Les Niouzes de Nitt'

27 avril 2016

Un beau cadeau...

Hier je n'ai pu poster, malgré l'envie de partager un bel anniversaire.

201404Mariage

Deux ans !

Nous avions décidé avec ma moitié de nous rendre - ô exploit - au cinéma. Puis au restaurant. Afin de marquer le coup, et de nous retrouver un peu entre nous.
Notre belle-sitter (oui, la belle-soeur-baby-sitter, suivez un peu) nous ayant fait défaut, nous avons annulé le cinéma et sommes partis en famille au restaurant. Où notre fils, surexcité, a fait du charme à la moitié des personnes présentes et... ses premiers pas !
Il ne s'en est pas rendu compte, il a simplement marché vers son père en oubliant de vérifier si je le tenais encore. Il ne s'est rendu compte de rien non plus quand, quelques quarts d'heures plus tard, son père l'a lâché près de moi et l'a laissé faire deux pas tout seul comme un grand. C'est un joli cadeau qu'il nous a fait.

À part cela, il commence à dévisser les bouchons, à ouvrir et fermer les fermetures éclair, il s'est mis au quatre-pattes le jour de son premier anniversaire, il poursuit le chat avec un air ravi et des cris suraigus, joue à taper avec n'importe quoi sur les boules de son jeu à boules (une petite maison percée de quatre trous sur le toit, à travers lesquels on peut faire passer des boules en bois, en les frappant à l'aide d'un petit maillet), allume et éteint la lumière, se trouve tout flatté quand on lui propose de faire "comme Papa et Maman" et d'aller aux toilettes (encore rien, mais on y croit), découvre que replonger assis dans son bain au lieu d'en sortir tout à fait c'est très amusant, joue avec les aimants laissés à sa disposition sur le frigo (et va les cacher exprès sous la porte), fait le tour du salon en poussant sa chaise haute avec des airs de vainqueur, joue à cache-cache avec sa mère autour de son lit et n'en peut plus de rire à chaque partie, ... il rend la vie de ses parents très rythmée, très fatigante, et très belle.

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14 avril 2016

Ton lait, il est pas laid

Cela fait des mois que je souhaite parler de ceci.

Et cela fait des mois que je n'ai pas le temps. Et que mes réflexions me mènent très loin. Et que je rumine des choses.
Il y a des phrases qu'on ne devrait jamais dire aux jeunes mamans. Il y a des phrases qu'on ne devrait jamais dire aux mamans qui font le choix d'allaiter plus ou moins longtemps. J'ai eu droit à une belle collection, parce que j'ai choisi, soutenue par mon époux (il est formidable mon époux) d'allaiter exclusivement pendant neuf mois. Au départ je voulais le faire pendant un an.

BiberonFlorilège :
- Pensez bien à masser les seins après chaque tétée pour faire sortir le lait qui reste et éviter que ça s'abime.
- Mais il a faim ton bébé ! Il faut diversifier son alimentation !
- Si ça se trouve, il est allergique à ton lait ! Tu sais, je connais quelqu'un qui...
- Si ça se trouve tu n'en fabriques pas assez. Je connais quelqu'un qui...
- Tu dois être épuisée.
- Faut bien nettoyer le sein avant et après chaque tétée.
- Les crevasses, c'est normal on en a toutes, ça fait mal, c'est comme ça.
- Comment tu vas faire quand il aura des dents ?
- Elle a des seins [comme ci] elle a dû mettre des "bouts de seins" pour allaiter sa fille.
- Mais si tu le tiens comme ça il ne peut pas avaler ! Moi je faisais comme ça.
- Tout ce que tu avales se retrouve dans le lait.
- Ne lui caressez pas le dos quand vous l'allaitez sinon il va associer ce geste à la tétée.
- Tu dois boire trois litres par jour quand tu allaites !
- Le lait de vache, ça va très bien aux nourrissons. Y a pas besoin d'acheter du lait en poudre.
- Il a sept mois ? Ben oui c'est largement temps de passer à la nourriture solide, le mien il a quatre mois et il veut attraper nos cuillers. Le pédiatre nous a dit qu'on pouvait.

