Bonjour bonjour.
Avant de reprendre l'anté-blogage, je voudrais ici répondre à quelques questions que tout le monde me pose dès que je dis "je suis de retour" quelque part.

Et au passage je vais tordre le cou à quelques idées tenaces.

- Ah tu dois être complètement décalée avec le "jet-slag" ?
Non. Je suis morte de fatigue (enfin ça se calme) parce que le voyage a été épuisant et le changement de climat (chaud et humide à chaud et sec, avec des horaires d'ensoleillement différents) a été rude. Et puis depuis mon retour j'ai été très occupée, donc j'ai beaucoup dormi cette semaine pour éponger tout ça. Mais point de décalage horaire.

La réaction immédiate et logique serait ceci :
- Mais, comment tu fais ?
J'ai suivi les conseils d'une tante à la mode de Bretagne (ça tombe bien je suis bretonne) : j'ai dormi dans l'avion et changé ma montre pour la mettre à l'heure de la destination, et je m'expose au soleil l'après-midi. Comme le voyage était très long, même si j'ai mal dormi, j'ai absorbé une partie du décalage horaire pendant le trajet. Ensuite je suis quelqu'un d'hyper adaptable, tant que j'ai du chocolat et les moyens de dormir 8h/nuit. Donc votre décalage horaire, ça fait 4x2 fois que je suis censée le subir, vous me faites bien rigoler avec.

- As-tu fait bon voyage ?
Je vous raconterai en détail. La version courte, c'est "bwof bof à tendance non".

- Pas trop dur de te réhabituer ?
Ah savoir de quel côté se mettre dans les escaliers roulants ou les couloirs, c'est devenu compliqué, oui. Mais à part ça je ne suis partie qu'un mois les amis. Rien à voir avec le retour de New York !

- Tu as du travail, des pistes ? T'en es où ???
Wow, du calme ! Je suis partie un mois, durée pendant laquelle je n'ai pu que débroussailler le terrain. J'ai rencontré des tas de gens (d'ailleurs j'essaie de vous raconter ça mais c'est un peu compliqué, vu que je ne suis jamais chez moi, je ne fais jamais tout à fait ce que je voudrais) reçu des tas de bons conseils, déposé une candidature dans une école où on m'a dit qu'il y avait des profs qui venaient faire pareil tous les jours, envoyé deux candidatures sur le net, et j'en ai encore deux à traiter. Ensuite advienne que pourra, à la grâce de Dieu, touss... tout ça.

- Alors, heureuse de retrouver les fromages, la cuisine française, tout ça ?
Ben heureuse de rentrer, de retrouver mes oiseaux, ma famille, les projets qui m'attendaient, mais la cuisine française, si vous saviez ce que j'ai bien mangé au Japon, et à quel point on supporte mieux la chaleur avec leur alimentation... Vous comprendriez que je vous dise qu'elle ne m'a pas manqué plus que ça.
Pour les fromages, là-bas il y a du K*ri (oui, le français de chez nous) estampillé France partout d'ailleurs, du Cream Cheese américain (une sorte de Saint Mor*t en tout aussi bon et crémeux) et quelques autres qui sont pour le coup très très chers. En fait le fromage de chèvre et le lait de chèvre m'ont manqué. Là-bas ça n'existe pas, alors que je n'ai plus droit qu'à ça pour ma peau... Mais le reste, j'étais presque désolée d'en manger !
Je suis heureuse de rentrer parce que là-bas on dépense dans les 8 euros par jour en transports et que je n'avais plus du tout les moyens. Parce qu'ici je peux cuisiner sans demander où s'allume le gaz, quelle poêle employer et comment... je suis autonome quoi. Pareil pour le métro, qui en plus est gratuit pour moi à Paris, et où il est impossible de se perdre.

- Alors, triste de rentrer ?
Ben, bien sûr, un peu, mais j'ai la ferme intention (oui, comme dans l'acte de contrition) d'y retourner dans ce beau pays. Je lui ai trouvé des défauts bien sûr, mais la France en a un sacré paquet et finalement les deux se valent. La France est plus confortable parce qu'ici je me perds moins, j'ai mes marques, mes petites habitudes (aaaargh noooon pas çaaaa, pas moiiii !!) mais au Japon... bientôt je posterai les différences entre les deux pays, vous comprendrez mieux.

- C'est comment là-bas ?
Ben, vous lisez mon blog depuis combien de temps pour oser me poser cette question ????

- Tu y retournes quand ?
Quand j'y ai un travail, ou assez d'économies pour y aller en touriste. On verra.