Les Niouzes de Nitt'

Le blog vitaminé... et un peu disjoncté de la fille qui se prend pour une prof, fait des tas de trucs avec ses doigts, aime bien manger et imagine que sa vie est trépidante et donc bonne à raconter.

14 juin 2009

Dimanche, premier trajet toute seule !

Dimanche, Akiko a un rendez-vous de son côté, et moi un grand rendez-vous d'Amour du mien. Je la retrouve après la messe et un tour dans le jardin public de Hiro-o

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Après un petit mitraillage en règle du quartier le plus international de Tokyo (plein de visages pâles), je pénètre dans LE parc municipal. Eh oui, comme expliqué sur le plan ci-dessous, le jardin de Hiro-o a été construit sur le terrain qui a été le domaine tokyoïte du seigneur samouraï Nanbu Minotokami de la période d'Edo (1603-1867) à 1896. Il passa alors à la lignée Arisugawanomiya, famille impériale, puis en 1913 il passa à la lignée Takamatsunomiya. Poussé par un grand intérêt personnel dans la promotion de l'éducation et la santé des enfants par la nature, son Altesse Impériale le Prince Takamatsu (Nobuhito) (1905-1987) fit don de 36 385 m² (environ 9 acres) de terre pour l'établissement d'un parc le 5 janvier 1934, anniversaire de la mort du prince Arisugawa Takehito (1862-1913). La ville de Tokyo commença immédiatement la construction et le Parc mémorial Arisugawa Nomiya fut ouvert le 17 novembre 1934. Suit une description du parc et du principe d'imitation de la nature dans le style rinsen typiquement japonais, et la mention de l'ajout de terrains de baseball et de tennis avec la taille actuelle : 67 131 m².
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En ce moment il y a un peu partout dans le parc des pancartes qui demandent de faire attention, s'il vous plaît, aux chenilles qui sont des animaux dangereux. Apparemment il y a une invasion de bestioles urticantes et elles ont la sale manie de tomber dans le cou des gens. Brrrr. Je resserre mon col et continue vaillamment. (oui, saluez mon courage héroïque à votre service)
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Là, dans le fond, il y a un homme qui joue de la guitare. Quelque chose de doux et poétique. Au premier plan, un vieux couple profite du calme.
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Regardez bien au centre de la photo de gauche : un corbaque ! C'en est truffé ici !
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A droite, la statue du Prince Arisugawa Taruhito
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différents types de can(n)es dans l'eau...
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Je prends ensuite le métro direction Naka-Meguro, où je dois retrouver Akiko. Nous mangeons un morceau chez un concurrent japonais de mon fournisseur officiel de chocolats chauds quand j'étais à New York, et après un tour dans une boutique à 100 yens, nous nous dirigeons à pieds vers Harajuku, qui est juste à côté.

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Et au détour d'une rue... le chaos, plus qu'un brouhaha, une véritable marée de bruit nous assaille :

Il semble qu'il s'agisse de propagande politique pour de futures élections... Akiko n'a rien compris elle avait trop mal aux oreilles.
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Akiko essaie des chapeaux dans une boutique avec ambiance musicale à donf et vendeurs avec chapeaux sur la tête (ce qui en plus leur va furieusement bien... râh ces Japonais) et après nous être interrogées sur la présence de deux filles habillées presque pareil dans un look voyant et plein de rose, de vert pomme et de jaune (animation pour un mariage me dit-on), nous tombons sur ceci :
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Nous atteignons ensuite Harajuku où nous commettons quelques folies dans un magasin à 100 yens (oui, un autre) et après quelques essais et recherches infructueux, je me rends compte que non, ce n'est pas ce soir que j'aurai une nouvelle robe... et puis... puis grand moment de solitude quand ma meilleure amie réalise qu'elle a oublié quelque chose : nous fonçons chez sa tante qui nous a invitées pour un dîner tempura. J'étais censée apprendre à les cuisiner (tempura = beignets de légumes et de crevettes, absolument exquis). Nous arrivons très en retard... c'est la honte d'autant qu'un couple est arrivé à l'heure et qu'ils ont déjà mangé, ou presque.
L'ambiance est plutôt bonne quand même, malgré le sentiment de malaise intense de ma meilleure amie qui s'en veut à mort. Elle décide de cuisiner un plat bien français dans un avenir proche pour se faire pardonner, et on me demande de bien vouloir collaborer en apportant mon savoir-faire. Ceci donnera bientôt un bœuf bourguignon mémorable.

