Demain
Avant de vous raconter ces derniers jours et mes recettes de shanpoing anti-chute de cheveux et autres réjouissances (et pour ne pas l'oublier) je copie-colle cet article de Zenit, qui m'est tombé dessus aujourd'hui :
Appel à la prière pour les catholiques de Chine le 24 mai
Fête de Notre Dame de Sheshan
Anita Bourdin
ROME, dimanche 20 mai 2012 (ZENIT.org) –Benoît XVI appelé les catholiques du monde entier à unir leurs prières à celles de tous les catholiques de Chine qui célèbrent le 24 mai prochain, au sanctuaire de Sheshan à Shanghai, en la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Secours des chrétiens.
Le pape a en effet présidé la prière mariale du Regina Coeli, à midi, ce dimanche 20 mai, de la fenêtre de son bureau qui donne place Saint-Pierre, devant des milliers de personnes.
« La journée du jeudi 24 mai est consacrée à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Secours des chrétiens, vénérée avec grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai: nous unissons nos prières à celles de tous les catholiques qui sont en Chine, afin qu’ils annoncent, avec joie et humilité, le Christ mort et ressuscité, qu’ils soient fidèles à son Eglise et au successeur de Pierre et vivent leur vie de tous les jours en cohérence avec la foi qu’ils professent”, a déclaré le pape.
« Que Marie, Vierge fidèle, soutienne la marche des catholiques, qu’elle intensifie et enrichisse leur prière aux yeux du Seigneur, et renforce l’affection et la participation de l’Église universelle au chemin de l’Eglise qui est en Chine », a-t-il ajouté.
C’est Benoît XVI qui a institué cette Journée de prière dans la Lettre aux catholiques de Chine du 27 mai 2007.
Au catholiques de Chine, le pape dit : « Chers Pasteurs et fidèles, le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shangaï —, pourrait devenir, dans l'avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s'unir par la prière à l'Église qui est en Chine ».
Il ajoute cette recommandation à l’unité : « Je désire que cette date soit pour vous une journée de prière pour l'Église en Chine. Je vous exhorte à la célébrer, renouvelant votre communion de foi en Jésus Notre Seigneur et de fidélité au Pape, priant afin que l'unité entre vous soit toujours plus profonde et plus visible ».
Il adresse aussi cette demande de mobilisation dans la prière à l’Eglise catholique dans le monde entier : « Au cours de la même journée, les catholiques du monde entier — en particulier ceux qui sont d'origine chinoise — feront preuve de leur fraternelle solidarité et de leur sollicitude pour vous, demandant au Seigneur de l'histoire le don de la persévérance dans le témoignage, sûrs que vos souffrances passées et présentes pour le saint Nom de Jésus, et votre intrépide loyauté à son Vicaire sur la terre seront récompensées, même si parfois tout peut sembler être un triste échec ».
Et pendant ce temps, à Pékin...
De la joie d'être là où on a besoin de moi
Dimanche matin.
Une messe en compagnie d'une sœur de cœur, qui traverse bien des épreuves et dont l'épuisement physique trahit l'épuisement nerveux et moral. Quelques mots partagés, des sourires, des prières, dans le froid du vent de ce traitre de mois de mai qui refuse de faire monter le mercure.
Un appel à un frère de cœur, qui a toujours 362 activités prévues sur une journée, c'est normal, il est diacre, bientôt prêtre, comme tous les gens compétents, comme tous les hommes d'Église, il est débordé.
Dimanche midi.
Un déjeuner en famille plus une, encore des sourires.
Un appel d'une cousine, celle qui m'a hébergée courageusement en septembre en pleine rentrée de ses trois bouts de choux et qui venait aux nouvelles. Encore des sourires qui filtraient à travers tous ces mots échangés, et la joie de voir que si ce ne fut pas de tout repos en septembre, on a gardé pour moi une petite place dans les cinq cœurs de cette famille.
Dimanche soir.
Une conversation avec un ami, le genre d'échange profond et plein de belles choses qu'on aime avoir très souvent.
Une conversation en forme de retrouvailles avec un copain que je n'ai jamais rencontré, qui a dix ans de moins que moi, vit dans l'est de la France, que je connais grâce à un forum des fans de Tara Duncan. Ce qui fut notre point commun n°1 et peut-être bien le seul à l'époque est devenu le point de départ de quelque chose de très joli.