J'en oublie, et j'en oublie plein.
La première citation me vient tout droit d'une (tenez-vous bien) sage-femme de la maternité avec label Hôpital ami des bébés où j'ai accouché. C'était une jeune. Je n'en reviens toujours pas.

D'abord, je tiens à dire que l'allaitement, c'est un choix. Un choix, c'est quelque chose qu'on décide librement, c'est-à-dire après s'être renseigné(e), avoir mûri sa réflexion, et sans pression extérieure. Cela veut dire que la femme formidable qui choisit de ne pas nourrir son enfant au sein, elle a raison autant que moi. Celle qui fait un allaitement court en toute connaissance de cause, parce qu'elle et sa famille y trouvent leur équilibre, elle a raison aussi.
Moi, j'ai décidé, parce que j'ai lu les résultats d'une étude passionnante sur le sujet, que mon enfant serait nourri un an au sein. Dont une période aussi longue que possible de façon exclusive. C'est ce qu'il y a de meilleur pour lui, pour moi, et mon mari est d'accord et m'a encouragée dans cette voie. Savoir que son enfant et sa femme seraient protégés de plusieurs maladies allant de l'obésité au cancer, et que Bébé aurait un meilleur développement psychomoteur que d'autres non-nourris au sein ou moins longtemps, ça lui plaisait, et moi ça m'enthousiasmait. Nous avons trouvé notre équilibre, notre fils a une croissance harmonieuse et son entourage le trouve vif, intelligent et plutôt avancé pour son âge. Ce qui me rend très fière et me conforte dans ma décision. Cet hiver, des mamans m'ont interrogée au travail, pour savoir si mon fils n'était pas trop malade. Il se portait comme un charme, grâce à mes anticorps. Et le lien qu'il y a entre Monbébé et moi est très sain (sans jeu de mot !), merci.

Que disent les spécialistes ?
Le Dr Marc Pilliot, président de la CoFAM :

  • "Le lait maternel est un produit biologique, vivant, évolutif qui véhicule des nutriments adaptés, mais aussi qui possède de nombreuses propriétés biologiques (cellules diverses, enzymes, facteurs de croissance, hormones, etc…). La croissance en poids et en taille de l’enfant au sein est spécifique et identique quelles que soient les variations génétiques et l’origine ethnique.
  • L’allaitement diminue l’incidence et la gravité de nombreuses maladies infectieuses, virales et bactériennes, y compris dans les pays industrialisés. La protection est d’autant meilleure que l’allaitement est exclusif et prolongé.
  • L’allaitement maternel a aussi un effet protecteur sur le risque d’obésité chez l’enfant et l’adolescent, sur le risque de malocclusion dentaire, sur la pression artérielle et la cholestérolémie de l’adulte. Pour la prévention de l’allergie, les études sont contradictoires. Pour le développement cognitif, des études avec correction des biais éventuels montrent un bénéfice d’environ 3 points de quotient intellectuel : cela reste bien sûr très modeste sur le plan individuel, mais c’est très intéressant à l’échelle d’une population.
  • Pour la mère, les bénéfices de l’allaitement sont notables : diminution des infections post-partum, perte de poids plus rapide, protection contre les cancers du sein et de l’ovaire, prévention de l’ostéoporose.
  • Enfin l’ocytocine, régulièrement larguée dans le cerveau maternel lors de l’allaitement, joue un rôle dans la modulation des comportements de la mère avec diminution de l’anxiété, du stress et de la réactivité aux émotions négatives. Cela renforcerait ainsi un climat émotionnel favorable à la mise en place de la relation mère-enfant."