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02 mars 2009

De retour!

Après une semaine remplie de neige, de glissades et d'anglais, je vous reviens fatiguée, légèrement bronzée et très contente.
Et avec plein de photos.
Le soucis, c'est que les photos sur Canalblog, ça met des heures à charger. En plus, il faut que j'en retouche certaines, ça va pas être pratique. Du coup, je vais vous envoyer une petite vidéo pour vous allécher un peu, retoucher mes photos tranquille, et quand elles seront prêtes, je vous les mettrai dans un alboum spécial.
Y aura plus qu'à cliquer sur l'alboum et même, même, petits veinards, vous pourrez regarder le diaporama.

Pour vous donner une petite idée de la façon dont j'ai rempli cette semaine, j'ai commencé avec un train de nuit (minuit 5h30 - gâh - plus bus plus navette - regâh), puis installation, dodo, puis il y a eu du ski de fond, une promenade en carriole dans le vieux Morzine, un thé au bord du lac de Montriond et une petite marche au bord de ce même lac, une découverte du ski attelé (génialissime comme sport) et des crounchs à gogo avec des chiens de traîneau. J'ai découvert que trois races existent : le husky venant d'Alaska, bien connu et manipulé génétiquement pour obtenir la couleur bleue des yeux, une tare sur la neige car la lumière leur grille les pupilles du coup, et nommé ainsi en raison de sa voix - to husky signifie enrouer en anglais - le groënlandais du... Groënland, bravo, couleur uniforme, généralement foncé, et le malamut de Sibérie, une sorte de croisement entre un groënlandais et un ours tellement il est massif. Puis il y a eu de la luge, et une promenade en raquette sur 15km, 700m de dénivelé, jusqu'à un sommet à 2000m d'altitude, en trois-quatre heures, qui me laissera un souvenir impérissable. La vidéo que vous allez voir en est issue :

Enfin du rangement, du ménage, et re un train de nuit, même horribles horaires, et hier avant de répondre à mes 35 messages j'ai dormi. Mais j'avais rapporté quelque chose que nous avons dégusté au dessert et je suis très contente de mes trouvailles :

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21 novembre 2008

Thanksgiving shopping

En ce moment à l'école tous les enfants doivent faire des devoirs ou activités où ils remercient quelqu'un pour telle ou telle raison. N°3 a remercié "pour maman, parce qu'elle me rend heureux", ce qui lui vaut beaucoup de "hannnnnn c'est trop mignoooon" et de sourires de sa maman.
Et aujourd'hui, nous avons fait les courses pour Thanksgiving. Je n'ai pas pu résister à l'envie de prendre des photos, à savourer sans fin (le gouvernement sera d'accord, si si, vous allez comprendre)!

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Et pour le plaisir :
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02 novembre 2008

Photos d'automne (été indien pour les intimes)

Quelques photos prises pendant mon périple halloweenien, qui n'étaient pas dans le thème...
Demain, jour des morts, je vais me recueillir à "Ground Zero", autrement dit l'emplacement des tristement célèbres Twin Towers.

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N'oubliez pas les dernières photos des costumes et coutumes de Halloween, dans l'article précédent!

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31 octobre 2008

Couleurs d'automne, encore!

Les arbres se couvrent de jaune, orange, rouge, vermillon, châtain, c'est magnifique! Je vais tenter d'autres photos avec d'autres couleurs quand je pourrai.
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Et aujourd'hui, après trois jours d'étalage sur le tapis, nous avons rangé le circuit de train en bois, magnifique, sur lequel j'ai passé des heures à me casser la tête...
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Les Moutonss, eux, en ont bien profité...
 

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29 octobre 2008

The American Museum of Natural History

Bonjour bonjour. Je reprends mon message aujourd'hui mercredi.

