreilles à éviter d'ici-là), remercie le père pour ces trois mois spirituellement riches grâce à lui, et sors en larmoyant, direction... Le Bar Breton.
A gauche, derrière les reflets, la crèche d'une boutique. A droite, derrière les reflets, Rob.
Je fais vite et suis très à l'heure pour retrouver Rob, à qui j'ai demandé ce grand service de me tenir un peu compagnie pour ma dernière journée sur place, où je me sens fort capable de pleurer bêtement. Avec lui je sais que j'ai plus de chances de rire qu'autre chose. Je suis donc bien à l'heure, oui, mais lui n'est pas là. Dimanche dernier, on s'était loupés bêtement pendant 20 minutes parce qu'on s'était pas vus au carrefour, là on a fait exprès de se donner rendez-vous au restaurant, et y a pas, il est pas là, je le vois pas.
Lui non plus ne me voit pas, alors qu'il est assis au bar, à l'intérieur, et il nous faut 15 minutes d'attente, que j'occupe en commençant la lecture de Wicked, et un coup de fil, pour se situer l'un l'autre.
J'vous jure.
La faute à pas d'bol, comme qu'il dirait.
Il m'a accueillie dans le "vrai New York, celui du jazz" dimanche dernier, je l'accueille en Bretagne. Il découvre les galettes et crêpes, je découvre le mélange des goûts français et américains autour d'un plat breton traditionnel. On rigole beaucoup grâce à un serveur qui passe son temps à nous apporter des plats qu'on n'a pas commandés, on demande à voir le chef que je félicite et à qui je souhaite une grande réussite de son petit restaurant déjà bondé, puis mon nouvel ami et moi optons pour la visite du Whitney qui expose des artistes américains.
Le Whitney, dans l'Upper East Side, est... un musée moderne. Architecture moderne et carrée, escaliers qui rendent clostrauphobes, un peu de Andy Warhol (j'ai vu un 9 Jackies fort sympathique) et... euh... des oeuvres modernes. Du figuratif, de l'abstrait, du moderne quoi.
Nous redescendons après un petit tour au dernier étage pour aller voir une expo très ludique et assez intéressante (passionnante pour tous ceux qui font un peu de mécanique et qui aiment les mobiles, puisque l'expo portait sur le créateur du concept en art) de Alexander Calder, encore un qui a vécu à Paris, et au milieu d'improbables jouets qui ne servent pas tant à jouer qu'à faire mumuse avec des trucs qui bougent tout en "faisant de l'art" je me délite devant une vidéo de Josephine Baker qui chante J'ai deux amours. Cette chanson, c'est celle que j'ai utilisée pour mon tout premier cours de français, il y a deux ans bien sonnés maintenant. Josephine Baker, la scandaleuse chanteuse au déhanché incroyable et qui ne portait que des bananes sur scène, j'ai fait de nombreuses recherches sur elle et je connais son parcours américano-français. Cette femme et moi n'avons rien en commun, juste une chanson. La trouver virtuellement là pour mon dernier jour dans la ville que je préfère à Paris, c'est quelque chose. Même si elle chante qu'elle n'aime que son pays et Paris. Je pourrais chanter pareil mais en disant "mon pays et New York (et Tokyo)"...
Et puis... et puis l'heure tourne, Rob doit retrouver des amis, et le soleil commence à se coucher, je dois courir à l'Empire State Buiding où j'ai décidé de monter parce que tout de même, avec tous les films que j'ai vus et qui ont un rapport avec l'observatoire de cet immeuble de légende... ce serait dommage de ne pas aller voir.
On se dit donc au revoir, et pendant d'interminables minutes j'attends un métro en me retenant de pleurer. Je déteste les adieux, encore davantage quand je suis pressée et que les transports en commun trainent.
Je jaillis du métro à la nuit tombante, repère l'ouest (fastoche, le ciel est noir d'un côté, rougeoyant de l'autre), me précipite dans le gratte ciel le plus connu de la ville et découvre l'intérieur de la bête. Avec des échafaudages.
L'entrée, "un chef d'oeuvre d'art déco"... et d'assemblages tubulaires. Pour le moment.
Ci-dessus en trois photos, le premier niveau, avec la looongue file pour les tickets, mais j'ai de la chance, en général la file continue jusque sur le trottoir. Ca me fait environ 1km et beaucoup d'heures d'attente en moins. Vaut mieux, j'ai pas beaucoup de temps devant moi. Ici on vous distribue un tarif : montée seule, 20$, ticket + carte panoramique de NY = 28$ et si vous voulez en plus l'audio-guide (13 fois 3 minutes de blabla disponibles dans toutes les langues) c'est 8 de plus. Mais comme on est sympa, on vous fait un forfait.
Arglp.
La file avance régulièrement, je finis par atteindre le poste de sécurité avec portail magnétique, bagages passés aux rayonziks (je commence à avoir l'habitude) où on m'arrête à cause d'un truc que j'ai dans mon sac. Vérification faite, je ne tuerai personne avec ça, j'ai le droit d'avancer et on ne me confisquera pas mon cadeau, à l'inverse de nombre de photographes qui ont dû laisser leurs trépieds dans des sachets étiquetés... Un peu plus loin, bouchon, c'est le poste des photos. On prend un cliché de vous devant un écran vert et roulez jeunesse, vous récupérez un ticket avec le numéro de la photo que vous pourrez acheter à la sortie. Autre file d'attente au bout d'un couloir, nous atteignons le premier ascenseur, qui monte au 80ème étage en quelque chose comme 30 secondes (25km/h) et qui est commandé à distance. Il y a des agents un peu partout qui commandent deux ou trois ascenseurs chacun, qui les remplissent et les vident au gré des allers-retours, et vous souhaitent de profiter de la vue en appuyant sur le bouton de leur télécommande. C'est hallucinant.
Sur l'écran digital au-dessus de la porte, on voit [2] [3][5][10][20][30][40][50][60][70][75][76][77][78][79][80].
Et puis on sort pour trouver un autre ascenseur de l'autre côté de la boutique du Building, où tout le monde se prend en photo devant le vitrail art-déco éclairé de derrière, et nous atteignons enfin le 86ème étage. Sans la file d'attente, l'ascension a duré 45 secondes. Porte localisée, on se retrouve à l'extérieur de la baie vitrée, dans un vent assez fort, tout en haut, au dessus de ça :
Au sud : Madison Square Park dominé par la Metropolitan Life Tower
A l'est : l'East River
Nord-est : le Chrysler Building non loin de Grand Central Station
Souvenir de film : "Excusez-moi, vous êtes Annie?"
