05 juillet 2009
Les questions que tout le monde me pose
Bonjour bonjour.
Avant de reprendre l'anté-blogage, je voudrais ici répondre à quelques questions que tout le monde me pose dès que je dis "je suis de retour" quelque part.
Et au passage je vais tordre le cou à quelques idées tenaces.
- Ah tu dois être complètement décalée avec le "jet-slag" ?
Non. Je suis morte de fatigue (enfin ça se calme) parce que le voyage a été épuisant et le changement de climat (chaud et humide à chaud et sec, avec des horaires d'ensoleillement différents) a été rude. Et puis depuis mon retour j'ai été très occupée, donc j'ai beaucoup dormi cette semaine pour éponger tout ça. Mais point de décalage horaire.
La réaction immédiate et logique serait ceci :
- Mais, comment tu fais ?
J'ai suivi les conseils d'une tante à la mode de Bretagne (ça tombe bien je suis bretonne) : j'ai dormi dans l'avion et changé ma montre pour la mettre à l'heure de la destination, et je m'expose au soleil l'après-midi. Comme le voyage était très long, même si j'ai mal dormi, j'ai absorbé une partie du décalage horaire pendant le trajet. Ensuite je suis quelqu'un d'hyper adaptable, tant que j'ai du chocolat et les moyens de dormir 8h/nuit. Donc votre décalage horaire, ça fait 4x2 fois que je suis censée le subir, vous me faites bien rigoler avec.
- As-tu fait bon voyage ?
Je vous raconterai en détail. La version courte, c'est "bwof bof à tendance non".
- Pas trop dur de te réhabituer ?
Ah savoir de quel côté se mettre dans les escaliers roulants ou les couloirs, c'est devenu compliqué, oui. Mais à part ça je ne suis partie qu'un mois les amis. Rien à voir avec le retour de New York !
- Tu as du travail, des pistes ? T'en es où ???
Wow, du calme ! Je suis partie un mois, durée pendant laquelle je n'ai pu que débroussailler le terrain. J'ai rencontré des tas de gens (d'ailleurs j'essaie de vous raconter ça mais c'est un peu compliqué, vu que je ne suis jamais chez moi, je ne fais jamais tout à fait ce que je voudrais) reçu des tas de bons conseils, déposé une candidature dans une école où on m'a dit qu'il y avait des profs qui venaient faire pareil tous les jours, envoyé deux candidatures sur le net, et j'en ai encore deux à traiter. Ensuite advienne que pourra, à la grâce de Dieu, touss... tout ça.
- Alors, heureuse de retrouver les fromages, la cuisine française, tout ça ?
Ben heureuse de rentrer, de retrouver mes oiseaux, ma famille, les projets qui m'attendaient, mais la cuisine française, si vous saviez ce que j'ai bien mangé au Japon, et à quel point on supporte mieux la chaleur avec leur alimentation... Vous comprendriez que je vous dise qu'elle ne m'a pas manqué plus que ça.
Pour les fromages, là-bas il y a du K*ri (oui, le français de chez nous) estampillé France partout d'ailleurs, du Cream Cheese américain (une sorte de Saint Mor*t en tout aussi bon et crémeux) et quelques autres qui sont pour le coup très très chers. En fait le fromage de chèvre et le lait de chèvre m'ont manqué. Là-bas ça n'existe pas, alors que je n'ai plus droit qu'à ça pour ma peau... Mais le reste, j'étais presque désolée d'en manger !
Je suis heureuse de rentrer parce que là-bas on dépense dans les 8 euros par jour en transports et que je n'avais plus du tout les moyens. Parce qu'ici je peux cuisiner sans demander où s'allume la gaz, quelle poêle employer et comment... je suis autonome quoi. Pareil pour le métro, qui en plus est gratuit pour moi à Paris, et où il est impossible de se perdre.
- Alors, triste de rentrer ?
