27 avril 2009
ただいまああああああ!
Je suis de retour!
Ces quelques jours m'ont fait beaucoup de bien. J'ai beaucoup profité de la famille, de la Bretagne, j'ai encore dessiné des triskels et je me suis lâchée sur la peinture, et... j'ai même fait du japonais.
Oui, j'ai fait du jap' parce que... ça y est, la date est fixée! Je pars tout le mois de juin au pays du soleil levant!
Alors forcément je suis obligée de bosser maintenant.
Et au passage, entendu dans une cathédrale : "cette quête sera pour le chauffage de l'église, pour payer les factures de gaz"...
Gloups.
Même une cathédrale comme "la mienne" on arrive encore à avoir du mal à payer le chauffage?!
Bon, bah on va prier pour les conversions, et que plein de gens viennent remplir les caisses de nos églises pauvres, même celles qui ne devraient pas, et puis comme ça on arrêtera de se geler sévère à la messe du soir!
Entendu dans une autre église : "faites prier vos enfants, les prières des enfants sont mieux entendues par Dieu, priez pour que nous ayons de bons pasteurs"...
Bon, j'ai pas d'enfant, mais le message est passé.
09 avril 2009
Pange, lingua
Découvrez Coro De Monges
Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi des nations,
Issu d'une noble lignée,
Versa pour le prix de se monde.
Fils d'une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d'ici-bas
Par une action incomparable.
La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâques selon la loi,
De ses propres mains il s'offrit
En nourriture aux douze apôtres.
Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain ;
Le sang du Christ devient boisson,
Nos sens étant limités,
C'est la foi seule qui suffit
Pour affermir les cœurs sincères.
Ce sacrement est admirable!
Vénérons-le humblement,
Et qu'au précepte d'autrefois
Succède un nouveau rite!
Que la foi vienne suppléer
A nos sens et à leurs limites!
Au Père, au Fils notre louange,
L'allégresse de nos chants :
Salut, et puissance, et honneur
Et toute bénédiction!
A l'Esprit du Père et du Fils,
Égale acclamation de gloire!
Amen.
06 avril 2009
Un baiser au lieu du châtiment
Bien des hommes refusent de se tourner vers Dieu
car ils s'imaginent
qu'Il est redoutable et sévère, Lui qui est bon,
qu'Il est dur et implacable, Lui qui est miséricordieux,
qu'Il est terrible et cruel, Lui qui est aimable...
Que craignez-vous, hommes de peu de foi?
Que Dieu ne veuille pas remettre vos péchés?
Mais Il les a fixés sur la Croix avec ses mains.
Parce que vous êtes inconstants et fragiles?
Mais lui a connu notre faiblesse.
Parce que vous êtes esclaves du péché?
Mais "le Seigneur délivre les captifs". Ps 146,7
Vous craignez peut-être qu'irrité
par l'énormité et la multitude de vos crimes,
Il n'hésite à vous secourir?
"Mais là où la faute abonde,
la grâce surabonde." Rm 5,20
Voilà comment le Père juge et comment Il corrige. Il donne un baiser au lieu du châtiment. La force de l'amour ne tient pas compte du péché, et c'est pourquoi le Seigneur remet d'un baiser la faute de son fils, il la couvre par des embrassements.
Le Père ne dévoile pas le péché de son enfant, Il ne flétrit pas son fils, Il soigne ses blessures de sorte qu'elles ne laissent aucune cicatrice, aucun déshonneur.
Saint Pierre Chrysologue
05 mars 2009
Benoît, j'ai confiance en toi!
Avant de vous assomer un petit coup avec des histoires de cinéma et de concert, je voudrais vous faire connaître ceci, à transmettre partout chez vous, dans vos blogs, par courriel etc. Une belle initiative qu'un ami vient de me faire connaître. Le texte qui suit n'est pas de moi mais de "Benoît, j'ai confiance en toi!":
Dernière minute !
Nous apprenons la nuit dernière, via l'ambassadeur de France près le Vatican, que le pape Benoît XVI est très affecté moralement et véritablement "décomposé" physiquement, par ce qui se passe en France.
