Je viens de lire trois messages des États-Unis arrivés ces derniers jours dans ma bwatamèl.
Mon visa a été refusé : je ne partirai pas enseigner à Philadelphie cet été.
Le choc a été rude, la déception immense.
Mes ex-futurs employeurs sont très déçus aussi et s'inquiètent fort gentiment de savoir si je vais avoir un emploi quand même et si mon été n'est pas fichu en l'air. Leurs attentions adoucissent et en même temps rendent encore plus amère la nouvelle. Ce sont vraiment des gens formidables et j'aurais tant aimé les rencontrer et travailler avec eux.

La seule réaction valable dans ce cas est de se jeter dans les bras de Dieu et de notre Mère, la Reine du Ciel. C'est ce que j'ai fait.

Je suis débarrassée de l'inquiétude de trouver un billet d'avion et un hôtel à Philadelphie au moins. Mieux que cela, ne l'ayant pas acheté ce billet, je n'ai pas perdu six-cents euros pour un billet sans assurance annulation. J'assisterai à la kermesse de l'école, aurai peut-être une chance de faire renouveler mon contrat d'EVS, pourrai assister au mariage de l'été et retournerai à Dijon voir mes anciens étudiants tranquillement.
Allez, c'est pas si grave.

Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, béni soit le Seigneur.