Ben, bien sûr, un peu, mais j'ai la ferme intention (oui, comme dans l'acte de contrition) d'y retourner dans ce beau pays. Je lui ai trouvé des défauts bien sûr, mais la France en a un sacré paquet et finalement les deux se valent. La France est plus confortable parce qu'ici je me perds moins, j'ai mes marques, mes petits habitudes (aaaargh noooon pas çaaaa, pas moiiii !!) mais au Japon... bientôt je posterai les différences entre les deux pays, vous comprendrez mieux.
- C'est comment là-bas ?
Ben, vous lisez mon blog depuis combien de temps pour oser me poser cette question ????
- Tu y retournes quand ?
Quand j'y ai un travail, ou assez d'économies pour y aller en touriste. On verra.
04 juillet 2009
Seku-hara (sékou hhala)
Je vous assure que je fais tout mon possible pour vous raconter la suite de mes aventures nipponnes. Si si, je suis devant l'ordi depuis de longues heures et je tâche de retoucher mes photos et compléter mes brouillons postés de longue date.
Mais j'ai beaucoup de mal à me concentrer.
La raison en est toute simple. C'est ce qu'on appelle en japonais le "seku-hara", mot-valise japonais pour "harcèlement sessouel" (eh pas folle, je veux pas récupérer tous les dingues du net via Gogole). Rassurez-vous, halte à la syncope, c'est pas du tout moi la victime.
C'est Chapi.
Mais si, vous savez, mon inséparable femelle.
Il faut vous dire que la cage est juste à côté de moi quand je suis à l'ordi, et aujourd'hui, Chapo - le mâle, suivez donc un peu - est déchaîné. J'avais assisté au même ballet au début du printemps, ben là ils sont complètement fous les piafs.
Ca mériterait d'être filmé, ils sont déjà drôles d'habitude, mais aujourd'hui c'est vraiment le pompon : Chapi et Chapo (respectivement masque jaune et masque rouge) alternent les bêtises quotidiennes (décrocher les gamelles de bouffe, fienter sur leur pomme neuve, jeter dans leur baignoire des morceaux de végétaux qu'ils y laisseront croupir avec plaisir, se coller sous les ailes des bouts de tige de millet soigneusement dépiautées avec le bec, essayer de déchiqueter le sisal qui compose leur nid, se chipoter pour savoir qui a le droit de tenir sur le barreau n°3 et d'escalader le voisin pour accéder aux graines, déshabiller leur gâteau qui était pourtant super bien emballé-collé dans un carton et envoyer voler les miettes partout, ...) avec des trucs de ouf.
La pauvre Chapi se fait appeler gentiment au fond de la cage par un Chapo roucouleur qui lui fait les yeux doux, et après avoir bombé le torse dans tous les coins et toutes les directions, Môssieur Chapo plie les pattes, écarte les ailes, fait des bonds (et envoie du sable partout) et tente de grimper sur le dos de la pauvre Chapi qui se fait griffer copieusement le dos et le cou. Elle riposte en filant des coups de bec et finit par désarçonner Chapo qui recommence son cirque : roucoulements pour rappeler Chapi qui remonte dans la cage : "reviens s'il te plaîîît" , une fois celle-ci redescendue, Môssieur roule des mécaniques, fait des pompes, et retente une manœuvre d'approche.
Chapi le renvoie balader, et quelques heures plus tard, après un concert - pour accompagner YMCK et Edgar Novak sans doute - ils recommencent.
C'est tellement amusant à voir que je reste fascinée à les contempler en me disant que décidément ces oiseaux sont trop mignons ; mais du coup j'ai du mal à bloguer.
Eh oui.
Bon allez, pour l'instant l'un mange et l'autre fait les yeux doux au fond de la cage... au boulot.
02 juillet 2009
Rapidous
Coucou tout le monde !
Je suis rentrée !
J'ai rangé mes affaires, mis de côté les colis à transmettre (et tes livres de couture Sekamado) et là je suis à la bourre...