Hier matin, réveil aux aurores , enfin pas longtemps après, pour une journée complète à déambuler dans New York. Kerry m'embarque en voiture et pendant qu'elle va déposer n°3 à l'école et la voiture sur le parking, je suis chargée de prendre les billets de train. Manque de pot, j'ignorais que "peak/off peak" (comprendre heure de pointe/heure de pas pointe) c'était variable en fonction de l'heure et je lui prends comme pour moi un billet aller-retour "peak". Si je vais revenir tard à une heure de peak, elle va faire deux trajets off peak, et donc je lui fais dépenser trop de sous.
Personnellement ça ne me dérange pas de dépenser un peu trop tant que je suis sûre de ne pas me faire attraper par un contrôleur furieux une fois dans le train. Mais elle qui s'y connaît s'attendait à ce que je fasse les choses dans le bon sens. Oups! Enfin c'est pas grave, je suis pardonnée et pendant le trajet nous faisons un petit cours de français sur "on dit comme ci, on dit comme ça, la nuance est là, etc."

A l'arrivée, nous nous quittons et je me dirige vers Broadway, sous une pluie diluvienne, avec un vent à décorner les boeufs, en regrettant bien de ne pas avoir trouvé de bottes imperméables, parce que là mes chevilles prennent toutes les gouttes du parapluie et je sais bien que mes chaussures ne vont pas résister aux flaques bien longtemps. Et la fatigue aidant, je suis un peu frigorifiée. Et puis en passant à côté de Macy's, mon regard est attiré par une foule amassée à l'intérieur et un va-et-vient inhabituel. Je jette un oeil, et sans trop réfléchir au-delà du "dedans il fait chaud, il se passe quelque chose et dehors il fait froid et mouillé" je rentre pour en savoir un peu plus.

Et tombe sur une cérémonie d'ouverture pour les 150 ans du plus grand magasin du monde. Caméras, gros gâteau qui fait voler des cotillons avec une belle explosion, et fanfare pour fêter tout ça dignement. Je me félicite d'être rentrée pile au bon moment et prends des tas de photos.

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La fête finie, je m'interroge sur la possibilité de trouver des bottes, ici, chez Macy's. Il est sûr que je peux en trouver, mais pourrai-je en acheter? Le plus simple est d'aller voir. Je monte donc aux 3ème et 4ème étages (numérotés 4 et 5) et fais le tour. Les seules bottes dans mes prix ne me plaisent pas beaucoup. Dommage. En attendant je suis bien réchauffée. Je sors et remonte le boulevard direction le Upper West Side, c'est à dire la partie de Manhattan à l'ouest de Central Park. Je fais une petite pause dans une boutique de discount, le temps de voir des bottes pas mal et pas chères mais en daim et moi je veux des bottes imperméables. Donc là, j'aurais peut-être chaud mais je n'aurai pas les pieds au sec. Je ressors en courant et fonce vers le nord. Je repasse à Times Square, place à laquelle je semble désormais abonnée, retrouve le parc qui est déserté à cause du froid et de la pluie, et le longe direction la 79ème rue où je dois retrouver Kerry, et surtout sa mère, qui me fournira le pass pour visiter le musée gratuitement. Enfin pour moins cher que ça ne m'aurait normalement coûté. Le restaurant où je les rencontre se nomme Nice Matin. C'est un endroit chic, avec des employés tirés à quatre épingles, et plutôt silencieux. Les pas sont feutrés, les conversations peu bruyantes, et ça sent bon la cuisine française. Je salue avec émotion les assiettes remplies de plats bien de chez moi, et récupère mon pass.

Je vais ensuite dans une pharmacie juste en face dans l'espoir d'y trouver du miel, qui fait défaut ici et qui me manque cruellement. Je me traîne une semi-angine depuis plus d'une semaine et le seul moyen de la soigner pour moi, c'est de prendre des huiles essentielles mêlées à du miel. Et ben peine perdue, le miel ici ça ne se trouve pas partout. En revanche je trouve des barres de céréales au chocolat et des semelles orthopédiques, pas chères, conçues pour soulager les douleurs aux pieds et aux jambes, notamment les genoux et la fatigue des pieds. J'ai une cheville en mauvais état, et vu que je vais passer le reste de la journée à piétiner, je décide d'essayer. Je vais ensuite manger un sandwich dans un petit restau, et me rends au museum d'histoire naturelle, entouré d'un grand jardin, et où on peut passer une journée complète sans s'ennuyer. Avec 30 millions de spécimens et d'objets, on comprend facilement pourquoi.

