Les Niouzes de Nitt'

29 janvier 2021

Bonnes années !

Bonsoir, 

Un petit billet pour dire que j'ai commencé l'année de façon pétaradante, avec des cartes mentales et des enfants malades.
Je vous livre ici les cartes mentales.

La première, je l'ai dessinée, je l'ai photographiée pour la partager avec vous, puis je l'ai déchirée. Tout ce qui est dessus est maintenant derrière moi. Notez bien que ce sont majoritairement des impressions, que toutes ces choses venaient de moi. C'est mon vécu (négatif) personnel.

Abominable2020

Faire la première carte m'a permis de dessiner la deuxième. Celle-ci, je l'ai encore dans mon classeur avec un guide pour me demander qui je suis, dans le fond, et ce que je veux à partir de maintenant. Le guide est aujourd'hui tout bleu parce que j'ai beaucoup écrit dessus.

Merci2020

Et j'ai aussi la troisième carte mentale, celle qui se tourne vers l'avenir, complétée par un "tableau de vision" que j'ai bricolé hier en quelques minutes avec mon logiciel photo préféré.

Youpie2021

J'ai démarré 2021 en laissant le passé derrière moi et en me tournant résolument vers l'avenir, avec confiance et douceur. Nous nageons dans les virus (non, pas celui-là, tous les autres : gastro, sinusite, bronchite, ...) mais aussi dans la gratitude, dans la confiance, et l'Amour du Seigneur pour nous.

Navrée pour la qualité des images. C'était celle-là ou rien du tout...

Passez une réconfortante année 2021, et que Dieu vous bénisse. Je souhaite revenir ici, régulièrement, parce que ce blog me fait du bien. Il me manque et vous avec.

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24 décembre 2020

The Sweetest Gift

A vous tous à qui quelqu'un manque cette année, je voudrais que vous découvriez une chanson de Craig Aven, que les Piano Guys ont découvert sur Internet il y a trois ans, après la disparition de la fille du pianiste, Jon Schmidt. Cette chanson lui a apporté du réconfort, et il a demandé à l'interprète s'ils pouvaient la reprendre ensemble.
Ils l'ont dédicacée à Annie, la fille disparue de Jon, et à tous ceux à qui il manque un être cher.

Cette année nous sommes nombreux à pleurer une ou plusieurs personnes que nous aimons.

Voici la vidéo, et pour les non-anglophones ou pas doués de l'anglophone, la traduction artisanale.

Un très doux et réconfortant Noël à vous tous. Que la joie de la naissance du Sauveur de l'humanité vous redonne courage, force, espoir et joie.

Le plus doux des cadeaux
Je ne mentirai pas, Noël fait mal cette année, parce que tu n'es pas là pour le fêter avec moi. 
Les larmes emplissent mes yeux, les souvenirs inondent mon esprit pendant que je mets tes décorations sur notre sapin.
Bien que cette année mon cœur soit brisé, me souvenir de l'endroit où tu es me remplit de joie et d'espoir.
Tu es avec le Fils de Dieu, tu es avec le Prince de la Paix, tu es avec Celui que nous célébrons, et cette pensée m'émerveille. 
Parfois je craque, pleurant notre séparation, mais,
Mais le plus beau des cadeaux est de savoir où tu es.
Tu es avec le Fils de Dieu.
J'ai un cadre avec ta photo et une chaussette avec ton nom,
Mon Dieu ! Que cela est difficile de te laisser partir.
Et je ne peux pas te ramener, mais je te reverrai.
Et oh ! Cette pense guérit mon âme !
Cela va me manquer de faire des anges avec toi dans la neige.
Je pense qu'au lieu de cela, tu seras en train de chanter avec eux tout autour du trône de Dieu.
Tu es avec le Fils de Dieu, tu es avec le Prince de la Paix, tu es avec Celui que nous célébrons, et cette pensée m'émerveille. 
Parfois je craque, pleurant notre séparation, mais,
Mais le plus beau des cadeaux est de savoir où tu es.
Tu es avec le Fils de Dieu.
Je sais que la saison de Noël était ta préférée de l'année.
Tu aimais tant nous aider à décorer le sapin.
Mais maintenant que tu es avec Jésus, je ne peux imaginer comment tu te sens.
Car il est celui qui a versé son sang et qui est mort sur l'arbre, pour toi et moi.
Tu es avec le Fils de Dieu, tu es avec le Prince de la Paix, tu es avec Celui que nous célébrons, et cette pensée m'émerveille. 
Parfois je craque, pleurant notre séparation, mais,
Mais le plus beau des cadeaux est de savoir où tu es.
Oui, le plus beau des cadeaux est de savoir où tu es.
  Oui, le plus beau des cadeaux est de savoir que tu es dans Ses bras.  
Tu es avec le Fils de Dieu.