Je dois préparer du dîner (pas de bento ? ah bah non... snif) et promener la bêêête (oui, vous savez, le truc avec des poils, des griffes et une queue en tire-bouchon - non ce n'est pas un cochon, celui qui a dit ça tu sors) avant de rejoindre môman et tonton et de me rendre...
au
premier
concert
d'Edgar Novak.
Wouuuuuhouhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !
Bon, j'ai brouillonisé plein d'articles sur le Japon, vous en faites pas vous aurez la suite de mon séjour, il me faut juste le temps de m'en occuper (et ça va en demander beaucoup).
Allez à très vite !
21 juin 2009
Dimanche, boeuf bourguignon !
Dimanche, une fois n'est pas coutume, c'est Akiko qui roupille quand je sors pour aller à la messe, - et qui roupille toujours quand je reviens (hihi). J'arrive tout juste à l'heure et assiste aux adieux émus du curé à certaines de ses ouailles qui préparent leur retour au pays.
Le retour se fait chaotique, parce que je maîtrise bien l'aller, mais j'ignore le nom du terminus de la ligne de retour (ce qui change tout) et navigue un peu à l'aveuglette avant de retrouver enfin le bon chemin. Ouf.
Non, la méthode petit Poucet ne marcherait pas dans le métro.
Puis nous nous faisons un après-midi musique et films, lorsque la tante d'Akiko nous appelle de deux étages au dessous pour nous dire que puisque nous n'avons plus rien à faire ce soir (un rendez-vous annulé) et que toute sa famille sera présente, nous pourrions descendre cuisiner le boeuf bourguignon promis au lieu d'attendre demain. Tant pis pour le tirami-sù pour lequel nous avons couru partout.
Nous descendons un peu tard (des impératifs incompressibles) et cuisinons comme des folles pendant quelques heures, pour obtenir un superbe bœuf bourguignon aux pommes de terre, qui épate tout le monde. Moi je me régale car c'est un plat que nous mangeons souvent à la maison et que j'aime énormément, eux se régalent car c'est un plat français. Ensuite nous sommes invitées à regarder la télé puis à prendre un bain à la japonaise, dans une salle de bain super équipée et bien confortable, et après avoir mariné pendant quelques délicieuses minutes, je sors de la maison où on s'est endormi devant la télé pour remonter chez Akiko, en passant par la fraîcheur du soir, si douce après un bain très chaud, et m'écraser au fond de mon lit. En effet, un bon bain bouillant qui active bien la circulation, ça assomme complètement.
19 juin 2009
Et doucettement, on pense au retour
Eh oui, même si c'est pas drôle, je pense un peu au retour qui approche.
Snif.
Mais la bonne nouvelle, c'est que le lendemain de mon atterrissage, je vais aller écouter un musicien génial. Pour son premier concert. Que je n'osais espérer. Que ça fait longtemps que je le connais et suis fan de ses créations.
Que si vous n'avez rien à faire le 2 juillet sur Paris, ben y a plus qu'à réserver pour le Zèbre de Belleville.
Comment ça vous ne savez toujours pas de qui je parle ?
Mais d'Edgar Novak voyons ! Il a un myspace juste là, avec de la musique dessus !
Vous l'aurez remarqué, cette fois je ne post-poste pas, parce que ce que je vous raconte n'est pas en lien direct avec mes balades au Japon. J'essaie de poster, mais je suis un tantinet occupée à visiter la CCIFJ (Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Japonaise) et modifier mon CV pour qu'il ressemble à quelque chose, avant de l'envoyer à droite à gauche. Oui, ayé, j'ai enfin des adresses. Et puis en plus, Canalblog fait des siennes apparemment, en ne postant mes billets que 2 jours après leur envoi. Porte nawak j'vous dis.
Bon allez j'ai du travail. Même si je fatigue sérieusement devant l'ordi.
Ah et allez donc féliciter Papa et Maman Brodent pour leur petit dernier !
