Les Niouzes de Nitt'

14 février 2018

Rien qu'aujourd'hui

Décalogue de la sérénité du Pape Jean XXIII

Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.

Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.

Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.

Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.

Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.

Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.

Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.

Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.

Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement — même si les circonstances attestent le contraire — que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.

Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Bonne entrée en carême !

Ici chez nous les choses progressent pour tout le monde : les enfants grandissent, le papa essaie de survivre à la tempête nerveuse qu'ils représentent, et moi je m'épanouis doucement. C'est fou ce que la Providence est douce.

Posté par Nitt à 23:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


24 janvier 2018

Woups

Mais dites-donc, c'est qu'on a failli passer tout un mois de janvier sans se parler ! Quelle horreur c'eût été ! Moi qui vous aime tant, et qui pense à vous si souv... quand mes Nenfants me le permettent (généralement vers minuit du matin quand il me reste la moitié des tâches quotidiennes à accomplir, ou 5h37 de la nuit pendant la tétée n°2) !

Or il est grand temps de vous souhaiter... une belle et sainte année 2018 !

Que 2018, année bien cuite (ou année de la frite ?), vous apporte ce que vous en attendez le plus, avec de la joie, des rencontres passionnantes, de la bonne humeur par cargaisons fréquentes et bien lourdes, de la douceur, des moments forts avec vos proches, et du repos.

Quoi ? Comment ça : "On sent la jeune maman épuisée" ?
On ne la sent pas mes amis, on la voit bien derrière ses gros cernes et son teint de pêche, et on compatit s'il vous plaît ! Monsieur Monbébé, Alias Nouméro Doué, commence tout juste à faire de vraies nuits de bébé ! À dix mois ! C'est-à-dire qu'il dort de 10 heures du soir à 5h30 du matin, au lieu de nous faire 10h-2h ! Life is good ! (Il a fait, pendant un temps, 20h-4h, mais que voulez-vous ma brav'dame, moi je vais pas me coucher à 20h45 donc ça ne m'avançait pas beaucoup. Puis il a eu des dents, et un voyage en Bretagne, et avec la diversification alimentaire, des douleurs liées au remplissage de couche, et donc sa mère n'avait plus de nuit pour dormir.) (Mais maintenant ça va mieux, justement.)

La jeune maman épuisée en profite pour vous donner des niouzes, parce qu'elle ne sait quand reviendra :
Monfiston, deux ans trois quarts, joue magnifiquement son rôle de petit garçon de deux ans : il touche à tout, commence à parler (et maintenant, comme prévu, on attend qu'il se taise, mais qu'il se taiiiiise !) cherche les limites et commence à se cogner dessus de plus en plus fort, surtout lorsqu'il tombe de la chaise, se montre toujours aussi intelligent et plein de confiance et d'initiatives, et fatigue nerveusement ses parents que je ne vous dis que ça. Il a recommencé une belle rhino attrapée pendant les vacances et réclame un "câ'in" toutes les 30 minutes (y a eu du progrès quand même, avant c'était 12), de préférence quand sa mère est dans l'incapacité totale de le lui donner. Mais on l'aime comme il est.
Monbébé, donc, est passé à deux repas par jour, plus trois tétées dont deux complétées par un biberon (hein, quand je vous disais qu'il tétait toutes les trois heures... Ceci explique cela.) et montre des appétits féroces : appétit pour les repas, mais aussi pour les découvertes, pour tout ce que touche son frère, pour le papier, pour faire comme les grands et essayer de se mettre debout, pour découvrir le monde, et il gazouille magnifiquement avec ses deux dents du bas qui poussent pour l'instant au milieu d'un grand vide. Il est trop mignon. Et quand il pleure, il stresse toute la maison. Mais on l'aime comme il est.
Monmari est en arrêt de travail pour cause de sinusite (à Bordeaux elles sont vraiment mauvaises. Moi qui n'en avais jamais eu ailleurs j'ai chopé celle du siècle juste après mon mariage. J'ai cru que ma tête éclatait.) et essaie de se reposer. Il reste merveilleux et je profite éhontément de l'avoir avec moi en journée.
Le chat... continue à faire des trucs de chat. (Miaou, galoper en sortant de la litière nauséabonde, fuir Monfiston, venir renifler Monbébé et réclamer des caresses, etc.)
Les poissons sont deux. Nous avons accueilli Silmaril le jour de la Saint Nicolas, pour tenir compagnie à Ponyo. Nous avons donc Ponyo le poisson rouge commun et Silmaril le poisson queue de voile blanc (c'est-à-dire qu'il a un gros bide bien rond et une queue double) (Et que oui, il est blanc rosé). Chaque garçon a donc son petit animal de compagnie, et le Papa la lourde tâche de l'entretien de l'aquarium. Je lui en sais gré, parce que moi j'entretiens tout le reste.