Et dans cette conversation, tout d'un coup, un malaise qui ressort. Celui dont on ne parle pas - on parle du malaise des malades qui voudraient qu'on les pique, on parle du malaise de ces femmes qui ne veulent pas être malade pendant neuf mois avant de se retrouver avec un mioche dans les pattes, on parle du malaise de ces couples atypiques mais très normaux au fond qui veulent en avoir, eux, des bébés et qui ne peuvent pas, mais on en oublie d'autres parce qu'ils révèlent au fond le vrai mal de notre société - celui des jeunes, des étudiants d'aujourd'hui.
Des mots échangés, encore, d'autres encouragements, et une promesse. Celle de la disponibilité. Celle d'une écoute attentive autant que possible.
De grands sourires qui filtraient tout d'un coup à travers les mots sur l'écran. De la joie.
Il y a de ces journées riches, parce que bien remplies de ces liens tissés au fil des années, que l'on prend soin de renforcer, de resserrer.
Puissions-nous tous en avoir beaucoup de ce type.
Rondo de motivation en épuisement mineur
(5 620)
Madame la directrice que j'espère que c'est à vous qu'il faut écrire,
Votre école est la meilleure.
Je suis la meilleure.
Ensemble, nous serons les meilleurs.
Embauchez-moi.
***
(5 621)
Monsieur le responsable du recrutement,
Vous ne cherchez pas la perle rare.
Je cherche un travail du tonnerre avec un salaire foudroyant.
Chez vous, y a tout plein de Chinois, je reviens de chez eux je les connais bien, faites de la place pour moi !
***
(5 622)
Mademoiselle la DRH,
Votre école est superbe dans un cadre idyllique et vous aussi.
Je suis superbe et mes cours sont idylliques.
Nous sommes faites pour nous entendre.
Donnez-moi du travail, même si vous n'en avez pas prévu.
***
(5 623)
Vous,
Je vous aime.
Vous m'aimerez.
Vos étudiants vont nous aimer.
Pour ma santé mentale, donnez-moi un boulot avant que la 5 624ème lettre de motivation ne m'achève...
***
(5 624)
Ghyââââââââh !
Gnyfagreuh blabla fniiiii !
Houba houba hop !
Fougna ! Tralala bili bili ouistiti !
Oui, postuler, c'est dur.
Films films films
Jeudi dernier, samedi et dimanche, je suis allée au cinéma.
Pas pour voir trois fois le même comme lorsque j'avais un pass à Paris (nostalgie) mais pour en voir trois différents, qui avaient eu la bonne idée de sortir avec peu d'écart, surtout si on va au petit cinéma de village près de chez ma mère.
Premier film : Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout.
Une merveille d'animation en silicone et pâte à modeler des Studios Aardman, heureux producteurs de Chicken Run et Wallace & Gromit.
Les Pirates ! est une série de petits livres écrits par un certain Gideon Defoe, descendant de Daniel Defoe, l'auteur de... Robinson Crusoé.
Vous enlevez l'île déserte, vous ajoutez une bonne dose d'humour délirant, fin et jamais grossier, et vous mettez plein de pirates un peu loupés avec beaucoup de jambon, et au choix : des savants (le premier tome, avec une apparition gracieuse de Darwin), des romantiques ou un Napoléon, ou encore la reine Victoria (Vicky, pour les intimes) et vous obtenez une série qui me fait rire aux larmes.
Le film, dont le scénario est signé par l'auteur-même des œuvres originales, garde leur esprit dans une animation fluide très soignée, avec du rythme, des couleurs, des butins, des jambons, et Polly, un perroquet qui n'est pas gros, il a juste les os un peu épais.
Si vous ne savez pas quoi montrer à vos enfants, ou même à vous tous seuls, allez voir Les Pirates.
Deuxième film : Nouveau Départ.
Matt Damon, Scarlett Johansson, dans l'adaptation d'un livre (encore) écrit par un papa qui s'est retrouvé seul avec ses deux enfants de quatorze et sept ans. Et qui a acheté un zoo pour se changer les idées en même temps que sa vie, et celle de son fils et de sa fille.
Un zoo en mauvais état, qui n'a pas ouvert depuis deux ans, dont les ex-employés restent bénévolement pour s'occuper des animaux. Une famille en mauvais état après la mort de la maman, qui essaie de retrouver le goût de vivre et de préserver la petite benjamine trop mignonne qui, avec sa candeur et son rire cristallin, aide sans doute davantage son père et son grand frère qu'ils ne l'aident elle. Des gardiens de zoo en mauvais état, qui espèrent malgré tout que leur parc retrouvera sa splendeur passée et attirera de nouveau les familles à la belle saison. Des animaux en mauvais état aussi, pour lesquels il faut dépenser des fortunes en interventions vétérinaire.
Tout ce petit monde se retrouve ensemble, cohabite, se reconstruit, et le film, très bien réalisé, est un régal pour tous les âges.