Jean-Marc Dupuis, auteur de la lettre Santé Nature Innovation (le 5 février dernier) :

"Une étude internationale sur l’allaitement vient de paraître dans la revue prestigieuse The Lancet. Après avoir recueilli et analysé les données de 164 pays, les chercheurs publient des résultats époustouflants.
Si toutes les mères allaitaient exclusivement au sein jusqu’à 6 mois, puis partiellement jusqu’à 2 ans :

  • Il y aurait 823 000 morts d’enfants en moins chaque année, à l’échelle de la planète (enfants de moins de 5 ans).
  • Il y aurait 20 000 morts par cancer du sein en moins, et également moins de cancers des ovaires
  • Il y aurait moins de pathologies infantiles

Cette étude vient confirmer les estimations déjà avancées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dans les pays pauvres, le risque de mortalité est 8 fois plus faible (!) chez les enfants de moins de 6 mois allaités au sein.

Mais les pays riches ont aussi à y gagner :

  • Déjà parce que c’est là où les femmes allaitent le moins, surtout au-delà de 6 mois
  • Ensuite parce que donner le sein réduit de 36 % le risque de mort subite du nourrisson
  • Et que donner le sein réduit de 58 % le risque de problèmes d’estomac potentiellement mortels – l’entérocolite nécrosante [1].

Cela représenterait aussi de vastes économies pour la collectivité : aux États-Unis, si 90 % des mères allaitaient, la baisse des maladies infantiles représenterait une économie de 2,3 milliards d’euros par an sur les dépenses de santé.

De plus, allaiter soi-même c’est économiser sur les laits pour bébés qui coûtent très cher. Le marché mondial des laits pour bébés pesait 41 milliards d’euros en 2014."

Si vous demandez au Dr Marie Thirion, auteur d'un livre passionnant et magnifique que j'ai eu la chance de lire, voici les réponses à ce que j'ai entendu autour de moi :
1) Le lait est produit à partir du moment où le bébé tète et où l'information parvient au cerveau de la mère, qui envoie une hormone dans les glandes galactogènes afin qu'elles se mettent au travail. Le sein n'est pas un réservoir qui se remplit entre les tétées et qui risque de ne pas l'être assez, ni de rester encombré après. L'impression de "remplissage" douloureux au début de la mise en place de l'allaitement est due à la présence dans les cellules des nutriments qui passeront dans le lait. C'est un œdème.

2) Un bébé n'a pas plus faim quand il boit le lait de sa mère que quand il avale du lait en poudre ou de la purée. Seulement il digère plus vite, parce qu'il digère mieux.

3) Les cas d'intolérance grave aux protéines animales d'un nourrisson sont extrêmement rares, et les risques qu'un lait maternel soit inadapté à l'enfant quasi-nulles. (Et puis pensez un peu à ce qu'une mère peu renseignée pourrait penser ensuite ! Damned, c'est grave de dire quelque chose comme ça !)

4) La production de lait étant déclenchée par l'enfant, et le lait étant plus riche à mesure que la tétée dure, un enfant est nourri pile comme il faut, quand l'allaitement se passe bien : il faut une maman détendue, heureuse de nourrir, et dégagée des soucis qui, c'est vrai, peuvent "la bloquer". Mais quand tout le monde est relax, l'enfant est bien et assez nourri. "Sois cool et le lait coule" nous disaient les dames de Solidarilait.

5) Ce n'est pas l'allaitement qui fatigue, c'est la maternité. Je préfère dégainer une aréole et nourrir en direct avec du lait tout prêt et gratuit, à température idéale, que rajouter des biberons à une vaisselle déjà surnuméraire, et des pots encombrants dans mes sacs de course. Moi, c'est ça qui me fatigue.

6) Nettoyer trop est contre-productif, le magazine 60 Millions de Consommateurs l'a rappelé récemment. Nettoyer le sein (voire le stériliser comme on l'a conseillé il y a une génération) supprime l'odeur de la mère autour de l'aréole, odeur dont l'enfant a besoin pour le trouver. Autrement dit, pour savoir où se nourrir. C't'un peu bête, non ? Nettoyer après c'est se passer des bienfaits du lait (cicatrisant, hydratant et antiseptique) sur des mamelons parfois mis à rude épreuve.

7) Les crevasses c'est une question de position du bébé, et de volonté de la maman de "lui permettre de respirer". Au lieu d'être collé contre le sein, le bébé se retrouve à tirer dessus, ce qui crée des crevasses. Moi, je n'en ai jamais eu.

