05 juillet 2009
Les questions que tout le monde me pose
Bonjour bonjour.
Avant de reprendre l'anté-blogage, je voudrais ici répondre à quelques questions que tout le monde me pose dès que je dis "je suis de retour" quelque part.
Et au passage je vais tordre le cou à quelques idées tenaces.
- Ah tu dois être complètement décalée avec le "jet-slag" ?
Non. Je suis morte de fatigue (enfin ça se calme) parce que le voyage a été épuisant et le changement de climat (chaud et humide à chaud et sec, avec des horaires d'ensoleillement différents) a été rude. Et puis depuis mon retour j'ai été très occupée, donc j'ai beaucoup dormi cette semaine pour éponger tout ça. Mais point de décalage horaire.
La réaction immédiate et logique serait ceci :
- Mais, comment tu fais ?
J'ai suivi les conseils d'une tante à la mode de Bretagne (ça tombe bien je suis bretonne) : j'ai dormi dans l'avion et changé ma montre pour la mettre à l'heure de la destination, et je m'expose au soleil l'après-midi. Comme le voyage était très long, même si j'ai mal dormi, j'ai absorbé une partie du décalage horaire pendant le trajet. Ensuite je suis quelqu'un d'hyper adaptable, tant que j'ai du chocolat et les moyens de dormir 8h/nuit. Donc votre décalage horaire, ça fait 4x2 fois que je suis censée le subir, vous me faites bien rigoler avec.
- As-tu fait bon voyage ?
Je vous raconterai en détail. La version courte, c'est "bwof bof à tendance non".
- Pas trop dur de te réhabituer ?
Ah savoir de quel côté se mettre dans les escaliers roulants ou les couloirs, c'est devenu compliqué, oui. Mais à part ça je ne suis partie qu'un mois les amis. Rien à voir avec le retour de New York !
- Tu as du travail, des pistes ? T'en es où ???
Wow, du calme ! Je suis partie un mois, durée pendant laquelle je n'ai pu que débroussailler le terrain. J'ai rencontré des tas de gens (d'ailleurs j'essaie de vous raconter ça mais c'est un peu compliqué, vu que je ne suis jamais chez moi, je ne fais jamais tout à fait ce que je voudrais) reçu des tas de bons conseils, déposé une candidature dans une école où on m'a dit qu'il y avait des profs qui venaient faire pareil tous les jours, envoyé deux candidatures sur le net, et j'en ai encore deux à traiter. Ensuite advienne que pourra, à la grâce de Dieu, touss... tout ça.
- Alors, heureuse de retrouver les fromages, la cuisine française, tout ça ?
Ben heureuse de rentrer, de retrouver mes oiseaux, ma famille, les projets qui m'attendaient, mais la cuisine française, si vous saviez ce que j'ai bien mangé au Japon, et à quel point on supporte mieux la chaleur avec leur alimentation... Vous comprendriez que je vous dise qu'elle ne m'a pas manqué plus que ça.
Pour les fromages, là-bas il y a du K*ri (oui, le français de chez nous) estampillé France partout d'ailleurs, du Cream Cheese américain (une sorte de Saint Mor*t en tout aussi bon et crémeux) et quelques autres qui sont pour le coup très très chers. En fait le fromage de chèvre et le lait de chèvre m'ont manqué. Là-bas ça n'existe pas, alors que je n'ai plus droit qu'à ça pour ma peau... Mais le reste, j'étais presque désolée d'en manger !
Je suis heureuse de rentrer parce que là-bas on dépense dans les 8 euros par jour en transports et que je n'avais plus du tout les moyens. Parce qu'ici je peux cuisiner sans demander où s'allume le gaz, quelle poêle employer et comment... je suis autonome quoi. Pareil pour le métro, qui en plus est gratuit pour moi à Paris, et où il est impossible de se perdre.
- Alors, triste de rentrer ?
Ben, bien sûr, un peu, mais j'ai la ferme intention (oui, comme dans l'acte de contrition) d'y retourner dans ce beau pays. Je lui ai trouvé des défauts bien sûr, mais la France en a un sacré paquet et finalement les deux se valent. La France est plus confortable parce qu'ici je me perds moins, j'ai mes marques, mes petites habitudes (aaaargh noooon pas çaaaa, pas moiiii !!) mais au Japon... bientôt je posterai les différences entre les deux pays, vous comprendrez mieux.
- C'est comment là-bas ?
Ben, vous lisez mon blog depuis combien de temps pour oser me poser cette question ????
- Tu y retournes quand ?
Quand j'y ai un travail, ou assez d'économies pour y aller en touriste. On verra.
29 juin 2009
Yokohama
Lundi 29 juin, dernier jour complet sur place, nous avons prévu avec Akiko de passer la journée à Yokohama, mon coin de Japon préféré. (Attention cet article va être très long car rempli de photos.)
Après une matinée réparatrice, nous attrapons nos affaires, et... prenons le métro direction une école de français qui m'intéresse, pour y déposer une candidature en personne. Ça fera au moins une. Arrivées sur place, nous découvrons un petit bâtiment fort sympathique, dans lequel deux japonaises font l'accueil. Je leur donne mes petits papiers avec un grand sourire et beaucoup d'optimisme malgré le "il y a des professeurs de français qui viennent déposer leur candidature tous les jours."
Puis nous repartons, pour retrouver enfin la ville portuaire qui fête ses 150 ans.
Nous arrivons tard et ratons le dernier service d'un restaurant conseillé par la tante d'Akiko. Heureusement pour nous (nous mourrons de faim, enfin surtout moi qui me suis levée ce matin et ai petit déjeuné il y a longtemps) un restaurant de râmen est encore ouvert et le petit monsieur qui y travaille est disponible pour s'occuper de nous. L'endroit est splendide, à la hauteur de la ville :
En regardant à gauche et à droite de ma place, dans le restaurant.
Après une "petite" attente, on nous apporte deux immenses bols (hauts, larges comme des assiettes plates de chez nous, pleins) qui embaument. La chose en haut, beige, c'est un œuf dur. Je ne le saurai qu'en croquant dedans. Mais quel régal !! Nous mangeons de bon cœur et faisons tout notre possible pour finir... c'est impossible, c'est trop grand.
Nous ressortons ensuite du centre commercial en bord de mer où Akiko m'avait emmenée pour aller sur la berge, à un guichet dans une pièce où se trouvent des bancs et des distributeurs automatiques, acheter des billets pour un circuit en bateau, direction la promenade de Yokohama, aménagée près du port. Nous avons du temps devant nous, et plutôt que de rester assises bêtement, nous faisons un petit tour près de l'embarcadère.
Notre "bateau-mouche" qui vient chercher les passagers du tour précédent.
La seule éolienne que j'ai vue au Japon, sur fond de pollution : agrandissez la photo, vous verrez que le ciel est ocre derrière... Oui, c'est comme ça là-bas !
Nous descendons du navire (oui, on dirait pas mais navire bikoz eau de mer, et non bikoz beau bateau 3 mats toussa) et nous retrouvons sur la promenade de la ville, où beaucoup d'autres se sont donnés rendez-vous.