Tout en constatant que les semelles m'ont soulagé la cheville, je commence par tomber sur la capsule du temps :

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Je rentre, ô merveille, dans le Rose Center for Earth and Space dédié à la géologie et à l'astrologie, un endroit qui va me passionner, et me paye une entrée au film "Cosmic Collisions", une projection à l'intérieur du globe suspendu de 26 mètres de diamètre qui occupe le centre du Rose Center. En attendant l'heure de la séance, je fais un tour à la boutique de l'aile dans laquelle je me trouve, et achète des tas de souvenirs/cadeaux.

Une demi-heure plus tard, je rentre dans le Hayden Planétarium et m'assieds sur un fauteuil très confortable conçu avec un appuie-tête qui soutient la nuque sans bloquer les mouvements du cou, ce qui sera très utile pour profiter des plans en 360°. Pendant que les magnifiques images défilent, nous découvrons la naissance de la lune, qui a duré un mois, nous nous approchons du soleil et voyons comment naissent les aurores boréales, nous assistons depuis l'espace à la collision entre la météorite qui a déclenché la fin des dinausores et la Terre, apprenons quelle solution toute simple et pourtant efficace envisagent les scientifiques au cas où une autre comète se dirigerait vers la terre, nous regardons danser les étoiles dans une extrapolation sur la rencontre entre notre galaxie et celle d'Andromède, tout ceci expliqué par Robert Redford. C'est beau. C'est puissant. C'est poétique. C'est une manifestation splendide de la gloire du Créateur, qui ne nous enverra pas de comète sur la tronche de sitôt, mais bon, les scientifiques ne sont malheureusement pas croyants. Ca leur éviterait beaucoup de calculs compliqués...

A la sortie, je me jette sur les expositions sur les étoiles, l'histoire de l'univers, et les échelles de grandeur réalisées à l'aide de la sphère de Hayden, qui est ma fois très impressionnante. Laissons parler les photos (oui je sais, une photo ça ne parle pas, mais ça en dit long quand même).

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Je rentre ensuite dans la salle consacrée à la géologie. Vu le nombre de photos, je les mets en plus petit...

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Je vais ensuite sous la sphère de Hayden pour finir la visite. J'admire la comète de Hailey, 1,5 tonnes de fer forgé par son arrivée un peu violente sur Terre :

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Je me retrouve devant la sphère-écosystème, avec de l'eau, un rocher, quelques plantes, des micro-algues mangées par des micro-crevettes, et un peu d'air :

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Il s'agit d'une expérience démontrant quels types d'éléments sont nécessaires à l'apparition et au maintient de la vie, et dans quelles proportions. Ainsi donc, pour qu'une planète puisse recevoir la vie (on pense ici à une autre que la Terre), elle doit avoir de l'eau, du carbone, et de la lumière avec une atmosphère. Mais les scientifiques, qui décidément ont raté un truc, s'interrogent toujours sur "comment la vie apparaît-elle donc?".

Je sens que mon cerveau arrive à saturation, et je décide de changer de sujet. J'aimerais aller voir la salle des pierres précieuses, avec le plus gros saphir du monde, une topaze de 270 kilos et la météorite de Cape York vieille de 4,5 milliards d'années (presque l'âge de la terre) et pesant 34t. Mais voilà, le temps de me repérer, je trouve des autocollants par terre qui m'envoient à la recherche des sauriens vivants... et je me retrouve dans la salle de la biodiversité, faite pour montrer combien notre planète est riche et pourquoi il faut la préserver.
Dans un souci de lisibilité, j'ai décidé d'attribuer des catégories aux photos qui suivent.

Catégorie "collectionneur obsessionnel" :

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Catégorie "Grrrrrros matou" :

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Catégorie "Dodo forever" ou "Les dodos n'ont jamais froid, la fin du monde ne passera pas!" :

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Catégorie "C'est assez, 26 mètres c'est largement assez long" :

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Catégorie "Jour! Nuit!" :

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 Catégorie "Lucioles de mer"

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Catégorie : "Fais-moi peur!"
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Catégorie : "Avec des dents"
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Catégorie : "Les amphèt' c'est mauvais pour la santé"
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Catégorie : "Sushis"
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Catégorie : "Flipper"
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Catégorie : "Les lions font plouf, les éléphants font plaf, et les morses font quoi?"
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Catégorie : "Je me ferais bien un encas, là, tout de suite"
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Catégorie : "Je m'offrirais bien un collier de perles, là, tout de suite"
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Catégorie : "Tu me touches t'es mort"
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Catégorie : "Gratte-moi l'dos"
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Catégorie : "Chérie, j'ai rétréci les gosses"
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Catégorie : "AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH!!!"
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Catégorie : "Regardez l'arbrisseau fragile qui pousse sans faire de bruit"
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Catégorie : "Alvin et les Chipmunks"
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Et là, j'entends une annonce : le musée ferme ses portes dans une demi-heure. Arrrrg! J'ai quasiment rien vu! enfin si, des tonnes, mais pas tout ce que je voulais. Je fais un petit tour dans la boutique du musée à la recherche d'un animal que je ne trouverai pas, dommage, et retourne dehors où on se pèle grave.