Retour sur l'est et le sud-est
East River
Sud : la bande lumineuse tout droit c'est la 5ème avenue, qui croise Broadway (en diagonale) aux pieds du Flatiron
L'hudson
"C'est vous Annie?"
A gauche de la lumière rouge, (agrandissez l'image vous verrez mieux) un gros batiment carré avec un circulaire derrière, c'est Madison Square Garden, le Bercy newyorkais, le bâtiment au premier plan et devant lui c'est l'Hôtel Pennsylvania, les deux recouvrant Penn Station (ouais, là où je débarquais) et le bâtiment à droite, au premier plan, c'est Macy's.
Nous surplombons les 33ème et la 34ème rues.
Herald Square, juste en dessous de nous, le croisement de Broadway et de la 6ème avenue, avec le sapin lumineux de Macy's. J'ai pris un nombre incalculable de photos dans l'autre sens, c'est à dire là en bas, en regardant vers la pointe où je me trouve...
Chemin de lumière dans un quartier qui doit être réservé aux affaires et au shopping, Broadway monte vers le nord et...
vers Times Square. (Nord ouest)
Nord
Nord-est

Ni nord, ni sud... "au-dessus"!
- Et lui c'est comment?
- Howard.
- Bonjour Howard!
Nord-est avec la 5ème avenue...
Je n'ai vraiment pas beaucoup de temps devant moi, et donc après avoir pris des photos de tous les côtés (y en a 4)(des côtés, pas des photos) je refais la file pour l'ascenceur vers le 80ème et sa boutique de luxe, où je passe en coup de vent, juste le temps de quelques photos :
L'anecdote de l'ascenseur : avant de monter, j'ai suivi un groupe d'asiatiques, deux filles et un garçon, qui ressemblait énormément à ma meilleure amie il y a 10 ans. Dans l'ascenseur je les retrouve et quand je tente de prendre une photo du marbre (ci-dessous) au fond de la cabine, ils se poussent. Convaincue d'être face à des Japonais, je les remercie dans leur langue. Ce qui les fait réagir d'une façon que je n'attendais pas "eh, elle a dit "Arigatô"!". Je m'interroge, m'aperçois qu'il manque la formule de grande politesse, et récidive.
La bilingue du groupe se penche (y avait pas besoin, j'avais 10cm d'avance sur elle) et me dit : "Nous commes Coréens."
Wouuups! Incident diplomatique à 12h!
Je me rattrape aux branches en lui demandant, après de plates excuses : "Mais comment faites-vous la différence physique, vous???"
Akiko, ne lis pas ce qui suit.
Elle me répond : "Les Coréens sont beaux."
Diplomatiquement, je lui réponds "Ah! Voilà! Je m'en souviendrai!"
Donc maintenant vous savez comment distinguer deux peuples extrêmement proches génétiquement et géographiquement (mais pas plus hein, attention) : les Coréens sont beaux, les Japonais sont magnifiques.
A la sortie, ayant eu un morceau de conversation téléphonique avec Kerry au sommet du Building, je me précipite sur Broadway où je rentre façon courant d'air dans toutes les boutiques de souvenirs que je trouve, afin de retrouver LA boule à neige que maman veut m'offrir, mais que je dois me procurer pendant que je suis encore là. Je cours, je trotte, j'explique que non, y a pas LE globe que je cherche, merci, une autre fois peut-être, et recommence.
Je la trouve à Times Square, enfin, et vu que je suis un peu en retard et loin du point de rendez-vous que j'ignore encore, la communication ayant coupé alors que je passais quelques 5 mètres en dessous du relai téléphonique le plus haut de la ville, je décide de prendre le métro. Achète une carte, entre, appelle Kerry.
Erreur. Le métro fait nord-sud et moi j'ai besoin d'aller au nord-est. Kerry est arrivée à destination et refuse de m'attendre les 45min dont j'aurais besoin pour ralier le point de rencontre et sa voiture depuis la sortie de métro. Une minute de réflexion et une solution (pourtant super simple, mais pourquoi n'y ai-je pas pensé???) est trouvée. Je vais ressortir et prendre un taxi. Ce que je fais.
J'ai retenu l'adresse de travers, mais ça tombe très bien lui m'a comprise de travers et m'emmène, alors que je larmoie en regardant New York pour la dernière fois, pile au bon endroit.
Je revois les parents de Kerry, leur dis adieu, récupère un pique-nique de fortune, et nous rentrons dans la voiture.
LE truc qu'il ne faut pas faire, alors qu'on a à bord une personne un peu sensible qui se trouve dans un endroit qu'elle aime plus que de raison pour la dernière fois avant... elle ignore quand, c'est de la regarder, et de lui dire de la part de la ville "Au revoir!".
Voilà, nous sommes lundi 22 alors que j'écris ceci, et ça me fait encore pleurer. Mais sur le coup je suis courageuse, et je ne fonds pas totalement en larmes. Je m'accroche à toutes les pensées heureuses du jour, les rires, les bonnes blagues (comme quoi les amis c'est inestimable), et après quelques miles mange mon oeuf dur, mâchonne un bout de pain et attends l'avion.
L'avion qui me ramènera à la maison.
12 décembre 2008
Vendredi 12
Bonjour tout le monde.
Enfin rentrée, j'anté-poste cet article pour que tout reste dans l'ordre.
Vendredi 12 fut une journée passionnante. Tout a commencé jeudi, où on a téléphoné chez les Great. Andrew me passe le téléphone en me disant que c'est pour moi, et pendant que je me confonds en conjectures sur l'origine de l'appel, moi qui n'ai reçu que deux coups de fil, sur "mon" portable, depuis presque 3 mois que je suis ici, je prends le combiné et dis bonjour.
A l'autre bout du fil, c'était la prof de français de N°1, qui voulait savoir si j'étais vraiment d'accord pour venir dans sa classe de français parler à ses élèves et si j'avais des idées de trucs à leur faire faire. Kalli, alias n°1 lui ayant dit que je partais très bientôt et que j'étais partante sur l'idée de venir voir ses camarades de classe, Mme Prof était très enthousiaste.
