On me demande des nouvelles du chat.

Le chat ronronnne dort sur mes genoux.

En vrai : Fleur de Lys est un vrai chaton, un chaton qui a grandi hors d'une maison avant d'arriver dans mon studio. Fleur de Lys va bien.
Ah, vous voulez la traduction ?
Voici : (les passages en italiques sont les explications de Fleur de Lys elle-même : à lire avec une voix de fausset pour plus de réalisme. Pensez à Jiji.)

Après son opération, Mademoiselle Duchat a passé cinq minutes à trouver son équilibre sur trois pattes, puis douze jours à

  • sautiller ("j'vous y verrais bien avec une jambe toute pliée sous la taille !")
  • miauler ("j'ai faim !" ; "je veux faire piiipiii" ; "je veux faire c[censuré]a" ; "occupe-toi de mouaaa" ; "je m'ennuiiiie" ; "je veux le coussin sur lequel tu es assise !"),
  • manger, et donc
  • s'arrondir ("lui dites surtout pas qu'elle fait de la bonne bouffe, sinon elle va se ramollir. Je veux le top du top de la boîte pour chat !"),
  • découvrir le square à côté de chez moi ("Au secours ! Des voituuures !"),
  • me pousser à me montrer toujours plus créative en ce qui concerne l'invention de jouets pour chats ("c'est pas drôle plus de cinq minutes avec le même... Oh ! C'est quoi ça ? Ça pendouille d'un vêtement, je vais le manger !" "Oooh le rideau !" "Ooooh, un sac à dos !"),
  • apprendre à monter sur ma mezzanine puis à miauler quand elle veut descendre (" 'me suis gamelée une fois, je recommence pas !"),
  • faire un petit peu partout sauf dans sa litière ("mais ça gliiiisse !") puis à gratter autour de la litière ("je comprends pas : il est où le sable ?") et à se barrer en courant dès qu'on essaie de lui apprendre comment faire ("on me tortionnise ! Ça pue je veux pas rester là !")

Ensuite nous sommes retournés chez le vétérinaire. Bilan : une morsure légère. Et un chat à quatre pattes, enfin trois et demie, épilé presque tout autour de la taille. Le pansement fait de bande collante, c'est pratique jusqu'au moment où il faut l'enlever. Et garder une patte en l'air c'est bien pour la replacer, mais pas quand on la déplie sans demander l'avis de sa propriétaire. Les muscles engourdis et fondus peinaient à répondre. Puis il a fallu enlever le sparadrap sur les points de suture, et les points de suture. La pauvre petite bête était de plus en plus en colère parce que ça fait mal, tout ça. Mais elle s'est montrée courageuse pour un truc d'1,8 kg. Le pauvre vétérinaire ne voulait pas l'endormir pour éviter de la garder plusieurs heures, et même si "c'est un chat sympa" il n'était pas plus rassuré que ses maîtres sur la fin.
Deux jours après j'ai joué au vétérinaire en ôtant le point de suture oublié par le pro. C'est parti tout seul, Fleur de Lys ne s'est rendue compte de rien. *fière*

Depuis le retour à la maison il y a huit jours, elle utilise de mieux en mieux sa patte arrière et les poils repoussent. Elle accepte gentiment la séance quotidienne de "kiné" ("j'vous jure, on me chope sous les pattes avant et on me fait pédaler de la patte arrière ! N'importe quoi !") et multiplie les occasions de faire des c[censuré]ies.
L'herbe à chat, c'est bon, et ça permet d'aller se purger sur le lit de sa maîtresse, qui doit changer les draps. Ensuite on vient dormir sur son lit la nuit, et le matin comme c'est pressé, on fait pipi sur sa couette et on remouille tout ! Puisque les draps lavés la veille ne sont pas secs et qu'il n'y en a pas d'autres, on imagine la joie de la maîtresse qui se retrouve avec une "litière" à la place d'un "lit".
Le griffoir à chat est une merveilleuse invention qui permet à nos félins domestiques de saccager un morceau de carton à la place des sacs à dos, valises, pouf ou autre élément plus ou moins mobile et en tissus épais. C'est aussi un objet qui s'émiette beaucoup et qui, quand il est garni de cataire séchée, met l'animal dans un état second. C'est encore pire quand on sort la balayette.
La litière est tout à fait utilisable avec quatre pattes, ça glisse moins, mais Mademoiselle Duchat n'a toujours pas compris qu'il faut gratter dedans et pas sous le rebord, à côté ni sur le meuble de derrière. Résultat, c'est moi qui recouvre à sa place sinon c'est pas vivable.
L'interdiction de séjour sur le lit a déclenché une vague de protestations tout en miaulements et en tentatives fugaces de monter à l'échelle. C'est la guerre des boules Quiès et du tabouret posé sur les marches.
Cela a entrainé une autre guerre : celle de la chaise au coussin rouge. Je suis actuellement assise sur un coussin, lui-même posé sur une chaise prévue pour l'usage de l'ordinateur. Il m'est arrivé récemment de me lever pour aller attraper quelque chose et de ne plus pouvoir me rasseoir pour cause de chat. Elle m'avait piqué la place en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Quand elle veut s'y mettre et que je suis déjà dessus, elle plante les griffes dans une cuisse au hasard. Et puisque la réaction ne se fait pas attendre, elle semble avoir étendu cette pratique à la demande d'attention et de jeux. Youpie.
L'usage de lessive, de vinaigre blanc et de Solapin a augmenté de façon exponentielle, l'apparition de granules de litière végétale dans toute la maison rend l'usage de la balayette et de l'aspirateur très fréquent.
Ce matin elle a joué avec une araignée qui descendait le long de la fenêtre, et à dû se faire mordre vu les petits bruits de truffe et sa façon de secouer la tête dans tous les sens.
J'ai parfois du mal à prier tranquille, surtout quand elle prend le grain de beauté sur mon mollet pour une mouche et qu'elle y plante ses griffes sans prévenir...

Monchatmemartiryse.

Mais sinon elle fait fondre des tas de gens et on rigole bien.

Fleur2