8) Les dents du bébé ne gênent pas. Le mien n'en a que deux, et sa langue passe dessus, ce qui me protège contre toute attaque dentaire. Mais c'est vrai, quand ils en ont plusieurs, ils testent un jour ce que ça fait sur maman. Qui doit expliquer fermement que c'est pas un truc à refaire.

9) La forme ne fait rien à l'allaitement. Seuls les préjugés sur la forme des seins ont des effets. Qui sont négatifs.

10) Tenir son bébé c'est une affaire de formation. Les positions que j'ai utilisées m'ont été enseignées en groupe d'information Solidarilait, et par de nombreuses sages-femmes à la maternité. J'ai adopté les plus faciles pour moi et ça m'a permis de nourrir bien et longtemps, sans douleurs inutiles.

11) Tout ce qu'on avale se retrouve dans le lait, c'est vrai. Mais faut pas exagérer non plus et la maman a le droit de manger ou boire comme elle le sent, non ? Après tout c'est de son enfant qu'il s'agit, et elle est la première à vouloir son bien.

12) En quoi être habitué à un geste de tendresse peut-il être mauvais pour un nourrisson ? N'est-ce pas plutôt dommage que la mère soit frustrée pendant l'allaitement ?

13) Boire en excès est aussi mauvais que de ne pas boire assez, parce qu'on se déminéralise. Et on n'a pas besoin de se forcer pour boire. Un médecin me l'a confirmé récemment (en cours de FLE !) chaque organisme est différent et se fixer des quantités basées sur des moyennes est mauvais. Une mère qui accueille un enfant en son sein a soif et boit beaucoup, spontanément. Quand l'enfant est né et qu'elle le nourrit, l'eau bue passe en priorité dans le lait et si elle a besoin de plus... elle a soif et va boire ce qu'il lui faut.

14) L'alimentation des bébés humains au lait de vache, qui est fait pour nourrir des veaux, soit des bêtes de plusieurs centaines de kilos avec un très petit cerveau par rapport à leur masse, est la plus grande expérience biologique sans filet que nous ayons menée dans le monde. Personne ne sait ce que sont / seront les effets réels sur un organisme qui a besoin de beaucoup plus de fer que n'en contient ce lait bovin, d'une batterie de vitamines présentes dans des quantités très différentes, et j'en passe. Le lait le plus proche de celui de la femme, selon les sources, serait celui du dauphin ou d'un autre animal ont j'ai oublié le nom. Ce qui est sûr c'est que chaque mammifère femelle produit un lait adapté à la croissance de sa progéniture. Un chaton nourri avec du lait d'autre-chose, même du lait de femme, meurt. Pas comme dans la chanson de Brassens.

15) Le pédiatre dit ce qu'il veut, c'est aux parents que revient la décision finale. Point final.

***

Ce qu'il ne faut pas à une jeune mère, ce sont les jugements et la pression de part et d'autre. Elle se critique déjà bien assez elle-même, en général.
Ce qu'il faut toujours à une jeune mère, c'est de la compréhension, de l'écoute, de l'aide pour pouvoir nourrir et soigner son enfant comme elle le désire.

 En matière de parentalité comme en matière de religion, ce qui fait le plus de mal, ce sont les jugements que l'on porte sur autrui.

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12 avril 2016

Il y a deux ans...

12-04-14 Mariage civil-66

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10 avril 2016

Cousettes #7

Hihihi, cousettes, sept, la sonorité de ce titre me fait poiler.

Et sinon, la dernière cousette en date, finie récemment et envoyée la semaine dernière (ouais, j'arrive à raconter des trucs récents maintenant !) est... un sac !

"Encore un ?" me dites-vous, passablement déçus et au bord de la consternation.

Ben oui, encore un. C'est facile à faire (hum, enfin...), c'est amusant et la demoiselle à qui il était destiné avait flashé sur le sac à mâchouilles de mon bout-de-chou à moi. Sa mère m'a appris qu'elle était fan de sacs en tous genres, autrement c'est une vraie fille, et je suis repartie d'une visite en me disant que rôh là là il faudrait lui en faire un.
Je repartais aussi avec un énorme sac de tissus pour faire un livre de tissus. À l'intérieur se trouvait un morceau de polaire dont on m'a dit : "si tu peux en faire quelque chose pour [ma fille], elle en raffole, ce serait chouette qu'elle ait quelque chose pour elle avec ça."