Pour Noël, j'ai reçu entre autres deux cadeaux magnifiques : une journée de vacances (je laisse les enfants à leur papa chéri et je vadrouille où je veux comme je veux) à utiliser dès que la tétée du goûter se changera en biberon du goûter, niark niark, et un extracteur de jus.
Je nous fais des jus de fruits (avec carotte intégrée) frais presque tous les matins, et nous nous régalons. Ma peau devient superbe (Je suis capable d'avoir une belle peau !!!! C'est possible ! Ça existe !) et j'ai résisté vaillamment à la rhinopharyngite des deux petits et à la sinusite du grand, avec l'aide de quelques huiles essentielles quand même. Je suis bluffée, et je me suis mise à acheter les oranges, les pommes et les carottes par paquets de deux kilos. Quand ce ne sont pas les clémentines qui sont en promo.
J'ai commencé une formation Maman Nature, avec une naturopathe, via Internet, qui va m'apprendre à utiliser comme une pro les huiles essentielles (et donc à le faire avec confiance pour mes enfants) ainsi que m'aider à mettre en route quelques bonne habitudes pour la santé familiale. L'extracteur de jus, ça vient de là, par exemple. J'ai déjà pris quelques trucs dans des vidéos gratuites : les résultats sont très encourageants, et ce que j'apprends sur les bases actuellement est extrêmement intéressant.
Je me suis aussi penchée sur le développement personnel et j'ai découvert l'EFT, la cohérence cardiaque, la guérison intérieure... Comme on ne peut pas tout faire à la fois, j'essaie de me concentrer sur le plus "parlant" pour moi. Mais déjà j'ai fait du chemin et ces différentes techniques m'ont ouvert des horizons et bien aidée ces derniers mois.
J'apprends aussi à m'organiser en cuisine.
J'apprends aussi à accepter mes limites et à préférer le sommeil à une maison parfaite, même quand il y a de la visite. Humilité, tout ça.
Et je cours après mes projets de couture.

Et là, je viens de voir l'heure et de me dire que franchement je ne sais toujours pas me coucher le soir. Vous inquiétez pas, ça aussi on y travaille.
Si je devais définir ma personne pour ce début 2018, je mettrais une grosse pancarte "en travaux" !

(Et je vous aurais volontiers mis une pitite photo, un Moutonss, une zoulie image pour vous dire bonne année tout ça, mais j'ai pas le temps.)

Posté par Nitt à 00:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 décembre 2017

Joyeux nanniversaire moua !

Aujourd'hui était donc mon anniversaire. Messages Facebouc à tout va, petits SMS dans mon téléphone, appels répétés au Japon (pour tomber sur le répondeur, snif, que fais-tu ma meilleure amie ?), cadeaux, et bonne bouffe. Avec du soleil en supplément. Belle journée finalement.

J'ai décidé de prendre un peu de temps ce soir pour venir vous raconter ma vie, ou une recette de cuisine. J'ai oublié si j'ai déjà donné la recette du délice des neiges (qui m'a servi de gâteau d'anniversaire, et comme il est sans lait ni gluten, ça peut en intéresser plus d'un) et mon navigateur plantouille généreusement, donc mes recherches ce soir sont très compliquées.
Je pourrais vous parler du dernier livre que je lis.
Je pourrais vous parler de notre dernier animal de compagnie.
Je pourrais vous parler des progrès de mes enfants.
Je pourrais vous parler des albums de Noël des Piano Guys et de Peter Hollens que je me suis offerts.
J'ai envie de tout faire à la fois, mais ça risque de ne pas être digeste.

Alors je vais opter pour... (tadaaaaa, roulements de tambours) Ponyo.