Admirez : une famille japonaise dans toute sa splendeur et sa représentativité symbolique. Monsieur tient une bouteille de thé vert à la main, bouteille certainement achetée au dernier distributeur, et il a une sacoche qui lui donne du style. Sa douce est habillée tout en superpositions et en legging et son petit sac est assorti aux fines chaussures plates qui sont à la mode en ce moment. Au bout de leurs laisses, les deux chihuahuas qui remplacent les enfants que le couple n'a ni la place ni les moyens financiers d'avoir sont habillés. Ces chiens-là passent régulièrement chez le toiletteur, sont nourris et traités comme des rois et reçoivent toute l'affection qui aurait pu aller aux enfants qu'ils remplacent.
Ah, voilà justement les distributeurs...
A gauche, une photo de la berge. Je tenais à vous montrer l'amas de moules et d'huîtres le long de la mer.
Et là, enfin, enfin je les ai eus : les corbacs !
Il y a 6 ans, les poubelles japonaises étaient mal protégées et copieusement pillées par les corbeaux qui éventraient les sacs et en répandaient le contenu partout. J'avais aussi assisté à un triste spectacle, un matin en allant prendre le métro : deux étourneaux piaillaient en tournant autour d'un cruel volatile qui s'envolait en tenant quelque chose dans le bec. Ce n'était pas un fromage, mais le bébé des deux oiseaux affolés qui essayaient de le lui reprendre en pépiant de désespoir. Je m'en souviens comme si c'était hier. Le corbeau est définitivement classé dans la catégorie des prédateurs, des animaux dangereux. Mais terriblement esthétiques.
Y sont-y pas mignons ?
Réflexion faite, non ils sont-y pas, non.
A la pêche aux mouleumouleumouleu, jeu n'veux plus zaller maman...
Un artiste artistant sur une musique des Beatles. Il n'avait aucun public, le pauvre, mais beaucoup de couleurs !
Nous contournons le bâtiment devant lequel il est installé, et montons un escalier qui nous amène au niveau du toit...
A gauche, un signal pour les navires qui croisent près du port, à droite, la promenade aménagée en hauteur.
Aaah ces couleurs ! Aaah ce port !
Aaaah cette architecture !
Quand je vous dis que les Japonais sont fous de leurs chiens !
Gothic lolita ou cosplayeuse ? En tous cas, elle a du style ! Et sa copine est très à la mode.
A l'arrière plan à droite, on voit trois tours quasi identiques et aux tailles dégradées, il s'agit du centre commercial où nous nous rendons, et que je vous avais fait visiter là.
Une sculpture de mammouth et le gigantesque stand ouvert pour le 150ème anniversaire de la ville, rempli de produits dérivés à l'effigie de la mascotte de l'évènement (une pêche dans un bateau, avec des pattes et un visage). J'essaie de trouver un objet pas cher et rigolo à rapporter à la maison, mais ne trouve rien. Akiko, qui surveille l'heure de près et connaît les habitudes commerciales de ses compatriotes, m'encourage à continuer notre route avant que les magasins qui nous intéressent soient tous fermés.

Les araignées de la ville de Nantes (au secouuuurs ! Arachné !) avec l'équipe de marionnesttistes français venus fêter l'anniversaire de la ville.
Nous voici sur une grande structure métallique circulaire qui fait le tour d'un carrefour et permet aux piétons de circuler librement et en toute sécurité. Admirez la vue !
Alors ici, c'est le coin "geek" (ndlr : fou d'informatique et de jeux vidéo) Cette horloge, située au premier étage d'un bâtiment, a un design qui fait énooooormément penser à Kingdom Hearts. La preuve, quelques images ici et ici. Pour Akiko et moi qui sommes fans, c'était vraiment curieux à voir ! Je l'ai filmée quand elle a carilloné, (on a attendu exprès) mais comme je suis parfois totalement stupide, j'ai mis l'appareil de travers pour filmer l'ensemble de la machine. Résultat le film n'est conseillé qu'aux contorsionnistes. Oups.
Mais keskecékseutruk ? En tous cas, ça a de la gueule !
Nous revoici dans le grand centre commercial où certaines boutiques nous attendent.
Catégorie Franponais, ça nous manquait !
On lève le nez, on baisse le nez !
L'intérieur, après avoir déjauni la photo à cause de la lumière électrique... Même moi je l'avais pas vu comme ça ! C'est beau hein ?
Regardez bien, au centre on voit deux boutiques affolantes : une Ghibli et une Jump Shop. Je vous avais déjà parlé de Jump éditeur de Naruto, Bleach, Full Metal Alchemist...
Quelques gros plans...
Nous entrons alors dans la boutique Jump où j'hésite longtemps entre quelques articles Naruto, car j'ai repensé à un ami en France qui en est fana et qui apprécierait sans doute d'avoir un produit dérivé. Akiko me convainc de prendre des marque-page, qui, il faut l'avouer, sont bien chouettes. Nous repartons pour de nouvelles aventures chez...
Build a Bear Workshop ! Je me trouve un mouton tout doux, je lui choisis un cœur, la vendeuse le fourre pour moi, puis je le brosse et lui envoie de l'air pulsé dans les poils pour les débarrasser des poussières, c'est du grand luxe ici, malgré la petitesse de la boutique. En quelques minutes Akiko lui trouve un nom (elle se retrouve propulsée maraine d'une peluche) (oui, je sais) (mais j'assume très bien) (celui qui a dit que je fais peur, tu sors) parfaitement adapté : japonais, et qui va me rappeler plein de choses à la fois... Après débat et beaucoup de recherches sur les coutures, je lui trouve une tenue... Laissez-moi vous présenter :
YOKO ! Comme Yoko-hama (hé hé, eh oui), comme Yoko Tsuno, et comme Yoko Ono.
Il a été décidé que Yoko était une fille. Et c'est très bien comme ça, son yukata (kimono d'été) est super joli, quoiqu'un peu rose à mon goût... mais ça lui va bien au teint. Oui, pardon, j'arrête mes délires et je reprends. Nous repartons avec Yoko dans une boîte, son certificat de naissance nippo-anglais et des pubs pour le site internet du magasin. Trop la classe.
Une autre photo (à agrandir, là ça n'a aucun effet) juste assez déjaunie pour que vous voyiez la même chose que nous.
Quand même, c'est bô.
Petit tour dehors...
Mais... Mais ? C'est quoi ça ?!??
Eh bien ça se trouve accroché devant une boutique bien spéciale et toute japonaise... Avec devant un Hollywood Boulevard à leur sauce :
Un indice : Woodstock est un oiseau.
Alors ? Trouvé ? Mais ouiiii ! Nous sommes devant la boutique Snoopy !
Vu de plus loin :
Il est plus de huit heures, les magasins ferment, il fait nuit... nous décidons de rentrer. Dans le métro, je suis fatiguée et ne fais pas attention, comme chaque fois, à vérifier que je n'ai rien laissé derrière moi. Manque de pot, cette-fois ci mes marque-page Naruto sont restés sous le siège. Adieu les souvenirs à partager avec les copains...
Nous dînons devant la télé et partageons ensuite nos musiques (ce que je voulais faire depuis le début du mois...), avant de nous coucher très, très tard.
27 juin 2009
Samedi, bar à sushi !
