Les Niouzes de Nitt'

21 avril 2018

Changements de vie

J'ai trois minutes pour vous écrire, j'en profite.

Le jour où je découvrais la présence d'un bébé surprise tombait dans ma bwatamèl une offre d'emploi irrésistible.
J'ai envoyé mon dossier de candidature le jour du trentième anniversaire de mon époux.
Parallèlement, je priais une neuvaine à Saint Joseph pour lui demander de nous décrocher le meilleur pour ma famille : le CDI, un nouvel appartement, un accueil aussi bon que possible pour Numéro Trois.
Saint Joseph a de l'humour et beaucoup d'amour pour sa très Sainte Épouse : la directrice de l'Allionce m'a téléphoné pour m'annoncer que j'étais prise le jour de l'Annonciation (décalé après Pâques cette année, pour éviter que ça tombe dans la semaine sainte !).

Je vais signer mon contrat le jour de notre quatrième anniversaire de mariage.

Pendant que je prépare mon retour définitif (youhouhouuu!) à l'Allionce, nous cherchons un appartement frénétiquement, et mon époux se prépare à faire le papa-poule. Je vais travailler, et lui fait une pause parentale bien méritée (enfin... je suis pas sûre qu'il mérite ça quand même) pour aussi longtemps que possible. Les enfants vont donc se retrouver avec Papa à la maison, et dès que possible de nouvelles chambres pour enfin faire la sieste.

Eh oui, chez nous les siestes s'appellent les "temps d'enfermement des enfants dans la chambre". On ferme la porte, et si nous avons beaucoup de chance, il y en a un qui dort déjà et l'autre se contente de s'endormir à côté. Mais c'est extrêêêmement rare. En général, on en couche un, puis l'autre, qui réveille le premier, et nous avons ensuite droit à des heures de bruit, chutes, cris, rires... tout sauf du DODO. Et donc tout sauf du repos nerveux pour nous, pauvres parents. La soirée qui suit est, vous vous en doutez, très difficile. L'objectif pour le prochain appartement est donc de séparer le grand des petits.

Au moment où je vous écris, l'aîné est endormi dans le pouf, et son petit frère qui a fait une bonne sieste tout seul dans sa chambre, gazouille dans le parc et envoie des bisous à son frère.
Ils sont trop mignons quand ils s'y mettent ! Et heureusement parce que sinon, il y aurait de quoi se taper la tête sur les murs hein.

Comme je vous le disais, nous sommes actuellement "en travaux" ! Tout change, mais pour du meilleur.

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30 mars 2018

Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Jean

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Comme elle est grande la tendresse de Jésus pour nous ! Il est en train de donner sa Vie, sa Chair, son Sang, Il a laissé sa divinité à son Père, ses habits aux soldats qui l'ont crucifié, Il s'est fait plus pauvre que le plus pauvre, et voici qu'il Lui reste encore quelque chose. Il Lui reste l'un des biens les plus précieux que l'on puisse avoir, et quel bien ! Sa Mère.
Jésus si bon, pendu au bois de la croix, humilié, souffrant, pense encore à nous, et à sa mère, qu'Il nous donne.

Son dernier présent aux hommes qu'il aime tant, c'est celui de sa Maman.

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25 mars 2018

Des niouzes ! Des tas de niouzes !

Chers amis, chers lecteurs,

La vie est belle, la vie est forte, la vie est puissante et parfois, comme pour l'humble petite Vierge de Nazareth, elle vient toquer à la porte de façon inattendue, et change tout.
Tout.

Il y a quelques petites semaines, je découvrais toute surprise et chamboulée que Petit Numéro Trois s'était invité dans nos vies. Il va arriver cet été, et autour de ce petit tout s'entremêle et se précipite. Parce que le même jour, je recevais une offre d'emploi à ne PAS rater.