Ponyo est venu s'incruster vivre dans la maison lors des vacances de la Toussaint. 
À Bordeaux il existe une fête foraine qui revient deux fois par an, en octobre et en mars : c'est la Foire aux Plaisirs. Elle s'installe sur la Place des Quinconces, la plus grande place européenne, excusez du peu, et dure au moins deux semaines. L'an dernier nous y avions emmené Monfiston et Mongrosventre, et Monmari avait gagné une peluche de Crocmou, le dragon trop mignon du film Dragons, dont nous sommes fans tous les deux. Je crois que j'ai mis un mois à m'en remettre (ben quoi, c'était la première fois de ma vie que mon chéri gagnait un truc pour moi dans une fête foraine !) (c'était aussi la première fois de ma vie qu'un chéri essayait de gagner un truc pour moi dans une fête foraine, hein). Monfiston, lui, découvrait l'univers rigolo, tout lumineux et très bruyant que constituent ces évènements.

Il en avait manifestement gardé un bon souvenir car cette année, en voyant revenir les forains, il était tout enhthousiaste et demandait à y faire un tour chaque fois que nous passions à côté. Nous avons fini par réussir, et notre Fiston à nous a eu droit à quelques baptêmes.
D'abord celui de la Colonne des Girondins, cette immense statue qui surmonte une double fontaine représentant le fleuve, statue dont nous sommes allés écouter les glougloutements en collant nos oreilles sur l'arrière de la structure métallique. Instructif, rigolo, surtout en plein soleil.
Puis il y a eu le baptême de manège. Le test est concluant : à deux ans et demi, on n'est pas tous faits pour se retrouver coincés dans une petite voiture peinturlurée qui fait des tours et des tours loin de Papa et Maman. Il n'a pas aimé du tout, même avec Mickey qui insistait pour qu'il lui atttrape la queue.
Il y eut aussi le petit train avec Papa sur une chenille tarabiscotée. Une espèce de grand-huit pour les enfants à partir de deux ans. Intéressant, mais un peu effrayant. Et puis trop de soleil dans les yeux.
Et enfin, avant de manger des chichis bien sucrés qui donnent soif, il a testé... la pêche aux canards. À l'issue de longues minutes un peu difficiles pour Papa et Maman parce qu'il était fatigué et aucunement concentré, il a fini par récupérer ses 12 canards à crochet et a eu le droit de choisir un lot. Avion en plastique, vêtements pour Barbie made in China, pistolet à eau multicolore, j'en passe, le seul lot qui a vraiment retenu son attention était... le poisson rouge.
Regard interrogatif du Papa à son épouse, qui avait essayé de garder des poissons rouges en Chine (triste épisode). Réponse tout en sourires et en youpie de la Maman.

Grande naïveté familiale.

Le poisson rouge, mesdames zet messieurs, est interdit de séjour dans les fêtes foraines. Parce qu'il risque de lui arriver ce qui arrive à 80% peut-être de ces pauvres bêtes : on les flanque dans un bocal tout rond tout mignon, on leur donne des daphnies, et mal nourris, à l'étroit dans une loupe, sans oxygène et enfermés dans une eau où s'accumule l'ammoniac, ils développent une forme de nanisme douloureux pour eux et meurent. Même au bout de trois ans, c'est une mort précoce.

Tout cela bien sûr Monépoux l'a découvert en faisant des recherches sur la bête fraîchement adoptée pour savoir comment s'en occuper. C'est-à-dire trop tard. Pour bien faire, il faut un aquarium tempéré, filtré, lumineux, avec un biotope déjà en place, et 30 à 50l d'eau par bestiole (qui n'aime pas vivre seule), des légumes, des moustiques, de la bouffe en granules, un jeûne habdomadaire, 12 heures de lumière par jour mais pas devant la fenêtre... Enfin la totale. Et votre poisson qui peut mesurer jusqu'à 35 cm pour certaines races, il vit jusqu'à 20 ans comme ça.

Nous voici donc devenus, par inadvertance, aquariophiles.

Mamma mia !