Samedi 27, nous ne faisons pas grand chose tout d'abord : grasse matinée, jeux, lettres de motivation pour moi (ça fait un moment que je m'acharne dessus) et application des conseils du professeur rencontré la veille. Mais le soir, le soir nous sortons du studio, prenons le train
Ma meilleure amie, vêtue de ses dernières acquisitions. Mais impossible à prendre en photo avec son visage !
direction Shibuya, où nous rencontrons une amie d'une cousine d'Akiko, qui tenait à me rencontrer pour travailler son français. J'aime bien, moi, ce genre de rencontres. Nous nous rendons sur la place Hachiko, où les préparatifs de la fête du 7 juillet sont bien visibles :
Le 7 juillet est la grande et belle journée de Tanabata. Une fête traditionnelle où on a la possibilité de faire un vœu, écrit sur un papier que l'on pend à un bambou (à gauche sur la photo). Je vous invite à vous rendre ici pour découvrir la splendide légende, très proche des histoires elfiques de Tolkien, qui en est à l'origine.
Notre amie nous trouve, nous avons de la chance vu la foule immense qui se presse ici - c'est le soir et beaucoup se sont donné rendez-vous au même endroit - et nous nous rendons dans un endroit parfaitement japonais, bien connu en France : un bar à sushi !
Nous faisons la queue un certain temps sur un banc le long du mur avant qu'un serveur ne nous invite à nous asseoir. L'endroit est comble, et pour satisfaire tout le monde, il est interdit de rester plus d'une demie-heure.
Le bar à sushi repose sur un principe très simple : les clients s'asseyent autour d'un gigantesque... bar, bravo, derrière lequel des cuisiniers experts fabriquent à la chaîne des sushis exquis. Ils les façonnent deux par deux, les mettent dans une petite assiette qu'ils posent ensuite sur le tapis roulant qui fait le tour du bar. Les clients se servent, peuvent demander une tasse avec du thé qu'ils remplissent à volonté en utilisant le robinet à eau bouillante qui se trouve toutes les deux places - et vu comme les sushis sont délicieux mais bourratifs, et vu la chaleur de ce soir, je me sers encore et encore de ce délicieux thé, frustrée cependant par sa température qui m'oblige à patienter avant de le boire - et lorsqu'ils n'ont plus faim, ils appellent le serveur.
Akiko a une faim de loup et engloutit le contenu de 10 assiettes (soit 20 sushis), ma voisine en mange 8, moi 7, et je les fais bien rire en saluant tous les sushis aux crevettes ou au poulpe qui passent devant nous. Qu'est-ce que je regrette d'être allergique !
Le repas fini, le serveur compte les assiettes, note le total sur un papier qu'il donne au client, et ce dernier se rend à la caisse pour payer : 100 yens l'assiette normale, 150 ou 200 la commande spéciale. Oui, parce que bien entendu, on peut demander au cuisinier devant soi de nous préparer une assiette particulière.
Pas cher, délicieux, typique... le Japon comme je l'aime !
Nous faisons ensuite un peu de shopping, en discutant avec notre amie, qui me confie son étonnement devant le manque de soin que les Françaises apportent à leurs mains et surtout à leurs pieds. Ici des ongles impeccables, des cuticules parfaites sont la règle. En France, c'est loin d'être le cas, et on se demande un peu pourquoi. Je lui parle des Américaines qui jouissent d'un cabinet de manucure-pédicure tous les 50 mètres...
Pendant qu'Akiko et notre comparse finissent quelques achats, je sors mon APN histoire de vous montrer l'ambiance de fou-furieux qui règne à Shibuya le soir.
Puis nous nous séparons et Akiko et moi nous rendons dans un quartier proche pour y prendre des purikura (vous vous souvenez ? Les photos rigolotes et autocollantes). Nous atterrissons devant un bâtiment aux illuminations magnifiques et faisons le pied de grue un bon moment pour retrouver l'effet arc-en-ciel qui nous a subjuguées au début. Résultat :
Et juste en face un vitrail qui me renvoie au Metropolitan Opera de New York :
26 juin 2009
Un petit tour, avant de s'en aller
Vendredi, après un petit roupillon du matin, je rejoins Akiko à la médiathèque. Ayant fait le trajet avec elle une bonne dizaine de fois, je retrouve très bien les trains et les directions, malgré un petit coup de stress à un endroit où les trains peuvent partir des deux côtés du quai : il faut déchiffrer les panneaux lumineux pour savoir s'il va dans la bonne direction, et après mes mésaventures du dimanche, je me méfie. Mais j'arrive à bon port tout de même, et profite du fait d'être seule pour prendre mon temps.
Les fleurs que nous guettions avec Akiko ont fini par s'ouvrir :
Je tournicote un peu, vais à la médiathèque - où je prends des photos mémorables - et annonce à Akiko que puisqu'il lui reste du temps sur place, je vais courir dans la galerie commerciale où nous nous sommes rendues le premier jour pour y acheter des demi-chaussettes, avant mon départ. Il y a une boutique "tout à 315 yens" (2,50€) où je voudrais me ravitailler, puisqu'en France ça n'existe pas. Eh oui, au début je rigolais, mais en fait c'est pratique et confortable ces petits machins !
Nous nous donnons rendez-vous, puis je file, et m'aperçois vite que je sous-estimais la distance à parcourir. C'est pas grave, comme ça je prends des tas de photos au retour. Pour l'aller, je mets le turbo, et finis par retrouver la galerie souterraine, immense, et où je fais très attention de bien repérer les carrefours, histoire de retrouver mon chemin en sens inverse. Après pas mal de kilomètres et une légère angoisse ("je vais jamais le retrouver ce magasin !!!") je trouve l'objet de mes désirs, achète les articles que je voulais, et repars.
La girafe couronnée qui marque l'entrée de la galerie, vue depuis les escaliers roulants, et en face, la grue de l'immeuble en travaux.
Nous sommes ici dans un quartier d'affaires résolument moderne. On trouve des bicyclettes garées le long des trottoirs, des hommes d'affaires un peu partout, surtout à partir de midi moins le quart, beaucoup de petits restaurants, et des ponts au-dessus de routes.
Le quartier est aussi sillonné de nombreux cours d'eau. Vue à droite (ci-dessus) et à gauche (ci-dessous) de l'un des ponts que j'ai traversés.
Un carrefour, et un immeuble original. Aujourd'hui vendredi, c'est jour de ramassage des poubelles dans le quartier. Sur la photo de droite, cherchez le petit tas blanc, au pied du bâtiment, à côté des gingkos (les arbres, incultes). On en trouve des comme ça tous les 10 mètres !!
Juste avant le pont spectaculaire qui fait face à la médiathèque, je tombe sur un mur couvert d'une magnifique variété de liseron.
Je ne m'en lasse pas. Que c'est beau ici !
La photo de gauche n'est pas terrible, mais j'ai tenu à avoir un cliché des trois scooters des mers qui passaient sous le pont !
Je reviens sur la place de Paris, dans le jardin qui jouxte le lieu de travail d'Akiko, et me lance dans un 360° en tournant sur la gauche :

Et parce que je les poursuis depuis le début de mon séjour sur place : un corbac.
Je récupère Akiko à la sortie de son boulot, et aujourd'hui, ô surprise, ô joie, elle est en jupe. Un style venant directement d'un personnage de l'adaptation du manga Honey and Clover. Akiko a craqué sur la jupe longue portée avec des converses, et a couru partout pour trouver ce qui lui fallait. Pour la peine, je prends une photo, qu'exceptionnellement je ne floute pas. Nous prenons le métro - et une photo débile - direction Yoyogi.