Rendez-vous fut pris, donc, pour vendredi matin où je verrai en deux fois une demie-heure l'ensemble du "niveau 6ème" et où il pourront me poser des taaas de questions.
Vendredi matin, 10h30, M. Great me dépose devant l'école où je rentre, explique difficilement qui je suis et qui je viens voir (je n'avais pas bien compris le nom de la prof au téléphone. J'aime pas le téléphone.) puis j'attends un peu et rencontre une jeune femme adorable qui m'explique un peu le déroulement de l'heure qui va suivre. Kalli nous rejoint pendant ce temps, surexcitée à l'idée que je rencontre tous ses camarades de classe et plus encore, et en quelques minutes je me retrouve devant une quanrantaine d'élèves de 11 ans, curieux et un peu timides, que leur enseignante fait chanter toutes les chansons en français qu'ils ont apprises : les salutations, l'alphabet, les mois et les jours de la semaine, quelques chiffres (vous savez, "un deux trois je m'en vais au bois, quatre cinq six cueillir des cerises", etc.) puis ils se lancent dans tout un tas de questions en français d'abord, en anglais ensuite, comme quel âge as-tu? comment t'appelles-tu? quelle est ta couleur préférée? quel est ton fromage préféré ? (?!) ton plat, ton film, ton livre, ta ville préférés, d'où viens-tu, où est-ce que tu es née? quel est le climat en France? est-ce que vous mangez vraiment des escargots? c'est si cher que ça l'essence en France? et autres questions assez rigolotes.
J'ai dû entrer en introspection au fond de moi-même pour rencontrer mon moi-profond, parce que quand on me demande quelle est ta chanson préférée, je pense - après un trou noir - à environ 5 albums différents, et que la question ne porte que sur UNE chanson. Dur dur. Mais très sympa au final.
J'ai fait circuler des euros de main en main, montré Michel Strogoff de Jules Vernes, offert par mon Grand-Père et qui m'avait déjà suivie au Japon, été applaudie quand j'ai répondu (deux fois, et c'est à chaque fois Kalli qui a demandé car elle assistait aux deux "cours" ; la deuxième fois avec sa mère qui nous avait rejoints) que ma ville préférée était New York, entendu un "Yeesss" quand j'ai dit que ma couleur préférée était le bleu, cassé un mythe en expliquant que je n'aimais pas les escargots et que oui, on les mangeait, mais qu'on les faisait dégorger et cuire à l'ail avant de les avaler (beurk), entendu 40 exclamations de satisfaction quand j'ai dit que "mon film préféré" était Le Seigneur des Anneaux (j'en ai tellement d'autres!) et fait très plaisir aux filles en disant que le shopping était bien meilleur à New York qu'à Paris, à cause des boutiques "discount" plus nombreuses et de meilleure qualité.
Et j'ai parlé japonais. Un peu. Parce que n°1 avait raconté partout que je parlais japonais, donc tout le monde voulait essayer de me faire causer jap. et un peu italien aussi, parce qu'on m'a demandé si j'étais trilingue (presque!) et quelle était ma langue préférée. J'en ai pas de préférée, je les aime toutes pour des raisons différentes, hé!
Vachement sympa comme rencontre. A chaque fois ça s'est terminé sur la chanson des au-revoirs lancée par leur professeur qui regrettait bien mon départ si proche, et avant de partir nous avons échangé nos adresses mail, histoire de se raconter des trucs de prof de temps en temps.
On a pris quelques photos, une jeune fille est venue me voir pour me faire un "high five" - tope-là - j'ai rendu dingue une copine de Kalli à qui j'ai fait un clin d'oeil pour lui montrer que je l'avais bien vue et reconnue, et d'après la mère de la copine en question, j'ai fait sensation.
Oui, en même temps je n'ai vu les enfants que pendant deux demies-heures et ils n'ont pas eu de cours avec moi, juste posé des questions pour savoir un peu ce que les Français ont dans la tête et pourquoi.
Mais j'ai beaucoup aimé. Ce genre de rencontre est toujours très enrichissant des deux côtés, et c'est pour ça que mon métier est une vraie passion.
11 décembre 2008
Mal aux pieds
"Mal aux pieeeeds aïaïaïe!", dit-elle en sautillant plus qu'elle ne marche, en descendant de son train de la Long Island Rail Road. Elle s'est endormie dans le train, comme souvent, mais l'autre élément contre lequel elle ne pouvait pas lutter, c'était l'eau dans ses bottes. Journée pluvieuse et longue, très longue à Manhattan ; bottes en daim, belles mais comme d'habitude perméables : fichue boutique incapable de vendre des bottes avec lesquelles on peut marcher, être au chaud et à l'abri de la pluie, et encore moins pour une somme raisonnable...
Pendant le retour en train, retour qui a duré une heure, la peau de ses pieds a eu le temps de boire toute l'eau qui faisait des bulles quand elle marchait à New York. Résultat poser un pied par terre devient un défi digne de celui de la petite sirène, la vraie, celle d'Andersen, qui souffrait le martyr chaque fois que ses nouveaux pieds touchaient le sol. Enfin presque, mais vivement la voiture, la maison, et une douche chaude.
***
Il est 8h du matin, le réveil sonne. Un bïïïp aigu, désagréable, insupportable mais qui a le mérite de la tirer du lit. La lumière blafarde d'une journée de pluie pénètre par le soupirail et l'éblouit, comme tous les matins. Aujourd'hui on l'envoie à New York, ce sera son avant-dernier jour, et si elle compte bien en profiter, elle ne sait pas trop comment elle y parviendra vu que la nuit a été trop courte. L'envie de se glisser sous les couvertures encore chaudes de sa chambre trop froide est tenace. Une heure et demie plus tard, on la dépose en voiture devant la gare du bourg voisin, avec la mission impossible d'acheter un billet de train et de prendre le-dit train en à peu près 2min30. Ou moins.
Mission accomplie. Pour une fois, elle a daigné courir un peu. A Paris, elle a pour principe de ne pas courir après les métros. Mais là, le contexte est tout autre et la fréquence des trains nettement moindre.
