27 juin 2009
Samedi, bar à sushi !
Samedi 27, nous ne faisons pas grand chose tout d'abord : grasse matinée, jeux, lettres de motivation pour moi (ça fait un moment que je m'acharne dessus) et application des conseils du professeur rencontré la veille. Mais le soir, le soir nous sortons du studio, prenons le train
Ma meilleure amie, vêtue de ses dernières acquisitions. Mais impossible à prendre en photo avec son visage !
direction Shibuya, où nous rencontrons une amie d'une cousine d'Akiko, qui tenait à me rencontrer pour travailler son français. J'aime bien, moi, ce genre de rencontres. Nous nous rendons sur la place Hachiko, où les préparatifs de la fête du 7 juillet sont bien visibles :
Le 7 juillet est la grande et belle journée de Tanabata. Une fête traditionnelle où on a la possibilité de faire un vœu, écrit sur un papier que l'on pend à un bambou (à gauche sur la photo). Je vous invite à vous rendre ici pour découvrir la splendide légende, très proche des histoires elfiques de Tolkien, qui en est à l'origine.
Notre amie nous trouve, nous avons de la chance vu la foule immense qui se presse ici - c'est le soir et beaucoup se sont donné rendez-vous au même endroit - et nous nous rendons dans un endroit parfaitement japonais, bien connu en France : un bar à sushi !
Nous faisons la queue un certain temps sur un banc le long du mur avant qu'un serveur ne nous invite à nous asseoir. L'endroit est comble, et pour satisfaire tout le monde, il est interdit de rester plus d'une demie-heure.
Le bar à sushi repose sur un principe très simple : les clients s'asseyent autour d'un gigantesque... bar, bravo, derrière lequel des cuisiniers experts fabriquent à la chaîne des sushis exquis. Ils les façonnent deux par deux, les mettent dans une petite assiette qu'ils posent ensuite sur le tapis roulant qui fait le tour du bar. Les clients se servent, peuvent demander une tasse avec du thé qu'ils remplissent à volonté en utilisant le robinet à eau bouillante qui se trouve toutes les deux places - et vu comme les sushis sont délicieux mais bourratifs, et vu la chaleur de ce soir, je me sers encore et encore de ce délicieux thé, frustrée cependant par sa température qui m'oblige à patienter avant de le boire - et lorsqu'ils n'ont plus faim, ils appellent le serveur.
Akiko a une faim de loup et engloutit le contenu de 10 assiettes (soit 20 sushis), ma voisine en mange 8, moi 7, et je les fais bien rire en saluant tous les sushis aux crevettes ou au poulpe qui passent devant nous. Qu'est-ce que je regrette d'être allergique !
Le repas fini, le serveur compte les assiettes, note le total sur un papier qu'il donne au client, et ce dernier se rend à la caisse pour payer : 100 yens l'assiette normale, 150 ou 200 la commande spéciale. Oui, parce que bien entendu, on peut demander au cuisinier devant soi de nous préparer une assiette particulière.
Pas cher, délicieux, typique... le Japon comme je l'aime !
Nous faisons ensuite un peu de shopping, en discutant avec notre amie, qui me confie son étonnement devant le manque de soin que les Françaises apportent à leurs mains et surtout à leurs pieds. Ici des ongles impeccables, des cuticules parfaites sont la règle. En France, c'est loin d'être le cas, et on se demande un peu pourquoi. Je lui parle des Américaines qui jouissent d'un cabinet de manucure-pédicure tous les 50 mètres...
Pendant qu'Akiko et notre comparse finissent quelques achats, je sors mon APN histoire de vous montrer l'ambiance de fou-furieux qui règne à Shibuya le soir.
Puis nous nous séparons et Akiko et moi nous rendons dans un quartier proche pour y prendre des purikura (vous vous souvenez ? Les photos rigolotes et autocollantes). Nous atterrissons devant un bâtiment aux illuminations magnifiques et faisons le pied de grue un bon moment pour retrouver l'effet arc-en-ciel qui nous a subjuguées au début. Résultat :
Et juste en face un vitrail qui me renvoie au Metropolitan Opera de New York :
26 juin 2009
Un petit tour, avant de s'en aller
Vendredi, après un petit roupillon du matin, je rejoins Akiko à la médiathèque. Ayant fait le trajet avec elle une bonne dizaine de fois, je retrouve très bien les trains et les directions, malgré un petit coup de stress à un endroit où les trains peuvent partir des deux côtés du quai : il faut déchiffrer les panneaux lumineux pour savoir s'il va dans la bonne direction, et après mes mésaventures du dimanche, je me méfie. Mais j'arrive à bon port tout de même, et profite du fait d'être seule pour prendre mon temps.