Aujourd'hui nous rencontrons un ami de la mère d'Akiko, qui parle français et connaît bien la situation des profs de FLE. Il a accepté de me rencontrer pour me donner des conseils. Il arrive un peu en retard devant le Starbucks où nous l'attendons, et ne tenant plus j'avale des cookies tout chocolat pour tenir, car nous n'avons toujours pas déjeuné. Akiko ne veut pas risquer d'avoir la bouche pleine de chocolat, et tient bon. En revanche, elle a l'impression que tout le monde la regarde, car elle n'a pas l'habitude d'être habillée en fille et son haut rouge est un peu voyant.
Tout en mangeant - enfin - nous faisons la connaissance d'un homme charmant, délicat, hyper intelligent (il est prof d'anglais dans une classe de prépa et rédige une thèse pour l'université la plus prestigieuse du Japon) qui parle français avec un léger accent et me donne de supers conseils. Nous parlons méthode d'apprentissage et livres de japonais, (je cherche partout une méthode pour faire de la calligraphie, et ici tout est en anglais. Bouhou.) écoles de français... et nous quittons enrichis.
Akiko et moi décidons, après débat, d'aller faire un tour chez Uniclo pour trouver de quoi la vêtir et c'est un bingo. Nous trouvons les hauts parfaits pour remplacer le polo-rouge-trop-voyant-non-mais-tout-le-monde-me-regarde-là-c'est-affreux.
Puis nous visitons une galerie commerciale pour y chercher la B.O. de Final Fantasy IX, un jeu vidéo auquel j'ai très peu joué, mais dont la musique est splendide. Ma meilleure amie connaît un endroit où j'ai de bonnes chances de la trouver d'occasion. Nous nous rendons dans la folle galerie de Nakano :
Et rien que pour vous, j'ai pris quelques clichés du dépliant que l'on y trouve. Vous noterez le terrifiant exemple de franglais qu'il fournit, puisque manifestement, quand on a trouvé un Français pour faire le commentaire touristique, on lui a demandé s'il causait anglais, et il a dit oui. Il n'aurait peut-être pas dû. D'après moi.
Je vous encourage vivement à jeter un œil de plus près, vous ne serez pas déçus !
Le magasin qui nous intéresse est répandu en plusieurs boutiques spécialisées dans tout le centre. Nous faisons le tour des 4 étages, demandons partout, entrons même dans une boutique que je ne recommanderais à personne afin de trouver des livres qu'Akiko cherche, et qui, pour une raison totalement inconnue, se trouvent en très mauvaise compagnie... Chou blanc. Akiko a déjà les volumes qu'on l'envoie regarder, et ils n'ont pas la musique que je cherche. Pourtant, ils ont des figurines, des cellulos, des porte-clés de trucs aussi fou que Last Exile, plusieurs Miyazaki, Princesse Sarah (je me suis retrouvée toute ramollo devant la vitrine), Naruto, mais pas ce que nous voulions. En revanche, envoyez un employé de la chaîne Album là-dedans, il en fera une syncope en moins de 10 min.
Puis, nous rentrons à la maison, moulues, fourbues, pas totalement pourvues, mais heureuses quand même.
24 juin 2009
Mercredi 24
Mercredi, retour à Shibuya, pour un peu de magasinage. Pas de grand souvenir de ce jour, donc pas grand chose à raconter, mais quelques photos quand même.
On commence par une photo de la place principale du quartier, où je n'avais pas encore mis les pieds.
Je vous présente Hachikô (hhatchikoo).
Mais qui est donc ce chien dont la dépouille figure dans un musée de la ville, et en l'honneur de qui on a été jusqu'à ériger une statue ???
Hachikô (un noble représentant de la race japonaise Akita) était le fidèle compagnon d'un professeur, dans les années 30. Tous les soirs, il attendait son maître à la gare de Shibuya où ce dernier descendait du train. Un jour, l'enseignant ne parut pas, suite à un malaise fatal. Le chien revint cependant attendre son maître quotidiennement pendant 7 ans. Il devint l'emblème de la fidélité au Japon. En face de sa statue, se trouve un wagon dont l'usage m'est inconnu. Peut-être est-ce le train qu'empruntait son maître...
Toujours sur la place, une publicité pour une chanteuse qui me fait bien rire. Ici quand on est une star on aime délirer devant un appareil photo !
Pour vous montrer un peu les écrans géants, manque le son !
23 juin 2009
Asakusa
Mardi 23 juin, je rejoins Akiko à la gare de Shibuya, et nous nous rendons, à ma demande, dans le quartier magique d'Asakusa. Asakusa, c'est un endroit contrasté et coloré, avec un temple bouddhiste immense et magnifique, des petites rues anciennes tout autour... et pas très loin, des immeubles célèbres pour leur architecture ultra-moderne. C'est mon coin préféré au Japon après Yokohama.
Ça commence dès la station de métro, avec des mikoshi (temples portatifs) exposés non loin de l'ascenseur... (Clic pour agrandir)
Un plan du quartier et une céramique dragonnesque !
Et dès qu'on pointe le nez dehors, on est saisi par la chaleur du soleil de plomb, qui cogne aujourd'hui (aïe), et par la beauté du lieu :
Devant, la sortie de métro ouvragée et la rue, puis, à gauche, le bâtiment célèbre pour le piment doré qui le coiffe.
En regardant la rue à droite, des pousse-pousse, qu'on ne trouve nulle-part ailleurs à Tôkyô, avec de jeunes tireurs de pousse-pousse qui attendent qu'on loue leurs services. On sait donc qu'on est dans un quartier traditionnel et touristique. Très traditionnel, et très touristique !
En revenant sur le trottoir, des lycéens en uniforme et en excursion sur place.
Asakusa est connu pour son architecture, et aussi pour un hadaka matsuri où les hommes de la maffia locale défilent librement, debout sur les mikoshi portés sur les épaules. Hadaka matsuri signifie festival nu, et est caractérisé par le fait que les hommes - ici les yakuza, debout sur les temples portatifs - ne portent qu'un fundoshi, le sous-vêtement traditionnel, qui laisse voir la quasi-totalité de leurs tatouages. Ils montrent ainsi leur capacité de résistance à la douleur - le tatouage est effectué selon la méthode traditionnelle polynésienne, d'où il est arrivé, et est bien plus douloureux que chez nous - et étalent leur bravoure devant le public. Il est à noter que pour cette raison le tatouage est associé à la maffia et ne se fait jamais chez le commun des mortels : non seulement il "abîme le corps", reçu des dieux et des parents et qu'il ne faut pas défigurer, mais il est porteur d'une très forte connotation.
Nous nous retrouvons rapidement devant la première porte du lieu sacré :
Voyez les lycéens, encore là juste après une séance photo collective, et admirez les statues des dieux qui protègent l'endroit.
Nous passons dessous et nous retrouvons dans le passage qui m'avait laissé un grand souvenir, et où il y a six ans j'ai acheté mon furin, avec trois clochettes en fonte qui tintent si joliment. Le chemin est encadré par des échoppes où on trouve de tout : du thé, des baguettes, des costumes traditionnels, des gâteaux, et chose exceptionnelle : des souvenirs ! Depuis quelques temps je cherchais un endroit où acheter un de ces objets ou badges idiots (mais dont New York m'a rendue accro) qui dirait "I love Tôkyô". Que dalle. Sauf ici, où je trouve un bijou de portable Naruto accroché à une mini Tôkyô Tower (pron : tookyoo tawaaa). Il a une tête irrésistible, mais je reste prudente et décide de regarder un peu autour avant de l'acquérir.
