Vendredi, après un petit roupillon du matin, je rejoins Akiko à la médiathèque. Ayant fait le trajet avec elle une bonne dizaine de fois, je retrouve très bien les trains et les directions, malgré un petit coup de stress à un endroit où les trains peuvent partir des deux côtés du quai : il faut déchiffrer les panneaux lumineux pour savoir s'il va dans la bonne direction, et après mes mésaventures du dimanche, je me méfie. Mais j'arrive à bon port tout de même, et profite du fait d'être seule pour prendre mon temps.

Les fleurs que nous guettions avec Akiko ont fini par s'ouvrir :

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Je tournicote un peu, vais à la médiathèque - où je prends des photos mémorables - et annonce à Akiko que puisqu'il lui reste du temps sur place, je vais courir dans la galerie commerciale où nous nous sommes rendues le premier jour pour y acheter des demi-chaussettes, avant mon départ. Il y a une boutique "tout à 315 yens" (2,50€) où je voudrais me ravitailler, puisqu'en France ça n'existe pas. Eh oui, au début je rigolais, mais en fait c'est pratique et confortable ces petits machins !
Nous nous donnons rendez-vous, puis je file, et m'aperçois vite que je sous-estimais la distance à parcourir. C'est pas grave, comme ça je prends des tas de photos au retour. Pour l'aller, je mets le turbo, et finis par retrouver la galerie souterraine, immense, et où je fais très attention de bien repérer les carrefours, histoire de retrouver mon chemin en sens inverse. Après pas mal de kilomètres et une légère angoisse ("je vais jamais le retrouver ce magasin !!!") je trouve l'objet de mes désirs, achète les articles que je voulais, et repars.

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La girafe couronnée qui marque l'entrée de la galerie, vue depuis les escaliers roulants, et en face, la grue de l'immeuble en travaux.
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Nous sommes ici dans un quartier d'affaires résolument moderne. On trouve des bicyclettes garées le long des trottoirs, des hommes d'affaires un peu partout, surtout à partir de midi moins le quart, beaucoup de petits restaurants, et des ponts au-dessus de routes.
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Le quartier est aussi sillonné de nombreux cours d'eau. Vue à droite (ci-dessus) et à gauche (ci-dessous) de l'un des ponts que j'ai traversés.
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Un carrefour, et un immeuble original. Aujourd'hui vendredi, c'est jour de ramassage des poubelles dans le quartier. Sur la photo de droite, cherchez le petit tas blanc, au pied du bâtiment, à côté des gingkos (les arbres, incultes). On en trouve des comme ça tous les 10 mètres !!
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Juste avant le pont spectaculaire qui fait face à la médiathèque, je tombe sur un mur couvert d'une magnifique variété de liseron.
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Je ne m'en lasse pas. Que c'est beau ici !
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La photo de gauche n'est pas terrible, mais j'ai tenu à avoir un cliché des trois scooters des mers qui passaient sous le pont !
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Je reviens sur la place de Paris, dans le jardin qui jouxte le lieu de travail d'Akiko, et me lance dans un 360° en tournant sur la gauche :
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Et parce que je les poursuis depuis le début de mon séjour sur place : un corbac.
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Je récupère Akiko à la sortie de son boulot, et aujourd'hui, ô surprise, ô joie, elle est en jupe. Un style venant directement d'un personnage de l'adaptation du manga Honey and Clover. Akiko a craqué sur la jupe longue portée avec des converses, et a couru partout pour trouver ce qui lui fallait. Pour la peine, je prends une photo, qu'exceptionnellement je ne floute pas. Nous prenons le métro - et une photo débile - direction Yoyogi.

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Aujourd'hui nous rencontrons un ami de la mère d'Akiko, qui parle français et connaît bien la situation des profs de FLE. Il a accepté de me rencontrer pour me donner des conseils. Il arrive un peu en retard devant le Starbucks où nous l'attendons, et ne tenant plus j'avale des cookies tout chocolat pour tenir, car nous n'avons toujours pas déjeuné. Akiko ne veut pas risquer d'avoir la bouche pleine de chocolat, et tient bon. En revanche, elle a l'impression que tout le monde la regarde, car elle n'a pas l'habitude d'être habillée en fille et son haut rouge est un peu voyant.

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Tout en mangeant - enfin - nous faisons la connaissance d'un homme charmant, délicat, hyper intelligent (il est prof d'anglais dans une classe de prépa et rédige une thèse pour l'université la plus prestigieuse du Japon) qui parle français avec un léger accent et me donne de supers conseils. Nous parlons méthode d'apprentissage et livres de japonais, (je cherche partout une méthode pour faire de la calligraphie, et ici tout est en anglais. Bouhou.) écoles de français... et nous quittons enrichis.
Akiko et moi décidons, après débat, d'aller faire un tour chez Uniclo pour trouver de quoi la vêtir et c'est un bingo. Nous trouvons les hauts parfaits pour remplacer le polo-rouge-trop-voyant-non-mais-tout-le-monde-me-regarde-là-c'est-affreux.
Puis nous visitons une galerie commerciale pour y chercher la B.O. de Final Fantasy IX, un jeu vidéo auquel j'ai très peu joué, mais dont la musique est splendide. Ma meilleure amie connaît un endroit où j'ai de bonnes chances de la trouver d'occasion. Nous nous rendons dans la folle galerie de Nakano :

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Et rien que pour vous, j'ai pris quelques clichés du dépliant que l'on y trouve. Vous noterez le terrifiant exemple de franglais qu'il fournit, puisque manifestement, quand on a trouvé un Français pour faire le commentaire touristique, on lui a demandé s'il causait anglais, et il a dit oui. Il n'aurait peut-être pas dû. D'après moi.

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Je vous encourage vivement à jeter un œil de plus près, vous ne serez pas déçus !
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Le magasin qui nous intéresse est répandu en plusieurs boutiques spécialisées dans tout le centre. Nous faisons le tour des 4 étages, demandons partout, entrons même dans une boutique que je ne recommanderais à personne afin de trouver des livres qu'Akiko cherche, et qui, pour une raison totalement inconnue, se trouvent en très mauvaise compagnie... Chou blanc. Akiko a déjà les volumes qu'on l'envoie regarder, et ils n'ont pas la musique que je cherche. Pourtant, ils ont des figurines, des cellulos, des porte-clés de trucs aussi fou que Last Exile, plusieurs Miyazaki, Princesse Sarah (je me suis retrouvée toute ramollo devant la vitrine), Naruto, mais pas ce que nous voulions. En revanche, envoyez un employé de la chaîne Album là-dedans, il en fera une syncope en moins de 10 min.
Puis, nous rentrons à la maison, moulues, fourbues, pas totalement pourvues, mais heureuses quand même.