Patiemment, donc, nous nous équipons pour offrir à notre nouveau pensionnaire un cadre de vie adapté et nous montrer dignes de la responsabilité qu'implique l'accueil d'un animal domestique supplémentaire chez nous. C'est pas parce qu'il ne sait pas parler ni miauler qu'il n'a pas droit à un traitement adéquat. Mon mari a un trop grand sens moral pour ça, et moi j'ai vu tellement de trucs ahurissants en Chine - dont des aquariums à poisson-rouge-vivant-de-décoration de la taille d'un demi-bol - que je tiens à m'occuper de ce petit bout de création correctement.

Si vous me lisez depuis... le début de cet article, et que nous avez jeté un oeil sur les liens tout autour, voire sur la bannière, vous aurez repéré que Miyazaki est une référence chez moi, par conséquent chez nous, et le poisson rouge de mon fils ne pouvait avoir d'autre nom que Ponyo. "Pyo !" pour son petit maître qui commence tout juste à parler.

La partie amusante est arrivée lorsque je lui ai annoncé qu'il existait une chanson pour son poisson ! Je l'ai entonnée une fois, ai dû recommencer deux à quatre fois... et consoler lorque j'ai annoncé que la prochaine représentation de "Maman chante la chanson de Ponyo" aurait lieu le lendemain matin. Depuis, j'ai gravé une compilation d'extraits de bandes originales de Miyazaki avec la fameuse chanson dedans. Nous l'avons écoutée en moyenne une fois par jour depuis, et je commence à bien connaître les paroles.

Mine de rien, ça nous change agréablement ce petit truc rouge qui grossit à vue d'oeil, nous fait des bruits de fontaine relaxante à la maison (c'est le filtre) et nous pose des tas de cas de conscience. (Plante ou pas plante ? Comment changer l'eau ? Déchlorer l'eau ? Quel filtre choisir ? L'aquarium de fortune en bac de rangement plastique suffira-t-il ? Quand achèterons-nous l'indispensable copain poisson ? Quel suspens mesdames et messieurs !) Et puis il vient d'ajouter à son crédit le moustique fraîchement écrasé, gentiment déposé à la surface de l'eau, qu'il a avalé comme une friandise. Il est bien ce poisson.

Et surtout, il faut voir mon fils, deux ans et demi, la voix fluette et le sourire aux lèvres, s'arrêter devant l'aquarium et dire : "coucou !" à son poisson rouge avant de lui envoyer des bisous.

N.B. : j'ai l'habitude de faire des articles avec des liens, des images, un peu plus de précision quand je raconte quelque chose, mais là mon navigateur tout frais tout beau tout remodelé par ses concepteurs... est vraiment à la ramasse. Pour rester polie. Une fois une page ouverte, j'ai beaucoup de mal à faire quoi que ce soit d'autre que rester sur cette page. C'est très nul. Mais pour poster ce soir et pas dans un an, je choisis de faire simple.

Posté par Nitt à 23:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

25 novembre 2017

Je me suis échappée

C'est devant le bain de Monfiston que j'attrape l'ordi (je le vois très bien, il prend son bain en sécurité, ne vous évanouissez pas) pour bloguer.

Enfin !

Pendant ce temps Monbébé ronchonne, parce que pour la première fois depuis cinq heures, il n'est plus dans les bras. Je commence à avoir l'habitude. *soupir*

Il faut que je vous raconte. Cela fait des mois que je médite en faisant ma vaisselle, que je vis des trucs fous, que je change lentement mais sûrement de vie et que j'ai envie d'en parler ici, et que j'ai pas le temps. Que je suis débordée d'enfants, de vaisselle, de linge, de cuisine, de sommeil (ah les nuits en 3 fois - avec frais - c'est si efficace pour vous bousiller la cervelle), de mari qui a des choses à me dire où à écouter...
Cela fait longtemps que je me dis, en râlant, en criant, en soupirant, que j'ai besoin de vacances.
Cela fait longtemps que je me demande comment laisser Monfiston à personne puisque personne n'est disponible et qu'en plus, avec un rythme d'une tétée toutes les trois heures, je ne peux pas laisser Monbébé non plus puisque je n'ai pas le temps de tirer mon lait.
Cela fait longtemps que je me déshydrate et que je tente malgré tout de boire, boire, boire pour compenser les tétées et le froid qui me prennent toute mon eau.
Depuis plusieurs jours j'étais tellement fatiguée que je n'arrivais plus à prier.