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Je redescends vers Broadway, puis Times Square, trouve encore quelques petites choses sympatiques dans des boutiques de souvenirs, dont un sac à main bien grand et bien beau, qui va remplacer mes tout petits sacs chinois qui ne vont pas avec mon manteau : trop petits, trop difficiles à manipuler avec des gants ; je prends quelques zoulies photos, indique son chemin de travers à un monsieur qui cherchait l'Empire State Building (voilà, j'ai pas voulu prendre ma carte et paf, je me suis plantée en beauté. Pardon monsieur, pardon...) et trouve la gare avec le train.

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Et LA photo qui va tous vous faire baver, promis maman avant de rentrer j'irai acheter quelque chose dans cette boutique :

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Voilà!

22 octobre 2008

La douche infernale

Ce matin, un lapin... Euh, pardon.
Ce matin, après une courte nuit, merci Maman, merci Sophie Audouin-Mamikonian, je pénètre dans la salle de bain et, n'ayant pas pris ma douche la veille (trop tard... trop fatiguée) j'ouvre le robinet pour faire venir l'eau chaude. Et au bout de 30 secondes environ, mes yeux un peu mieux en face des trous, je vois un truc de 3-4 centimètres de long s'agiter dans tous les sens et tenter d'échapper au jet d'eau qui lui arrive sur la g... sur la tronche.
Un mille-patte.

Il y a une semaine, c'était une araignée. Une grosse, moche, velue et noire.
Ce matin, un mille patte, un gros avec des pattes et des antennes et qui ondule.
Il y a trois jours j'ai vu que mon copain le grillon a un petit frangin qui squatte la salle de bain lui aussi. D'ailleurs ils ont dû se battre parce que les antennes de mon coapin on raccourci. Pauvre chéri.

Mais enfin quand même qu'est-ce qu'ils ont tous à squatter ma douche??????

L'araignée, je l'ai aspirée. Le grillon ne me dérange pas. Tant qu'il ne vient pas me chanter la sérénade en pleine nuit ou me sautiller dessus sans prévenir. Le mille patte a été expulsé dans la pièce d'à côté, à savoir la chaufferie, avec un seau et une brosse. Il dérapait sur les bords de la douche, comme l'araignée d'ailleurs, et ne pouvait sortir tout seul.

Ilva falloir qu'ils me fassent des vacances un peu, parce que j'aime bien me sentir en sécurité dans ma salle de bain!
Et dans ma chambre aussi. Il y a quelques soirs j'ai vu une araignée noire, bien laide, encore une, se balader près du mur sous ma fenêtre (enfin mon soupirail) et quand je lui ai soufflé sur le nez pour qu'elle fasse demi-tour direction le mur et non le dessous de mon lit, elle a rencontré, dans un coin, un jeune faucheux qui n'était pas enclin à la laisser piétiner sa toile. Faut dire, elle n'avait pas de patins et 8 pattes, 8 grosses pattes, ça fait des traces.
Ben j'ai assisté à une baston entre araignées. Yerk. J'ai réussi à me concentrer sur autre chose et à m'endormir paisiblement après avoir éteint la lumière.
Mais bêrk.
Les faucheux ça va, ils sont inoffensifs. Répugnants, mais inoffensifs. Les autres ça va beaucoup moins, même si je n'aime pas tuer et que je préfère m'arranger pour qu'elles s'éloignent.

Faut dire, un ravissant matin de printemps breton, il y a plusieurs années, j'ouvre ma fenêtre et regarde voler les hirondelles qui sont en chasse autour des toits. Et tout d'un coup je sens quelque chose me chatouiller dans le cou. J'y porte les doigts histoire de gratter un peu... Et je me fais mordre. Paniquée, je chasse la chose qui en plus de me squatter le cou s'amuse à jouer les vampyrs, et lui règle son compte avec un pied de chaise. L'énorme bête velue fait une trace de jus et laisse dépasser huit énormes pattes tout autour du pied en question. Je passe la journée à frémir en repensant à ce qui s'est passé.
Et manque de pot, c'était même pas une araignée transgénique, donc je n'ai aucun super pouvoir.