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16 décembre 2020

Un très long CDD

J'ai connu 37 années de vie aujourd'hui. 

Dans les dernières, 2018 a été l'année des bouleversements : 
Un troisième bébé, un déménagement, un CDI, la première rentrée du premier, tout ça en quelques mois...

2020 aura été l'année des pertes. Quatre personnes, un chien (la chère Gribouille de ma maman), et aujourd'hui, mon CDI.
Requiescat In Pace le CDI.
Il aura duré 2 ans et demi, et ce soir à minuit ce ne sera plus qu'un très long CDD à l'Allionce.

Licenciement économique : Coco-virus a tué notre marché, et mon emploi avec.

J'ai écrit aux collègues pour leur dire au revoir, et les remercier de tout ce qu'ils m'ont apporté sur le plan humain et professionnel. Ce sont de super collègues et c'était motivant de compléter une équipe pareille. J'ai fait des rencontres épatantes en classe (ou en classe virtuelle, vivent les cours avec Zoom), découvert des façons nouvelles de travailler, des livres top-moumoute pour la prof un peu déglinguée que je suis, fait découvrir des ressources un peu déglinguées aussi (juste pour exemple : Lyrics Training. Allez voir pour comprendre !) et fait des formations en veux-tu en voilà, notamment pour faire passer des examens en veux-tu (NON !) en voilà (quand même, niark niark).

Cette année 2020 a été très dure. La pire que j'aie connue je crois.
Je passe sur tous les deuils, ils n'ont été que la cerise amère sur un gâteau de complexité, de fatigue, de stress, de lumbago, de cheville tordue, de burn-out numéro 2, de heurts contre mes limites et aussi un peu celles des autres.

Février : gros coup de stress au travail, je tousse avec mon bébé dans les bras et finis allongée deux jours sur mon canapé.
Docteurs à gogo, semelles orthopédiques, une ordonnance pour le kiné que je n'ai pas le temps d'aller voir parce que... le confinement commence !
Confinement : les enfants hystériques entre quatre murs, des promenades insuffisantes, du boulot qui revient pire qu'avant, mais à domicile. Burn-out.
Déconfinement : au travail nous découvrons les classes avec des étudiants dans la classe et des étudiants chez eux à Pétaouchnok, qui suivent grâce à la caméra et au micro, et parfois des étudiants dans la classe et le prof confiné devant son ordinateur qui suit grâce à la caméra et au micro, et parfois tout ça en mélange... 
En septembre je me retrouve avec une classe comme ça, des étudiants devant moi et des étudiants devant leurs caméras. J'ai eu l'impression de faire en classe ce que je faisais déjà à la maison : réfléchir deux fois à tout, et gérer 3 situations de crise en même temps. (En plus, j'avais une poignée d'étudiantes péniblement exigeantes qui faisaient penser à des ados avec du fric...) Heureusement cela n'a duré que 2 semaines !

Cette année, j'étais déjà au point difficile de me dire qu'être une bonne prof faisait de moi une mauvaise maîtresse de maison, ou que choisir d'être une bonne mère allait faire de moi une prof en retard sur tout.

J'ai demandé à bénéficier d'un temps de travail réduit, pour être plus présente et sereine chez moi. Deux mois plus tard on me collait sur un "nouveau" programme, comprenez un programme où aucun prof permanent n'avait travaillé, mais où cette année il fallait bien nous mettre puisqu'il n'y avait plus assez de classes "normales" pour nous.
Sur le timing et sur le papier, cela fonctionnait.
Dans la vraie vie, c'était du télétravail avec tout ce que cela implique de difficultés pour l'employé, avec des périodes très pleines et d'autres moins, mais pas de semaine de véritable repos. Il a fallu m'adapter, installer un bureau dans ma chambre, découvrir encore un mode de travail différent, gérer quatre classes en même temps, faire des réunions à tout va.

J'ai réussi, c'est-à-dire que j'ai survécu. J'ai commencé à créer un peu, pour compléter des cours tout prêts mais insuffisants. Je me suis mise à avoir des idées.