Et puis j'ai réussi à prendre un peu de temps. Pour rendre grâces d'abord. Râler est un sport typiquement français, et c'est le seul qui soit mauvais pour la santé. Il faut rendre grâces. Et ensuite tout va mieux, parce qu'on est branché sur le côté éclairé par Dieu.
Ce temps s'est retrouvé miraculeusement multiplié par deux. J'ai pu, pour la seconde fois d'affilée, me coucher très tôt. Et là, miracle bis, même si ma nuit s'est encore faite en plusieurs morceaux, Monfiston s'est levé tard. À presque neuf heures du matin.
Autre miracle, Monbébé que j'avais couché en catastrophe (il était épuisé, il n'en pouvait plus, c'était difficile à supporter au niveau sonore) avec une couche en tissu (dernier cri, mais quand même) ne s'est pas retrouvé submergé de pipi quand j'ai pu le changer ce matin. La couche avait tenu ! Pas de fuite ! Ouaiiiiis ! (Ca n'a l'air de rien, mais allez changer un bébé tout trempé qui a froid quand vous le déshabillez et qui sent le pipi...)
Ensuite, il y avait du soleil, et de la pluie, mais de beaux rayons de soleil quand même.

C'était une journée qui démarrait sous les meilleures auspices. Elle a continué comme ça, malgré un épisode tendu au moment du déjeuner.

Cet après-midi, je suis retournée dans ma boutique préférée : Origines, aux Chartrons, où Léa, l'adorable, la curieuse, la douce, la gérante de la boutique, est devenue une amie. Je n'y étais pas allée depuis au moins six mois, et là nous avions à nouveau besoin de café, de thé, de tisanes, et moi j'avais besoin de papoter. Monmari - merveilleux mari - a accepté de garder Monfiston pendant sa sieste, et moi j'ai filé hors de la maison.

C'était la Providence qui m'avait organisé cette journée. Je suis tombée, sans crier gare, sur un double arc-en-ciel en sortant du tram, puis sur une séance de réflexologie avec un thé offert, proposée par un professeur d'aïkido passionnant, récemment converti aux jus de fruits et légumes, qui a pris soin de mes pieds avec doigté et de toute ma personne avec délicatesse. Nous avons discuté de santé, de Japon, de Chine, de massages, il m'a donné des conseils et des indications très intéressants en fonction des tensions nerveuses de la famille... Et Léa, fidèle à elle-même, me bichonnait en mettant pour fond musical "Piano Stories", de Jo Hisaishi, juste parce qu'elle savait que ça me ferait plaisir. Pendant ce temps, Monbébé, en écharpe sur sa maman, dort comme un bienheureux, puis mange en somnolant, et fait des sourires en émerveillant tout le monde avec ses grands yeux émerveillés.
Gnyaaaah.
Je reviens chez moi beaucoup plus tard que prévu, avec les pieds légers, les idées en technicolor, chargée de joie et de gratitude, sans compter les thé, tisane et cafés (et cadeau pour Beau-Papa) achetés au passage. (Et vous verriez Léa dire : "alors, celle-là on n'en a plus, mais y a Câlins de Morphée, que tu avais bien aimée la dernière fois, tu pourrais prendre ça à la place" quand la dernière fois en question remonte à... peut-être un an, pfou, pas étonnant qu'elle attire du monde !)

Mon super mari ne m'a même pas demandé pourquoi je rentrais si tard.

Je rends grâce au Seigneur pour cette journée de vacances. Moi qui était tellement en vrac, je trouve même le moyen de bloguer pour partager une si belle journée. Et j'en ai tant d'autres à raconter !

Bisous les gens, prenez soin de vous, je reviens dès que possible.

Posté par Nitt à 20:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

08 novembre 2017

Caramba

Je finis par me poser devant l'ordi avec un peu moins le syndrôme de la page blanche que d'habitude... avec un bébé en train de s'endormir en mangeant sur un bras, et plaf, son grand frère se réveille et se pend à la poignée de sa porte.

Ce sera pour une autre fois. Je ne vous oublie pas, je suis seulement débordée.