14 juin 2009
Dimanche, premier trajet toute seule !
Dimanche, Akiko a un rendez-vous de son côté, et moi un grand rendez-vous d'Amour du mien. Je la retrouve après la messe et un tour dans le jardin public de Hiro-o




Après un petit mitraillage en règle du quartier le plus international de Tokyo (plein de visages pâles), je pénètre dans LE parc municipal. Eh oui, comme expliqué sur le plan ci-dessous, le jardin de Hiro-o a été construit sur le terrain qui a été le domaine tokyoïte du seigneur samouraï Nanbu Minotokami de la période d'Edo (1603-1867) à 1896. Il passa alors à la lignée Arisugawanomiya, famille impériale, puis en 1913 il passa à la lignée Takamatsunomiya. Poussé par un grand intérêt personnel dans la promotion de l'éducation et la santé des enfants par la nature, son Altesse Impériale le Prince Takamatsu (Nobuhito) (1905-1987) fit don de 36 385 m² (environ 9 acres) de terre pour l'établissement d'un parc le 5 janvier 1934, anniversaire de la mort du prince Arisugawa Takehito (1862-1913). La ville de Tokyo commença immédiatement la construction et le Parc mémorial Arisugawa Nomiya fut ouvert le 17 novembre 1934. Suit une description du parc et du principe d'imitation de la nature dans le style rinsen typiquement japonais, et la mention de l'ajout de terrains de baseball et de tennis avec la taille actuelle : 67 131 m².
En ce moment il y a un peu partout dans le parc des pancartes qui demandent de faire attention, s'il vous plaît, aux chenilles qui sont des animaux dangereux. Apparemment il y a une invasion de bestioles urticantes et elles ont la sale manie de tomber dans le cou des gens. Brrrr. Je resserre mon col et continue vaillamment. (oui, saluez mon courage héroïque à votre service)
Là, dans le fond, il y a un homme qui joue de la guitare. Quelque chose de doux et poétique. Au premier plan, un vieux couple profite du calme.
Regardez bien au centre de la photo de gauche : un corbaque ! C'en est truffé ici !
A droite, la statue du Prince Arisugawa Taruhito
différents types de can(n)es dans l'eau...
Je prends ensuite le métro direction Naka-Meguro, où je dois retrouver Akiko. Nous mangeons un morceau chez un concurrent japonais de mon fournisseur officiel de chocolats chauds quand j'étais à New York, et après un tour dans une boutique à 100 yens, nous nous dirigeons à pieds vers Harajuku, qui est juste à côté.
Et au détour d'une rue... le chaos, plus qu'un brouhaha, une véritable marée de bruit nous assaille :
Il semble qu'il s'agisse de propagande politique pour de futures élections... Akiko n'a rien compris elle avait trop mal aux oreilles.
Akiko essaie des chapeaux dans une boutique avec ambiance musicale à donf et vendeurs avec chapeaux sur la tête (ce qui en plus leur va furieusement bien... râh ces Japonais) et après nous être interrogées sur la présence de deux filles habillées presque pareil dans un look voyant et plein de rose, de vert pomme et de jaune (animation pour un mariage me dit-on), nous tombons sur ceci :
Nous atteignons ensuite Harajuku où nous commettons quelques folies dans un magasin à 100 yens (oui, un autre) et après quelques essais et recherches infructueux, je me rends compte que non, ce n'est pas ce soir que j'aurai une nouvelle robe... et puis... puis grand moment de solitude quand ma meilleure amie réalise qu'elle a oublié quelque chose : nous fonçons chez sa tante qui nous a invitées pour un dîner tempura. J'étais censée apprendre à les cuisiner (tempura = beignets de légumes et de crevettes, absolument exquis). Nous arrivons très en retard... c'est la honte d'autant qu'un couple est arrivé à l'heure et qu'ils ont déjà mangé, ou presque.