Troisième film : Le Prénom.
Enfin un film français me direz-vous. Et pas n'importe lequel ! Non seulement on en parle beaucoup parce que c'est l'adaptation d'une pièce de théâtre à succès avec une brochette d'acteurs pas piquée des hannetons, mais en plus, en plus, la musique originale (avec une transition magistrale entre un morceau classique et le thème du film) est écrite par un oncle-à-la-mode-de-Bretagne, Jérôme Rebotier, qui m'avait enseigné la guitare pendant deux ans et appris les meilleurs trucs à savoir pour progresser en musique.
Le film est... très bon, les acteurs aussi, le scénario très bien ficelé, et on est aussi scotchés par le suspens et les quiproquos que les personnages du film eux-mêmes. Je ne vous en dis pas plus, sinon qu'il faut aller le voir et acheter la B.O.
Voilà voilà, c'était la rubrique "Nitt se gave de cinéma et elle aime ça."
Blues, candidatures et mini-succès.
Le blues, ce n'est pas le mien mais celui de mon moniteur de conduite n°1, qui a démarré il y a deux mois tout juste un groupe : Gast Ar Blues ("p*** de blues" en breton) et m'en parlait tout enthousiaste pendant que je faisais des démarrages en côte en seconde (allez donc me parler de musique pendant que j'ai un volant entre les mains !!).
Ils viennent de se faire enregistrer à la radio, et voici un morceau bien connu pour vos oreilles, que vous voyez que les Blues Brothers n'ont pas à en rougir :
"Comme le groupe démarre, tous les commentaires sont bons à prendre." Dixit le chanteur-guitariste.
Lâchez-vous sur la chaîne de Jackyroche !
Candidatures, c'est parce que je postule aussi vite que me le permettent mes vieux neurones tout grillés par la conduite (je vous dis pas mon état ce soir alors que je rédige ceci...) et que j'ai l'impression de passer au presse-agrumes.
Vos motivations ? Vos envies professionnelles ? Descriptif complet et synthétique de notre entreprise ? Que pouvez-vous faire pour nous ? Que pouvons-nous faire pour vous ? À qui écrivez-vous ? Où avez-vous travaillé ? Coordonnées des référents ? Et tout ça à chaque fois ça change un peu et il faut tout recommencer. C'est épuisant.
Mini-succès, c'est parce que j'ai enfin passé la première étape des quatre que compte mon apprentissage actuel, et que je sens que je fais des progrès, ce qui est très encourageant. Je continue à oublier de passer en seconde quand on arrive près d'un rond-point, ou de clignoter parce que je me focalise sur ma trajectoire ou sur le panneau à voir là-bas à 200m, mais dans l'ensemble c'est mieux qu'avant.
Et sinon, j'espère que vous passez tous une belle fête de Saint Joseph, travailleur. Je l'ai passée à faire du sport et postuler pour travailler aussi.
Après le catéchisme et la catéchèse, le Cathologue.
Hier soir est apparu sur nos petits zécrans un nouveau phénomène. Une série télé. Une série humoristique. Une série... avec des cathos dedans. Oubliez Poubelle la Vie, voici le Cathologue !
Le Cathologue, c'est donc une série télévision toute neuve, qui dure un peu moins de quatre minutes (du moins le premier épisode) écrite par le célèbre et prolifique Edmond Prochain et son comparse Hubert de Torcy, coproduite par l'1visible, KTO et SAJE Prod, diffusée tous les jeudis à 20h35 sur la chaîne précitée, et disponible ensuite sur Internet et un peu partout ailleurs.
Comme je l'ai dit sur le blogue d'Edmond, c'est rythmé, c'est fin, c'est drôle, c'est décontracté, ça ne se prend pas la tête, la déco est géniale (et encore, que dire des effets spéciaux ! Grandioses !) et... le plus qui rend déjà tous les cathos gagas : ce sont les tee-shirts de Jérôme, le personnage qui essaie de nous expliquer des trucs en rapport avec la foi, sans jamais très bien y comprendre quoi que ce soit. La pétition pour qu'ils soient imprimés en grand tirages et vendus dans tous les bons magasins de France et de Navarre est sur le point de commencer.
Le mieux est encore que vous jugiez sur pièce :
Le chômage, ce boulot épuisant.
Ce matin, réveil "matinal" m'a-t-on fait remarquer, pour aller conduire. Et... trataboum, j'ai validé la première des quatre étapes de ma progression, après 16 heures au volant. Arg. J'ai cru que je ne l'aurais jamais. J'ai prié, demandé des prières, stressé, et en fait elle a duré très peu de temps, cette petite épreuve de validation. J'ai été très agréablement surprise !
