Samedi 27, nous ne faisons pas grand chose tout d'abord : grasse matinée, jeux, lettres de motivation pour moi (ça fait un moment que je m'acharne dessus) et application des conseils du professeur rencontré la veille. Mais le soir, le soir nous sortons du studio, prenons le train

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Ma meilleure amie, vêtue de ses dernières acquisitions. Mais impossible à prendre en photo avec son visage !

direction Shibuya, où nous rencontrons une amie d'une cousine d'Akiko, qui tenait à me rencontrer pour travailler son français. J'aime bien, moi, ce genre de rencontres. Nous nous rendons sur la place Hachiko, où les préparatifs de la fête du 7 juillet sont bien visibles :

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Le 7 juillet est la grande et belle journée de Tanabata. Une fête traditionnelle où on a la possibilité de faire un vœu, écrit sur un papier que l'on pend à un bambou (à gauche sur la photo). Je vous invite à vous rendre ici pour découvrir la splendide légende, très proche des histoires elfiques de Tolkien, qui en est à l'origine.
Notre amie nous trouve, nous avons de la chance vu la foule immense qui se presse ici - c'est le soir et beaucoup se sont donné rendez-vous au même endroit - et nous nous rendons dans un endroit parfaitement japonais, bien connu en France : un bar à sushi !
Nous faisons la queue un certain temps sur un banc le long du mur avant qu'un serveur ne nous invite à nous asseoir. L'endroit est comble, et pour satisfaire tout le monde, il est interdit de rester plus d'une demie-heure.

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Le bar à sushi repose sur un principe très simple : les clients s'asseyent autour d'un gigantesque... bar, bravo, derrière lequel des cuisiniers experts fabriquent à la chaîne des sushis exquis. Ils les façonnent deux par deux, les mettent dans une petite assiette qu'ils posent ensuite sur le tapis roulant qui fait le tour du bar. Les clients se servent, peuvent demander une tasse avec du thé qu'ils remplissent à volonté en utilisant le robinet à eau bouillante qui se trouve toutes les deux places - et vu comme les sushis sont délicieux mais bourratifs, et vu la chaleur de ce soir, je me sers encore et encore de ce délicieux thé, frustrée cependant par sa température qui m'oblige à patienter avant de le boire - et lorsqu'ils n'ont plus faim, ils appellent le serveur.
Akiko a une faim de loup et engloutit le contenu de 10 assiettes (soit 20 sushis), ma voisine en mange 8, moi 7, et je les fais bien rire en saluant tous les sushis aux crevettes ou au poulpe qui passent devant nous. Qu'est-ce que je regrette d'être allergique !
Le repas fini, le serveur compte les assiettes, note le total sur un papier qu'il donne au client, et ce dernier se rend à la caisse pour payer : 100 yens l'assiette normale, 150 ou 200 la commande spéciale. Oui, parce que bien entendu, on peut demander au cuisinier devant soi de nous préparer une assiette particulière.
Pas cher, délicieux, typique... le Japon comme je l'aime !

Nous faisons ensuite un peu de shopping, en discutant avec notre amie, qui me confie son étonnement devant le manque de soin que les Françaises apportent à leurs mains et surtout à leurs pieds. Ici des ongles impeccables, des cuticules parfaites sont la règle. En France, c'est loin d'être le cas, et on se demande un peu pourquoi. Je lui parle des Américaines qui jouissent d'un cabinet de manucure-pédicure tous les 50 mètres...

Pendant qu'Akiko et notre comparse finissent quelques achats, je sors mon APN histoire de vous montrer l'ambiance de fou-furieux qui règne à Shibuya le soir.

Puis nous nous séparons et Akiko et moi nous rendons dans un quartier proche pour y prendre des purikura (vous vous souvenez ? Les photos rigolotes et autocollantes). Nous atterrissons devant un bâtiment aux illuminations magnifiques et faisons le pied de grue un bon moment pour retrouver l'effet arc-en-ciel qui nous a subjuguées au début. Résultat :

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Et juste en face un vitrail qui me renvoie au Metropolitan Opera de New York :
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