Dites, vous aussi vous êtes poursuivis ou j'ai droit à une traitement spécial?

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20 octobre 2008

Yé veux rrevoirr mon orreilleeeeer!

Bonsoir, encore. Ou bonne nuit pour vous, vu qu'il est 02h49 en France, là tout de suite maintenant que je commence à écrire mon article sur mon gros wikènede.
Déjà il me faut le temps de revoir les images de samedi, parce que je suis tellement claquée que j'ai du mal à me souvenir de quelque chose, et ensuite à remettre ce que je retrouve dans l'ordre.
Big bazar in my head. Yes it is.

Eh bien ma journée d'hier, maintenant que j'ai revu toutes mes photos, pourrait s'appeler :
"Couleurs d'automne sur Broadway et Central Park".

Petits clichés pris à la gare de départ :

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J'ai commencé, à la sortie de la gare, par faire du shopping giga-maousse. Je suis entrée chez H&M et Old Navy, dans l'espoir de trouver deux ou trois utilités, et... Ayant pourtant tenté tous les rayons féminins, je suis partie avec une paire de collants chauds. Même pas ce que je voulais au départ, mais j'ai pô trouvé ce que je voulais, à savoir des collants fins d'une autre marque que celle qui se désintègre en quelques heures de portage, comme, précisément, celle que j'avais sur moi à ce moment-là. (Pour l'anecdote, à la fin de la journée j'avais un orteil presque garrotté par un trou formé sans aucun effort de ma part dans le-dit collant. Grrrr.)

Et puis je suis retournée sur Broadway, direction le nord et Central Park où je comptais passer la journée. N'ayant pas beaucoup mangé en arrivant, un chocolat chaud à la maison et une barre de chocolat-suisse-que-c'est-de-la-dynamite-boum dans le train, merci maman, j'eus un creux dans le tréfond de mon intérieur et décidai de me procurer un truc à manger, mais pas un hot-dog, car j'aime bien les chiens, et qu'en plus, il n'était pas encore l'heure de déjeuner. J'avise un marchand de noix, un monsieur bronzé qui grillait des cacahuètes et des amandes dans du sucre pour en faire ce machin délicieux et un peu bourratif qu'on trouve dans toutes les fêtes foraines chez nous, et je me dis que c'est l'idée qu'il me fallait. Et nous avons entamé la conversation. Where are you frrrom? France. Oooh bonjour! A peu près comme d'hab'. Et me voilà à placoter avec un Chilien débarqué ici il y a déjà 15 ans, ravi d'apprendre un peu d'où-je-viens-où-je-vais-et-sur-quelle-étagère, et qui finit, après m'avoir vendu mes cacahuètes, par me rejoindre un peu plus loin sur le trottoir, laissant son étal tel quel, sans crainte, pour aller chercher un truc. Nous discutons donc un peu plus. Nelson de son petit nom est sûr que la crise financière fait des dégats ici, oui, mais au Chili ça va faire remonter les affaires et rapporter de l'argent tout ça. Des histoires d'argent investi, je suis incapable de vous refaire le raisonnement. Nous nous quittons joyeusement, il m'invite à venir le voir tous les jours (je ne lui ai pas dit que je ne suis pas dans NY toute la semaine...) et quelques pas plus loin... paf, un passant, vieux monsieur appuyé sur une canne, tout bronzé aussi et tout rabougri, me demande si la 8ème avenue c'est bien par là. Euuh, je pense que non mais le plus simple est de demander à ma carte (non elle n'est pas magique mais elle marche très bien quand même) (aucune référence ni à la carte du maraudeur de Harry ni à celle qui parle et qui a un mauvais caractère de Tara) et après un petit exposé sur notre position géographique et notre direction, je lui indique celle qu'il cherche. Il me remercie pour avoir été un si bon prof. Prof, c'est mon métier, que je lui réponds. Et nous voilà partis dans un mini-cours de français et une discussion sur le salaire qu'on devrait me payer puisque je connais plein de langues. Petit monsieur, si on me recrutait et payait au nombre de langues que je parle, ça fait longtemps que j'aurais une situation confortable dans une bonne école de langue. Et je ne serais pas ici. Un peu comme l'histoire de la fille qui a fait fortune en vendant des fraises parce qu'elle n'avait pas internet pour recevoir sa convocation au second entretien d'embauche pour dame-pipi.
Nous nous quittons un carrefour plus tard et je m'engouffre dans Times Square, resplendissant sous le soleil d'automne.