Je quitte l'Allionce un peu triste parce que j'aime ce cadre de travail, je m'y sens bien, et parce que je comptais dessus pour un projet à moyen terme. Là, on n'en verra pas la couleur avant un autre CDI.


Un CDI dans le FLE où tout le monde est licencié partout ?

?

Z'y croyez, vous ?

Mais je pars avec des TAS de compétences et une espèce d'obsession pour un nouveau projet. Quelque chose de fou qui pourrait être du tonnerre si j'arrive à le mener à bien. Ce ne sera pas ma symphonie, mais un petit peu mon chef-d'oeuvre. Espérons que j'y arriverai !

Aujourd'hui commence le semi-repos des fêtes de la Nativité et du Nouvel An.
En 2021 commencerons mes 2 mois de repos auto-proclamé, j'en ai bien besoin. Et ma maison a besoin de rangement, de ménage, de couture, de tri, de réparations de livres et de jouets... Et puis j'ai deux formations perso à faire aussi. La première, sur les huiles essentielles, a été interrompue quand la poche des eaux s'est rompue le 16 juillet 2018. J'ai encore la carte mentale arrêtée en plein milieu dans mon classeur de notes. ^^

***

Une chose que je retiendrai comme positive de 2020 : mon changement de banque ! Mon ancienne a réussi à m'envoyer ma nouvelle carte bleue à mon ancienne adresse, celle que j'ai quittée il y a 2 ans et quatre mois. A cette époque, je suis allée en guichet, avec plein de paperasse pour prouver mon changement de domicile, et ils n'ont jamais fait la connexion entre le changement enregistré par le nouveau guichet, qui a fait suivre mes papiers relatifs à mon compte, et les données informatiques ! Donc j'ai deux cartes bleues en vadrouille puisque bien sûr j'ai fait opposition de celle qui était partie dans le quartier Saint Michel, et aucun moyen informatique de régler le problème ! Donc la banque en a automatiquement renvoyé une autre... au même endroit !
Ajoutez à cela qu'ils investissent dans ce qu'il y a de plus polluant et de plus moralement irresponsable pour faire des sous avec mon argent, plus tout un tas de cafouillages pénibles, je leur claque gentiment la porte au nez cette année.
Et je passe au Crédit Coopératif : efficace, accueillant, conseillère adorable et intelligente, gestion millimétrée, frais minuscules, et surtout une morale au poil. Cette banque aide les associations et les acteurs locaux, ceux qui sauvent la planète en faisant du travail de fourmi artisane, et vous permet de choisir ce que vous voulez faire de votre argent. Je suis totalement conquise.

***

Les amis, j'attends que cette année de chien, 2020, se termine.
Je pourrai dire : "RIP 2020, et bon débarras" !

Et ensuite, ce sera : "Yallah ! On rebondit sur 2021 !"

 

Et ceci est mon message numéro 1111 ici ! Hihihi,huhuhu,houhouhou.

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03 octobre 2020

1929-2020

Samedi 03 octobre 2020, 9h55. Ma grand-mère est montée au Paradis.
Elle était dans les bras de sa fille.

GPGM03102020

Les voici réunis tous les deux.
Loué soit le Seigneur de nous avoir donné de connaître de si belles âmes. Je suis bénie d'avoir grandi à leur contact.
Une partie de moi est orpheline, l'autre se réjouit pour eux.

Jean, Jacqueline, vous voilà tous deux avec Jésus. Priez pour nous.

GPGMMariage

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17 septembre 2020

Grand-Mie est toujours là...

Puisque l'humeur est à la prière, voici un lien vers une neuvaine pour sauver la France.
Allez, soyons fous.

Plus on est de saints, plus on prie !

C'est là.

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16 septembre 2020

Grand-Mie

Je n'ai pas blogué depuis deux ans.

Je n'ai plus le temps.

Je reprends aujourd'hui le clavier parce que je suis à un tournant de ma vie.

Depuis une semaine, ma grand-mère, ma deuxième maman terrestre, l'humble grande dame qui m'a donné la musique, le piano, la passion de l'enseignement et du français, se prépare à nous quitter.