Quelques semaines plus tard, la-dite maman me demande de lui faire un sac à bisous.

Kessécé un sac à bisous ?
Un sac à bisous, c'est une petite poche spéciale dans laquelle on met autant de bisous qu'il y aura de nuits passées loin de Papa et Maman quand on va dormir chez quelqu'un. C'est un objet rassurant qui permet à l'enfant de se savoir aimé et d'avoir un bisou de Maman chaque soir avant d'aller dormir, de compter les jours et de se situer dans le temps (ce qui est trèèès difficile avant l'âge de raison) et c'est une méga-bonne idée. Quand Monbébé sera assez grand, je lui en ferai un aussi.
En plus, c'est rigolo à faire.

Après négociations avec La Maman et avec moi (oui, mon moi, mon ego, vous savez, celui qui prend toute la place sur le canapé) j'ai décidé de ne pas faire de "bisou", soit de lèvres comme dans l'idée de départ mais plutôt des cœurs. Allez savoir pourquoi, je le sentais mieux comme ça.
Puis j'ai du mal avec les motifs de "lèvres" toutes seules comme ça, ça me fait penser à ces coussins kitschs qu'on trouve chez le marchand de journaux de la galerie commerciale de la zone commerciale à côté de chez Tata Machin, vous savez ?

Et donc, j'ai pondu - cot cot - ceci :

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Je me suis loupée sur la couture du cœur en applique : je n'ai pas pensé d'abord que mes deux tissus hyper-fluides allaient me faire des crabouillages-tout-moches dans la machine à coudre. Hé, c'est que je débute, moi, madame. Alors j'ai tout décousu, voui voui voui, puis j'ai recommencé en rajoutant un coton qui se tient pas trop mal (une chute de ma robe de cet été) derrière, et ç'a été beaucoup mieux. Mais j'ai encore des progrès à faire. Il a fallu que je fignole à la main, et je prends tous les trucs et explications qu'on veut bien me donner pour faire vraiment propre et joli à l'avenir.
Le tissu bleu est un morceau de pyjama, que je trouvais tout-à-fait assorti à la polaire avec des fusées et des étoiles. Les deux ensemble font un sac doux à la fois au regard et au toucher. Le ruban est identique à celui utilisé pour le sac à mâchouilles de Monbébé, c'est le dernier bout qui restait, et là où je suis fière de moi, c'est pour l'ajout du bouton rigolo qui fait un super curseur ! Les cœurs à l'intérieur sont en feutrine : un de mes magasins préférés fournit tout ce qu'il faut pour faire de la création maison, et je leur dois aussi le sac de boutons d'où vient celui qui a servi ici.

Les retours ont été rapides : Coupine est ravie et sa fille ne lâche plus le sac qui lui permet d'apprendre les couleurs en même temps que les nombres.

Chu fière de môa.

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09 avril 2016

Cousettes #6

Il est arrivé il y a un petit moment déjà, mais je prends seulement maintenant le temps d'en faire un article : le sac à merveilles de la ravissante fille de ma témouine. J'avais pensé faire un sac à mâchouilles et on m'a expliqué que la donzelle n'utilisait pas de tétine, alors j'ai revu un peu mon idée. Et décidé de me faire plaisir en broderie.

Résultat, quand je me suis retrouvée avec du travail plus tôt que prévu, j'ai tout arrêté pendant quatre ou cinq mois, parce que je n'avais plus le temps de toucher une aiguille.
Mais j'ai persévéré, et je suis assez contente du résultat :

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Je ne sais plus exactement quels points j'ai utilisés pour faire le sac, mais il y en a au moins quatre rien que pour le papillon. Je me suis bien amusée. Dommage en revanche que je n'ai pas réussi à le faire en une seule fois (enfin, sans coupure de plusieurs mois) il aurait été plus régulier.
Mais c'est pas trop moche quand même, n'est-ce pas ?