Au milieu du parcours : au fond on voit le toit de la seconde porte.
Comme dans beaucoup de lieux touristiques, une fabrique de gâteaux avec la machine qui pond des biscuits emballés devant nos yeux ! J'ai toujours trouvé ça fou !
Il fait chaud et nous mourrons de soif. Après avoir hésité devant un marchand de bouteilles de limonade traditionnelle, qui vend ses boissons un peu cher, nous optons pour un thé glacé sucré, vendu dans une échoppe en photo ci-dessus où, boissons traditionnelle oblige, les vendeuses sont en yukata (kimono d'été, avec deux épaisseurs en moins). C'est tellement bon qu'on achète ensuite un sachet de ce breuvage exquis. On en met un peu dans l'eau chaude ou froide, voire du lait pour un macha latte, et on se régale !
Et en plus, c'était pas cher du tout.
Avec la nette sensation que nos estomacs ne tiendront pas très longtemps, vides comme ils sont, nous entamons la recherche d'un restaurant bon marché. Cela ne nous empêche pas de continuer à admirer les boutiques, et à faire un achat de baguettes pour mon grand frère...
Une échoppe de friandises à base de pâte d'azuki,ou haricots rouges sucrés. On dirait une bijouterie. Ici c'est normal.
En regardant là d'où nous venons...
La boutique de baguettes, tenue par trois mamies qui me proposent de graver mon nom sur les baguettes (avec deux hiboux adorables sur le haut, dans une goutte de vernis). Je leur dis, via Akiko, que c'est un cadeau ; on me conseille alors de les garder intactes. Ça tombe bien, c'est ce que je voulais !
Au Japon, on choisit ses baguettes en fonction de la taille de ses mains : elles doivent être longues comme deux fois et demie la largeur de la paume. Ainsi on pourra les tenir confortablement et manger à l'aise. Pour les enfants, ils existe des baguettes "pédagogiques" avec des encoches et des cercles où mettre ses doigts, pour bien les positionner. Ça ressemble à des instruments de torture...
Nous prenons une rue transversale et voyons arriver un homme, qui tire une petite charrette avec de la nourriture dedans, portant une perruque de marchand de je-ne-sais-quoi qui lui fait un crâne chauve sur le dessus, et un tablier bleu. La photo ci-dessous, agrandie, vous le montrera sur la gauche, au coin de la rue où il s'est installé.
L'estomac de plus en plus bas direction les talons, nous nous mettons en quête d'un restaurant et tentons le dernier étage de la galerie commerciale Matsuya. Chou blanc. En revanche, sur le chemin qui y mène, nous faisons une curieuse trouvaille roulante :
Nous finissons par trouver au sous-sol, dans une rue non loin, un restaurant appartenant à une chaîne spécialisée dans les plats de riz et viande bon marché. Akiko n'a jamais essayé, moi non plus, c'est l'occasion. La pièce est en longueur, autour d'un bar au milieu duquel circulent les serveurs. Pour les appeler, on appuie sur un bouton situé devant soi. On peut alors leur indiquer le plat choisi et attendre tranquillement. Il est plus de trois heures, il n'y a que quelques hommes d'affaire. C'est manifestement un endroit très masculin. Pour une fois, les murs sont peu soignés, la peinture un peu délavée, et le tout n'est pas particulièrement propre. On se sent dans un espace réservé au remplissage d'estomacs pour quelques centaines de yens. Ici on commence à 450, soit dans les 3 euros. Le bol n'est pas grand mais certains s'en contentent. J'ai tellement faim que je vise le bol à 650, ce qui étonne ma meilleure amie.
La présentation du lieu ne laisse absolument pas présager le régal servi un peu plus tard. C'est excellent. Nous repartons revigorées et très agréablement surprises. C'est décidé : la prochaine fois qu'on a faim et qu'on trouve un restaurant de cette chaîne, on y fonce sans se poser de question.
Nous reprenons notre route vers le temple d'Asakusa...
Cette petite rue transversale est fort surprenante :
en regardant bien, on trouve des samouraï cachés dedans !!
Devant nous, la seconde porte qui signale l'entrée dans un lieu sacré.
A gauche.
A droite. Les mini-temples ou lieux de recueillement, autour du principal, se multiplient.
En approchant et en regardant à droite,
à gauche,
et par en dessous !
Derrière les bâches, le temple, en réfection cette année. Snif. Devant, un brûleur d'encens géant.
Des couples qui vont sans doute se marier bientôt. Comment je le sais ? Parce qu'ils suivent une tradition toute nippone : ils ont acheté, pour 100 yens, une prédiction. On tire au sort un papier, généralement en ouvrant un tiroir sur lequel est gravé son prénom, et on le déplie pour savoir si l'événement pour lequel on vient consulter va se passer "bien" "moyen" ou "mal". Dans les deux premiers cas, on est rassuré, tout va bien, le voyage, l'examen, le mariage va être une réussite. Dans le dernier cas, on tire au sort jusqu'à obtenir un papier de bon augure, pour conjurer le mauvais sort. Puisque ce sont des couples, on sait qu'il y a des épousailles dans l'air.
La porte, encore, avec les getta (guéta) ou tongs géantes du Bouddha assis dans le temple.
Le brûleur d'encens, qui ne fume plus puisque la journée s'achève. Il est à moitié rempli de sable dans lequel on pique des bâtons qui libèrent une douce odeur tout le jour. Avant d'entrer dans le temple, on se purifie en se couvrant de leur fumée, comme chez nous on se signe avec de l'eau bénite. Dans la photo de droite, une splendide lanterne du temple.
Prenez le temps d'admirer non seulement la statue, mais aussi la superbe fresque au plafond.
La pagode dont j'ignore l'usage, peut-être est-ce le lieu de vie des moines du coin, et le dessous du toit de la seconde porte. C'est pas beau, ça ?
Un autre coin de recueillement...
Nous faisons demi-tour et assistons à la fermeture de nombreuses boutiques. J'achète le souvenir repéré tout à l'heure, à savoir la Tôkyô Tower avec Naruto accroché dessus, et m'amuse de voir (photo de droite) des pigeons dans les échoppes. Le temps de saisir mon A.P.N. le premier s'est envolé, le second est en train de le suivre. Clic !

La première porte vue de l'intérieur et la boutique Ghibli où nous sommes passées après le déjeuner.

A la porte du métro, et une fois dedans.
Nous prenons le métro, direction le quartier familier désormais de Kawasaki, où nous devons rendre des CD, à moins que ce ne soit des DVD. La station de métro y est gigantesque et fait office de galerie commerciale. A l'occasion d'un changement de ligne, nous jetons un œil à une place qui m'intrigue depuis longtemps car une vieille locomotive trône en son centre.
Il faudra agrandir encore pour vois le franponais du milieu : les marques "Bises opaque", "Chandelier" et "Coeur de parfum". Peut-être aussi "Minimum".
Et puis, le clou du spectacle nocturne : la sonnerie de huit heures.