Posté par Nitt à 15:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


15 août 2017

Assomption 2017

Aujourd'hui ma jolie famille et moi sommes à l'Île-Bouchard.

Ce qui veut dire que nous ne sommes pas devant l'ordinateur. Mais je vous ai préparé une gâterie en l'honneur de la Sainte Vierge : Mary Did You Know, de Peter Hollens. Un très beau chant à la mère du Sauveur...

Posté par Nitt à 10:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 août 2017

Un p'tit coucou

Après un achat compulsif prémédité et conséquent de meubles, puis un bref séjour chez mes beaux-parents, ce qui nous a permis à Monmari et moi d'aller faire le ménage à haute dose chez nous et un rangement de fous pour accueillir un peu de famille en notre absence (on fait l'hôtel à distance ^^) nous sommes partis en vacances.
Ouéééé.

Je vous le refais en plus détaillé : Monbébé a redéfini la géographie de notre appartement : il nous fallait une chambre d'enfantS, un salon mieux équipé pous y mettre ce qui ne tenait plus dans la chambre sus-nommée, et un nouveau lit pour Monfiston afin de mettre Monbébé dans un lit à sa taille, qui ne cesse de changer. Eh ouais, c'est que ça croît vite ces petites choses-là.
Nous avons donc commandé deux étagères, un lit d'enfant, un meuble de rangement pour jeux de société ; les étagères sont en place et presque rangées, le lit est arrivé et il s'aère chez les beaux-parents (c'est très important d'aérer les meubles neufs, si possible pendant deux mois avant utilisation, pour évacuer la majorité des produits chimiques dangereux pour les poumons. Encore plus pour des poumons de deux ans d'âge, ou de quelques mois seulement), le meuble de rangement va arriver après nous.

Nous avons pris trois jours pour souffler hors de chez nous et revenir sans petites mains qui touchent à tout pour faire le ménage tran-quilles. La maison est restée rutilante et impeccablement rangée, Monmari a raté le dernier bus pour nous rejoindre avant le jour fatidique du départ, (huhu, ça lui ressemble bien, mais je sais aussi que l'appartement que nous laissons à la famille en notre absence est parfaitement en ordre grâce à lui) et nous sommes montés dans la groOosse vouature de Grand-Père direction la Bretagne.

Huit jours pour... tomber malades (Monfiston, moi, Monbébé, Mamaman... tournée générale !) profiter de mon adorable grand-mère et de l'air iodé local, faire un petit tour à la recherche d'une porte ouverte pour entrer dans l'église de notre mariage, faire connaissance avec Pippin, le nouvel inséparable rigolo qui attire à lui les oiseaux sauvages (une tourterelle et un moineau qui sont rentrés dans la véranda lui gazouiller des nouvelles !!!), se recueillir à Ste Anne d'Auray et bien manger.
Sans oublier en ce qui me concerne des retrouvailles avec Jacques, mon premier moniteur de conduite, qui m'a embarquée pour une heure et demie de révisions que je suis loin de regretter. Je sais désormais utiliser mes rétroviseurs latéraux pour me garer et faire des manoeuvres comme il faut. Aaaah.

Puis, zouuu, nous sommes repartis pour le Gâtinais avec une demoiselle qui nous a emmenés chez ses parents, amis de longue date qu'il me tardait de revoir. Nous sommes comme des coqs en pâte, en pleine campagne au milieu des champs, c'est calme, la météo est pourrie mais c'est pas grave, tout le monde est adorable et nous nous refaisons tranquillement une santé. Nous mangeons les légumes du potager, Monfiston fait de la draisienne dans le jardin et nourrit les poules, Monbébé fait l'admiration générale et des câlins à tout le monde (et ses dents...), c'est un petit paradis.

Lundi prochain, départ à nouveau pour aller chez la Sainte Vierge. Vous en saurez plus le jour-même.

Poutous les gens qui me lisez encore, et à bientôt pour de nouvelles zaventures !

Posté par Nitt à 23:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

20 juillet 2017

10 ans !?!

Wouhouhou les gens ! Mon blog a dix ans (depuis le mois de janvier en fait)... il s'en sera passé des choses !

Pour fêter cela, je vous propose un résumé de ces dix ans de vie.