La salle du rez-de-chaussée du Nasdaq :

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Je me dirige chez mon dealer préféré, dans l'espoir d'y acheter un super cadeau pour Akiko. J'ai fait tout le tour du rayon, donc de l'étage, et j'ai trouvé... les restes, inabordables en plus, de ce que je cherchais. Chou blanc. En revanche j'ai bien ri, et un peu frémi aussi, devant le rayon chansons françaises, immense et plein de vieilleries plus ou moins bonnes à écouter. Mais aussi avec le dernier (et premier, ou l'inverse) Mimi Mathy. Carrément. Ici personne ne sait qu'elle existe, mais ça doit faire un boucan d'enfer en France alors pouf il arrive sur Times Square. Incrédibeule.

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Je sors pour rentrer, quelques dizaines de mètres plus loin, dans une boutique de souvenirs. Là, pensé-je, je vais acheter plein de cadeaux et de trucs bien de New York pour les amis et la famille.
J'ai tournicoté une heure, au moins.
J'ai fait deux fois le tour de la boutique.
J'ai grimacé devant les prix des rares articles qui me tentaient vraiment.
J'ai acheté 3 fois 2 objets, c'est à dire 6 articles, petits, pas chers, et le temps que je choisisse, une queue longue comme mon bras... non comme euh... longue comme ça quoi était apparue devant la caisse. A mon entrée un peu plus tôt la boutique était presque vide. Blanc chou.
Mention spéciale tout de même au rouleau de papier hygiénique imprimé de billets de $100. Surtout en ce moment, ça doit beaucoup plaire. Vu le prix, j'ai renoncé, mais a aurait fait rire un de mes tontons. Voire deux.
Je ressors pour tomber sur un truc de fou (cf. photo), et trouver enfin le fameux marchand de tickets à prix réduits, j'ai nommé TicketTS, chez qui il est conseillé de prendre ses billets pour les comédies et pièces de théâtre, et j'ai renoncé aussi sec à y trouver quelque chose aujourd'hui. La queue n'était pas longue comme mon bras, mais comme Times Square (cf. les photos ci-dessous, la foule massée à l'arrière plan, c'est la queue pour le revendeur en question!).

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Je remonte enfin à un rythme décent Broadway, quand mon oreille se trouve titillée, au coin d'une rue et à la sortie d'un métro, par une bonne musique. Guitare, voix, pop qui ressemble à du Roch Voisine mais c'est pas lui, tiens, c'est sympa. Et maman raffolerait. Le rythme est bon, la voix aussi, et en plus le gars vend des CD et des tee-shirts pas cher du tout. Rôôôh.
Tiens, c'est pas nouveau mais répétitif ça : j'ai faim.
Je décide d'aller au Starbucks (oui, encooore!) d'en face pour me procurer un déjeuner, que j'avale tant bien que mal parce que question sandwich, passé les hot-gods, je ne trouve pas super super les leurs. Y a toujours un truc qui m'étouffe, m'écoeure, ou les deux. Même si les cranberries secs dans le sandwich c'est une bonne idée, mais dommage on n'en trouvera jamais à Paris. En revanche le chocolat chaud, lui, a fait beaucoup de bien.
Puis je ressors et me dirige tout droit vers le coin d'en face et la bonne musique. J'attends un peu la fin d'une discusion avec une future fan, et j'ai droit à une chanson entière. Ouaiiiis. Même que je suis la seule à l'écouter en entier donc le chanteur il me parle, comme en concert, genre "comment ça va aujourd'hui", et tout. Gnihihi. J'aime les privilèges. Pendant ce temps je dégaine mon billet et à la fin de la chanson je me précipite sur un CD. Du coup on discute, tu viens d'où, tout ça, (troisième édition tout de même, encore avec un inconnu) et puis on prend des photos. Une pour moi avec mon appareil, que vous avez vue dans l'avant goût d'hier soir, et une pour le site web. Cerise sur le gâteau : le premier titre de l'album s'intitule "New York City Morning". Je vais garder un souvenir musical à vie de cette journée.