Parmi les surprises agréables au volant ou presque, il y a eu celle de me faire inviter pour une stagiaire de mon auto-école, qui passe son examen de monitrice. Elle a besoin d'un(e) "élève-cobaye" et on avait pensé à moi. "Ça t'ennuie qu'on lui donne ton numéro ?"
Fin mai, passer toute une journée à Rennes et servir de cobaye à un inconnu (pas le droit de faire passer l'épreuve entre gens qui se connaissent... snif. Aurélie, la stagiaire, est aussi sympathique que tous les profs de mon école). Un cours de conduite gratuit, une virée dans une ville que je connais très peu, j'ai accepté avec joie.
Et aujourd'hui, en allant payer les heures prévues en plus de mon forfait, je me fais de nouveau interroger l'air de rien, par le moniteur qui s'occupe de moi cette fois : "dis-moi, [la télé] fait un reportage sur les auto-écoles..." Et ça c'est fini par "ça t'ennuie qu'on lui donne ton numéro ?"
Je ne suis pas encore décidée. Pourquoi pas ? Pourquoi oui ? Mon cœur balance. Si j'accepte, soyez rassurés, vous saurez qui et quoi.
Deux heures et demie après un départ guilleret de la maison, j'y revenais épuisée nerveusement mais heureuse, pour y trouver un oncle et son adorable fille avec qui nous avons regardé Ponyo sur la Falaise. 50% du film a servi de bon prétexte pour faire des câlins. J'aime les films comme ça.
Et ce soir, ce fut l'épreuve de force : la rédaction de lettre de motivation. J'en ai jamais écrit de telle, et quelque chose me dit qu'elle risque bien de marcher, celle-là. À condition qu'on ait besoin d'un prof là où je l'adresse bien sûr. Toutes les prières, énergies positives, pensées heureuses et poussières de fée sont les bienvenues.
Arrivée à l'heure du dîner, j'étais une loque. J'avais oublié quelle énergie on met dans ces machins. Et puis avec la conduite très technique ce matin, je suis pas fâchée d'aller me coucher cette nuit. Si j'avais pu, je serais allée courir pour me vider la tête. Demain, peut-être...
Rognons au Porto* **
Je viens encore une fois de me surpasser en cuisine. Avant-hier, pendant les courses, l'achat de rognons (vous savez, ces abats qui font peur au Américains !) a semblé une bonne idée.
Et puis pour le déjeuner, aussi fou que cela paraisse, c'est cuisiner les rognons qui paraissait une bonne idée. Or, comment faire lorsqu'on les a acquis en pensant à une sauce Madère* et que l'on ne supporte pas la crème fraîche, en plus de ne pas avoir de Madère* ?
C'est là que ça sert d'être inventive.
Rognons au Porto* pour ceux qui ne tolèrent pas le lactose de vache **
Pour 2 personnes :
2 rognons de porc
huile d'olive
un yaourt de brebis
1 bouteille de porto (non, cette recette n'est pas comme celle du poulet au whisky !)
accompagnement au choix : pâtes, flageolets (qui s'accordent bien avec les rognons), ...
Découper soigneusement les rognons en morceaux pas trop petits.
Huiler la poêle et faire chauffer un peu avant de mettre les rognons à griller à feu moyen. Dès qu'ils saignent, les retourner et rester attentif. C'est que ça cuit vite ces bêtes-là. Lorsqu'ils montrent des signes de cuisson complète, mettre le yaourt dedans et une rasade de porto*, pas plus. Mélanger soigneusement et laisser mitonner jusqu'à ce que les légumes/féculents soient prêts.
Et hop-là.
Même pas besoin de sel, le porto* et le yaourt font tout le boulot. Un petit vin rouge* bien rond sera très assorti.
* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Manger du gras, du sel et du sucre mais pas trop, et faire du sport en buvant du jus de citron. N'oublie pas : les céréales complètes sont tes amies. Et attention à la marche. Voilà. Ne te balance pas sur ta chaise, je te l'ai déjà dit vingt fois.
** Je cuisine avec c'que j'trouve et si t'es pas content, tu sors, ça m'en fera plus.
Paparazzo des cathédrales
Jeudi, une visite éclair à Quimper m'a permis de découvrir, en compagnie d'un séminariste de là-bas, la cathédrale de Quimper, que je ne connaissais pas plus que la ville, c'est à dire aucunement. Nous avons eu droit, ses amis, ma mère et moi à une visite guidée fort intéressante, pendant laquelle nous avons bien gelé et surtout, j'ai pris beaucoup de photos partout.
Que voulez-vous : cette cathédrale, fraîchement remise à neuf, est magnifique.