Alors je propose avec mes amis de Transept, d’Unitas, d’Anuncioblog, de “Touche pas à mon Pape!” en attendant les autres, de lui offrir mon Carême sur http://www.benoitjaiconfianceentoi.org/, notre site papal flambant neuf, ouvert hier Mercredi des Cendres à 21h et sur lequel la collecte des signatures se fera durant 40 jours jusqu'au Dimanche de Pâques à minuit : ensuite, les milliers de soutiens en signatures mais aussi en prières seront portés au Vatican et offerts à Benoît XVI , en cadeau pascal de ses fidèles de France.
Voilà notre effort de Carême à nous, simples laïcs catholiques anonymes, en ce jour des Cendres, date évidemment choisie par les adversaires catholiques de notre Eglise (de Hans Küng à Williamson) pour aggraver ses divisions !
Merci de faire connaître http://www.benoitjaiconfianceentoi.org à un maximum de gens qui pourront ainsi prier (comme le Pape nous le demande) et prendre position PUBLIQUEMENT donc courageusement (mais aussi gratuitement !) pour le vicaire du Christ. Saint, joyeux et courageux Carême à toi !
Plus d’infos et un communiqué de presse en ligne sur
http://www.benoitjaiconfianceentoi.org/Communiques-de-presse.html


18 février 2009
Agathe
Ma petite cousine Agathe, qui n'a jamais marché et se déplace habituellement en fauteuil roulant électrique, est à l'hôpital depuis deux jours. Ca a l'air sérieux. On ne sait rien de plus, et surtout pas comment ça va évoluer.
Elle a 7 ans.
S'il vous plaît, donnez-lui une petite place dans vos prières, avec ses parents qui sont bien courageux, et ses frères et soeurs, pour que tout le monde reste serein quoiqu'il arrive...
Edit du 21/02 : merci pour tous vos messages de soutien et vos prières. Agathe a été transférée dans un hôpital bien équipé et où on la connaît par coeur. Ca va donc mieux à ce niveau-là. Pour le reste, on verra.
06 février 2009
Elle le dit bien mieux que moi
C'est notre Fourmi, qui a trouvé le texte parfait pour dire à Dieu à ceux qui partent, et courage à ceux qui demeurent.
Anne, nous prions pour vous tous et ne vous oublions pas.
Luc, nous pensons à vous et prions pour vous tous également.
04 décembre 2008
Aujourd'hui mercredaille
Journée riche, très riche, mais comme je suis encore en train de charger les photos d'Ellis Island, que Youtube refuse ma vidéo de Thanksgiving et que j'ai aussi des photos de Thanksgiving à mettre, plus celles de mon nannibirthday, et maintenant celle d'aujourd'hui, ET que je suis morte de fatigue, ben je vais compter sur votre patience désormais légendaire, lecteurs, et vous conseiller d'aller voir le début d'Ellis Island, si, là, quelques crans en dessous.
Sans oublier le priérothon qui, avec l'acupuncture, d'après la maman de Pierre, fonctionne super. Alors on ne se relâche pas et on continue!
Merci pour eux!
Me revoici prête à vous raconter une journée passionnante!
Pour mon jour de congé, on commence par m'emmener en compagnie de n°3, qui n'a pas école aujourd'hui, à New York où je suis priée de m'occuper de lui pendant que sa mère et sa grand-mère prennent un cours de danse avec un super professeur. Nous passons pas loin (pas loin mais pas devant non plus) le célébrissime café Serendipity3 connu depuis un film au titre quasi identique en anglais : Serendipity, et intitulé Un amour à New York en français (merci pour la référence Akiko et pardon, mais on n'a pas pris la bonne rue) qui prépare des Frozen Hot Chocolates que c'est tellement bondé que même les habitués du quartier n'y vont jamais...
Nous passons à côté du téléphérique pour Roosevelt Island (ils sont fous ces Américains), qui longe Uptown East où nous nous trouvons. C'est à dire au coin sud-est de Central Park, plus près de l'eau que du Park et pas loin de Bloomingdales.