21 juin 2009
Dimanche, boeuf bourguignon !
Dimanche, une fois n'est pas coutume, c'est Akiko qui roupille quand je sors pour aller à la messe, - et qui roupille toujours quand je reviens (hihi). J'arrive tout juste à l'heure et assiste aux adieux émus du curé à certaines de ses ouailles qui préparent leur retour au pays.
Le retour se fait chaotique, parce que je maîtrise bien l'aller, mais j'ignore le nom du terminus de la ligne de retour (ce qui change tout) et navigue un peu à l'aveuglette avant de retrouver enfin le bon chemin. Ouf.
Non, la méthode petit Poucet ne marcherait pas dans le métro.
Puis nous nous faisons un après-midi musique et films, lorsque la tante d'Akiko nous appelle de deux étages au dessous pour nous dire que puisque nous n'avons plus rien à faire ce soir (un rendez-vous annulé) et que toute sa famille sera présente, nous pourrions descendre cuisiner le boeuf bourguignon promis au lieu d'attendre demain. Tant pis pour le tirami-sù pour lequel nous avons couru partout.
Nous descendons un peu tard (des impératifs incompressibles) et cuisinons comme des folles pendant quelques heures, pour obtenir un superbe bœuf bourguignon aux pommes de terre, qui épate tout le monde. Moi je me régale car c'est un plat que nous mangeons souvent à la maison et que j'aime énormément, eux se régalent car c'est un plat français. Ensuite nous sommes invitées à regarder la télé puis à prendre un bain à la japonaise, dans une salle de bain super équipée et bien confortable, et après avoir mariné pendant quelques délicieuses minutes, je sors de la maison où on s'est endormi devant la télé pour remonter chez Akiko, en passant par la fraîcheur du soir, si douce après un bain très chaud, et m'écraser au fond de mon lit. En effet, un bon bain bouillant qui active bien la circulation, ça assomme complètement.
19 juin 2009
Et doucettement, on pense au retour
Eh oui, même si c'est pas drôle, je pense un peu au retour qui approche.
Snif.
Mais la bonne nouvelle, c'est que le lendemain de mon atterrissage, je vais aller écouter un musicien génial. Pour son premier concert. Que je n'osais espérer. Que ça fait longtemps que je le connais et suis fan de ses créations.
Que si vous n'avez rien à faire le 2 juillet sur Paris, ben y a plus qu'à réserver pour le Zèbre de Belleville.
Comment ça vous ne savez toujours pas de qui je parle ?
Mais d'Edgar Novak voyons ! Il a un myspace juste là, avec de la musique dessus !
Vous l'aurez remarqué, cette fois je ne post-poste pas, parce que ce que je vous raconte n'est pas en lien direct avec mes balades au Japon. J'essaie de poster, mais je suis un tantinet occupée à visiter la CCIFJ (Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Japonaise) et modifier mon CV pour qu'il ressemble à quelque chose, avant de l'envoyer à droite à gauche. Oui, ayé, j'ai enfin des adresses. Et puis en plus, Canalblog fait des siennes apparemment, en ne postant mes billets que 2 jours après leur envoi. Porte nawak j'vous dis.
Bon allez j'ai du travail. Même si je fatigue sérieusement devant l'ordi.
Ah et allez donc féliciter Papa et Maman Brodent pour leur petit dernier !
Vendredi, renseignements
Akiko part travailler sans moi.
Je me fais réveiller par un camion de propagande de parti politique qui fait le tour du quartier, avec un haut parleur sur le toit et qui scande des résolutions et des besoins de changer le pays, votez pour nous. Akiko ignore quelles élections en sont la cause, mais ici on emploie des méthodes de persuasion agressives. On trouve aussi des militants à la sortie des métros, toujours avec des mégaphones et parfois des banderoles ou des panneaux. Ils parlent fort, on ne comprend rien à ce qu'ils désarticulent, c'est très pénible. Sur le chemin qui mène à la médiathèque, on voit des tas d'affiches avec des candidats qui ont l'air aussi réjoui et bien portant que les nôtres. La politique ça se voit où qu'on soit sur la planète.
Je la rejoins plus tard à une station de métro pas trop trop compliquée à trouver, mais j'ai du mal avec les indications lacunaires tout en japonais et arrive très en retard. Nous faisons un tour à la CCIFJ, discutons emploi avec une dame très gentille, et nous achetons un déjeuner.
Nous marchons jusqu'à un banc près d'une voie ferrée, dans un espace vert rempli de gens, de corbeaux et de moustiques.
Nous nous faisons manger - un moustique se pose juste sur le bord de mon bracelet anti-sale-bête ; après avoir écrasé la bestiole, j'enlève le truc jaune en silicone qui ne m'a pas quittée pendant près de 2 semaines et aurait dû en durer 4 - et mangeons nos onigiri,
puis allons à l'université d'Akiko qui découvre tous les changements et hallucine du manque de pot qu'elle a eu (pas de supérette juste à côté, pas de bancs dans la cour du campus...). Nous montons au dernier étage pour admirer la vue :
La tour de l'université d'Akiko, vue depuis un pont.
Puis nous allons au centre Franco-japonais nous renseigner sur les emplois et ne trouvons pas grand chose.
Juste au coin du chemin qui mène au centre, un temple.
En rentrant, nous passons par Tsutaya et une librairie, au quartier de Yoyogi, espérant trouver une méthode de japonais plus convaincante que la mienne, qui a une progression horrible et m'énerve prodigieusement. On finit par conclure (ce n'était pas notre première tentative) que le mieux est d'attendre mon retour à Paris où je pourrai trouver des méthodes de kanjis en français, parce que là c'est que de l'anglais, ou alors ce sont des méthodes de langue complète (voire juste l'oral).
Cette tour me fascine, elle me rappelle tellement New York !
18 juin 2009
Le jeu des 7000 erreurs
Comparaison France-Japon, comme pour les States, rappelez-vous.
Dans la rue :
- Les gens sont totalement dénués d'agressivité.
- Quand on fait une B.A., les passants vous sourient.
- Les hommes et les femmes utilisent des éventails quand il fait trop chaud. Ce sont les motifs peints dessus qui font masculin ou féminin.
- Quand il pleut tout le monde sort son parapluie, c'est fou à voir : les trottoirs se remplissent de petits hémisphères multicolores. Je regrette de ne pas avoir pris de photo, c'est tellement joli.
- Les gens roulent en vélo en tenant leur parapluie ou leur portable d'une main. Ils sont très à l'aise.
- On roule à gauche.
- Les taxis sont généralement de grosses voitures américaines avec des rétroviseurs sur les ailes avant. Les autres véhicules sont petits et compacts, même la plupart des camions sont minuscules. Seuls 10% ont la taille des nôtres. Ça doit être dû à la taille des magasins où ils livrent : pas de quoi remplir un camion occidental.
- Quand le feu piéton passe au vert sur les grands carrefours, on entend un oiseau faire "cui... cuicui... cui..." Il tient le rythme.
Le métro :
- Les gens dorment dans le métro où ils passent entre 1h30 et 4 heures par jour.
- Il est climatisé.
- Certaines lignes ont deux écrans au-dessus de chaque porte : un avec de la pub (silencieuse, Dieu merci) et un avec des indications sur la ligne, la station, le wagon, en japonais et en anglais. Chaque station, et le côté d'ouverture - automatique - des portes sont annoncés en japonais et en anglais.