Avec ce petit, il nous faut déménager. Trouver un appartement abordable avec accès facile à mon lieu usuel de travail.
Avec ce petit, il nous faut trouver une place en maternité, quand celle où sont nés ses grands frères est déjà pleine.
Avec ce petit, je vais me rendre mercredi matin, 28 mars, à un entretien d'embauche pour le meilleur travail de ma vie.
Avec ce petit, le CDI que j'espère décrocher (malgré mon gros bide) devrait nous faciliter le déménagement, la respiration au quotidien question financière, et sera vraiiiiment un gros cadeau de la Providence, parce que si je suis prise, je commencerais par au mieux trois à six semaines de travail puis un congé maternité. Comme j'ai déjà le dos qui coince un peu... je suis pas sûre d'y arriver.

Mais ce travail, je le veux.
Et ce bébé, c'est un magnifique présent.

Alors on va s'accrocher, y croire, et chercher l'appartement en même temps qu'une entreprise de déménagement, faire les rendez-vous d'usage pour préparer la venue de Bout de Chou et voir comment faire des cartons tout en préparant des cours, si jamais ça fonctionne de tous les côtés.
Mais ça fonctionnera, hein ? Y a pas de raison.

En message subliminal dans ce message il y a : "Priez pour nous ! Sivouplé sivouplé sivouplé, on a besoin que le Ciel tout entier nous soutienne !"

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15 mars 2018

Le temps de la confiance

Avant-hier, jour du trentième anniversaire de mon merveilleux époux, j'ai eu l'occasion de poser un acte de confiance très fort.

Depuis quelques semaines je vis dans la confiance. Je commence mes journées par quelques minutes de prière dans lesquelles je confie mes journées, et je fais de l'EFT (technique américaine qui permet de stimuler des points d'acupuncture et de faciliter la circulation de l'énergie dans le corps. C'est super efficace et cela permet de vivre une journée normale même quand mes enfants me pourrissent la nuit.).
Ben ça marche.
Tout ce qui me tombe dessus actuellement et chamboule un peu mes plans est vécu et accueilli dans la paix et la confiance.

Aussi, parce que la Providence est bonne avec notre famille, je vous donne ici le psaume avec lequel je respire chaque jour.

Psaume 22

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. 
Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ;
j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Et donc me direz-vous, qu'as-tu fait le jour de l'anniversaire de ta moitié, qui te demande tant de confiance en Dieu ?

J'ai postulé pour un CDI à l'Allionce Fronçaise. (Et j'embête Saint Joseph tant et plus pour que ça marche. ^^)

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27 février 2018

Cousettes # carré d'éveil et sac à bisous

16h27
Après environ une heure et demie de bazard-badaboum-mamancâ'in-schrouiiiiik-bom-ouiiiiiiin les garçons dorment.
Pas trop tôt.

Nous subissons toujours l'attaque de Mister virus de la sinusite, à priori, ou du je-sais-pas-quoi qui épuise et prend carrément la tête, mais nous allons mieux. Alors je profite du peu de répit qui m'est offert pour poster quelques photos de ce que je fais avec mes dix doigts et ma machine à coudre. Que voulez-vous, j'aurais tellement à raconter que je ne sais plus quoi écrire quand je reviens sur le blog. Surtout quand j'ai la tête dans le coton comme aujourd'hui.

Voici donc un projet fini il y a plus d'un an, à partir des planchettes Montessori dont je parlais à Monchéri, lui confiant que je ne savais pas comment trouver des planchettes de bois bon marché et légères, aux bonnes dimensions, et que c'était trop dommage. Sa réponse fut un éclair de lucidité dans la nuit de mes recherches : "Pourquoi tu ne les fais pas en tissu ?"
Et plaf, quelques semaines plus tard, j'accrochais ceci sur le parc :

Le côté le plus difficile avec ceinture, mousqueton, anneaux, agrafes, etc.

Le côté le plus facile : boutons qui cachent un Winnie L'Ourson, fermeture éclair avec une girafe, ...