L'ambiance est plutôt bonne quand même, malgré le sentiment de malaise intense de ma meilleure amie qui s'en veut à mort. Elle décide de cuisiner un plat bien français dans un avenir proche pour se faire pardonner, et on me demande de bien vouloir collaborer en apportant mon savoir-faire. Ceci donnera bientôt un bœuf bourguignon mémorable.
13 juin 2009
Recette anti-grippe
Samedi nous avons dormi. Ce n'est pas passionnant, donc je vous donne la recette de l'huile emportée avec moi, et qui devrait être utile aussi en France maintenant vu l'apparition d'un nouveau foyer de grippe A du côté de Toulouse.
Elle est anti-virale et anti-bactérienne, à appliquer sur la plante des pieds et le torse matin et soir, quand on se rend dans des endroits sensibles ou qu'on a besoin de renforcer ses défenses immunitaires. Ouais, ça marche comme les micro-yaourts sauf que là avec 50ml on en a pour longtemps et on ne rejette pas tout un tas de petites bouteilles en plastique dans l'environnement.
- Si tu es un fabricant des objets dont je parle, j'ai pas dit que ça remplaçait, et je suis consciente du fait que des tas de gens trouvent ça très bon. Mais c'est à eux de choisir. -
Huile du cochon volant (bah oui, grippe porcine, virus transmis par les airs, suivez un peu) :
50 ml d'huile végétale (première pression à froid)
10 gouttes d'HE d'arbre à thé
10 gouttes d'HE d'eucalyptus radiata
10 gouttes d'HE de ravintsara.
Et voilà. En plus ça fait une huile de massage assez sympa pour les articulations douloureuses et les pieds endoloris par des heures de marche ; j'ai testé !
Je rappelle juste que les droits
d'auteur c'est pas pour rigoler, et si vous aimez cette recette je vous
serais reconnaissante de faire un lien vers le blog plutôt que de
copirater. Je rappelle aussi que l'usage des huiles essentielle doit se
faire par des personnes renseignées et averties et beaucoup de bons
sites, dont le Fil Vert, en lien à droite, vous permettront d'en savoir
plus avant de vous brûler la peau... Ce serait fort dommage. Et je ne
saurais être tenue pour responsable pour un quelconque dégat que ce
soit. Le plus simple est de faire un test patch (appliquer un peu du
produit sur l'intérieur du poignet ou du coude et attendre 24h. Si pas
de réaction, on peut l'utiliser. Attention aux huiles à éviter suivant
certaines affections, et en cas de grossesse ou d'allaitement.)
Je rappelle aussi que je ne suis pas médecin et que l'usage de cette huile aide à lutter contre les microbes, mais ne dispense en aucun cas de se laver les mains, d'aérer les endroits où l'on vit, de faire attention à ses fréquentations (les gens qui sont allés dans les pays infectés moins de 8 jours avant de vous voir) et de suivre tous les autres conseils donnés par les organismes de santé.
Ensuite cette recette concerne les adultes, ne vous amusez pas à l'appliquer aux enfants c'est trop fort pour eux. Là vous pouvez songer aux petites bouteilles citées ci-dessus. Pour les moins de 15 ans demandez conseil au moins à votre pharmacien, voire à un naturopathe ou aromathérapeute avant de le soigner avec des huiles essentielles.
12 juin 2009
Vendredi, repos mesdemoiselles
Vendredi, boulot, magasinage dans la galerie commerciale à côté :

Une grande photo pour un gros taxi et un pitit camion !
Retour à la maison en passant par Kamata (une station de métro pas loin, par laquelle nous passons obligatoirement pour rentrer) où Akiko se trouve de nouvelles chaussures pour compléter ses emplettes de la veille, sieste, et ... c'est tout.
11 juin 2009
Jeudi, grande balade et gros magasinage
Jeudi matin, nous sommes un peu à la bourre, et puisque j'ai envie de flâner je laisse Akiko prendre de l'avance et je déambule dans les environs. je ne suis pas déçue je trouve plein de beaux clichés à prendre :
Admirez la taille des camions siouplé...