- Il y a des wagons réservés aux femmes pendants les heures de pointe. C'est une solution toute japonaise - que certains trouveront fuyante et lâche - contre le harcèlement dans les transports en commun, appelé seku-hara, mot valise pour l'anglais sexual harassment (très long à prononcer en japonais). Beaucoup d'hommes prennent des libertés lorsque les voyageurs sont réduits à l'état de sardines, à cause d'une grosse lacune dans l'évolution du Japon depuis le mode de vie traditionnel vers "l'occidentalisé" d'aujourd'hui. Les femmes ne savent pas et n'osent pas se défendre car il s'agirait d'une triple humiliation (on se rappelle qu'au Japon, l'humiliation est pire que la mort) : être insultée par un homme est une humiliation, n°1. Se retourner et lui coller une gifle, c'est l'humilier publiquement : n°2. Et reconnaître publiquement qu'on a été humiliée... n°3. Impensable.
- Le métro ne ressemble en rien à celui que nous connaissons. On paye son trajet (sur la base d'1€ pour une ou deux stations) en fonction de la distance parcourue.
Il n'existe aucun forfait ou formule de réduction. - Les nombreuses lignes sont réparties entre plusieurs entreprises : une nationale et les autres privées. Chacune demande un titre de transport, ce qui divise un trajet en plusieurs "zones tarifaires" où on doit acheter un nouveau ticket.
- A l'entrée, après chaque achat dans une machine, on insère son billet dans le portillon qui le poinçonne et le restitue. A la sortie, on insère de nouveau son titre dans un portillon qui le rend si on peut faire une correspondance avec, et l'avale si on ne peut aller plus loin. Si on n'a pas payé assez, il existe des machines pour compléter le paiement.
- Les portillons sont larges, bas et à double sens. Deux panneaux à la hauteur des genoux s'ouvrent et se ferment, grâce à des capteurs, pour laisser passer ou non les gens. Ça va très vite. Sauter par-dessus serait très facile, mais ça n'effleure même pas l'esprit des Japonais. Et de toutes façons, le faire vu la foule qui y circule sans cesse ce serait très mal vu.
La mode et les vêtements :
- Les femmes se rasent les bras et psychotent sur leurs aisselles. Celles qui portent des robes à bretelles sans complexe sont très rares, ou alors elles figurent dans des publicités (dont une sur la bière). Les autres portent des tee-shirts sous leurs robes.
- Presque toutes ont des soquettes basses qui dépassent un peu de leurs chaussures, du coup on en trouve de toutes les couleurs et de tous les styles dans les magasins : demi-pied, simple bande à mettre autour des doigts de pieds, soquettes très basses, en dentelle, en nylon style collants, avec ou sans coussinet, avec ou sans élastique...
- On trouve beaucoup de chaussettes traditionnelles (tabi) avec le pouce à part, et aussi plein d'autres avec orteils séparés.
- Beaucoup de femmes utilisent des ombrelles pour garder la peau blanche. On trouve donc des parapluies/ombrelles à frou-frous, avec des filtres anti-U.V.
- Le bronzage n'est pas à la mode, mais la dentelle si. On en trouve partout, même des robes uniquement en dentelle (du coton travaillé au crochet).
- Les jupes et robes sont le plus souvent très courtes. Ou alors, très, très longues.
- Les enfants et adolescents sont en uniforme avec casquette pour les petits garçons, chapeaux de paille ronds pour les petites filles, bobs pour les touts petits, et après l'école ils circulent généralement en grappes.
Les toilettes (Nitt vous révèle tout) :
- Les toilettes sont soit traditionnelles - un trou ovale dans le sol, avec chasse d'eau par l'arrière et tuyauterie invisible - soit occidentales, mais... améliorées. La plupart du temps elles sont automatiques, avec capteur de popotin pour déclencher la chasse (ce qui fait que parfois elle s'auto-tire 3 ou 4 fois pour rien...) et boutons à gogo (cf. photos), on se croirait dans une fusée. Le prix du meilleur modèle est attribué, ex-æquo, à ceux du musée Ghibli, avec siège chauffant (un régal pour cette partie délicate de l'anatomie) et celui de l'oncle et la tante d'Akiko : un monstre, qui soulève le couvercle tout seul quand on entre dans la pièce !!
- Les toilettes pour femmes sont équipées de sièges "Mommy helper", un dispositif dans lequel on assied bébé en face de soi pour œuvrer tranquillement.
Les restaurants :
- Les restaurants sont, pour les meilleurs, équipés de tabourets dans l'entrée, pour y attendre son tour quand toutes les tables sont occupées.
- On y donne d'office un verre d'eau avec des glaçons et le serveur revient le remplir régulièrement.
- On ne donne pas de pourboire.
- Sur les tables il y a des serviettes en papier et des cure-dents.
Les magasins :
- Quand on passe à la caisse d'un magasin, aux États-Unis le vendeur dit "Hello/hi, how are you" (salut, comment ça va?), on répond et on passe à l'achat en lui-même. Quand celui-ci est fini le vendeur n'accorde plus aucune attention au client. C'est un peu abrupt. Ici l'acheteur pose ses articles sur le comptoir en disant "s'il vous plaît" (onegaïshimasu), le vendeur passe les produits en caisse, annonce le prix, récupère l'argent et donne le ticket avec la monnaie posée dessus, des deux mains, en s'inclinant et en remerciant. Quand on a bien discuté avant, client et vendeur s'inclinent en se remerciant mutuellement.
- Dans les magasins de mode, les vendeurs/euses portent les articles de leurs boutiques. Les vendeuses ont les mains manucurées avec des ongles hallucinants, remplis de strass, de paillettes, de fleurs, de perles... et le pire, c'est que c'est joli.
- La technique de vente est bien particulière ici : très subtile mais redoutable car très efficace. D'abord les rayons sont toujours impeccables et les magasins sont remplis de vendeuses. On en trouve 2 à 10, que le magasin fasse 5 ou 30 m². Quand on se montre intéressé par un article, une vendeuse vient immédiatement toucher un objet à côté : elle replie un tee-shirt, arrange une écharpe sur un mannequin, fait bouger des robes sur la penderie... du coup le regard est attiré par le mouvement et on est obligé de voir autour.
Quand on regarde précisément un produit, une vendeuse vient expliquer ses particularités : les usages de cette crème, les détails de cette robe, les différentes façons de la porter, et très souvent en fonction de ce qu'on a sur soi et de ce qu'on regarde, elle va chercher et montre un autre article susceptible de plaire. - Tous les vendeurs des quartiers commerçants populaires accueillent les clients par de bruyants "bienvenuuuuuuue" (irashaïmassèèèèèèèèè) avec des voix nasillardes qui portent bien - au bout d'une journée on ne le supporte plus - et sont souriants et aimables.
Les bureaux :
- Le matin tous les bureaux ouvrent à la même heure, par conséquent les gens remplissent les rues d'un flot ininterrompu qui part en étoile de chaque sortie de métro.
- Les salary-men en retard sur leur travail vont au bureau - en costard - le samedi et le dimanche.