On nous lâche, Adam et moi, dans le magasin qui aurait pu appartenir à Willy Wonka (mais si enfin, Charlie et la Chocolaterie!) sauf qu'il est réel et qu'il a été monté par la fille de Ralph Lauren. J'ai nommé Dylan's Candy Bar. Trois niveaux avec des sucettes géantes, des produits dérivés sur le thème des sucreries, des bonbons à acheter au détail ou par paquets, et... un café. Laissons parler les images, vous allez comprendre le délire :
Le rez-de-chaussée...
Les escaliers...
Le sous-sol...
Et le clou, LA baignoire :
Ici, on vend même des gels-douche et des shampoings parfumés au bonbon. Imaginez de sentir la guimauve, le caramel ou la fraise Tagada en sortant du bain!
Après une petite heure et un achat de sucreries pour Monsieur Adam qui a été très sage et a donc mérité ses languettes acidulées à la pomme, nous déambulons partout à la recherche d'un Starbucks, que je n'ai pas trouvé "tout près du magasin". N°3 est frigorifié, et après des tours, des petits tours, des grands tours et des détours partout dans le quartier je commence à désespérer. Surtout que l'heure tourne et on nous attend bientôt au club de sport où Kerry et sa mère prennent leur cours de danse.
Et puis nous tombons sur un magasin de chiots, avec plusieurs bestioles dans la vitrine, dont deux petits monstres qui se jettent sauvagement sur un petit jeune que les vendeurs viennent de mettre avec eux. Le chiot est effrayé et manque de se faire déchiqueter une oreille par le plus violent des deux parmi lesquels il se retrouve. Une passante qui a assisté au spectacle comme nombre d'autres entre dans le magasin et bientôt le pauvre petit est récupéré et isolé. Ouf. Il fait froid, Adam est très intéressé par les petits chiens, il me demande même si on ne pourrait pas en adopter un... Il fallait s'y attendre. Je lui explique que c'est pas moi qui décide mais ses parents, et qu'un chien c'est beaucoup de travail, tous les jours. Mais s'il veut on peut rentrer dans la boutique. En plus, ça nous réchauffera. C'est donc ce que nous faisons. Je découvre d'autres articles incroyables pour les chiens qui doivent avoir une vraie vie de patachons ici. Les Newyorkais n'ont rien à envier aux Japonais en ce qui concerne les idées loufoques pour animaux de compagnie.
Je remarque surtout la différence principale entre les magasins français et ceux d'ici, à savoir le fait que l'on peut toucher les animaux à vendre. Et dans une caisse spéciale se trouvent deux petits bouledogues en promotion. J'y mets une main pour en gratouiller l'un ou l'autre et me fais léchouiller les doigts avec application...
Puis nous cherchons le club de sport, que nous trouvons, patientons dans un vent glacial, et finissons par retrouver Kerry et sa mère. Nous prenons un déjeuner très américain et diététique (si, dans les clubs de sport on a pas le choix, c'est diététique ou rien) et nous dirigeons chez Bloomingdales pour le dessert. Au dernier niveau, ou peut-être à l'avant dernier, il y a un restaurant nommé 40 carrots qui a pour spécialité le yahourt glacé. Une coupe "small" fait environ 20 cm de haut et déborde de tous les côtés. Je ne finirai donc pas la mienne, ce qui me chagrine car le chocolat est exquis. Puis nous nous séparons en deux groupes : N°3 et sa mère d'un côté, Lida et moi de l'autre. J'ai demandé à Lida, artiste peintre, de me montrer son studio, et c'est précisément ce qu'elle va faire. Nous prenons le métro direction Midtown South, au coin de la 5ème avenue et de la 28ème rue, quartier rempli de boutiques pas chères et qui contiennent pour 80% environ... de la contrefaçon. Lida est bien connue par ici car elle achète des cadeaux par paquet de 10 dans toutes les boutiques du coin et offre elle-même des babioles aux vendeurs, qui du coup l'apprécient énormément.