Ce fut un grand succès, et maintenant, à onze mois, Monbébé s'y intéresse aussi. Youpie. Le hic : le tissu jaune est fragile et commence à se déchirer. J'aurais mieux fait de coudre mes crochet, agrafes, rubans et compagnie sur les trois épaisseurs du carré et non sur le tissu extérieur. Mais c'est comme ça qu'on apprend !

Et puis le mois dernier j'ai enfin cousu le cadeau de naissance d'un petit bonhomme qui commençait à se rapprocher de son premier anniversaire... Mieux vaut tard que jamais, n'est-ce point, et le résultat est celui-ci :

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Monfiston, pour qui j'avais réaménagé en quatrième vitesse un petit sac avant la naissance de Monbébé pour qu'il ait un sac à bisou, a bien vu que celui-ci et tous les autres étaient vachement mieux. Et depuis il ne cesse de réclamer son propre sac à bisous fait main entièrement par maman... je suis donc en train de coudre le sien et celui de son petit frère. Et ils vont déchirer grave.

J'ai aussi fait, dernièrment, un tapis de parc avec feutrine, molleton et vieux rideau des voisins, pour mettre sous notre parc qui est octogonal, et non carré comme tous les honnêtes parcs traditionnels. Le vieux tapis-mousse fourni par le fabricant était tout moche et usé, Monbébé qui porte tout à la bouche grattait dessous pour aller chercher le carton et le manger, c'était n'importe quoi. Je me suis bien amusée à en faire un tapis transportable et repliable autour des jouets, même si l'épaisseur des tissus oblige à beaucoup tirer sur les perles en bois qui font tous les angles.
Nous avons maintenant un tapis de parc uniforme, rouge, épais et chaud, qui dépasse légèrement sous le parc. Les enfants l'aiment bien et il leur fait un très bon support pour boire au biberon allongés côte à côte.
Une remarque de ma belle-maman me pousse à vous demander, lectrices qui vous y connaissez en tissus : la feutrine, ça se lave ou pas ?

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26 février 2018

Cousettes # coussin à chat

Bonjour tout le monde, j'écris du fond de mon lit où je tente d'endiguer une vilaine crève attrapée en famille, et comme pour une fois j'ai pas plus le temps qu'avant, je vous envoie une 'tite photo d'une oeuvre récente.
Cousue machine, fourrée à trois mains, une de Monépoux, une de Monfiston (c'était drôle de les voir tous les deux tellement enthousiastes pour aider à fabriquer le coussin de Fleur de Lys) et une à moi.
Adopté immédiatement, et délaissé depuis bientôt un mois, parce que les chats sont de sales bêtes ingrates.

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14 février 2018

Rien qu'aujourd'hui

Décalogue de la sérénité du Pape Jean XXIII

Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.

Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.

Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.

Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.

Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.

Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.

Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.

Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.

Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement — même si les circonstances attestent le contraire — que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.

Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Bonne entrée en carême !

Ici chez nous les choses progressent pour tout le monde : les enfants grandissent, le papa essaie de survivre à la tempête nerveuse qu'ils représentent, et moi je m'épanouis doucement. C'est fou ce que la Providence est douce.

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24 janvier 2018

Woups

Mais dites-donc, c'est qu'on a failli passer tout un mois de janvier sans se parler ! Quelle horreur c'eût été ! Moi qui vous aime tant, et qui pense à vous si souv... quand mes Nenfants me le permettent (généralement vers minuit du matin quand il me reste la moitié des tâches quotidiennes à accomplir, ou 5h37 de la nuit pendant la tétée n°2) !

Or il est grand temps de vous souhaiter... une belle et sainte année 2018 !

Que 2018, année bien cuite (ou année de la frite ?), vous apporte ce que vous en attendez le plus, avec de la joie, des rencontres passionnantes, de la bonne humeur par cargaisons fréquentes et bien lourdes, de la douceur, des moments forts avec vos proches, et du repos.