Les fleurs que nous guettions avec Akiko ont fini par s'ouvrir :
Je tournicote un peu, vais à la médiathèque - où je prends des photos mémorables - et annonce à Akiko que puisqu'il lui reste du temps sur place, je vais courir dans la galerie commerciale où nous nous sommes rendues le premier jour pour y acheter des demi-chaussettes, avant mon départ. Il y a une boutique "tout à 315 yens" (2,50€) où je voudrais me ravitailler, puisqu'en France ça n'existe pas. Eh oui, au début je rigolais, mais en fait c'est pratique et confortable ces petits machins !
Nous nous donnons rendez-vous, puis je file, et m'aperçois vite que je sous-estimais la distance à parcourir. C'est pas grave, comme ça je prends des tas de photos au retour. Pour l'aller, je mets le turbo, et finis par retrouver la galerie souterraine, immense, et où je fais très attention de bien repérer les carrefours, histoire de retrouver mon chemin en sens inverse. Après pas mal de kilomètres et une légère angoisse ("je vais jamais le retrouver ce magasin !!!") je trouve l'objet de mes désirs, achète les articles que je voulais, et repars.
La girafe couronnée qui marque l'entrée de la galerie, vue depuis les escaliers roulants, et en face, la grue de l'immeuble en travaux.
Nous sommes ici dans un quartier d'affaires résolument moderne. On trouve des bicyclettes garées le long des trottoirs, des hommes d'affaires un peu partout, surtout à partir de midi moins le quart, beaucoup de petits restaurants, et des ponts au-dessus de routes.
Le quartier est aussi sillonné de nombreux cours d'eau. Vue à droite (ci-dessus) et à gauche (ci-dessous) de l'un des ponts que j'ai traversés.
Un carrefour, et un immeuble original. Aujourd'hui vendredi, c'est jour de ramassage des poubelles dans le quartier. Sur la photo de droite, cherchez le petit tas blanc, au pied du bâtiment, à côté des gingkos (les arbres, incultes). On en trouve des comme ça tous les 10 mètres !!
Juste avant le pont spectaculaire qui fait face à la médiathèque, je tombe sur un mur couvert d'une magnifique variété de liseron.
Je ne m'en lasse pas. Que c'est beau ici !
La photo de gauche n'est pas terrible, mais j'ai tenu à avoir un cliché des trois scooters des mers qui passaient sous le pont !
Je reviens sur la place de Paris, dans le jardin qui jouxte le lieu de travail d'Akiko, et me lance dans un 360° en tournant sur la gauche :

Et parce que je les poursuis depuis le début de mon séjour sur place : un corbac.
Je récupère Akiko à la sortie de son boulot, et aujourd'hui, ô surprise, ô joie, elle est en jupe. Un style venant directement d'un personnage de l'adaptation du manga Honey and Clover. Akiko a craqué sur la jupe longue portée avec des converses, et a couru partout pour trouver ce qui lui fallait. Pour la peine, je prends une photo, qu'exceptionnellement je ne floute pas. Nous prenons le métro - et une photo débile - direction Yoyogi.
Aujourd'hui nous rencontrons un ami de la mère d'Akiko, qui parle français et connaît bien la situation des profs de FLE. Il a accepté de me rencontrer pour me donner des conseils. Il arrive un peu en retard devant le Starbucks où nous l'attendons, et ne tenant plus j'avale des cookies tout chocolat pour tenir, car nous n'avons toujours pas déjeuné. Akiko ne veut pas risquer d'avoir la bouche pleine de chocolat, et tient bon. En revanche, elle a l'impression que tout le monde la regarde, car elle n'a pas l'habitude d'être habillée en fille et son haut rouge est un peu voyant.