Un changement après quelques minutes, et la voilà assise prête à définir son itinéraire de la journée. Elle saisit son guide et cherche frénétiquement le marché sur lequel elle a lu quelque chose il y a trois mois, qui est un incontournable et qu'elle a systématiquement raté depuis qu'elle est ici. Le voilà enfin. Elle se plonge dans son livre et le rangera au moment de sortir du train bondé, à Penn Station.
Elle se dirige vers Herald Square où elle ouvre son parapluie, descend Broadway vers le sud et Union Square où se tient, comme chaque mercredi, vendredi et samedi, le Union Square Greenmarket, que le guide vente tellement qu'elle s'imagine arriver dans un marché immense, mouvant, magnifique, rempli de stands mémorables.
En chemin elle trouve des manalas, pâtisseries de Noël alsaciennes...
Union Square, voilà, elle y est. Quelques stands se battent en duel, les chalands ne sont pas particulièrement nombreux et essaient d'éviter les flaques des trois allées du marché. Les vendeurs ne semblent pas frigorifiés, il fait d'ailleurs bon aujourd'hui, mais la pluie les rend silencieux.
C'est ça le Greenmarket? Trois hypothèses : 1) le guide se plante ou vieillit 2) Le marché n'est intéressant que quand il fait beau 3) la proximité du marché de Noël, juste de l'autre côté de la place, et les travaux entre les deux ne laissent que peu d'espace pour un ersatz de marché de proximité. Mais il garde un petit côté typique.
Elle découvre des chapeaux de catherinette des marchandes de confiture...
Alors que l'eau commence à s'infiltrer dans ses bottes, elle traverse le petit marché, la place, et rejoint le marché de Noël qui s'ouvre tout juste.
Après un petit tour dans le "Holiday Market" elle fait demi-tour vers le Greenmarket et le petit bout qu'elle n'a pas encore vu, puis se dirige, en ouvrant ou fermant son parapluie au gré du vent et de la pluie, vers Park Avenue, et rejoint la 5ème par une rue transversale où elle s'étonne de l'étrange façon dont on gare les voitures à New York.
Elle s'amuse des vitrines de banque ou de magasin de jouets, dans lesquelles il y a de l'humour ou du français...
Elle retrouve Madison Square Park avec ses décorations de Noël au pied du Flatiron, puis, dans la 5ème, le Bar Breton où on sert des petits déjeuners. Les prix ont l'air sympathiques, elle pense à un dimanche qui arrive et où elle serait candidate pour une bonne galette... Là, il n'est que midi moins le quart, et elle a apporté avec elle de quoi tenir toute la journée sans dépenser un rond. Enfin, un rectangle, puisque les dollars se trouvent encore sous la forme de billets (plutôt encombrants, mais ça elle ne le dira pas aux Américains...). Elle continue donc sa route vers le Nord, avec des pieds qui commencent à mouiller sérieusement, mais protégés du froid par des chaussettes de laine. C'est déjà ça.
Elle retrouve son grand copain l'Empire State Building, dans un manteau à la couleur du temps (ouh le copieur) et continue à remonter la 5ème vers la bibliothèque municipale, et après avoir grignoté des réserves et acheté une bouteille d'eau aromatisée, parce que saucisson et tuiles saveur indienne sans eau c'est impossible à avaler, tombe un peu plus loin sur une boutique qui l'attire irrésistiblement. Elle ne dira ce qu'elle y a fait après la fête de la Nativité, parce qu'elle ne veut pas gâcher une bonne surprise. Mais mettra les photos dès que possible avec un lien pour les voir au bon endroit, tout du moins c'est ce qu'elle se dit au moment où elle craque sur un objet parfait pour quelqu'un qu'elle connaît...
Elle retrouve le Rockefeller center, où elle se rend parce que plusieurs lecteurs - qu'elle ne nommera pas, ce n'est pas son genre - ont réclamé des photos d'un célèbre sapin. Vu le temps pourri, elle sent qu'elle en a encore pour un moment à tournicoter dans le quartier afin d'avoir des photos de nuit, qui promettent d'être meilleures. Mais le spectacle est déjà intéressant.

"Liberté Egalité Fraternité" à gauche, les Channel Gardens à droite.
Alors qu'elle prend des photos de petite fille qui fait patiner sa poupée et de gusse qui frime sur ses patins, elle entend un commentaire derrière elle, en anglais : "Regarde! Elle vient d'acheter sa poupée chez American Girl, et maintenant elle la fait patiner!" Cela lui rappelle qu'elle était venue aussi découvrir le magasin American Girl, très réputé pour ses poupées incroyables et tous les accessoires assortis. Un peu comme un magasin pour les animaux, sauf que là on vend tout pour les poupées, que l'on peut même asseoir à côté de soi dans le café du magasin. Elle se renseigne, prend quelques photos et trouve la boutique, qui ne paie pas de mine de l'extérieur, mais qui à l'intérieur témoigne d'une douce folie américaine.
Au milieu du Channel, elle admire les frontons des bâtiments français (gauche) et anglais (droite)
D'abord, les filles qui circulent dans cette boutique sont toutes habillées chic, on les sent de familles très à l'aise. Ensuite, la boutique présente ses articles exactement comme s'il s'agissait de vrais vêtements ou articles de mode. De plus, certains vêtements sont proposés en tailles réelles et tailles poupées. Comme ça, "mamans et fifilles" peuvent, en plus de se ressembler grâce au très large choix de carnations et de couleurs de cheveux, s'habiller pareil. Après, il y a un hôpital pour poupées. On trouve un musée qui retrace l'apparition de chaque poupée avec son histoire, les livres assortis etc. ainsi qu'un DVD fraîchement réalisé, avec Stanley Tucci dans le rôle du papa. Là, elle est tellement estomaquée devant ce qu'elle voit qu'elle se lâche en photos, et vu le nombre, elle se promet de ne les mettre qu'en petit format sur le blog, pour ne pas rajouter trois mètres à la page d'accueil déjà longue du-dit blog.
A côté du café, elle croit halluciner devant le porte poupée des toilettes...
Elle ressort de la boutique avec l'intime conviction que les Américains ne savent pas faire les choses à moitié, et qu'ils sont capables de vouer un culte à n'importe quoi, ainsi que de mettre des montagnes d'argent au service de ce fameux n'importe quoi. Non loin de là, toujours dans la 5ème avenue, elle trouve des vitrines amusantes et tente de les prendre en photo entre deux parapluies, deux mamies, et deux appareils photo.