Nous rentrons dans un petit immeuble qui doit bien avoir une centaine d'années, et qui correspond parfaitement au cliché sur les immeubles miteux de New York. Vous voyez l'endroit tout pourri où habite Peter Parker, alias Spiderman dans les films 2 et 3? Celui où dort Elwood Blues dans les Blues Brothers 1?
Pareil.
Sombre, avec les murs qui s'éffritent, des bruits de tuyauterie un peu partout, un escalier qui fait un peu peur... et le studio de Lida est un minuscule une pièce dont elle garde la porte ouverte quand elle y peint, parce que sinon elle devient claustrophobe. Mais c'est une petite caverne d'Ali Baba...
J'ai pas osé bombarder de photos partout et pourtant ça me démangeait, mais la lumière faisait des tas de reflets qui auraient gâché les toiles. Voici donc le dernier tableau de l'artiste, et l'artiste. Derrière elle, son matériel. Nous avons donc l'ensemble artiste-toile-avant-après, avec le chevalet qu'elle utilise depuis sa première oeuvre.
Voici maintenant la fierté de l'immeuble : l'ascenceur qui a plus de 50 ans et que le concierge, adorable, repeint tous les ans avec des couleurs différentes.
Après une petite discussion sur les différences entre New York et Paris au niveau architectural et la découverte de la prochaine toile, la première qui aura une teinte politique (preuve que la dernière élection remue profondément les coeurs et les têtes ici), nous sortons et allons vers le métro le plus proche. Et voilà que dans la 5ème avenue, sur le trottoir d'en face, je vois un truc affolant :
Je tombe en arrêt et explique à Lida que "Breton" ça veut dire que c'est un endroit tenu par des gens de ma région, mon chez-moi, le lieu de mes origines. Elle qui n'est pas timide pour un kopeck m'emmène direct dans le bar, qui n'est pas encore ouvert. On voit le chef, à l'intérieur, en train de discuter avec des gens qui tiennent des calepins. Manifestement, ce sont les derniers préparatifs...
Lida ne se pose aucune question, alors que moi j'en ai une dizaine par seconde, et entre.
Grand bien lui en a pris.
Nous sommes accueillies par Cyril Renaud, Chef du restaurant Fleur de Sel, excellent restaurant français très connu ici, mais qui commence à battre de l'aile. Manifestement depuis 6 mois les Newyorkais préfèrent manger économique plutôt que bon, et l'avenir du Fleur de Sel est incertain. Cela n'empêchera pas son chef d'ouvrir un bar breton, bien breton, où je me suis sentie... chez moi.
Tout d'abord, j'ai parlé français avec un Français, qui a grandi à Nantes et connaît très bien Questembert, c'est à dire précisément l'endroit d'où vient ma famille (il y a des traces du passage de mes ancêtres...) et qui en plus d'être très sympathique a concocté un endroit chaleureux et magnifique où l'on servira des crêpes et galettes. Il y a des triskels partout ; sur le mur du fond, dans la pièce principale, où l'on a l'impression très agréable d'être dans une cuisine bretonne typique, on trouve des motifs de nos faïenceries, et une grande table est prévue pour permettre aux clients de se mêler les uns aux autres en un melting pot convivial.
Les chaises "vintage" ont été choisies en France et aux Etats-Unis, pour faire un joli mélange, et celles qui ont été créées spécialement pour le restaurant ont été sculptées dans un excellent bois par des artistes du cru américain (j'ai oublié dans quel état, j'ai honte...).
J'ai rien mangé, c'était pas encore possible. Mais j'ai raffolé. L'ensemble est génial.
Assez causé, voici les photos :
Nous ressortons à regret (il faut laisser les gens travailler et puis je dois aller à Soho) sur une poignée de mains cordiale et l'envie furieuse de revenir dès que possible.
Quelques minutes plus tard, je dis adieu, la larme à l'oeil, à Lida qui rentre chez elle, et prends mon métro direction Spring Street où je vais pouvoir déambuler dans des quartiers encore inconnus, ou juste traversés il y a longtemps.