Tout en mangeant - enfin - nous faisons la connaissance d'un homme charmant, délicat, hyper intelligent (il est prof d'anglais dans une classe de prépa et rédige une thèse pour l'université la plus prestigieuse du Japon) qui parle français avec un léger accent et me donne de supers conseils. Nous parlons méthode d'apprentissage et livres de japonais, (je cherche partout une méthode pour faire de la calligraphie, et ici tout est en anglais. Bouhou.) écoles de français... et nous quittons enrichis.
Akiko et moi décidons, après débat, d'aller faire un tour chez Uniclo pour trouver de quoi la vêtir et c'est un bingo. Nous trouvons les hauts parfaits pour remplacer le polo-rouge-trop-voyant-non-mais-tout-le-monde-me-regarde-là-c'est-affreux.
Puis nous visitons une galerie commerciale pour y chercher la B.O. de Final Fantasy IX, un jeu vidéo auquel j'ai très peu joué, mais dont la musique est splendide. Ma meilleure amie connaît un endroit où j'ai de bonnes chances de la trouver d'occasion. Nous nous rendons dans la folle galerie de Nakano :
Et rien que pour vous, j'ai pris quelques clichés du dépliant que l'on y trouve. Vous noterez le terrifiant exemple de franglais qu'il fournit, puisque manifestement, quand on a trouvé un Français pour faire le commentaire touristique, on lui a demandé s'il causait anglais, et il a dit oui. Il n'aurait peut-être pas dû. D'après moi.
Je vous encourage vivement à jeter un œil de plus près, vous ne serez pas déçus !
Le magasin qui nous intéresse est répandu en plusieurs boutiques spécialisées dans tout le centre. Nous faisons le tour des 4 étages, demandons partout, entrons même dans une boutique que je ne recommanderais à personne afin de trouver des livres qu'Akiko cherche, et qui, pour une raison totalement inconnue, se trouvent en très mauvaise compagnie... Chou blanc. Akiko a déjà les volumes qu'on l'envoie regarder, et ils n'ont pas la musique que je cherche. Pourtant, ils ont des figurines, des cellulos, des porte-clés de trucs aussi fou que Last Exile, plusieurs Miyazaki, Princesse Sarah (je me suis retrouvée toute ramollo devant la vitrine), Naruto, mais pas ce que nous voulions. En revanche, envoyez un employé de la chaîne Album là-dedans, il en fera une syncope en moins de 10 min.
Puis, nous rentrons à la maison, moulues, fourbues, pas totalement pourvues, mais heureuses quand même.
24 juin 2009
Mercredi 24
Mercredi, retour à Shibuya, pour un peu de magasinage. Pas de grand souvenir de ce jour, donc pas grand chose à raconter, mais quelques photos quand même.
On commence par une photo de la place principale du quartier, où je n'avais pas encore mis les pieds.
Je vous présente Hachikô (hhatchikoo).
Mais qui est donc ce chien dont la dépouille figure dans un musée de la ville, et en l'honneur de qui on a été jusqu'à ériger une statue ???
Hachikô (un noble représentant de la race japonaise Akita) était le fidèle compagnon d'un professeur, dans les années 30. Tous les soirs, il attendait son maître à la gare de Shibuya où ce dernier descendait du train. Un jour, l'enseignant ne parut pas, suite à un malaise fatal. Le chien revint cependant attendre son maître quotidiennement pendant 7 ans. Il devint l'emblème de la fidélité au Japon. En face de sa statue, se trouve un wagon dont l'usage m'est inconnu. Peut-être est-ce le train qu'empruntait son maître...
Toujours sur la place, une publicité pour une chanteuse qui me fait bien rire. Ici quand on est une star on aime délirer devant un appareil photo !
Pour vous montrer un peu les écrans géants, manque le son !
23 juin 2009
Asakusa
Mardi 23 juin, je rejoins Akiko à la gare de Shibuya, et nous nous rendons, à ma demande, dans le quartier magique d'Asakusa. Asakusa, c'est un endroit contrasté et coloré, avec un temple bouddhiste immense et magnifique, des petites rues anciennes tout autour... et pas très loin, des immeubles célèbres pour leur architecture ultra-moderne. C'est mon coin préféré au Japon après Yokohama.
Ça commence dès la station de métro, avec des mikoshi (temples portatifs) exposés non loin de l'ascenseur... (Clic pour agrandir)
Un plan du quartier et une céramique dragonnesque !
