Comme je l'ai écrit ci-dessous, dans les derniers jours d'août nous avons dit adieu à notre petit appartement de St Michel. Enfin, petit, il était deux fois plus grand que celui où ma mère et moi avons vécu à Paris et où... j'avais lancé ce blog. Ouuuh, ça remonte.

Avec nous ont dû déménager nos animaux. Nous avions à embarquer Fleur de Lys, notre auguste chatte, Ponyo le poisson rouge, et Silmaril le poisson rouge blanc.
Non, pas rose, blanc.

Fleur de Lys a presque l'habitude et a senti qu'il allait se passer quelque chose. Elle s'est laissé enfermer très sagement le jour où les déménageurs sont arrivés chez nous, et a suivi docilement jusque dans la nouvelle maison où elle vit comme une reine sur la mezzanine interdite aux enfants. Il y a même une petite cave où fureter, c'est du bonheur. Transition rapide et plutôt en douceur, résultats positifs.

Pour les poissons rouges, ce fut autre chose. Dieu seul sait s'ils avaient compris en nous voyant faire des cartons qu'il allait leur arriver un truc (je ne leur prête pas autant d'intelligence. Ce sont tout de même des poissons rouges.) mais ils se sont retrouvés dans un mini-aquarium pendant trois ou quatre jours, les pauvres, sans filtre, sans sable, à attendre que leur aquarium soit remis en eau correctement.
Et là, ce fut le drame.

Dernier jour de leur enfermement dans un aquarium trop petit, nos poissons qui étaient accessibles aux petits ont connu une mésaventure. Athos (mais si, Monfiston numéro 1 quoi !) a décidé de nourrir seul nos petits compagnons aquatiques, et dans la panique de voir arriver sa mère alors qu'il agissait sans permission, a renversé tout le pot de nourriture dans l'aquarium. Nous n'avons pas agit assez vite et le soir, notre petit Silmaril avait trop mangé, et se laissait porter par le courant, le ventre en l'air.
Notre tentative de sauvetage, avec remise express dans l'aquarium sain - c'est-à-dire non saturé de nourriture et avec un bon équilibre bactérien - a malheureusement échoué. Silmaril a tenté toute la soirée de se retourner, a montré une féroce envie de vivre, mais était déjà trop malade.
On dira que pour un poisson rouge, une mort par indigestion c'est plutôt une belle mort : ces animaux bouffent tout.
Mais nous étions bien tristes le lendemain matin.

Ponyo depuis est franchement stressé et fait des va-et-vient comme à ses débuts, ou bien s'excite tout seul et part dans tous les sens. C'est... étrange. Il est bizarre ce poisson. Il aura bientôt un nouveau souffre-douleur copain pour retrouver la joie de vivre à deux.

Adieu donc Saint Michel (mais on reviendra au marché) et Silmaril, notre poisson préféré.