2007 : je suis en stage de fin d'études en association franco-chinoise et je m'éclate. Je vis à Paris et j'en profite. Je découvre avec passion les huiles essentielles, encore un marché de niche à l'époque. Je travaille comme une folle sur mon mémoire avec mes deux collègues et nous finissons avec une très jolie note.
Je suis diplômée.

2008 : Je cherche du travail et je n'en trouve pas. Je n'ai pas trop les moyens de bouger car je n'ai droit à aucune aide, et je déprime un peu. Puis se produit un évènement inattendu : je passe mon dernier trimestre de l'année à Long Island et New York, comme jeune fille au pair. J'ai réalisé mon rêve de New York et je fête mes 25 ans aux États-Unis. Je reviens différente, plus sûre de moi.

2009 : Je retourne au Japon, en juin, pour chercher du travail, et ne pas en trouver. Mais je revois Tôkyô qui a commencé une belle mutation. Et qui pourtant reste toujours la même. Je décroche presque sans le faire exprès mon premier emploi de prof de FLE à Shangqiu, en Chine. Je découvre un pays aux antipodes de celui où je voulais partir, et aussi du mien... Cela changera et définira une partie de ma vie (je continue par exemple à rêver la nuit que je retourne à Shangqiu... et ces songes ne sont jamais agréables. Bizarre.).

2010 : Je vis à Shangqiu, cohabite avec Marion, joue la Maman-Poule (cot cot) de 8 étudiants adorables et découvre la Chine. Pékin, avec le nouvel an chinois (passer 24h à l'intérieur d'un feu d'artifice ! dingue !!!) et la nourriture locale. Bonne, mais carencée. Je reviens passer près de quatre mois de vacances en Bretagne (ma mère a déménagé en mon absence) où je récupère frénétiquement du poids. Je repars en Chine où je me retrouve... toute seule. Ouuuh.
En décembre un commentaire sur mes mésaventures informatiques change ma vie.

2011 : Je passe mes vacances d'hiver en Thaïlande. Avec et grâce à Brett et Shannon, les merveilleux. Je rencontre Mark, de Krabi Autrement, qui me fait découvrir le vrai Krabi, celui qui existe derrière le tourisme bête et méchant de masse. Ce sont parmi les meilleures vacances de ma vie. Je finis mon année scolaire en Chine, déclare un virus non-identifié qui me fiche en l'air pendant une année entière (sieste obligatoire jusqu'en mars de l'année suivante) et rentre définitivement en France.

2012 : Je décroche mon permis de conduire. Dernière année comme animatrice (et même coordinatrice) à la Cotellerie, pour la session Marie-Espérance. Je m'installe à Bordeaux, gagne ma vie comme auxiliaire de vie scolaire et découvre le collège, le primaire et même la maternelle d'une petite école privée de banlieue. Je fais mon trou et beaucoup de rencontres.

2013 : Je me fiance. J'adopte Fleur de Lys, chatounette de quatre mois perdue devant ma fenêtre à 2h30, un matin de printemps. Je découvre l'Espagne avec les Jeunes de la Famille Marianiste et la Belgique à Beauraing comme animatrice pour l'Emmanuel. Je décroche mon premier contrat à l'Allionce Fronçaise locale, ce qui est un beau début (l'Allionce est géniale : personnel formidable, matos de pointe, ambiance sympa, je vis mon métier de façon différente et c'est agréable).

2014 : Je me marie et me mets à la couture. Bordeaux est maintenant mon chez moi et je suis très heureuse ici. Je rencontre le talentueux Gilles Thoraval lors d'un covoiturage et il m'offre son album Rêveurs de Lendemains, après que je lui aie acheté l'album Balades En "Chantées". Je voulais faire connaître sa musique aux enfants que j'aurais plus tard.

2015 : Je deviens maman. Je pratique l'allaitement exclusif à longue portée et découvre toutes les contrariétés bonnes idées qu'on te donne sans attendre qu'on te les demande joies de la maternité. Mon bébé est magnifique et je considère comme un honneur d'être sa mère. Je lui chante encore et encore la berceuse de G. Thoraval.