Je sors au croisement de la rue Lafayette (si si!) et de Spring Street et vu que j'ai oublié de prendre mon plan n°2, et que mon guide n'est pas assez précis sur ce coin de la ville, je suis très embêtée car sans repère. Oui, je les vois bien les noms des rues, mais ils ne sont pas dans mon plan!
Je choisis une direction approximative et marche. Je n'ai pas grand chose d'autre à faire! Je suis donc à la frontière sud-est de Soho, mais je vais, à force de tournicoter, me retrouver à Mulberry Street, que j'avais loupée lors de ma première sortie en solo dans la ville, où se déroule tous les ans la fête de San Gennaro, fondateur de Milan si je me souviens bien. C'est à dire que je vais me retrouver au coeur de Little Italy et que je vais traverser Nolita sans le savoir:
"Ce site a été déclaré pizzeria nationale historique et légendaire par PMQ magasine et le New York Pizza Show, et a été initié comme membre du Pizza Hall of Fame (le cercle privé des grands de la Pizza, en gros)
Lombardi's Pizza est ici reconnu comme la première pizzeria des Etats-Unis, ouverte à l'origine par Gennaro Lombardi en 1905.
www.thepizzahalloffame.com "
Ici je prends conscience que je ne doit pas être loin de Canal Street, car les boutiques et la population chinoises se multiplient. En fait, je suis dans Little Italy, qui a été phagocytée par l'extension de la population asiatique. Mais j'arrive dans Mulberry street, qui a gardé son caractère typiquement italien. Par exemple, comme dans l'îlot Saint Séverin à Paris, et comme autour du Colisée à Rome, il y a des gars prêts à accoster le moindre touriste pour lui proposer de manger dans le restaurant pour lequel il travaille. Je réponds même en italien très spontanément à l'un d'entre eux, pour lui dire que je ne suis là que pour les photos. Je me surprend car depuis trois mois je suis noyée dans de l'anglais et là ça sort tout seul!
Et puis les décorations de Noël sont un enchantement.
Clin d'oeil à notre Benito national...
Alors? Quel film? En fait c'est du deux en un, c'est Joe Fox, dans Vous avez un message, qui cite Le Parrain. "Qu'est-ce que j'emporte pour les vacances? - Laisse le flingue, emporte les cannoli!"
Les cannoli sont, d'après un dictionnaire italien, un rouleau de pâte à lasagne fourré de crème fraîche ou de fromage frais et de pépites de chocolat. C'est un plat typiquement sicilien.On dit merci qui pour cette page culturelle?
C'est bien t'es un bon public. T'as le droit de voir les autres photos.
A gauche, un tee-shirt comme je les aime, le meilleur de tous. Pas celui qui vante Obama, l'autre. Ca dit ceci : "Je suis occupée, t'es moche, passe une chouette journée.
Je retrouve Broadway, qui n'est jamais loin à Manhattan, et remonte le boulevard vers ma gare et le nord, donc. Je repasse chez Uniqlo où je craque sur un pull en cachemire à moitié prix, d'un beau vert foncé entre bouteille et émeraude. Ici on ne dit pas pull col roulé, on dit pull cou de tortue! Voilà, c'est fait, je me suis offert un mâââgnifique cadô d'anniversaire. Ben chû fière.
Les vitrines et l'intérieur d'une papèterie magnifique...
L'arrivée à Union Square, avec une vue magique...
Je ne résiste pas au marché de Noël (ici on ménage les sensibilités, on dit "marché de fêtes") et plonge dedans.
A droite, un stand de chocolat français. Le vendeur, en voyant que je le prends en photo, prend la pause façon Courtemanche dans l'ascenseur, quand il attend que ça s'ouvre. Trop drôle.
Vue depuis la place du Flatiron, donc autour de Madison Square Park.
29 novembre 2008
Au nom d'une mère
J'aurais dû vous en parler il y a longtemps déjà. J'ai honte. Ca ne rattrapera rien mais mieux vaut tard que jamais.