Quoi ? Comment ça : "On sent la jeune maman épuisée" ?
On ne la sent pas mes amis, on la voit bien derrière ses gros cernes et son teint de pêche, et on compatit s'il vous plaît ! Monsieur Monbébé, Alias Nouméro Doué, commence tout juste à faire de vraies nuits de bébé ! À dix mois ! C'est-à-dire qu'il dort de 10 heures du soir à 5h30 du matin, au lieu de nous faire 10h-2h ! Life is good ! (Il a fait, pendant un temps, 20h-4h, mais que voulez-vous ma brav'dame, moi je vais pas me coucher à 20h45 donc ça ne m'avançait pas beaucoup. Puis il a eu des dents, et un voyage en Bretagne, et avec la diversification alimentaire, des douleurs liées au remplissage de couche, et donc sa mère n'avait plus de nuit pour dormir.) (Mais maintenant ça va mieux, justement.)

La jeune maman épuisée en profite pour vous donner des niouzes, parce qu'elle ne sait quand reviendra :
Monfiston, deux ans trois quarts, joue magnifiquement son rôle de petit garçon de deux ans : il touche à tout, commence à parler (et maintenant, comme prévu, on attend qu'il se taise, mais qu'il se taiiiiise !) cherche les limites et commence à se cogner dessus de plus en plus fort, surtout lorsqu'il tombe de la chaise, se montre toujours aussi intelligent et plein de confiance et d'initiatives, et fatigue nerveusement ses parents que je ne vous dis que ça. Il a recommencé une belle rhino attrapée pendant les vacances et réclame un "câ'in" toutes les 30 minutes (y a eu du progrès quand même, avant c'était 12), de préférence quand sa mère est dans l'incapacité totale de le lui donner. Mais on l'aime comme il est.
Monbébé, donc, est passé à deux repas par jour, plus trois tétées dont deux complétées par un biberon (hein, quand je vous disais qu'il tétait toutes les trois heures... Ceci explique cela.) et montre des appétits féroces : appétit pour les repas, mais aussi pour les découvertes, pour tout ce que touche son frère, pour le papier, pour faire comme les grands et essayer de se mettre debout, pour découvrir le monde, et il gazouille magnifiquement avec ses deux dents du bas qui poussent pour l'instant au milieu d'un grand vide. Il est trop mignon. Et quand il pleure, il stresse toute la maison. Mais on l'aime comme il est.
Monmari est en arrêt de travail pour cause de sinusite (à Bordeaux elles sont vraiment mauvaises. Moi qui n'en avais jamais eu ailleurs j'ai chopé celle du siècle juste après mon mariage. J'ai cru que ma tête éclatait.) et essaie de se reposer. Il reste merveilleux et je profite éhontément de l'avoir avec moi en journée.
Le chat... continue à faire des trucs de chat. (Miaou, galoper en sortant de la litière nauséabonde, fuir Monfiston, venir renifler Monbébé et réclamer des caresses, etc.)
Les poissons sont deux. Nous avons accueilli Silmaril le jour de la Saint Nicolas, pour tenir compagnie à Ponyo. Nous avons donc Ponyo le poisson rouge commun et Silmaril le poisson queue de voile blanc (c'est-à-dire qu'il a un gros bide bien rond et une queue double) (Et que oui, il est blanc rosé). Chaque garçon a donc son petit animal de compagnie, et le Papa la lourde tâche de l'entretien de l'aquarium. Je lui en sais gré, parce que moi j'entretiens tout le reste.