Et dès qu'on pointe le nez dehors, on est saisi par la chaleur du soleil de plomb, qui cogne aujourd'hui (aïe), et par la beauté du lieu :
Devant, la sortie de métro ouvragée et la rue, puis, à gauche, le bâtiment célèbre pour le piment doré qui le coiffe.
En regardant la rue à droite, des pousse-pousse, qu'on ne trouve nulle-part ailleurs à Tôkyô, avec de jeunes tireurs de pousse-pousse qui attendent qu'on loue leurs services. On sait donc qu'on est dans un quartier traditionnel et touristique. Très traditionnel, et très touristique !
En revenant sur le trottoir, des lycéens en uniforme et en excursion sur place.
Asakusa est connu pour son architecture, et aussi pour un hadaka matsuri où les hommes de la maffia locale défilent librement, debout sur les mikoshi portés sur les épaules. Hadaka matsuri signifie festival nu, et est caractérisé par le fait que les hommes - ici les yakuza, debout sur les temples portatifs - ne portent qu'un fundoshi, le sous-vêtement traditionnel, qui laisse voir la quasi-totalité de leurs tatouages. Ils montrent ainsi leur capacité de résistance à la douleur - le tatouage est effectué selon la méthode traditionnelle polynésienne, d'où il est arrivé, et est bien plus douloureux que chez nous - et étalent leur bravoure devant le public. Il est à noter que pour cette raison le tatouage est associé à la maffia et ne se fait jamais chez le commun des mortels : non seulement il "abîme le corps", reçu des dieux et des parents et qu'il ne faut pas défigurer, mais il est porteur d'une très forte connotation.
Nous nous retrouvons rapidement devant la première porte du lieu sacré :
Voyez les lycéens, encore là juste après une séance photo collective, et admirez les statues des dieux qui protègent l'endroit.
Nous passons dessous et nous retrouvons dans le passage qui m'avait laissé un grand souvenir, et où il y a six ans j'ai acheté mon furin, avec trois clochettes en fonte qui tintent si joliment. Le chemin est encadré par des échoppes où on trouve de tout : du thé, des baguettes, des costumes traditionnels, des gâteaux, et chose exceptionnelle : des souvenirs ! Depuis quelques temps je cherchais un endroit où acheter un de ces objets ou badges idiots (mais dont New York m'a rendue accro) qui dirait "I love Tôkyô". Que dalle. Sauf ici, où je trouve un bijou de portable Naruto accroché à une mini Tôkyô Tower (pron : tookyoo tawaaa). Il a une tête irrésistible, mais je reste prudente et décide de regarder un peu autour avant de l'acquérir.
Au milieu du parcours : au fond on voit le toit de la seconde porte.
Comme dans beaucoup de lieux touristiques, une fabrique de gâteaux avec la machine qui pond des biscuits emballés devant nos yeux ! J'ai toujours trouvé ça fou !
Il fait chaud et nous mourrons de soif. Après avoir hésité devant un marchand de bouteilles de limonade traditionnelle, qui vend ses boissons un peu cher, nous optons pour un thé glacé sucré, vendu dans une échoppe en photo ci-dessus où, boissons traditionnelle oblige, les vendeuses sont en yukata (kimono d'été, avec deux épaisseurs en moins). C'est tellement bon qu'on achète ensuite un sachet de ce breuvage exquis. On en met un peu dans l'eau chaude ou froide, voire du lait pour un macha latte, et on se régale !
Et en plus, c'était pas cher du tout.
Avec la nette sensation que nos estomacs ne tiendront pas très longtemps, vides comme ils sont, nous entamons la recherche d'un restaurant bon marché. Cela ne nous empêche pas de continuer à admirer les boutiques, et à faire un achat de baguettes pour mon grand frère...
Une échoppe de friandises à base de pâte d'azuki,ou haricots rouges sucrés. On dirait une bijouterie. Ici c'est normal.
En regardant là d'où nous venons...
La boutique de baguettes, tenue par trois mamies qui me proposent de graver mon nom sur les baguettes (avec deux hiboux adorables sur le haut, dans une goutte de vernis). Je leur dis, via Akiko, que c'est un cadeau ; on me conseille alors de les garder intactes. Ça tombe bien, c'est ce que je voulais !