Un rat qui mange des coquillages, si si !
Quelques heures après un travail harassant, nous tournicotons dans les rues avoisinantes - Akiko ne trouve pas LE restaurant où elle voulait m'emmener - pour manger du monjayaki, la spécialité du quartier : une sorte d'okonomiyaki à partager à deux, qu'on fait cuire sur une plaque chaude au milieu de la table et qu'on mange petit bout par petit bout. On dispose pour cela de deux grandes palettes pour cuisiner le truc, et deux petites, avec deux assiettes plus ou moins grandes en fonction du restaurant, où on pose la partie découpée avec la petite palette pour la faire refroidir avant de la mettre en bouche. Après un essai raté dans un restaurant où on ne les prépare qu'avec des crevettes, nous choisissons un restaurant avec une partie "moderne" - tables et chaises comme chez nous - et une autre traditionnelle où nous allons nous asseoir.
Ensuite nous allons dans un magasin de vêtements d'occasion, B-style (ou à peu près) qui en jouxte un autre, et nous craquons sur des vêtements vendus entre 200 et 1000 yens (soit entre 1,50€ et 9€). Affolant.
Puis nous magasinons un peu pour le plaisir et avons droit à un grand fou-rire avec ceci :
"Pia, un endroit joieux et excitant !"
10 juin 2009
Mercredi, jour de pluie !
Mercredi a été annoncé à la télévision comme le premier jour de la saison des pluies (la météo de Tôkyô, par ici). Une chape d’air chaud, lourd et humide nous est tombée dessus pendant la nuit. Comme si nous étions dans une cocotte sur le feu et qu’après avoir versé de l’eau, quelqu’un avait posé un couvercle dessus. Comme d’habitude, nous nous levons, allons à la médiathèque, et pendant qu’Akiko l’ouvre, je prends mon petit déjeuner dehors.
Après quelques heures sur place, nous nous rendons au Tôkyô Dôme, un énorme stade de baseball, un sport qui rend fou les Japonais, presque plus que les Américains. Non pour y assister à un match (Akiko me truciderait) mais pour découvrir la boutique Jump.
Jump, c’est l’hebdomadaire de bande dessinée – équivalent du Journal de Spirou, ou celui de Mickey – qui fait son succès depuis 10 ans grâce à Naruto ou d’autres succès internationaux comme One Piece, Bleach, j’en passe et des meilleures. C’est le magazine de BD masculin de référence, le découvreur de jeunes talents. Et il y a une boutique spécialisée dans les objets de collection sur leurs séries.
Vous vous doutez bien qu’après avoir découvert un peu l’extérieur du dôme et le parc d’attraction qui le jouxte,
nous avons tournicoté dans le magasin en question. A cause d’une émission de télé où l’intérieur avait été filmé et paraissait énorme, je m’attendais à un grand espace avec une mezzanine décorée pour ressembler au pont du bateau pirate de One Piece… et j’ai été un peu déçue : c’était beaucoup plus petit que ce que je pensais. Mais j’y ai trouvé des pins de l’un de mes mangas préférés, et me suis empressée de les accrocher sur mon sac à main, qui a depuis une allure folle. Puis, la faim nous poussant (un peu violemment d’ailleurs) nous cherchons un endroit sympathique pour manger. Et nous trouvons un restaurant de takoyaki. Les takoyaki, c’est une spécialité de Sapporo : sur une base semblable à l’okonomoyaki, la pâte est versée et grillée (yaki veut dire “grillade” “grillé”) dans des plaques à hémisphères concaves. Dans chaque creux, au milieu de la pâte, on met un morceau de poulpe (tako) et on fait tourner régulièrement l’ensemble pour lui donner la forme d’une boule. Le ballet des piques utilisées par les cuisiniers – qui officient derrière une vitre, près de la caisse – est fascinant. Et le plat est succulent. Les takoyaki que je mange sont à tremper dans une sauce au soja mélangée à de la purée de radis blanc. Je me régale. En m’inquiétant un chouya, parce que je suis allergique hypersensible aux fruits de mer depuis peu, et que je n’aimerais pas avoir la bouche qui démange pendant 20 minutes comme la dernière fois que j’ai mangé des crevettes.