Pour Noël, j'ai reçu entre autres deux cadeaux magnifiques : une journée de vacances (je laisse les enfants à leur papa chéri et je vadrouille où je veux comme je veux) à utiliser dès que la tétée du goûter se changera en biberon du goûter, niark niark, et un extracteur de jus.
Je nous fais des jus de fruits (avec carotte intégrée) frais presque tous les matins, et nous nous régalons. Ma peau devient superbe (Je suis capable d'avoir une belle peau !!!! C'est possible ! Ça existe !) et j'ai résisté vaillamment à la rhinopharyngite des deux petits et à la sinusite du grand, avec l'aide de quelques huiles essentielles quand même. Je suis bluffée, et je me suis mise à acheter les oranges, les pommes et les carottes par paquets de deux kilos. Quand ce ne sont pas les clémentines qui sont en promo.
J'ai commencé une formation Maman Nature, avec une naturopathe, via Internet, qui va m'apprendre à utiliser comme une pro les huiles essentielles (et donc à le faire avec confiance pour mes enfants) ainsi que m'aider à mettre en route quelques bonne habitudes pour la santé familiale. L'extracteur de jus, ça vient de là, par exemple. J'ai déjà pris quelques trucs dans des vidéos gratuites : les résultats sont très encourageants, et ce que j'apprends sur les bases actuellement est extrêmement intéressant.
Je me suis aussi penchée sur le développement personnel et j'ai découvert l'EFT, la cohérence cardiaque, la guérison intérieure... Comme on ne peut pas tout faire à la fois, j'essaie de me concentrer sur le plus "parlant" pour moi. Mais déjà j'ai fait du chemin et ces différentes techniques m'ont ouvert des horizons et bien aidée ces derniers mois.
J'apprends aussi à m'organiser en cuisine.
J'apprends aussi à accepter mes limites et à préférer le sommeil à une maison parfaite, même quand il y a de la visite. Humilité, tout ça.
Et je cours après mes projets de couture.

Et là, je viens de voir l'heure et de me dire que franchement je ne sais toujours pas me coucher le soir. Vous inquiétez pas, ça aussi on y travaille.
Si je devais définir ma personne pour ce début 2018, je mettrais une grosse pancarte "en travaux" !

(Et je vous aurais volontiers mis une pitite photo, un Moutonss, une zoulie image pour vous dire bonne année tout ça, mais j'ai pas le temps.)

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01 décembre 2017

Joyeux nanniversaire moua !

Aujourd'hui était donc mon anniversaire. Messages Facebouc à tout va, petits SMS dans mon téléphone, appels répétés au Japon (pour tomber sur le répondeur, snif, que fais-tu ma meilleure amie ?), cadeaux, et bonne bouffe. Avec du soleil en supplément. Belle journée finalement.

J'ai décidé de prendre un peu de temps ce soir pour venir vous raconter ma vie, ou une recette de cuisine. J'ai oublié si j'ai déjà donné la recette du délice des neiges (qui m'a servi de gâteau d'anniversaire, et comme il est sans lait ni gluten, ça peut en intéresser plus d'un) et mon navigateur plantouille généreusement, donc mes recherches ce soir sont très compliquées.
Je pourrais vous parler du dernier livre que je lis.
Je pourrais vous parler de notre dernier animal de compagnie.
Je pourrais vous parler des progrès de mes enfants.
Je pourrais vous parler des albums de Noël des Piano Guys et de Peter Hollens que je me suis offerts.
J'ai envie de tout faire à la fois, mais ça risque de ne pas être digeste.

Alors je vais opter pour... (tadaaaaa, roulements de tambours) Ponyo.

Ponyo est venu s'incruster vivre dans la maison lors des vacances de la Toussaint. 
À Bordeaux il existe une fête foraine qui revient deux fois par an, en octobre et en mars : c'est la Foire aux Plaisirs. Elle s'installe sur la Place des Quinconces, la plus grande place européenne, excusez du peu, et dure au moins deux semaines. L'an dernier nous y avions emmené Monfiston et Mongrosventre, et Monmari avait gagné une peluche de Crocmou, le dragon trop mignon du film Dragons, dont nous sommes fans tous les deux. Je crois que j'ai mis un mois à m'en remettre (ben quoi, c'était la première fois de ma vie que mon chéri gagnait un truc pour moi dans une fête foraine !) (c'était aussi la première fois de ma vie qu'un chéri essayait de gagner un truc pour moi dans une fête foraine, hein). Monfiston, lui, découvrait l'univers rigolo, tout lumineux et très bruyant que constituent ces évènements.