Au Japon, on choisit ses baguettes en fonction de la taille de ses mains : elles doivent être longues comme deux fois et demie la largeur de la paume. Ainsi on pourra les tenir confortablement et manger à l'aise. Pour les enfants, ils existe des baguettes "pédagogiques" avec des encoches et des cercles où mettre ses doigts, pour bien les positionner. Ça ressemble à des instruments de torture...
Nous prenons une rue transversale et voyons arriver un homme, qui tire une petite charrette avec de la nourriture dedans, portant une perruque de marchand de je-ne-sais-quoi qui lui fait un crâne chauve sur le dessus, et un tablier bleu. La photo ci-dessous, agrandie, vous le montrera sur la gauche, au coin de la rue où il s'est installé.
L'estomac de plus en plus bas direction les talons, nous nous mettons en quête d'un restaurant et tentons le dernier étage de la galerie commerciale Matsuya. Chou blanc. En revanche, sur le chemin qui y mène, nous faisons une curieuse trouvaille roulante :
Nous finissons par trouver au sous-sol, dans une rue non loin, un restaurant appartenant à une chaîne spécialisée dans les plats de riz et viande bon marché. Akiko n'a jamais essayé, moi non plus, c'est l'occasion. La pièce est en longueur, autour d'un bar au milieu duquel circulent les serveurs. Pour les appeler, on appuie sur un bouton situé devant soi. On peut alors leur indiquer le plat choisi et attendre tranquillement. Il est plus de trois heures, il n'y a que quelques hommes d'affaire. C'est manifestement un endroit très masculin. Pour une fois, les murs sont peu soignés, la peinture un peu délavée, et le tout n'est pas particulièrement propre. On se sent dans un espace réservé au remplissage d'estomacs pour quelques centaines de yens. Ici on commence à 450, soit dans les 3 euros. Le bol n'est pas grand mais certains s'en contentent. J'ai tellement faim que je vise le bol à 650, ce qui étonne ma meilleure amie.
La présentation du lieu ne laisse absolument pas présager le régal servi un peu plus tard. C'est excellent. Nous repartons revigorées et très agréablement surprises. C'est décidé : la prochaine fois qu'on a faim et qu'on trouve un restaurant de cette chaîne, on y fonce sans se poser de question.
Nous reprenons notre route vers le temple d'Asakusa...
Cette petite rue transversale est fort surprenante :
en regardant bien, on trouve des samouraï cachés dedans !!
Devant nous, la seconde porte qui signale l'entrée dans un lieu sacré.
A gauche.
A droite. Les mini-temples ou lieux de recueillement, autour du principal, se multiplient.
En approchant et en regardant à droite,
à gauche,
et par en dessous !
Derrière les bâches, le temple, en réfection cette année. Snif. Devant, un brûleur d'encens géant.
Des couples qui vont sans doute se marier bientôt. Comment je le sais ? Parce qu'ils suivent une tradition toute nippone : ils ont acheté, pour 100 yens, une prédiction. On tire au sort un papier, généralement en ouvrant un tiroir sur lequel est gravé son prénom, et on le déplie pour savoir si l'événement pour lequel on vient consulter va se passer "bien" "moyen" ou "mal". Dans les deux premiers cas, on est rassuré, tout va bien, le voyage, l'examen, le mariage va être une réussite. Dans le dernier cas, on tire au sort jusqu'à obtenir un papier de bon augure, pour conjurer le mauvais sort. Puisque ce sont des couples, on sait qu'il y a des épousailles dans l'air.
La porte, encore, avec les getta (guéta) ou tongs géantes du Bouddha assis dans le temple.
Le brûleur d'encens, qui ne fume plus puisque la journée s'achève. Il est à moitié rempli de sable dans lequel on pique des bâtons qui libèrent une douce odeur tout le jour. Avant d'entrer dans le temple, on se purifie en se couvrant de leur fumée, comme chez nous on se signe avec de l'eau bénite. Dans la photo de droite, une splendide lanterne du temple.
Prenez le temps d'admirer non seulement la statue, mais aussi la superbe fresque au plafond.
La pagode dont j'ignore l'usage, peut-être est-ce le lieu de vie des moines du coin, et le dessous du toit de la seconde porte. C'est pas beau, ça ?
Un autre coin de recueillement...
Nous faisons demi-tour et assistons à la fermeture de nombreuses boutiques. J'achète le souvenir repéré tout à l'heure, à savoir la Tôkyô Tower avec Naruto accroché dessus, et m'amuse de voir (photo de droite) des pigeons dans les échoppes. Le temps de saisir mon A.P.N. le premier s'est envolé, le second est en train de le suivre. Clic !