Plutôt que de vous noyer de photos ici, je vais faire un alboum, à retrouver sur la colonne de gauche (n'y voyez aucun penchant politique) et mettre dans cet article de quoi vous donner envie d'aller le regarder.

Ma sainte patronne et sa Fille. Ne sont-elles pas belles ?
Et sinon, nous aurions aimé en voir plus, mais il se faisait tard, il faisait frais, j'avais des courbatures de dingue dans les jambes (euh, oui, je continue le sport... P90X. Ces gens sont des psychopathes du muscle.) le vent glacial soufflait à décorner les bœufs et j'ai préféré demander que nous rentrions plutôt que nous perdions des membres à visiter la ville.
On y retournera quand il fera chaud. Non mais des fois ! Mais on y retournera, parce que la ville est ravissante.
L'autre vocation
Trois petits jours.
Vendredi, samedi, dimanche.
Un prêtre, un diacre, deux retraités, une prof qui passe son permis.
Des animateurs, des guides dans la foi.
Douze garçons, cinq filles.
Des enfants qui font leur retraite de profession de foi.
Douze et onze ans. Oh pardon. Bientôt douze ans.
L'âge où les filles deviennent des jeunes filles et où les garçons sont encore des petits garçons.
Un couvent de dominicaines, la ville de Saint Pierre Quiberon, juste devant la plage.
L'endroit idéal pour méditer et se défouler, au choix.
Un livret, le Livre de la Parole, des papiers pour poser des questions anonymes.
Les outils de la plongée dans la vie de Saint Pierre et au cœur de soi-même.
Un prêtre, une chapelle, une permanence.
L'occasion d'aller demander pardon, quand on veut.
Des intelligences en éveil, des réponses jamais données avant, des animateurs.
Des questions, encore et encore, sur la vie, la mort, la Résurrection, les anges, le "métier" de prêtre, "celui" de diacre, les sacrements, l'âme humaine, Jésus, le paradis, l'enfer, la liberté.
Des enfants, des jeux, des partages.
Des prières, des échanges, des méditations, des veillées de prière et de mime de la Parole, des découvertes, un apprentissage.
Des animateurs pas nés de la dernière pluie. Des enfants nés de la dernière pluie.
Des éducations à faire, entièrement. Des constats désabusés. De l'espoir, malgré tout, que ce qui est semé germera, fleurira, donnera du fruit, un jour, à la grâce de Dieu.
Cinq filles, une animatrice.
Une bonne bande de copines avec une grande sœur de 16 ans leur aînée. Des bisous, des câlins, des petits soins.
Une demoiselle qui est partout à la fois et très câline.
Emma.
Une demoiselle qui a du caractère et pose beaucoup de questions.
Floriane.
Une jolie blondinette avec des tresses qui écrit une lettre d'amour à son animatrice.
Ophélie.
Une jeune fille avec des cheveux noirs magnifiques, qui se manifeste quand elle a une idée à suggérer.
Capucine.
Une demoiselle réservée, qui n'ouvre pas la bouche même en cas d'urgence, mais absorbe et note tout ce qu'elle voit, entend et vit.
Constance.
Autant de sourires.
Des petits bobos, un souci digestif, deux filles, un garçon, une secouriste.
Des soins donnés avec le sourire, de la farine pour arranger tout ça très vite, des mercis et un galet offert juste avant le départ, comme ça, pour témoigner de la gratitude qu'on ne sait pas comment exprimer autrement.
Des enfants qu'il a fallu cadrer solidement tout du long. Des hommes pleins de poigne et de douceur.
Des félicitations reçues à la sortie de la messe du village pour leur tenue pendant l'office. Fierté des enfants à qui on les transmet.
Des lettres écrites, des cartes postales signées, des adieux.
Un envoi dans le monde et dans ces familles dont on devine des parcours compliqués, des incompréhensions, une pauvreté spirituelle. La grande joie d'avoir été là où on avait besoin de nous.
Je suis revenue vidée par l'air du large et les réponses données en pagaille au milieu des questions qui fusaient. Épuisée par les nuits courtes et l'énergie dépensée pour me faire obéir ou montrer le respect dû à Dieu. Mais heureuse, heureuse d'avoir fait grandir ces petits - bientôt grands - dans leur foi et de leur avoir donné de découvrir la beauté de l'amour du Seigneur pour eux.
Je suis prof de français langue étrangère, et ça me passionne. Je suis catéchiste/animatrice occasionnelle, et ça me passionne. Deux vocations qui se rejoignent en une : la transmission de ce que j'aime à d'autres.






