Elle s'amuse de voir passer, au dernier plan d'une vitrine hippie, un dinosaure qui fume un joint...
Elle redécouvre en face d'elle, la porte du bâtiment anglais du Rockefeller Center, avec au-dessus de la porte le blason de l'ordre de la jarretière, avec sa devise en français, prends encore quelques vitrines extravagantes en photo et décide de rentrer dans la cathédrale Saint Patrick afin de faire le plein physiquement et spirituellement, car elle se souvient qu'en semaine le Saint Sacrement est exposé dans la chapelle du fond tous les après-midi. Cela lui rappelle la Cotellerie, endroit fort sympathique où elle a passé beaucoup de temps ces dernières années, si ce n'est qu'ici elle affaire à la plus grande église catholique gothique du continent. Et cette fois-ci, elle fera une petite folie et osera prendre la Pietà en photo... elle est si belle!
L'autel dédié aux saints polonais.
La magnifique crèche grandeur nature.
Il est trois heures quand elle sort de la cathédrale, et après la restauration de l'âme s'attache à restaurer son corps qui crie famine, encore. Elle a réussi à ne pas s'endormir pendant l'adoration, et maintenant, grâce au gros échaffaudage qui entoure Saint Patrick, elle réussit à ne pas se faire trop mouiller le temps de manger un peu. Elle commence à faire comme les hobbits et à multiplier les repas dans la journée... Puis elle reprend son chemin, direction un magasin qui fait fureur ici et où elle veut acheter un article pour sa mère, à cause du logo de la-dite boutique : un élan.
Ayant pris un malheureux cliché dans la boutique elle se fait alpaguer par une vendeuse qui lui annonce que les photos sont interdites chez Abercrombie. Cette fois-ci, elle ne voit vraiment pas pourquoi et décide de conserver sa photo. Y a pas de raison. Elle range cependant son appareil et fait tous les étages du magasin, en suffoquant sous l'odeur beaucoup trop forte de parfum pour homme qui y règne, et en grimaçant devant les statues et fresques "à la gloire de l'Homme" qui au lieu de mettre en valeur le corps masculin, auraient plutôt tendance à en faire un objet, façon publicités de JP Gaultier. Beurk. On cherche visiblement à exploiter la testostérone ici, et on s'y prend de traviole, ce qui n'est pas du tout de son goût à elle, qui sort d'une demie-heure d'adoration devant le Dieu fait Homme...
Elle se rappelle, alors qu'elle cherche la sortie en regrettant les prix exhorbitants, de ce mercredi d'il y a trois mois où en passant devant le magasin elle avait vu des hordes de filles se faire prendre en photo au bras d'un mannequin torse-nu qui était dans le sas de la boutique. Déplorable démarche commerciale. Après s'être trompée de porte et avoir failli entrer dans un placard, elle trouve la véritable sortie, avec son sas, et... un mannequin torse-nu. Dehors, il doit faire dans les 14°.
Au secours.
Elle se précipite dehors et respire l'air pollué de la ville à pleins poumons comme si elle avait croisé un putois d'un peu trop près, et passera un certain temps à grimacer en percevant une persistance de l'odeur d'abord dans ses poumons, et ensuite sur son sac à main en toile...
Après un petit détour du côté de la 6ème avenue, elle revient au Rockefeller Center, toujours sous une pluie fine mais dense qui traverse à peu près tout, et redescend la 5ème avenue, en faisant une pause devant une animation du bâtiment qui fait face au Channels Garden, avec musique à donf et flocons de neige qui clignotent... Et après avoir pris une photo de son grand copain, elle retrouvera la gare et son train pour s'y endormir en rentrant chez elle.
Priviou
Pour les grands zimpatients qui attendent avec impatience la photo du sapin du Rockefeller Center, je me suis dit "soyons bonne, en plus j'y suis allée deux fois exprès pour eux, je vais la leur donner tout de suite." En revanche pour le reste (à savoir... les 146 autres images du jour), eh bien vous allez devoir attendre un peu.
De jour...
De nuit!
Et je viens de tomber sur un blog qui va vous intéresser, tenu par un couple belge qui après Montréal visite New York. Ils ont un bon coup d'oeil et de très jolies photos. Faites-y un tour vous ne le regretterez pas!
07 décembre 2008
Blue Note et Guggenheim
Bonjour bonjour,
Je vais eskeuprès poster ce billet sur la date de dimanche 7, afin de garder un semblant d'ordre chronologique. Ce sera plus facile pour tout le monde.
Dimanche, dimanche fut une très chouette journée. En commençant par la messe, bien sûr, puis, après une attente de 20 min (ouais,quand on retrouve des gens à un carrefour, il faut dire où au juste précisément avec minutie sinon ça marche pas bien!), j'ai retrouvé Rob, rencontré à Thanksgiving, qui avait eu l'excelllllleeeente idée de me proposer d'aller écouter du jazz, ce que je n'osais faire toute seule.
Ben il a eu une autre excellllleeeeente idée, quand j'ai choisi d'aller dans un brunch-jazz plus mieux pour la musique que pour la bouffe (choix difficile) et m'a emmenée dans l'East Village, au sud-est de Chelsea, et nous sommes allés (en taxi, comme tous les Newyorkais)...
au Blue Note.
Mais qu'est-ce qu'il a de si particulier le Blue Note? Vous demandez-vous.
Mais si, je vous vois chuchoter frénétiquement, surtout toi, là, dans le coin au fond à gauche.
Le Blue Note, c'est un club quasi historique. Enfin non, historique tout court.
Je l'ignorais sur le moment, même si le nom du bar me disait furieusement quelque chose tout du long, et c'est mon guide qui me l'a redit. N'avé oublié.
Le Blue Note a vu jouer Tony Benett, Natalie Cole... et Ray Charles.
Je me suis rendue dans un des bars où Ray Charles allait jouer quand il était à New York.
Et en plus, la musique était très bonne.
Vous comprendrez que là, y en a un qui a gagné ma gratitude éternelle, et sans faire exprès, le pauvre.
Mais bon, quand on me prend par la corde sensible, à savoir celle de la zik (y en a plein d'autres hein mais celle-là elle fonctionne bien) faut s'attendre à ce genre de réactions.
Une petite photo du quartier estudiantin de New York...