La première porte vue de l'intérieur et la boutique Ghibli où nous sommes passées après le déjeuner.

A la porte du métro, et une fois dedans.
Nous prenons le métro, direction le quartier familier désormais de Kawasaki, où nous devons rendre des CD, à moins que ce ne soit des DVD. La station de métro y est gigantesque et fait office de galerie commerciale. A l'occasion d'un changement de ligne, nous jetons un œil à une place qui m'intrigue depuis longtemps car une vieille locomotive trône en son centre.
Il faudra agrandir encore pour vois le franponais du milieu : les marques "Bises opaque", "Chandelier" et "Coeur de parfum". Peut-être aussi "Minimum".
Et puis, le clou du spectacle nocturne : la sonnerie de huit heures.
19 juin 2009
Vendredi, renseignements
Akiko part travailler sans moi.
Je me fais réveiller par un camion de propagande de parti politique qui fait le tour du quartier, avec un haut parleur sur le toit et qui scande des résolutions et des besoins de changer le pays, votez pour nous. Akiko ignore quelles élections en sont la cause, mais ici on emploie des méthodes de persuasion agressives. On trouve aussi des militants à la sortie des métros, toujours avec des mégaphones et parfois des banderoles ou des panneaux. Ils parlent fort, on ne comprend rien à ce qu'ils désarticulent, c'est très pénible. Sur le chemin qui mène à la médiathèque, on voit des tas d'affiches avec des candidats qui ont l'air aussi réjoui et bien portant que les nôtres. La politique ça se voit où qu'on soit sur la planète.
Je la rejoins plus tard à une station de métro pas trop trop compliquée à trouver, mais j'ai du mal avec les indications lacunaires tout en japonais et arrive très en retard. Nous faisons un tour à la CCIFJ, discutons emploi avec une dame très gentille, et nous achetons un déjeuner.
Nous marchons jusqu'à un banc près d'une voie ferrée, dans un espace vert rempli de gens, de corbeaux et de moustiques.
Nous nous faisons manger - un moustique se pose juste sur le bord de mon bracelet anti-sale-bête ; après avoir écrasé la bestiole, j'enlève le truc jaune en silicone qui ne m'a pas quittée pendant près de 2 semaines et aurait dû en durer 4 - et mangeons nos onigiri,
puis allons à l'université d'Akiko qui découvre tous les changements et hallucine du manque de pot qu'elle a eu (pas de supérette juste à côté, pas de bancs dans la cour du campus...). Nous montons au dernier étage pour admirer la vue :
La tour de l'université d'Akiko, vue depuis un pont.
Puis nous allons au centre Franco-japonais nous renseigner sur les emplois et ne trouvons pas grand chose.
Juste au coin du chemin qui mène au centre, un temple.
En rentrant, nous passons par Tsutaya et une librairie, au quartier de Yoyogi, espérant trouver une méthode de japonais plus convaincante que la mienne, qui a une progression horrible et m'énerve prodigieusement. On finit par conclure (ce n'était pas notre première tentative) que le mieux est d'attendre mon retour à Paris où je pourrai trouver des méthodes de kanjis en français, parce que là c'est que de l'anglais, ou alors ce sont des méthodes de langue complète (voire juste l'oral).
Cette tour me fascine, elle me rappelle tellement New York !
04 juin 2009
Jeudi, c'est safari !
Jeudi matin, réveil, métro,
Une petite rivière coule sur le chemin qui mène à la médiathèque, et ce matin nous y avons croisé un échassier
travail, et puisque le manque de sommeil m’assomme – nous nous couchons très tard ici, mais visiblement c’est normal au Japon – je décide d’aller marcher un peu et visiter la “place Paris” qui est juste à côté. C’est en réalité un petit square au croisement entre deux cours d’eau, ou peut-être au bord de la mer puisque l’eau est salée et que ça sent bon l’iode, et l’endroit est très fréquenté à midi quand il fait beau. Il y a d’ailleurs des bancs avec table en bois prévus pour que les salary-men puissent y pique-niquer. J’ai mon appareil photo avec moi, et c’est heureux car les fleurs sont ravissantes.
Juste au coin, avec un échassier.