2016 : Je travaille comme une folle et invente toute une série de cours de phonétique pour l'Allionce. Là où je suis fière c'est que j'arrive à mettre du G. Thoraval et du Avez-Vous Déjà Vu (et aussi du Samantha Oups) dedans... et que ça marche ! C'est un petit chef-d'oeuvre en ce qui concerne ma vie professionnelle. Je deviens marraine.

2017 : Maman bis. Honneur bis. Je réaménage l'appartement pour faire tenir Monbébé avec Monfiston et Noslivres (dur). Je fais du tri par le vide, et ça fait du bien dans la tête. Je passe le meilleur 14 juilletde ma vie : sur la Garonne, avec mes Zommes (Un mari, deux fils), devant les feux d'artifices tirés depuis une barge sur le fleuve, en buvant du vin du château La Levrette. Et nous voilà.

Avec tout ça dans le désordre : des Moutonss, des rencontres grâce à ce blog qui ont donné de solides amitiés, (Froumi, Sékamado, Coolus, Yayon, je pense fort à vous), des petites bêtes, de la musique, et j'en passe.

Je ne fais pas ceci pour être lue par tout un tas de gens, juste pour donner des niouzes à ceux qui m'aiment et ne me voient pas assez, mais ce blog a créé d'incroyables opportunités, et de beaux, parfois magnifiques même, échanges.
MERCI.

Posté par Nitt à 17:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 juin 2017

Cousettes # Sac à bisous !

Un jour il faudra que je prenne le temps d'en faire d'aussi chouettes pour mes fils. Celui de Monfiston a été cousu en quatrième vitesse avant la naissance de Monbébé, à partir d'un sac Winnie l'Ourson offert par ma meilleure amie il y a des zannées et des zannées. Il l'aime bien et l'utilise à tort et à travers, mais c'est moins réussi que celui-ci :

IMG_6091

IMG_6092

On m'a demandé il y a quelques mois à quoi servait un sac à bisous.
C'est très simple : les jeunes enfants n'ont aucune notion du temps. Pour eux, comme pour Dieu, il y a le présent et c'est tout. Par conséquent se repérer dans le temps leur est très difficile. Alors imaginez lorsqu'ils font un petit séjour seuls chez des amis ou des grands parents, la difficulté de savoir combien de jours ils y passent, combien de jours il reste avant de retrouver Papa et Maman ! Le sac à bisous est votre solution ! Un bisou par jour passé loin des parents est glissé dans le sac avant le départ, et chaque soir on s'en pose un sur la joue puis on le range dans une poche spéciale. On peut alors compter les jours restants, matérialisés par les bisous, et se savoir toujours aimé de Papa et Maman, ce qui rassure au moment du coucher. Les enfants en raffolent, et Monfiston joue avec pendant la sieste, souvent en recouvrant sa peluche préférée de cœurs multicolores, ce qui le fait beaucoup rire. C'est aussi un biais réconfortant en cas de coup dur émotionnel : grondé par Papa, hop, je vais chercher les bisous et je me console.

Voilà voilà. Ce sac servira pour adoucir une séparation pendant le passage à la maternité de la maman...

Posté par Nitt à 17:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 mai 2017

Fils de Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 17, 1b-11a)

    En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

    Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

IMG_0002

27 mai 2017, baptême de notre second fils.
C'était beau comme un mariage.

Lorsque nous regardons nos enfants nous sourire,
lorsque nous nous reconnaissons en eux,
nous éprouvons une telle joie !
Quelle doit être la joie du Père de prendre dans ses bras un tout petit,
et d'y reconnaître son Fils bien-aimé !

"C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère." dit le psaume 138.
Dès avant la naissance de cet enfant, j'ai reconnu la Main de Dieu dans tous les évènements importants de sa vie. J'ai été encouragée et réconfortée de part et d'autre sur le choix de la façon dont j'allais le mettre au monde. Le lendemain de sa naissance, nous avons appris son père et moi qu'il allait devoir rendre visite aux médecins toute sa vie. Nous avons passé quatre jours en hôpital, service spécialisé, pour surveiller son évolution (qui fut parfaite). Et la Main du Seigneur nous a guidés et conduits. L'évangile du dimanche passé à l'hôpital était parfait. La visite de l'aumônier fut une profusion de grâces.
Et le baptême a été magnifique. Cet enfant est véritablement béni.

Posté par Nitt à 21:11 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,