Vous l'avez lu ci-dessous, (enfin j'espère), ce 17 juillet est né notre Tromignon numéro trois. Ce fut le meilleur accouchement des trois et je me dis que je n'ai pas le droit de garder ça pour moi. Non je ne vais pas tout vous raconter en détail, mais depuis la naissance de Tromignon numéro deux je souhaite partager des trucs à usage des mamans en devenir.

Passkeu l'accouchement, c'est l'équivalent en terme d'effort d'un 800 mètres haie, mais auquel on aurait été préparée en se retrouvant de plus en plus handicapée. Par exemple, à mesure que bout de chou prend de la place, on peut de moins en moins bouger, dormir, et donc pour préparer une épreuve sportive, c'est tout le contraire de l'idéal. Eh bien je vais vous raconter comment chaque rencontre avec un nouvel enfant a été meilleure que la précédente.

Le dos :

Pour la naissance du premier, je me suis coincé un peu la hanche. L'ostéopathe a fait du très bon travail. Pour le second, je l'ai coincée complètement (une opération normale pendant la grossesse qui plantouille toujours chez moi visiblement) malgré deux visites chez l'ostéopathe. Pour le troisième, j'ai survécu grâce aux talents d'une kiné et à un ou deux massage par semaine. Mme la kiné, je vous dois un bouquet de fleurs. Rendez-vous compte : alors qu'il y a un an et demi je renonçais à un contrat à l'Allionce parce que je ne pouvais plus y aller (20 minutes à pieds, c'était trop), cette année j'ai travaillé vaillamment jusqu'à mon congé maternité !

La peau :

L'ostéopathe m'a appris quelque chose de formidable (et d'un peu barbare, mais efficace) lors de la deuxième grossesse. Flashback. Je suis sur la table de massage avec mon gros bide où un bébé bouge et fait sourire le praticien.
- Et pour les vergetures, vous faites quoi ?
- Ben je mets des hu...
- Non, il faut pas mettre, il faut faire. Je vais vous montrer. Vous attrapez la peau comme ça...
- Oufngh !
- Et vous faites rouler sous vos doigts...
- Gzzznnnnfff !!!!
- Sur toute la surface du ventre, les cuisses, les fesses, les seins... Sinon il va vous abimer. Deux à trois fois par jour.
Depuis j'ai pratiqué le "palper-rouler" en faisant des efforts pour vaincre la douloureuse sensation qu'on essaie de me voler mon portefeuille sous la peau - c'est fort fort désagréable, surtout au début, il faut le dire - sur tout le ventre. Ma peau, c'est le genre fragile, délicat, pas élastique pour deux sous. Mon premier enfant m'a laissé de belles marques malgré tous mes soins bio et tout, le second, aucune. Le troisième, que pouic. Et la troisième grossesse s'est déroulée presque sans ajout d'huile pour éviter de tacher les vêtements (je n'ai pas encore trouvé comment nettoyer ces affreuses taches jaunâtres sur mes tee-shirts ! Grrr !). Merci Monsieur l'ostéo.

Les muscles :

Les vidéos Youtubes avec le Dr de Gasquet dedans qui vous explique comment préserver le périnée, c'est à voir absolument. C'est plutôt cool, malgré le discours de beaucoup de professionnels de santé, d'entendre que ce muscle se soigne avant l'accouchement aussi, et de savoir comment faire. Cela m'a beaucoup aidée après des aléas et des hauts et des bas sans trop savoir ce qui était recommandé voire possible. Là, je sais.
La préparation de l'accouchement et la récupération avec des granules d'arnica, ce fut excellent pour moi.
Le repos allongée, haha, on me l'a conseillé aussi, beaucoup, avec raison, je n'y arrive pas. Si je veux manger au déjeuner et au diner, si je veux avoir du linge propre, si je veux pas me transformer en tyran domestique (et Dieu sait que je déteste ça donner des ordres à tout va), je dois faire avancer les dossiers en question et j'ai pas beaucoup le temps de rester allongée. Mais je devrais.

Le mental :

Voyons si vous le voulez bien ce qui s'est passé dans la tête de notre patiente à l'approche de la troisième naissance...
Premier accouchement = sans péri - check => GROS BOBO OUILLE OUILLE OUILLE *%£$ !!!
Deuxième accouchement = avec - check      => ARG mais j'ai pris la péridurale, et j'ai eu maaaaaaaal quand même !
Troisième accouchement = à venir                => je veux paaaaaaaaaaas avoir mal, je veux paaaaaaaas accoucher !
Le traitement à consisté à en parler à une sage-femme super compétente, qui a recommandé de prendre chaque contraction comme une amie (si si) et de surfer sur la vague, en cherchant à se détendre tout du long et à respirer entre deux. Puis à apprendre à pratiquer le prolongement, dans une démarche d'haptonomie faite avec la même sage-femme, et à préparer un mélange d'huiles essentielles relaxantes, voire euphorisantes, favorisant la détente, la confiance en soi et la sérénité.
S'est ajouté à cela un ventre qui souffrait d'être cogné partout la dernière semaine et qui a aidé à passer le cap du "il faut que cet enfant naisse". Les trois derniers jours, je n'arrêtais pas de le dire à tout le monde. (Pardon tout le monde.)

Les contractions du jour J :

Palmarosa dans le bas du dos : utéro-tonique, il aide les contractions à être efficaces, voire les provoque.
Sauge sclarée pure à diffuser et appliquer là où ça fait mal : euphorisante, elle a rendu les contractions supportables longtemps et m'a mise de bonne humeur. Avec mon mélange d'huiles pour rester sereine, ce fut un duo gagnant. Et l'accouchement le plus confortable de tous. Le sourire tout le temps, pas une douleur plus forte que ce que je me sentais capable de supporter...

Les tranchées :

Comme les contractions : palmarosa pour aider l'utérus à reprendre sa place et sauge pour réduire la douleur. J'ai pris du paracétamol deux fois. Par comparaison, les deux premières naissances j'avais carburé au paracétamol et à l'ibuprofène pendant 4 jours minimum.

Et l'indispensable...

Mon mari. Sa présence. Voix, douceur, regard, écoute. Soutien logistique. Et tout ce qu'il m'apporte d'autre qui nous appartient.

Avec tout ça, j'ai eu un accouchement de rêve, dans une maternité de rêve et nous avons passé quatre jours à nous entendre dire par toute l'équipe médicale : "c'est parfait, c'est parfait, bah écoutez tout est parfait, c'est bien chez vous comme on est débordé, on est contents de vous avoir, on sait que tout se passe bien, que ça roule tout seul, et ça sent bon les huiles essentielles". Sans oublier le : "il est magnifique ce bébé !"