A gauche un dirigeable !!! Je ne pensais pas en voir un vrai un jour ! A Droite une roseraie.
Je retourne à la médiathèque où Akiko me fait observer une des vitres : deux papillons de nuit ont installé leur bivouac ici !
Puis nous sortons, courons après un monsieur à vélo qui a laissé tomber sa botte de poireaux – Akiko l’arrête pendant que je vais chercher les fuyards, on fait une équipe du tonnerre je vous dis – et recevons un signe de tête approbateur d’une petite dame qui se retourne vers nous quand nous reprenons notre route. C’est rigolo : en France ce serait totalement inimaginable de recevoir l’aval des passants pour une B.A. !!
Ensuite nous marchons et nous arrêtons devant de splendides fleurs, dont une variété d’hortensias :
Et nous prenons le métro vers un quartier inconnu de mon bataillon pour manger quelque chose et découvrir des boutiques pour ce qu’on appelle ici les “otaku”, comprenez “fanas de films, mangas, dessins animés, prêts à tout pour acheter des objets de collection”. Il s’agit de magasins sur plusieurs étages, avec les mangas, les DVD de leurs adaptations télé et cinéma, et des bijoux, des taies d’oreiller, des costumes, des posters, des porte-clés, j’en passe et des meilleurs, sur les mangas en question. Akiko n’a pas emporté de bassine avec elle, elle se retiendra donc de baver copieusement, et je devrai moi-même faire un grand effort devant les articles Naruto et Ghibli. Je me console en pensant que bientôt je pourrai faire un carton dans un meilleur endroit pour Ghibli.
Ensuite nous allons voir une amie de la mère d’Akiko à qui nous devons remettre du jambon cru, et allons à Shibuya chercher des “purikura”, à savoir des machines pour faire des photos rigolotes entre amis. Les jeunes japonais raffolent de ces moyens très conviviaux et amusants de se créer des souvenirs. Mais, manque de pot, vu la tête des purikura que nous voyons (un peu cul-cul la praline, il faut le dire) et tous bondés, nous remettons la chose à demain. En attendant, j’ai trouvé de quoi rigoler aux dépends des Japonais – et de la langue française, la pauvre.


“La maison, ensoleillé table”, “Saint Tropez” centre de jeux avec des vrais mini-drapeaux français à l’étage
”Saint Tropez que est sympathique et attire des gens” Oh yeah ! et enfin une mercerie qui est en fait une papeterie je crois…
21 mars 2009
Je récidive
Motif original (donc non libre de droits merci). Ce qu'on ne voit pas bien sur la version colorée, c'est que le vert amande est pailleté et que les contours sont dorés.
Trop la classe.
(Le premier qui me dit que les couleurs ont bavé je le colle avec de l'encre de chine, un pinceau taille unique et un motif tout en rondeurs à décalquer et remplir, et je reste à côté en faisant ma maniaque "Attentiooon tu vas dépasser là! ... Non pas comme ça! ... Mais, mais mais, c'est une bavure là?!" Et je le secoue un peu comme Gribouille l'a fait en venant me coller ses mignonnes petites pattes avant sur mon dos.
On verra qui bavera le plus.
Mais je sais faut que je m'améliore.)
17 mars 2009
Fière de moi
Bientôt je vous expliquerai comment j'en suis venue là, mais d'abord, je frime.
Le début :
Le final :
Je fais mumuse avec Photofiltre :
(style... champêtre)
Style Gwen a du (blanc et noir en breton) :
Le voilààààà!
Et un projet qui aboutit, un!
Vous allez voir, ça valait la peine d'attendre.
16 mars 2009
Silence radio?
Un petit coucou pour dire tout simplement que je suis un peu super occupée, mais que tout progresse pas mal... Bientôt donc de suuuupers zarticles de la mort qui tue qui assassine (aïe) avec des tas d'exclus sur ma vie, mon œuvre l'âge du capitaine et mes dernières activités.
Ça va guincher.
Juste un petit souvenir d'hiver pour fêter le printemps qui débarque (et pour dire que non, je n'ai pas oublié cette histoire d'alboum) :












































