J'ai vécu deux ans avec elle.
Un an à l'âge de raison, lorque ma courageuse mère avait un travail mais pas de logement à Paris et que mes grands-parents m'ont accueillie afin que j'aie un toit et une situation stable le temps qu'elle nous trouve un appartement.
C'est là que j'ai commencé à apprendre le piano, écouté Mozart et Chopin après avoir grandi avec Supertramp et Genesis, fait mes devoirs sous surveillance et assistance bienveillantes, des dictées pour améliorer mon orthographe, passé des heures à rejouer inlassablement les mêmes morceaux comme un petit automate, et aussi des heures dans le jardin, jouant avec le sable, sur le portique qui grinçait déjà ou au milieu des fleurs et des graines que je collectionnais. J'ai aussi découvert la messe en latin et fait ma première communion, avec le catéchisme assuré... par Grand-Mie. La liste des compétences acquises n'est pas exhaustive.
Quand je repense à cette période, je vois en germe tout ce que j'ai et ce que je suis aujourd'hui.

Je suis retournée chez ma grand-mère vingt ans plus tard. Je revenais de Chine, cherchais du travail et avais besoin d'un lieu proche d'une école de conduite. Grand-Mie a été un ange de patience et de compréhension avec une petite fille qui avait poussé, voyagé et préparait à la fois un permis de conduire et l'arrivée fracassante à Bordeaux où son coeur se trouvait déjà. Elle m'a appris encore plus sur mes ancêtres, ma famille et sur moi, en me racontant un peu des premiers mois de ma vie (que j'ai passés chez elle, aussi).

Grand-Mie est une dame que tout le monde aime, dès la première rencontre, de façon spontanée. Elle n'est que patience, douceur et accueil.

Elle a grandi dans une famille fortunée qui possédait un appartement aux Champs Elysées avant de partir pour Saint-Cloud, dans une maison où les Allemands se sont installés pendant la seconde guerre mondiale, les obligeant à vivre dans une seule pièce à 6 ou 7. Elle a connu les nurses anglaises, les cours Hattemer avec sa soeur (paix à son âme, elle nous a quittés il y a trois semaines à peine...) la guerre, la famille résistante et la peur de ne pas voir revenir Papa ou les frères, le rationnement et le manque de lait, le voyage à la campagne pour chercher LE lapin offert par les cousins (à tuer soi-même pour le manger !!), le chien qui mange la mort aux rats parce qu'il a trop faim, et la musique.

La musique comme première véritable passion. Un grand-père compositeur (puis un jour un neveu compositeur aussi... vous l'entendez au cinéma) et un frère musicien, doué, expansif, sensible... au point de de suicider après un chagrin d'amour. Grand-Mie détient un premier prix de conservatoire au violoncelle arraché à des mois de pratique intensive alors qu'elle avait déjà plusieurs enfants, un mari malade, et des problèmes de santé. Elle a joué avec sa mère dans la magnifique salle Pleyel à Paris et jouait aussi superbement du piano. Mon grand-père se plaisait à dire que s'il n'avait eu besoin que d'une seule raison pour l'épouser, l'entendre jouer Le Cygne de Saint-Saëns lui aurait suffit. Toute sa vie après ce premier prix de conservatoire, elle a donné des cours de musique... jusqu'à ce que l'âge l'oblige à arrêter.

Crédit : Wikipédia

Ma grand-mère a eu 7 enfants, plus un petit qu'elle n'a pas eu le temps de connaître, un neveu (le futur compositeur) en manque de maman prêté quelques années et... moi. Plus tous les copains de ses enfants qui venaient faire leurs devoirs chez elle.
Elle a aujourd'hui environ 40 petits-enfants et à son 90ème anniversaire comptait 90 descendants connus.
L'an dernier encore elle tenait le compte très sérieusement, s'informant de chacun et annonçant les nouvelles des uns et des autres, se réjouissant pour chaque naissance, chaque anniversaire.

Ma grand-mère aura résisté à la pression paternelle pour épouser quand même un jeune homme "à l'âme magnifique", rencontré dans une soirée dansante où elle ne voulait pas plus aller que lui. Son père l'enverra un an complet en Italie - le plus merveilleux voyage de sa vie - pour qu'elle oublie ce petit jeune homme malingre et sans emploi. Au retour d'Italie, sa mère l'encourage à lui téléphoner quand même...
Ensemble ils ont connu un mariage exemplaire, heureux malgré d'innombrables épreuves, et soutenu par une foi à déplacer les montagnes. Grand-Mie est veuve depuis 21 ans. 

Très bientôt elle retrouvera son cher époux, nous laissant ici-bas, éplorés mais soulagés de la savoir heureuse près de ce Dieu qu'elle aime tant.

Les médicaments adoucissent ce moment difficile pour elle (et son entourage qui la veille inlassablement) et la prière soutient tout son entourage.