Il en avait manifestement gardé un bon souvenir car cette année, en voyant revenir les forains, il était tout enhthousiaste et demandait à y faire un tour chaque fois que nous passions à côté. Nous avons fini par réussir, et notre Fiston à nous a eu droit à quelques baptêmes.
D'abord celui de la Colonne des Girondins, cette immense statue qui surmonte une double fontaine représentant le fleuve, statue dont nous sommes allés écouter les glougloutements en collant nos oreilles sur l'arrière de la structure métallique. Instructif, rigolo, surtout en plein soleil.
Puis il y a eu le baptême de manège. Le test est concluant : à deux ans et demi, on n'est pas tous faits pour se retrouver coincés dans une petite voiture peinturlurée qui fait des tours et des tours loin de Papa et Maman. Il n'a pas aimé du tout, même avec Mickey qui insistait pour qu'il lui atttrape la queue.
Il y eut aussi le petit train avec Papa sur une chenille tarabiscotée. Une espèce de grand-huit pour les enfants à partir de deux ans. Intéressant, mais un peu effrayant. Et puis trop de soleil dans les yeux.
Et enfin, avant de manger des chichis bien sucrés qui donnent soif, il a testé... la pêche aux canards. À l'issue de longues minutes un peu difficiles pour Papa et Maman parce qu'il était fatigué et aucunement concentré, il a fini par récupérer ses 12 canards à crochet et a eu le droit de choisir un lot. Avion en plastique, vêtements pour Barbie made in China, pistolet à eau multicolore, j'en passe, le seul lot qui a vraiment retenu son attention était... le poisson rouge.
Regard interrogatif du Papa à son épouse, qui avait essayé de garder des poissons rouges en Chine (triste épisode). Réponse tout en sourires et en youpie de la Maman.

Grande naïveté familiale.

Le poisson rouge, mesdames zet messieurs, est interdit de séjour dans les fêtes foraines. Parce qu'il risque de lui arriver ce qui arrive à 80% peut-être de ces pauvres bêtes : on les flanque dans un bocal tout rond tout mignon, on leur donne des daphnies, et mal nourris, à l'étroit dans une loupe, sans oxygène et enfermés dans une eau où s'accumule l'ammoniac, ils développent une forme de nanisme douloureux pour eux et meurent. Même au bout de trois ans, c'est une mort précoce.

Tout cela bien sûr Monépoux l'a découvert en faisant des recherches sur la bête fraîchement adoptée pour savoir comment s'en occuper. C'est-à-dire trop tard. Pour bien faire, il faut un aquarium tempéré, filtré, lumineux, avec un biotope déjà en place, et 30 à 50l d'eau par bestiole (qui n'aime pas vivre seule), des légumes, des moustiques, de la bouffe en granules, un jeûne habdomadaire, 12 heures de lumière par jour mais pas devant la fenêtre... Enfin la totale. Et votre poisson qui peut mesurer jusqu'à 35 cm pour certaines races, il vit jusqu'à 20 ans comme ça.

Nous voici donc devenus, par inadvertance, aquariophiles.

Mamma mia !

Patiemment, donc, nous nous équipons pour offrir à notre nouveau pensionnaire un cadre de vie adapté et nous montrer dignes de la responsabilité qu'implique l'accueil d'un animal domestique supplémentaire chez nous. C'est pas parce qu'il ne sait pas parler ni miauler qu'il n'a pas droit à un traitement adéquat. Mon mari a un trop grand sens moral pour ça, et moi j'ai vu tellement de trucs ahurissants en Chine - dont des aquariums à poisson-rouge-vivant-de-décoration de la taille d'un demi-bol - que je tiens à m'occuper de ce petit bout de création correctement.