Quand la demoiselle grandira, il sera parfait pour y cacher de petits trésors, promener partout une collection de coquillages ou de jolis cailloux. Ou jouer à la Dâme avec une élégante bourse unique au monde.

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01 avril 2016

Taïaut

Je repars en Chine !

L'Allionce Fronçaise de ma ville m'a trouvé une collaboration vachement intéressante avec celle de Jinan, que je connais depuis 2009 (rappelez-vous) et nous partons tous en famille dans cette grande ville !
Je vais me remettre au chinois, et pouvoir rerépéter à nouveau "faguoren" ([fagwoʐen]) quand on me traitera d'Américaine !
Je vais manger à nouveau tout un tas de bons trucs de là-bas introuvables ici (gâââh, les aubergines au caramel !) et les faire découvrir à mes hommes !

Youhouhou !

Monmari est ra-vi d'aller voir du pays, après en avoir tant entendu parler, et se réjouit d'aller passer voir des pandas (et des Chinois) en vrai chez eux !

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27 mars 2016

Joyeuses Pâques !

Christ est ressuscité, alléluia !

À l'heure où ceci paraîtra sur ce blog, je serai en train de tenir un bout de chou sur les fonds baptismaux, très heureuse de devenir sa marraine. C'est un beau cadeau et un grand honneur que me font ses parents de me choisir pour les seconder dans l'éducation à la foi de leur fils, qui, je l'espère, deviendra un grand saint et aussi un bon copain pour mon fils.

Entrons tous dans la joie du Christ ressuscité, Lui qui a vaincu le péché, la mort, la haine et la violence. Lui qui nous ouvre tout grand son Cœur Miséricordieux et qui nous a donné sa Mère pour nous rapprocher de Lui avec confiance.
Comme elle doit se réjouir, là-haut, Notre Dame, en ce grand jour !
 

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22 mars 2016

Une chanson pour la Belgique

Que dire ?

La Belgique, à son tour, est touchée par la lèpre du terrorisme.
La Belgique, pays où j'ai passé deux semaines de ma vie, en 2013. J'ai découvert de beaux paysages, avec une architecture élégante, des gens adorables, et un accent très contagieux. J'ai aimé, beaucoup, mon séjour à Namur et Beauraing, près de Notre Dame et de Saint Joseph.

Parce que les mots me manquent et que j'ai du mal à réaliser ce qui s'est passé, je laisse parler un grand monsieur qui a porté très haut les couleurs de son plat pays.
Chers amis belges, je vous porte dans mes prières. Que Notre Dame de Beauraing vous réconforte et vous donne la paix.

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17 janvier 2016

Saisissement

Bonne année !

Je suis hélas très absente, mon mois de carence est un véritable marathon domestique et ça ne me laisse pas de temps pour bloguer.
Mais je voulais partager ceci :

Hier soir, pour la première fois de ma vie (et après neuf mois avec un bébé dans les bras et non plus dans le bidon) on m'a dit que mon fils me ressemblait.
Beaucoup.
En règle générale, tout le monde dit qu'il ressemble à / est le portrait craché de / est tout son père.

Stupeur. J'ai pas l'habitude.
Ça fait bizarre mais ce n'est pas désagréable pour autant, surtout quand à la maternité, après 8h de travail "à l'ancienne", tout le monde ne voyait que la belle-famille dans les traits de cet enfant. C'en était à se demander à quoi ça avait servi que je lui donne toute la place dans mon ventre, mes habits, mon lit, etc. ! "De moi, il a pris... le lait !"
Et là, au détour d'une conversation, on me dit que mon fils est un beau mélange de son père et de moi, puis qu'il me ressemble beaucoup.

Je crois que c'est parce qu'il n'a pas la barbe comme son papa.

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23 novembre 2015

Adopte un soldat

Peu de choses à dire, beaucoup à faire.