Je suis à un tournant de ma vie. Que Dieu veille sur nous.

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24 mars 2019

Encore en vie - stop - débordée - stop

Baptême du troisième le 21 octobre. Tout magnifique. Grande réussite.

Plein de jolies petites choses du quotidien et de grands défis organisationnels.

Reprise du travail en douceur.

Actuellement c'est très dense. Cours les après-midi de toute la semaine qui commence.

Etudiants très sympathiques, cours enthousiasmants, collègues un peu barrés, boulot génial.

Enfants épuisants, maison "trop grande", pas le temps de tout nettoyer, retards de lessive constants.

Tellement de choses à raconter, jamais le temps, wifi coupé à 23h recta tous les soirs.

C'est insupportable mais c'est une très bonne chose : faut dormir aussi.

Petit dernier trop léger pour son âge, c'est préoccupant.

Encore trois trucs à faire avant d'aller dormir, wifi coupé dans 8 min... je vous aime mais j'y vais.

Des bisous les gens, je tâcherai de revenir vous raconter ma trépidante vie.

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12 novembre 2018

Vis ma vie de mère de famille.

14h50 et des poussières.
J'ai rammené Athos à l'école, mis Portos à la sieste, rangé les reliefs du repas et retrouvé mon téléphone portable. J'ai récupéré Aramis inconsolable dans son berceau. Je viens d'appeler la médecine du travail qui me dit que c'est pas à moi de le faire.

C'est une journée chargée, avec des taaas de choses à faire cet après-midi. Comme chaque jour.

Je suis assise sur le canapé, avec un bébé qui me suce assidûment le pouce et me bloque un bras, et mon chat qui vient me squatter sans scrupule ma jupe en laine. Ils sont confortables tes genoux maîtresse.

...

Me v'là bien.

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09 octobre 2018

Chapi Chapo, bidibo

Dans le cadre d'une étude linguistique sur le dialecte d'un enfant de 18 mois, nous nous proposons ici de faire un relevé des différents signifiants utilisés par ce dernier pour communiquer avec sa famille. Nous verrons que le segmental étant très réduit, le recours au suprasegmental (l'intonation) et au contexte se révèlent indispensables à la-dite famille pour trouver le signifié de chaque occurence.


aaam ! : poubelle (la poubelle fait "aaammmh" quand elle avale les déchets)
assi ! : Je suis assis.
atten ! : attends.
ayouya ! : Alléluia !
ayouya ! : Jésus
ayouya : église
ayouya : prière
amenn : Amen !
ayo ! : allô !
ayo : téléphone
atzizi ? / mtzizi ! : le zizi / je vois mon zizi / ça c'est mon zizi (Ce qui donne "Atziziii ! Mtziziii ! Coucou !")
bayon : ballon
bibon ! : biberon
bibon bibon bibon bibon ! : J'ai faim ! / J'ai soif !
bombé : tombé
bouyi-bouya : ça gigote / je bouge dans tous les sens (de "bougi-bougea")
èbommbé ! / mbommbé ! : C'est tombé. / C'est par terre. / Je l'ai jeté par terre.
bouton : bouton sur les vêtements
bouton : pression
caca : couche
caca ? : il faut changer ma couche
caillou ! : un caillou
coco ! : noix de coco / lait de coco
cocoooo !!! : Puisque c'est à la noix de coco, je souhaite en manger aussi !
coucou : je vois (utilisé à chaque fois qu'il voit quelque chose qui lui était caché)
coucou ! : je suis caché
couyi-couya : ça coule / ça fait couler (de "couli-coula")
C'est tout ! : C'est tout.
dodo ! : poussette
dodo ? : il est allongé
dodo !!! : dormir
ododo ! : Au dodo !
dinndong : les cloches
éteint : allumé
éteint : lumière
éteint : lampe / lampadaire / ampoule
éteint : interrupteur
gâteau ! : Y a-t-il des gâteaux ? / Je voudrais un gâteau ! / Il y a des gâteaux !
gayou gayou ! : graouh (du jeu de graouh-graouh, où les parents poursuivent les enfants pour les croquer)
mamaaaan ! : Ah, ma Maman, que je te chéris donc !
mèèènon ! : Mais non ! (début d'un jeu linguistique entre son grand frère et sa mère)
mayon ! : un marron
mimi ! : Lylyss le chat / chat
mimi momo : J'ai vu le chat, il est passé par là !
momi : prénom de son grand frère
nana ! : banane
nana !! : ananas
nana : fruit
nana nanaaa ! : J'aime beaucoup ce fruit ! / Je voudrais ce fruit !
non. : non
non !!! : oui
oké ! : okay
mpipiyi : pieds (de "pieds-pieds")
papa : Papa
papa ? : où est Papa ?
papa papa papa papa papa !!! : Papa, viens s'il te plaît.
padon ! : Pardon, je voudrais passer. (s'emploie aussi pour pousser le transat vide de son petit frère)
papon papon papon : pin pon font les pompiers / le SAMU
patou ! : partout
pampaton : pantalon
piiip : clic / bip
piiipiiipiiipiii !!!! : Appuyez sur le bouton de mon siège-auto pour me faire sortir !!
pipi-popo ! : les toilettes
ponnka ! : compote
ponnka ! : dessert lacté
ponnka ! : gâteau pour le dessert
ponnki ponnka !! / ponnki ponnka ponnka ponnka ponnki ! : Oh, quel bon dessert ! J'en voudrais moi aussi !
tatinn : tartine
tété ! : prénom de son petit frère (âgé de bientôt trois mois, il fait de nombreuses tétées)
té té TÉ TÉ té té té : je vais me cacher et tu vas m'attraper !
tétinn : tétine
Tout doux ! : C'est tout doux.
vwaya ! : voilà ! / J'ai fini.
vouuum ! : Vroum font les véhicules motorisés. / J'ai entendu passer une voiture.
vouuum ! : Je pousse la poussette / l'étagère à roulette / la petite voiture / ... et elle fait vroum !