Si vous me lisez depuis... le début de cet article, et que nous avez jeté un oeil sur les liens tout autour, voire sur la bannière, vous aurez repéré que Miyazaki est une référence chez moi, par conséquent chez nous, et le poisson rouge de mon fils ne pouvait avoir d'autre nom que Ponyo. "Pyo !" pour son petit maître qui commence tout juste à parler.

La partie amusante est arrivée lorsque je lui ai annoncé qu'il existait une chanson pour son poisson ! Je l'ai entonnée une fois, ai dû recommencer deux à quatre fois... et consoler lorque j'ai annoncé que la prochaine représentation de "Maman chante la chanson de Ponyo" aurait lieu le lendemain matin. Depuis, j'ai gravé une compilation d'extraits de bandes originales de Miyazaki avec la fameuse chanson dedans. Nous l'avons écoutée en moyenne une fois par jour depuis, et je commence à bien connaître les paroles.

Mine de rien, ça nous change agréablement ce petit truc rouge qui grossit à vue d'oeil, nous fait des bruits de fontaine relaxante à la maison (c'est le filtre) et nous pose des tas de cas de conscience. (Plante ou pas plante ? Comment changer l'eau ? Déchlorer l'eau ? Quel filtre choisir ? L'aquarium de fortune en bac de rangement plastique suffira-t-il ? Quand achèterons-nous l'indispensable copain poisson ? Quel suspens mesdames et messieurs !) Et puis il vient d'ajouter à son crédit le moustique fraîchement écrasé, gentiment déposé à la surface de l'eau, qu'il a avalé comme une friandise. Il est bien ce poisson.

Et surtout, il faut voir mon fils, deux ans et demi, la voix fluette et le sourire aux lèvres, s'arrêter devant l'aquarium et dire : "coucou !" à son poisson rouge avant de lui envoyer des bisous.

N.B. : j'ai l'habitude de faire des articles avec des liens, des images, un peu plus de précision quand je raconte quelque chose, mais là mon navigateur tout frais tout beau tout remodelé par ses concepteurs... est vraiment à la ramasse. Pour rester polie. Une fois une page ouverte, j'ai beaucoup de mal à faire quoi que ce soit d'autre que rester sur cette page. C'est très nul. Mais pour poster ce soir et pas dans un an, je choisis de faire simple.

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25 novembre 2017

Je me suis échappée

C'est devant le bain de Monfiston que j'attrape l'ordi (je le vois très bien, il prend son bain en sécurité, ne vous évanouissez pas) pour bloguer.

Enfin !

Pendant ce temps Monbébé ronchonne, parce que pour la première fois depuis cinq heures, il n'est plus dans les bras. Je commence à avoir l'habitude. *soupir*

Il faut que je vous raconte. Cela fait des mois que je médite en faisant ma vaisselle, que je vis des trucs fous, que je change lentement mais sûrement de vie et que j'ai envie d'en parler ici, et que j'ai pas le temps. Que je suis débordée d'enfants, de vaisselle, de linge, de cuisine, de sommeil (ah les nuits en 3 fois - avec frais - c'est si efficace pour vous bousiller la cervelle), de mari qui a des choses à me dire où à écouter...
Cela fait longtemps que je me dis, en râlant, en criant, en soupirant, que j'ai besoin de vacances.
Cela fait longtemps que je me demande comment laisser Monfiston à personne puisque personne n'est disponible et qu'en plus, avec un rythme d'une tétée toutes les trois heures, je ne peux pas laisser Monbébé non plus puisque je n'ai pas le temps de tirer mon lait.
Cela fait longtemps que je me déshydrate et que je tente malgré tout de boire, boire, boire pour compenser les tétées et le froid qui me prennent toute mon eau.
Depuis plusieurs jours j'étais tellement fatiguée que je n'arrivais plus à prier.