Et c'est nettement plus urgent qu'un film sur la parade de Thanksgiving qui de toutes façons reste coincé dans l'apn.
Respirez à fond, et imaginez : vous êtes mère de famille, deux garçons, un troisième enfant en préparation.
Votre numéro deux est malade depuis qu'il a trois mois - il a un an depuis quelques jours. Il vomit tout, ne réussit à manger que sous une tonne de médicaments agressifs et quand il passe 24h sans vomir, sans se réveiller la nuit, sans convulsion, sans fièvre, c'est une victoire énorme.
Les médecins passent leur temps à vous dire "c'est pas bien grave" avant de vous prescrire des médicaments qui n'ont pas grand chose à voir avec le mal réel de l'enfant, et seul un homéopathe s'en sort à peu près, mais toujours sans savoir au juste de quoi souffre votre petit bout. Ce petit bout gagne 300g pour en perdre 400 les jours qui suivent, et s'est tellement habitué à la douleur que bien entendu le corps médical ne trouve pas qu'il ait tellement l'air de souffrir quand on daigne l'examiner.
Des spécialistes qui coûtent les yeux de la tête vous renvoient à d'autres spécialistes qui coûtent la peau des fesses, et entre ceux qui se contredisent, l'un suggérant une analyse, l'autre la trouvant inutile, et ceux qui se comportent comme si aucune vie n'était en jeu et n'auscultent même pas l'enfant, vous commencez à perdre la tête.
Vous vous déplacez un peu partout, vous renoncez à vos weekends, vous n'avez plus de nuit complète, ou tellement rare que vous ne savez plus en profiter, votre argent passe entièrement dans les poches de la médecine de tous types et travailler est devenu une question de survie morale et financière.
En désespoir de cause, vous ouvrez un blog pour trouver une mère qui aurait vécu la même chose et qui pourrait vous dire ce qu'il a, cet enfant avec des cernes et trop peu de kilos. Cet enfant que vous aimez infiniment, comme toute mère normalement constituée.
Alors voilà, d'abord, je vous invite toutes et tous à aller lire leur blog et à en parler autour de vous, parce que même la plus petite personne peut changer le cours des choses.
Ensuite, la neuvaine pour le papa ami de PMB étant terminée, je voudrais lancer un prièrothon. Une neuvaine, c'est pas assez. C'est vrai, on va bientôt avoir le Téléthon en France, pourquoi ne pas lancer un prièrothon? Quelque chose de tout simple qui ne prendra pas de temps, ou si peu, et qui en plus mènera vers Noël où notre Mère Céleste a tenu dans ses bras ce petit Enfant qui nous a tous sauvés.
Il s'agit de dire tous les jours de l'avent, à l'intention de Pierre, cette prière à Saint Roch, saint patron des malades :
Prière de l'abbé Pierre Savoie à Saint Roch :
Saint Roch, l'amour de
Dieu inondant votre cœur
Vous a fait tout quitter
pour une vie nouvelle.
Parti en pèlerin
vers la Ville Eternelle,
Au souffle de l'esprit,
vous alliez plein d'ardeur.
Ami du Dieu vivant, Saint
Roch, éclairez-nous!
Saint Roch, en votre amour
pour les plus miséreux,
Vous imitiez le Christ
penché sur la détresse,
Offrant la liberté
à ceux que l'on oppresse
Et la Bonne Nouvelle à
tous les malheureux.
Ami des plus pauvres,
Saint Roch, veillez sur nous!
Saint Roch, en cinq années
parmi les gens meurtris,
Vous avez soulagé
bien des douleurs humaines :
Sous vos doigts inspirés
les plaies devenaient saines
Et les pestiférés
se retrouvaient guéris.
Amis des malades, Saint
Roch, secourez-nous!
Saint Roch, au fil des
ans, en fervents pèlerins,
Nous venons vous prier
dans ces beaux paysages.
Notre confiance en vous paraît sur
nos visages :
Vous êtes notre
guide éclairant nos chemins.