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13 septembre 2018

Adieux

Comme je l'ai écrit ci-dessous, dans les derniers jours d'août nous avons dit adieu à notre petit appartement de St Michel. Enfin, petit, il était deux fois plus grand que celui où ma mère et moi avons vécu à Paris et où... j'avais lancé ce blog. Ouuuh, ça remonte.

Avec nous ont dû déménager nos animaux. Nous avions à embarquer Fleur de Lys, notre auguste chatte, Ponyo le poisson rouge, et Silmaril le poisson rouge blanc.
Non, pas rose, blanc.

Fleur de Lys a presque l'habitude et a senti qu'il allait se passer quelque chose. Elle s'est laissé enfermer très sagement le jour où les déménageurs sont arrivés chez nous, et a suivi docilement jusque dans la nouvelle maison où elle vit comme une reine sur la mezzanine interdite aux enfants. Il y a même une petite cave où fureter, c'est du bonheur. Transition rapide et plutôt en douceur, résultats positifs.

Pour les poissons rouges, ce fut autre chose. Dieu seul sait s'ils avaient compris en nous voyant faire des cartons qu'il allait leur arriver un truc (je ne leur prête pas autant d'intelligence. Ce sont tout de même des poissons rouges.) mais ils se sont retrouvés dans un mini-aquarium pendant trois ou quatre jours, les pauvres, sans filtre, sans sable, à attendre que leur aquarium soit remis en eau correctement.
Et là, ce fut le drame.

Dernier jour de leur enfermement dans un aquarium trop petit, nos poissons qui étaient accessibles aux petits ont connu une mésaventure. Athos (mais si, Monfiston numéro 1 quoi !) a décidé de nourrir seul nos petits compagnons aquatiques, et dans la panique de voir arriver sa mère alors qu'il agissait sans permission, a renversé tout le pot de nourriture dans l'aquarium. Nous n'avons pas agit assez vite et le soir, notre petit Silmaril avait trop mangé, et se laissait porter par le courant, le ventre en l'air.
Notre tentative de sauvetage, avec remise express dans l'aquarium sain - c'est-à-dire non saturé de nourriture et avec un bon équilibre bactérien - a malheureusement échoué. Silmaril a tenté toute la soirée de se retourner, a montré une féroce envie de vivre, mais était déjà trop malade.
On dira que pour un poisson rouge, une mort par indigestion c'est plutôt une belle mort : ces animaux bouffent tout.
Mais nous étions bien tristes le lendemain matin.

Ponyo depuis est franchement stressé et fait des va-et-vient comme à ses débuts, ou bien s'excite tout seul et part dans tous les sens. C'est... étrange. Il est bizarre ce poisson. Il aura bientôt un nouveau souffre-douleur copain pour retrouver la joie de vivre à deux.

Adieu donc Saint Michel (mais on reviendra au marché) et Silmaril, notre poisson préféré.

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