Nous repartons visiter un peu le coin, et je m’aperçois avec effroi que ça y est, j’ai la bouche qui “gratte”. Grosse déception. Si je veux éviter de faire empirer les choses, je devrai me passer de ce plat exquis. Cela ne nous empêche pas de découvrir un magasin de… crevettes (!) qui me rappelle Times Square et un film bien connu :
Ce qu’on ne voit pas ici, c’est qu’on peut s’asseoir sur le banc et glisser ses pieds derrière les fausses baskets pour faire semblant. L’écriteau blanc est une citation du film “Je m’appelle Forest Gump, les gens m’appellent Forest Gump.”
Au centre de l’énorme galerie commerciale-centre de jeux, en levant le nez, nous voyons ceci :
Nous prenons ensuite le métro
pour Ginza, le quartier ultra chic (j’ai lu sur un excellent blog trouvé tout à l’heure que c’était là que l’on frappait la monnaie du pays il y a longtemps) qui ressemble à s’y méprendre – ou presque, les enseignes sont plus voyantes et écrites en japonais – à la 6ème avenue de New York. C’est un peu les Champs Elysées de Tôkyô.
Nous nous payons une visite de nuit, avec shopping à gogo, je découvre d’hallucinants gâteaux cuits… à la broche : c’est fou, ça fait énormément penser aux kebab, sauf que ce sont des gâteaux et qu’on les coupe en tranches après avoir enlevé la broche. On obtient alors des pâtisseries en forme d’anneau.
Nous faisons plusieurs étages d’un bâtiment superbe avec LA vitrine vue en photo sur le site de l’AFP :
où se trouve un magasin à 100 yens (moins d’un euro) et cherchons partout ce qui me manque cruellement ici, à savoir une boîte à bento. Le bento c’est le déjeuner qu’on emporte avec soi, composé de riz et d’un accompagnement qui change en fonction de ce qu’on a mangé au dîner la veille. La boîte, traditionnellement en bois laqué, et souvent en plastique de nos jours, est le contenant étudié pour, le réceptacle parfait. Et… nous trouvons une petite merveille rouge avec des lapins dorés et argentés qui courent au milieu des fleurs de cerisier. Sobre mais jolie, et… pas chère du tout.
Je découvre également un super marché M*ji, où on vend des vêtements, chaussures, meubles, papeterie, vaisselle, mais aussi de la nourriture, des machines à laver… c’est immense et on y passe beaucoup de temps, jusqu’à la fermeture. Passage rapide en caisse puis par la case pharmacie – pour me trouver une nouvelle brosse à dents – juste à côté de deux salles de pachinko (pron. : patchinnko) et “slot” (pron : slotte pour l’anglais, “surotto” pour le japonais), respectivement une sorte de flipper traditionnel japonais et des machines à sous. Ça fait un carton ici, on voit même des publicités pour ces jeux à la télévision : on joue avec des billes en métal et quand on a fini on échange celles qui restent / qu’on a gagnées contre des lots. Admirez sur la photo de la salle en question (la dernière), habillement présentée avec une fille virtuelle en maillot de bain, (mais rassurez-vous il y a aussi un gars avec des cheveux en pétard sur l’enseigne d’en face) le nombre de paniers rouges à côté des hommes qui jouent. Vous n’y voyez pas grand chose ? J’ai vu pour vous : ça fait des piles d’un mètre de haut autour des chaises.




