A la sortie, nous prenons le métro direction l'Upper East Side, très haut, pour découvrir (enfin moi je découvrais) le musée Solomon R. Guggenheim.
"Le chef-d'oeuvre architectural du XXème siècle, qui vaut à lui-seul le détour."
Euh... Ben oui, en fait, oui!
Et ensuite, photos interdites. Tout le monde bombarde, mais j'ai un défaut, c'est que j'ai été trop bien élevée.
Le musée est spécialisé dans l'art moderne, les expositions d'art moderne, et quelques tableaux fichtrement intéressants comme La Repasseuse de Picasso (y en a d'autres, mais celui-là est très célèbre car il précède la période cubiste tout en l'annonçant), un portrait et une toile intitulée Devant le Miroir de Manet, un Braque magnifique, quelques sculptures de danseuses de Degas, une Vache Jaune de Kandinsky, qui a une place de choix dans ce musée, et quelques Chagall. Et puis il y a des expositions temporaires. Nous suivons le conseil de mon guide qui dit "prenez l'ascenseur jusque tout en haut de la spirale - autour de laquelle s'articule tout l'ensemble - et descendez". Nous découvrons donc des expos pas franchement passionnantes, et heureusement qu'on était deux à visiter, parce que c'est bien plus sympa de tourner la tête dans tous les sens à deux et de discuter autour d'une toile qui devrait déclencher des torrents d'émotions et qui en fait ne déclenche rien du tout. Au moins, là, on peut rigoler. Dans le genre : "- Pourquoi n'ont-ils pas pris la vache jaune de Kandinsky pour la Vache Qui Rit? Elle rigole aussi! - Parce qu'elle a des bleus, elle a l'air malade."
Une fois dehors (ce fut court mais bon, c'est le jazz ou les tableaux hein?) nous nous dirigeons vers l'appartement de Lida, qui m'avait prêté des cartes pour entrer dans les musées que je voulais, et à qui je devais les rendre, mais comme mon compagon de route est complètement gelé, nous trouvons d'abord un café style années 90, au couleurs flashies et avec un serveur attentionné qui nous sert des chocolats chauds que même dans vos rêves les plus fous vous n'y croyez pas. Tasse énorme, chocolat bien chocolaté avec du vrai lait (ouaiiiiiiis!) montagne de chantilly et zig-zags de sirop de chocolat par-dessus, avec, suprême surprise, sous la chantilly, de la guimauve.
Moi je suis pas fan, mais visiblement y en a qui trouvent ça super bon.
Et puis on en profite pour déguster des financiers aux amandes, envoyés par ma môman, que cest un poême à soi-tout-seul ces trucs-là. Et Rob apprécie la poésie en question. La tête d'un Américain qui découvre une des merveilles de la cuisine française, ça vaut vraiment le détour! (Et puis quel Français rechigne à épater quelqu'un avec des spécialités de chez lui? Hein?)
Nous reprenons la route direction chez Lida, j'y découvre que chaque immeuble des quartiers chics de cette ville de fous a son propre service de blanchisseur, situé dans les sous-sols, pour "la simple raison" que les gens ont peur de se faire voler leurs affaires en les déposant chez un blanchisseur lambda.
Hallucinant.
Puis nous prenons un taxi direction la gare, où je prends mon train en me demandant comment faire pour rentrer en taxi (on ne peut pas me chercher ce soir) alors que je n'ai pas assez de sous pour un taxi. Et pas envie d'en prendre un, zut.
Je décide alors de faire une grande imprudence, ne faites jamais comme moi parce que c'est super dangereux, je décide de rentrer à pieds. La maison est loin, il n'y a pas de lampadaire sur la route, pas de trottoir, la neige tombée cette nuit a durci pendant la journée... je me lance. Oui, je sais, je suis totalement inconsciente, mais j'assume. Et je suis "aidée" enfin plutôt "pas aidée" par le fait que je fais une confiance aveugle - sans jeu de mot - à mon ange gardien et mon grand-père.
Après quelques kilomètres la Providence me sourit sous la forme d'un monsieur qui arrête sa voiture et me demande s'il peut me conduire quelque part.
Oui, je sais, je suis totalement barjo. Mais je suis adulte, vaccinée et je suis au courant, je vous ai dit.
Une prière à mon ange et à mon grand-père, je rentre dans la voiture de Joe, Paraguayen immigré aux States, qui vit dans la ville en face de la nôtre sur la baie, et qui est catholique. Y a même un chapelet accroché à son rétroviseur. Très sympa et très embêté que je m'en aille si vite alors qu'il aurait aimé prendre des cours de français pour discuter plus facilement avec la branche de sa famille immigrée à Québec.
Et voilà comment on prend un "taxi" gratuit dans un trou paumé sur Long Island.
Et comment on rentre chez soi après une journée où on n'a payé que son train, la quête et un chocolat chaud.
06 décembre 2008
J'ai fini...
J'ai fini l'article sur Ellis Island! Pas trop tôt, me direz-vous. Eh oui, mais bon, on fait ce qu'on peut hein? Maintenant je vais me coucher... n'ai chommeil...
Et si si, vous me remercierez d'avoir pris mon temps.
04 décembre 2008
Aujourd'hui mercredaille
Journée riche, très riche, mais comme je suis encore en train de charger les photos d'Ellis Island, que Youtube refuse ma vidéo de Thanksgiving et que j'ai aussi des photos de Thanksgiving à mettre, plus celles de mon nannibirthday, et maintenant celle d'aujourd'hui, ET que je suis morte de fatigue, ben je vais compter sur votre patience désormais légendaire, lecteurs, et vous conseiller d'aller voir le début d'Ellis Island, si, là, quelques crans en dessous.
Sans oublier le priérothon qui, avec l'acupuncture, d'après la maman de Pierre, fonctionne super. Alors on ne se relâche pas et on continue!
Merci pour eux!
Me revoici prête à vous raconter une journée passionnante!
Pour mon jour de congé, on commence par m'emmener en compagnie de n°3, qui n'a pas école aujourd'hui, à New York où je suis priée de m'occuper de lui pendant que sa mère et sa grand-mère prennent un cours de danse avec un super professeur. Nous passons pas loin (pas loin mais pas devant non plus) le célébrissime café Serendipity3 connu depuis un film au titre quasi identique en anglais : Serendipity, et intitulé Un amour à New York en français (merci pour la référence Akiko et pardon, mais on n'a pas pris la bonne rue) qui prépare des Frozen Hot Chocolates que c'est tellement bondé que même les habitués du quartier n'y vont jamais...