Ami des pèlerins, Saint
Roch, protégez-nous!
Comme pour toutes les prières qui fonctionnent sur le nombre de personnes qui la disent et la durée, on peut se joindre au prièrothon à n'importe quel moment. Et je pense qu'y ajouter une dizaine du chapelet ne pourra que l'améliorer.
Ensuite, c'est absolument pas pour me faire de la pub, même citez-moi sans mettre de lien vers chez moi ça m'arrangerait, mais plus on sera nombreux à en parler, mieux ce sera.
Le lien hyper-texte sur le mot "prière" plus haut renvoie au fichier Word du texte prêt à imprimer.
24 novembre 2008
Jean
Aujourd'hui est un triste anniversaire...
Il y a 9 ans ma grand-mère a téléphoné à la maison, vers 19h, ce même jour. C'était un mardi. Elle m'a demandé à parler à maman et m'a demandé de bien prier pour mon grand-père.
Je n'ai rien dit mais j'ai compris, et suis partie prier en pleurant. Pendant ce temps le père de ma mère, qui a été ce que j'ai eu de plus proche d'un père, montait vers Notre Seigneur après une agonie bien difficile.
Quatre jours plus tard nous nous retrouvions tous en famille pour lui dire adieu. Et devant sa tombe je lisais le poême brésilien. Ce texte est une grâce.
Ce mois-ci à Saint Vincent de Paul, comme dans toutes les paroisses américaines, neuf messes sont offertes pour tous les défunts des paroissiens. Il suffit de glisser un peu d'argent dans une petite enveloppe sur laquelle on inscrit les noms de ceux qui nous ont précédés auprès du père.
Ce mois-ci, dans une paroisse de New York, une messe a été offerte pour Jean, mon grand-père, pour Bertrand, son petit frère, et pour Jean-Baptiste, Louis et Baptiste ses petits enfants.
Et aujourd'hui était la belle fête du Christ Roi, qui détruira la mort lorsque les temps seront accomplis.
Le lapin bleu nous l'explique très bien...
Post-billet : à tous ceux qui ont des intentions, des besoins urgents, les amis de ma grand-mère et toute la famille vous le dira, mon grand-père est très efficace. N'hésitez pas à l'occuper en lui confiant des intentions, vous ne le regretterez pas.
13 novembre 2008
De la part de Papa et Maman brodent
Union de Prières
L'un de nos amis, Jean-Noël, âgé de 30
ans, est atteint d’un cancer. Notre Dame dans sa douceur merveilleuse a
sollicité son Fils bien aimé pour qu’il puisse recevoir le sacrement
des malades à Lourdes des mains mêmes du Saint Père et ce fut pour lui,
son épouse et ses trois petites filles un moment de joie profonde, de
grâces intenses qui aujourd’hui encore et plus que jamais les aident
efficacement à tenir le coup.
Cependant, les derniers résultats
médicaux sont particulièrement préoccupants et c’est pourquoi en accord
avec lui, à partir du 19 novembre prochain, une neuvaine aux
bienheureux époux MARTIN est organisée. Cette neuvaine se terminera le
27 novembre prochain, en la fête de la Médaille Miraculeuse. Pour ceux
qui le souhaitent et qui le peuvent, il est possible d'enrichir cette
neuvaine en prenant chacun, avec nos enfants, une résolution de
sacrifice en lien avec le fruit du mystère douloureux « la
mortification des sens », pendant ces neuf jours.
Nous vous remercions au nom de Anne et Jean-Noël de vos intenses prières.
Nous vous serions reconnaissants d’avoir la gentillesse de transmettre ce message à tous vos amis et à toutes les communautés religieuses que vous connaissez. Un assaut en règle du Ciel ne saurait laisser insensible, Celui qui a donné Sa Vie pour nous.
Vous trouverez ci-dessous la neuvaine (cliquez et imprimez) :

























