- Il y a six ans les hommes étaient tous en costume pour aller travailler. La politique verte de ces dernières années a bien fonctionné (cela dit les Japonais sont très obéissants) et aujourd'hui ils sont en chemise. La norme est chemise blanche et pantalon gris - souvent à fines rayures - plus cravate. Ne pas travailler en veste permet d'économiser l'énergie de la climatisation.
- A midi,quand il y a du soleil, les quartiers d'affaires qui se situent près de cours d'eau voient les berges se remplir de petites taches blanches et noires. C'est très amusant à voir.
La politesse :
- La politesse consiste à ne pas incommoder autrui. Absolument pas, jamais. Comme les Japonais sont des gens très délicats, la politesse est très codifiée : le métro se remplit d'affiches sur le thème "s'il vous paît, secouez votre parapluie dehors" - et pas dans l'escalier où on arrose les voisins, "pensez aux personnes âgées ennuyées par les ondes de votre mobile" dans les zones réservées aux gens fragiles, et même "faites ça chez vous" pour les femmes qui ont la désagréable habitude de se maquiller dans le train. Eh oui, ici on trouve les grimaces provoquées par le maquillage fort peu élégantes et agréables à regarder, donc on n'aime pas ça.
- Il est aussi très impoli de se moucher en public : bruit dégoûtant, mimiques et gestes laids, en plus on se colle des bactéries plein les doigts, c'est horrible, c'est très vulgaire. Donc quand on a le nez qui coule... on porte un masque pour ne pas contaminer les autres et on renifle. Les hommes font des bruits de tuyauterie particulièrement répugnants pour mes oreilles de Française.
- En France, les gens polis font venir la nourriture à eux, bouchée par bouchée, et non l'inverse, et ne touchent pas à leur assiette. Ici, si on fait comme ça on s'en met partout. Il est donc poli d'avancer vers ses plats et de mettre son bol de riz/soupe juste devant la bouche pour manger.
- On doit faire du bruit quand on mange une soupe de nouilles : les aspirer avec de l'air évite de mettre des gouttes partout et refroidit la soupe (bouillante) quand elle arrive dans la bouche. Ne pas faire de bruit est particulièrement mal vu, même si quelques pauvres Japonais "handicapés" n'y arrivent pas mieux que moi.
- On ne met pas deux paires de baguettes en même temps dans un plat. Essayez de poser vos baguettes sur un condiment sur lequel un Japonais a déjà les siennes, vous verrez c'est très rigolo : c'est un véritable réflexe, hop, il va soulever les siennes sans même réfléchir. Et ensuite tâcher de trouver les mots pour vous expliquer pourquoi. (Bon, mais ne tentez pas trop l'expérience quand même où on va vous prendre pour quelqu'un de très mal élevé !)
- On ne pique jamais ses baguettes dans son riz, ni dans celui de quelqu'un d'autre, car c'est ainsi qu'on présente les offrandes aux morts.
- Je pourrais en raconter encore plusieurs couches, sachez juste qu'on s'adresse différemment aux gens, et on module son langage en fonction du rang social qu'ils occupent par rapport à soi. C'est extrêmement compliqué, et Akiko s'y perd encore parfois, elle, Japonaise, qui y vit depuis 8 ans...
- Une petite dernière, les hommes ont un langage direct, sans fioriture, les femmes s'expriment avec beaucoup plus de douceur et de règles grammaticales. C'est comme ça.
La télévision (le grand ami du Japonais) :
- A la télévision, dès que quelqu'un place un bon mot, dit quelque chose d'important, c'est sous-titré en gros et en couleur.
- Le matin, l'heure est affichée en haut à gauche, comme ça on ne se met pas en retard.
- Les chaînes sont très ponctuelles.
- Les films sont interrompus très souvent (autant qu'aux États-Unis) pour la publicité, plus une fois - et là c'est valable aussi pour les émissions - pour les sponsors. Oui, oui, les programmes sont sponsorisés par plusieurs grandes marques.
- Tous les génériques de dessins animés sont sous-titrés façon karaoké.
- Le matin et l'après-midi il y a des animés pour les enfants : Anne aux cheveux roux, La Famille Robinson, etc. Et à partir de 11h-minuit ce sont les animés pour adultes, au style plus travaillé, avec des histoires complexes et de la violence. Très souvent ce sont des adaptations de manga.
- Les Japonais se couchent tard, résultat certains programmes télé n'affichent pas des horaires comme 1h25 du matin, mais 25h25. On n'y trouve pas d'image mais un code couleur : en rose les animés, en bleu les documentaires, en jaune les films etc.
- Les studios de cinéma ont le droit de faire de la pub à la télévision. On y voit donc des bandes annonce. En ce moment c'est Terminator qui nous abrutit avec sa musique moisie. (Sans compter qu'on l'entend aussi dans les rues de Shibuya...)
En vrac :
- Le bain est un art ancestral. La salle de bain comporte un espace douche et une baignoire cubique, ou en tous cas petite et profonde. Quand on veut prendre un bain, on remplit la baignoire puis on fait chauffer l'eau (il y a un système dans le bac) dans laquelle on ajoute un produit. Puis on prend une douche à côté et quand on est propre on se baigne. Ça permet d'utiliser un seul bain pour plusieurs personnes et surtout de ne pas tremper dans sa crasse.
- Les insectes sont à l'aise dans ce climat. Il y a beaucoup de grosses fourmis noires, des cafards s'introduisent dans les maisons et appartements à Tôkyô et terrorisent les Japonais. Ils sont très coriaces et grossissent bien (les cancrelats, pas les Japonais !). Les cloportes sont énormes : aussi gros que les cafards ! Les araignées dans les jardins publics sont énormes aussi. Les moustiques sont légions, et comme ils se dirigent aux UV et que les Japonais ont une température interne à 36°, les occidentaux se font bouffer copieusement. Il existe des patchs calmants à appliquer sur les piqûres, et ils sont très efficaces.
- La plupart des publicités ont une mention "produit vert" et les slogans et explications sont écrits en vert. L'écologie est à la mode.
- On compte un distributeur pour 11 habitants. Et ces machines fournissent de tout : boissons, tabac, vêtements, repas instantanés...
- La technologie est partout, et encore plus envahissante qu'en France. Pour exemple, ma meilleure amie compte trois ordinateurs portables : le vieux qui engrange la musique, le neuf et grand qui sert à la maison pour le net et le reste, et un de poche pour consulter internet, sur un écran plus large que le téléphone mobile, en dehors de la maison. Si on cherche du côté des périphériques, elle a une imprimante, voire deux, un graveur de DVD, et sa clé 3G pour le ouèbe. Elle a aussi un I-P*d, un dictionnaire électronique japonais-anglais-français, une Nintend* DS, une Nintend* Wii, une PS2, et comme je l'ai dit, un téléphone mobile qui pourrait presque faire aussi le café tellement il est rempli d'options. Ajoutez la télé, le lecteur DVD et deux téléphones fixes. Et tout ça, ça tient dans un studio de 20m².
Bien sûr, je n'ai pas mentionné la cuiseuse de riz et deux-trois babioles électriques supplémentaires, comme la machine à bains de pieds.
Oui, à ce niveau-là on peut décemment parler d'"une autre planète".












































