Nous passons à côté du téléphérique pour Roosevelt Island (ils sont fous ces Américains), qui longe Uptown East où nous nous trouvons. C'est à dire au coin sud-est de Central Park, plus près de l'eau que du Park et pas loin de Bloomingdales.
On nous lâche, Adam et moi, dans le magasin qui aurait pu appartenir à Willy Wonka (mais si enfin, Charlie et la Chocolaterie!) sauf qu'il est réel et qu'il a été monté par la fille de Ralph Lauren. J'ai nommé Dylan's Candy Bar. Trois niveaux avec des sucettes géantes, des produits dérivés sur le thème des sucreries, des bonbons à acheter au détail ou par paquets, et... un café. Laissons parler les images, vous allez comprendre le délire :
Le rez-de-chaussée...
Les escaliers...
Le sous-sol...
Et le clou, LA baignoire :
Ici, on vend même des gels-douche et des shampoings parfumés au bonbon. Imaginez de sentir la guimauve, le caramel ou la fraise Tagada en sortant du bain!
Après une petite heure et un achat de sucreries pour Monsieur Adam qui a été très sage et a donc mérité ses languettes acidulées à la pomme, nous déambulons partout à la recherche d'un Starbucks, que je n'ai pas trouvé "tout près du magasin". N°3 est frigorifié, et après des tours, des petits tours, des grands tours et des détours partout dans le quartier je commence à désespérer. Surtout que l'heure tourne et on nous attend bientôt au club de sport où Kerry et sa mère prennent leur cours de danse.
Et puis nous tombons sur un magasin de chiots, avec plusieurs bestioles dans la vitrine, dont deux petits monstres qui se jettent sauvagement sur un petit jeune que les vendeurs viennent de mettre avec eux. Le chiot est effrayé et manque de se faire déchiqueter une oreille par le plus violent des deux parmi lesquels il se retrouve. Une passante qui a assisté au spectacle comme nombre d'autres entre dans le magasin et bientôt le pauvre petit est récupéré et isolé. Ouf. Il fait froid, Adam est très intéressé par les petits chiens, il me demande même si on ne pourrait pas en adopter un... Il fallait s'y attendre. Je lui explique que c'est pas moi qui décide mais ses parents, et qu'un chien c'est beaucoup de travail, tous les jours. Mais s'il veut on peut rentrer dans la boutique. En plus, ça nous réchauffera. C'est donc ce que nous faisons. Je découvre d'autres articles incroyables pour les chiens qui doivent avoir une vraie vie de patachons ici. Les Newyorkais n'ont rien à envier aux Japonais en ce qui concerne les idées loufoques pour animaux de compagnie.
Je remarque surtout la différence principale entre les magasins français et ceux d'ici, à savoir le fait que l'on peut toucher les animaux à vendre. Et dans une caisse spéciale se trouvent deux petits bouledogues en promotion. J'y mets une main pour en gratouiller l'un ou l'autre et me fais léchouiller les doigts avec application...
Puis nous cherchons le club de sport, que nous trouvons, patientons dans un vent glacial, et finissons par retrouver Kerry et sa mère. Nous prenons un déjeuner très américain et diététique (si, dans les clubs de sport on a pas le choix, c'est diététique ou rien) et nous dirigeons chez Bloomingdales pour le dessert. Au dernier niveau, ou peut-être à l'avant dernier, il y a un restaurant nommé 40 carrots qui a pour spécialité le yahourt glacé. Une coupe "small" fait environ 20 cm de haut et déborde de tous les côtés. Je ne finirai donc pas la mienne, ce qui me chagrine car le chocolat est exquis. Puis nous nous séparons en deux groupes : N°3 et sa mère d'un côté, Lida et moi de l'autre. J'ai demandé à Lida, artiste peintre, de me montrer son studio, et c'est précisément ce qu'elle va faire. Nous prenons le métro direction Midtown South, au coin de la 5ème avenue et de la 28ème rue, quartier rempli de boutiques pas chères et qui contiennent pour 80% environ... de la contrefaçon. Lida est bien connue par ici car elle achète des cadeaux par paquet de 10 dans toutes les boutiques du coin et offre elle-même des babioles aux vendeurs, qui du coup l'apprécient énormément.
Nous rentrons dans un petit immeuble qui doit bien avoir une centaine d'années, et qui correspond parfaitement au cliché sur les immeubles miteux de New York. Vous voyez l'endroit tout pourri où habite Peter Parker, alias Spiderman dans les films 2 et 3? Celui où dort Elwood Blues dans les Blues Brothers 1?
Pareil.
Sombre, avec les murs qui s'éffritent, des bruits de tuyauterie un peu partout, un escalier qui fait un peu peur... et le studio de Lida est un minuscule une pièce dont elle garde la porte ouverte quand elle y peint, parce que sinon elle devient claustrophobe. Mais c'est une petite caverne d'Ali Baba...
J'ai pas osé bombarder de photos partout et pourtant ça me démangeait, mais la lumière faisait des tas de reflets qui auraient gâché les toiles. Voici donc le dernier tableau de l'artiste, et l'artiste. Derrière elle, son matériel. Nous avons donc l'ensemble artiste-toile-avant-après, avec le chevalet qu'elle utilise depuis sa première oeuvre.
Voici maintenant la fierté de l'immeuble : l'ascenceur qui a plus de 50 ans et que le concierge, adorable, repeint tous les ans avec des couleurs différentes.
Après une petite discussion sur les différences entre New York et Paris au niveau architectural et la découverte de la prochaine toile, la première qui aura une teinte politique (preuve que la dernière élection remue profondément les coeurs et les têtes ici), nous sortons et allons vers le métro le plus proche. Et voilà que dans la 5ème avenue, sur le trottoir d'en face, je vois un truc affolant :
Je tombe en arrêt et explique à Lida que "Breton" ça veut dire que c'est un endroit tenu par des gens de ma région, mon chez-moi, le lieu de mes origines. Elle qui n'est pas timide pour un kopeck m'emmène direct dans le bar, qui n'est pas encore ouvert. On voit le chef, à l'intérieur, en train de discuter avec des gens qui tiennent des calepins. Manifestement, ce sont les derniers préparatifs...