Depuis plus d'une semaine maintenant, nous écoutons la radio à la maison, parfois à ma demande, et quand je rentre à la maison après de longues et souvent belles heures de cours, je demande ce qui s'est passé sur la planète, moi qui m'occupais surtout de mes petites affaires de maison, de couches, de tire-lait...

Mardi soir, je prépare mes cours, vais ouvrir ma salle, reviens en salle des prof chercher mes affaires, grignoter, et avise l'écran à l'entrée de l'Allionce Fronçaise, qui affiche inlassablement depuis lundi matin le même profil de Marianne en pleur. Bloum. Tout à l'air normal ici et pourtant rien ne l'est plus tout à fait. Nos petites vies continuent, et à Paris il y a encore des gens dans des lits d'hôpital, et des familles qui pleurent, dans toute la France.Vendredi dernier nous avons discuté un peu avec Florence, une chouette collègue que je croise souvent actuellement, de tout ce qui se passe, comment nous le vivons. Elle a passé son weekend du 14-15 devant la télévision, en a mal aux yeux et à l'âme, trouve l'ambiance étrange. Nous pensons souvent à ce qui s'est passé, nous interrogeons : Bordeaux est un endroit "sûr", non ? Il y a une inquiétude diffuse et à demi-avouée dans l'atmosphère, peut-être un brin de culpabilité.

Il y a le cousin de ma mère qui habite en face du Bataclan, qui a failli aller dîner en famille dans un de ces coins où les terrorristes sont passés, qui est rentré chez lui, sushis prêts à déguster à la main, dix minutes avant le début de l'horreur. Ce sont ses enfants qui ne voulaient pas dîner dehors et ont demandé à prendre un repas à emporter pour la maison.
Ils ont tout entendu.
Dans quel état sont-ils aujourd'hui ? Dans quel état est Paris ?

Je n'ai pas la télévision, et ça vaut mieux comme ça : j'ai choisi les images, les sons que j'ai perçus des attentats du 13 novembre, je me suis protégée, et depuis quelques jours je cherche un moyen de me convaincre que c'est arrivé, je crois.

Et voilà que Bamako est attaqué. On nous dit que c'est dû à la présence de la France dans ce pays.

Et voilà que Bruxelles, où un ami et le parrain de Monbébé vivent actuellement est en état d'alerte.

Et voilà qu'on nous dit que la France est menacée à nouveau, par vidéo, comme ont coutume de le faire les djihadistes.

Quand on ne s'est jamais senti une âme de martyr, quand on a grandi en croyant vivre dans un pays sûr et que tout cela se produit, on a vite l'occasion de perdre les pédales.
Plus d'amour et de prière disais-je. J'applique de mon mieux ce nouveau style de vie. Je câline mon fils, mon époux, leur dis encore plus souvent que je les aime, me raccroche à eux, et je tâche de faire pareil avec Dieu.
La vie continue, "parce qu'il le faut" nous dit-on, mais elle ne fait pas que continuer, elle gonfle de tout ce qu'on désire donner de plus depuis les attentats. Elle se densifie.

Et j'ai choisi de lui donner une nouvelle orientation en découvrant la magnifique intention de prière proposée par Céline, sur Hozana. Quand je suis tombée dessus, j'en ai eu les larmes aux yeux.
C'est une idée complètement dingue. Une vraie idée de chrétien. Le genre "tends l'autre joue" bien comme il faut, qui n'a pu être inspirée que par le Saint Esprit.
Celle de prier pour nos bourreaux, qui ne sont pas seulement les nôtres d'ailleurs, et plus précisément d'en adopter un.

L'idée est simple. Vous choisissez dans votre coeur un soldat de Daesh, vous lui donnez un nom chrétien (il y a déjà beaucoup de Paul !) et vous priez pour sa conversion, avec une prière proposée pour cela, et le reste est à votre discrétion. Et vous faites exactement ce que Notre Seigneur Jésus nous a demandé dans l'évangile de St Matthieu, chapitre 5 :

43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
 
A., nous sommes nés en décembre 1983 tous les deux. Tu as choisi un chemin de violence et de haine : je prie pour que le Seigneur te couvre de grâces et t'attire irrésistiblement à Lui.

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