Et puis j'ai réussi à prendre un peu de temps. Pour rendre grâces d'abord. Râler est un sport typiquement français, et c'est le seul qui soit mauvais pour la santé. Il faut rendre grâces. Et ensuite tout va mieux, parce qu'on est branché sur le côté éclairé par Dieu.
Ce temps s'est retrouvé miraculeusement multiplié par deux. J'ai pu, pour la seconde fois d'affilée, me coucher très tôt. Et là, miracle bis, même si ma nuit s'est encore faite en plusieurs morceaux, Monfiston s'est levé tard. À presque neuf heures du matin.
Autre miracle, Monbébé que j'avais couché en catastrophe (il était épuisé, il n'en pouvait plus, c'était difficile à supporter au niveau sonore) avec une couche en tissu (dernier cri, mais quand même) ne s'est pas retrouvé submergé de pipi quand j'ai pu le changer ce matin. La couche avait tenu ! Pas de fuite ! Ouaiiiiis ! (Ca n'a l'air de rien, mais allez changer un bébé tout trempé qui a froid quand vous le déshabillez et qui sent le pipi...)
Ensuite, il y avait du soleil, et de la pluie, mais de beaux rayons de soleil quand même.

C'était une journée qui démarrait sous les meilleures auspices. Elle a continué comme ça, malgré un épisode tendu au moment du déjeuner.

Cet après-midi, je suis retournée dans ma boutique préférée : Origines, aux Chartrons, où Léa, l'adorable, la curieuse, la douce, la gérante de la boutique, est devenue une amie. Je n'y étais pas allée depuis au moins six mois, et là nous avions à nouveau besoin de café, de thé, de tisanes, et moi j'avais besoin de papoter. Monmari - merveilleux mari - a accepté de garder Monfiston pendant sa sieste, et moi j'ai filé hors de la maison.

C'était la Providence qui m'avait organisé cette journée. Je suis tombée, sans crier gare, sur un double arc-en-ciel en sortant du tram, puis sur une séance de réflexologie avec un thé offert, proposée par un professeur d'aïkido passionnant, récemment converti aux jus de fruits et légumes, qui a pris soin de mes pieds avec doigté et de toute ma personne avec délicatesse. Nous avons discuté de santé, de Japon, de Chine, de massages, il m'a donné des conseils et des indications très intéressants en fonction des tensions nerveuses de la famille... Et Léa, fidèle à elle-même, me bichonnait en mettant pour fond musical "Piano Stories", de Jo Hisaishi, juste parce qu'elle savait que ça me ferait plaisir. Pendant ce temps, Monbébé, en écharpe sur sa maman, dort comme un bienheureux, puis mange en somnolant, et fait des sourires en émerveillant tout le monde avec ses grands yeux émerveillés.
Gnyaaaah.
Je reviens chez moi beaucoup plus tard que prévu, avec les pieds légers, les idées en technicolor, chargée de joie et de gratitude, sans compter les thé, tisane et cafés (et cadeau pour Beau-Papa) achetés au passage. (Et vous verriez Léa dire : "alors, celle-là on n'en a plus, mais y a Câlins de Morphée, que tu avais bien aimée la dernière fois, tu pourrais prendre ça à la place" quand la dernière fois en question remonte à... peut-être un an, pfou, pas étonnant qu'elle attire du monde !)

Mon super mari ne m'a même pas demandé pourquoi je rentrais si tard.

Je rends grâce au Seigneur pour cette journée de vacances. Moi qui était tellement en vrac, je trouve même le moyen de bloguer pour partager une si belle journée. Et j'en ai tant d'autres à raconter !

Bisous les gens, prenez soin de vous, je reviens dès que possible.

Posté par Nitt à 20:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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