Bon, on va aller du plus sérieux au plus délirant.

Ce soir, entre 17h30 et 19h30, j'ai rencontré mes nouveaux, en compagnie de toute la bande du département de FLE, avec discours long au départ, explication des consignes et choix de prénoms français ensuite, avec moi dans le rôle de la prof qui tient la lampe de poche à cause de la coupure de courant (ce fieffé crétin est revenu exactement au moment où on annonçait la fin du "cours"), et petit blabla questions aux anciens étudiants réponses de ceux qui sont encore là pour terminer.
Je pensais donner mon premier vrai cours à 14h, j'ai appris ce matin, en parlant avec les anciens dont j'avais avancé le cours que non, on attendait que les étudiants finissent leurs propres cours et aillent dîner avant de les accueillir pour une séance de "découverte", qui fut plus une découverte de la salle de classe qu'autre chose, mais passons.
J'ai discuté avec mon actuelle boss, qui remplace le boss parti en France, et il en ressort que je vais donner des cours de 17h10 à 19h10 du lundi au vendredi, afin que les petits chéris continuent leurs spécialités d'origine, mais puissent aller manger quand même avant de rentrer dormir, et me voyant enseigner 10h par semaine j'ai offert - oui MOI, tu lis bien lecteur, ne relis pas 27 fois c'est pas la peine - j'ai offert donc... de donner des cours le samedi matin.
Je suis donc payée trois fois plus qu'un prof normal pour enseigner deux heures de moins, parce que je l'ai demandé. Sinon c'était cinq heures de moins.
Glups.

Me revoilà comme l'an dernier, à enseigner la nuit et à buller tourner en rond en journée.
Enfin, tout le monde est reparti aujourd'hui avec un prénom et une idée de ce que sont les cours avec moi, mais pas encore le début de l'application de la règle du "pas de téléphone portable en cours", ce qui m'a quelque peu irritée. J'ai demandé aux anciens comment faire pour être obéie sans passer pour une tortionnaire, ils ont suggéré une méthode intéressante : faire un sac à portable dans lequel tout le monde est prié de ranger le sien après l'avoir mis en mode silencieux. Et on ne récupère son bien qu'en sortant de cours... Je vais voir si j'y arrive.

Et puis, et puis ce dont je voulais faire l'objet d'une minute chinoise et qui finalement vaut bien plus : hier soir alors que je ne fiche rien me cultive devant l'ordi, j'entends des bruits bizarres dans la cour, et aperçois une forme blanche du côté de ma fenêtre. Je tourne la tête et que vois-je ?
Un furet ventripotent qui fait des galipettes sur les grilles de ma fenêtre.
L'entendant gratter une porte comme un désespéré, je vais ouvrir la-dite porte et tente de lui faire comprendre que la sortie c'est par là. Je surprends une tête curieuse mais apeurée qui me toise depuis les bambous, découvre qu'il m'a laissé des présents de nature fécale tout autour du bassin à poisson, laisse une saucisse chinoise au cas où, et rentre chez moi.

Aujourd'hui, jour mouvementé, je découvre dans la maison d'à côté un chaton, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Kyô, mon chat de l'an dernier. Il miaule avec insistance, il meurt de faim. Je vais récupérer la saucisse que le furet n'a pas touchée pour la lui donner, et parce que j'ai été convoquée dans ma classe et ne veux pas être en retard, je me dépêche de partir.
En oubliant de bien refermer la porte de la maison.

Résultat ce soir en rentrant du restaurant, je trouve un autre présent de nature fécale devant la porte de ma cuisine, des traces de pattes dans la salle de bain et alors que je rebulle devant l'ordi me consacre à des tâches hautement intellectuelles comme la lecture de mes blogs préférés, j'entends tomber un verre qui attendait que je le lave, qui était à l'origine posé près de l'évier. Je vais voir dans la cuisine, trouve mon verre entier en train de rouler sur lui-même, et d'autres traces de pattes un peu partout sur le plan de travail, et à côté de mes apéritifs.

La bonne nouvelle : je ne suis plus du tout seule à la maison.
L'autre bonne nouvelle : le furet n'a pas touché au Martini.
La troisième bonne nouvelle : il va me forcer à garder une maison rangée.
La mauvaise nouvelle : je n'ai pas de litière et il est trop sauvage pour que je lui apprenne...

Pour ceux qui s'interrogent : il est fauve avec les extrémités et les yeux noirs, et le dessous des pattes carrément craspek. Il(/elle ?) s'appelle John.