Lida ne se pose aucune question, alors que moi j'en ai une dizaine par seconde, et entre.
Grand bien lui en a pris.
Nous sommes accueillies par Cyril Renaud, Chef du restaurant Fleur de Sel, excellent restaurant français très connu ici, mais qui commence à battre de l'aile. Manifestement depuis 6 mois les Newyorkais préfèrent manger économique plutôt que bon, et l'avenir du Fleur de Sel est incertain. Cela n'empêchera pas son chef d'ouvrir un bar breton, bien breton, où je me suis sentie... chez moi.
Tout d'abord, j'ai parlé français avec un Français, qui a grandi à Nantes et connaît très bien Questembert, c'est à dire précisément l'endroit d'où vient ma famille (il y a des traces du passage de mes ancêtres...) et qui en plus d'être très sympathique a concocté un endroit chaleureux et magnifique où l'on servira des crêpes et galettes. Il y a des triskels partout ; sur le mur du fond, dans la pièce principale, où l'on a l'impression très agréable d'être dans une cuisine bretonne typique, on trouve des motifs de nos faïenceries, et une grande table est prévue pour permettre aux clients de se mêler les uns aux autres en un melting pot convivial.
Les chaises "vintage" ont été choisies en France et aux Etats-Unis, pour faire un joli mélange, et celles qui ont été créées spécialement pour le restaurant ont été sculptées dans un excellent bois par des artistes du cru américain (j'ai oublié dans quel état, j'ai honte...).
J'ai rien mangé, c'était pas encore possible. Mais j'ai raffolé. L'ensemble est génial.
Assez causé, voici les photos :
Nous ressortons à regret (il faut laisser les gens travailler et puis je dois aller à Soho) sur une poignée de mains cordiale et l'envie furieuse de revenir dès que possible.
Quelques minutes plus tard, je dis adieu, la larme à l'oeil, à Lida qui rentre chez elle, et prends mon métro direction Spring Street où je vais pouvoir déambuler dans des quartiers encore inconnus, ou juste traversés il y a longtemps.
Je sors au croisement de la rue Lafayette (si si!) et de Spring Street et vu que j'ai oublié de prendre mon plan n°2, et que mon guide n'est pas assez précis sur ce coin de la ville, je suis très embêtée car sans repère. Oui, je les vois bien les noms des rues, mais ils ne sont pas dans mon plan!
Je choisis une direction approximative et marche. Je n'ai pas grand chose d'autre à faire! Je suis donc à la frontière sud-est de Soho, mais je vais, à force de tournicoter, me retrouver à Mulberry Street, que j'avais loupée lors de ma première sortie en solo dans la ville, où se déroule tous les ans la fête de San Gennaro, fondateur de Milan si je me souviens bien. C'est à dire que je vais me retrouver au coeur de Little Italy et que je vais traverser Nolita sans le savoir:
"Ce site a été déclaré pizzeria nationale historique et légendaire par PMQ magasine et le New York Pizza Show, et a été initié comme membre du Pizza Hall of Fame (le cercle privé des grands de la Pizza, en gros)
Lombardi's Pizza est ici reconnu comme la première pizzeria des Etats-Unis, ouverte à l'origine par Gennaro Lombardi en 1905.
www.thepizzahalloffame.com "
Ici je prends conscience que je ne doit pas être loin de Canal Street, car les boutiques et la population chinoises se multiplient. En fait, je suis dans Little Italy, qui a été phagocytée par l'extension de la population asiatique. Mais j'arrive dans Mulberry street, qui a gardé son caractère typiquement italien. Par exemple, comme dans l'îlot Saint Séverin à Paris, et comme autour du Colisée à Rome, il y a des gars prêts à accoster le moindre touriste pour lui proposer de manger dans le restaurant pour lequel il travaille. Je réponds même en italien très spontanément à l'un d'entre eux, pour lui dire que je ne suis là que pour les photos. Je me surprend car depuis trois mois je suis noyée dans de l'anglais et là ça sort tout seul!
Et puis les décorations de Noël sont un enchantement.
Clin d'oeil à notre Benito national...
Alors? Quel film? En fait c'est du deux en un, c'est Joe Fox, dans Vous avez un message, qui cite Le Parrain. "Qu'est-ce que j'emporte pour les vacances? - Laisse le flingue, emporte les cannoli!"
Les cannoli sont, d'après un dictionnaire italien, un rouleau de pâte à lasagne fourré de crème fraîche ou de fromage frais et de pépites de chocolat. C'est un plat typiquement sicilien.On dit merci qui pour cette page culturelle?
C'est bien t'es un bon public. T'as le droit de voir les autres photos.
A gauche, un tee-shirt comme je les aime, le meilleur de tous. Pas celui qui vante Obama, l'autre. Ca dit ceci : "Je suis occupée, t'es moche, passe une chouette journée.
Je retrouve Broadway, qui n'est jamais loin à Manhattan, et remonte le boulevard vers ma gare et le nord, donc. Je repasse chez Uniqlo où je craque sur un pull en cachemire à moitié prix, d'un beau vert foncé entre bouteille et émeraude. Ici on ne dit pas pull col roulé, on dit pull cou de tortue! Voilà, c'est fait, je me suis offert un mâââgnifique cadô d'anniversaire. Ben chû fière.
Les vitrines et l'intérieur d'une papèterie magnifique...
L'arrivée à Union Square, avec une vue magique...
Je ne résiste pas au marché de Noël (ici on ménage les sensibilités, on dit "marché de fêtes") et plonge dedans.
A droite, un stand de chocolat français. Le vendeur, en voyant que je le prends en photo, prend la pause façon Courtemanche dans l'ascenseur, quand il attend que ça s'ouvre. Trop drôle.
Vue depuis la place du Flatiron, donc autour de Madison Square Park.





















































































































