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Je repars bien contente, même si malgré l'heure tardive je ne suis toujours pas à Central Park où, au départ, je voulais passer la journée. Hum.
Même pas grave, même pas mal. Enfin pas encore. Un peu, si, à la hanche là. Mais c'est supportable. Fichues vendanges. On y récolte pas que des amis et du raisin, c'est moi qui vous le dis.

Sur le trottoir j'ai le temps de m'étonner et d'admirer ça :

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Et au bout de quelques minutes, ennnfin, le but de mon voyage : le grand, l'unique, celui que je voulais voir aujourd'hui à cause de l'automne et des feuilles rouges sur les arbres changeants et ondulants sous le vent frais qui s'épanouissent au soleil d'or qui rend le ciel bleu d'un bleu si profond et si bleu que même les oiseaux semblent bleus (bleubleu) (vas-y, articule ça un peu plus vite pour voir?), euh... pardon.
Le grand, l'unique : Central park! (à lire avec un ton de blonde, merci).

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J'ai bien fait de choisir cette journée, parce que la température, quoique froide dans le vent, était très supportable, et que Central Park était rempli de musiciens.
Eh oui, encore.
Et de Français aussi. Mais c'est une autre histoire.
J'ai croisé un saxophoniste,

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un micro-chien (il y en a plein dans le Park),

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un band de Jazz avec une batteuse qui se faisait des solos à rallonge et qui avait l'air d'aimer ça,

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l'hommage à l'un des chanteurs les plus adulés qui soient, tellement qu'il en a été assassiné, j'ai nommé John Lennon, et l'immeuble où il a vécu,

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un guitariste qui jouait magnifiquement et qui avait toute une foule réunie dans l'herbe en face de lui, qui a chanté des standards, des bonnes vieilles chansons du genre que ma mère écoute depuis 30 ans au moins (au moins),

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des tas de zoulies choses, monuments, fleurettes et compagnie,

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Tout en haut : la vue à gauche
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la vue à droite
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des joueurs de baseball du samedi
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Ces oiseaux semblent noirs comme de simples merles, mais le soleil fait apparaître des reflets mordorés sur leur plumage. C'est magnifique.
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Le "réservoir" qui a réellement servi de réservoir d'eau potable pour la ville :
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Leur obélisque et l'arrière du "Met" (...tropolitan Museum)
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un joueur de jumbé entouré de hoola hoop,

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et un cran en dessous, deux jeunes artistes acrobates totalement incroyables qui faisaient rire la foule en enchaînant les pirouettes (des trucs de fou) et les bonnes blagues avec un timing parfait. Parfois ils parlaient à l'unisson, et ça avait l'air naturel. Souvent l'un des deux faisait le crétin, généralement pour signaler, après un tour de force : "girls, I'm single" (les filles, je suis célibataire) ou pour aller danser devant une jolie fille du public quand l'autre l'attendait pour la prouesse suivante. Des bêtes de scène. Le clou, ce fut lorsque les deux jeunes noirs qu'ils sont se sont précipités par terre au passage d'un hélicoptère. Un peu avant, ils disaient au public de se rapprocher et qu'ils n'avaient rien à craindre, qu'à eux deux ils ne pouvaient pas tuer tout le monde. Je suis partie en courant - retard pour le train, oups - alors qu'ayant sorti des demi-parachutes fluos (ils les tenaient les coudes à 90° et les sacs touchaient par terre) ils faisaient appel à la générosité du public et leur demandant de remplir les "petits sacs qu'ils avaient avec eux". Je cite (cela, scandé en coeur et avec une gestuelle assortie et parfaitement synchro) "nous ne vous demandons que de sortir 5, ou 10 dollars de votre sac et de nous donner le reste!"

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saut

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galipette

Mon ordi a déclaré forfait au chargement de la vidéo que j'ai faite de leur spectacle, je suis verte. Ma carte mémoire a saturé et manifestement ça a déclenché un problème. Tant pis. Mais il reste les photos.

Je suis ensuite repartie vers le sud en clopinant parce que là ni mes pieds, ni mes genoux, ni mes hanches et même pas les chevilles n'étaient contents de reprendre du service. Ouillouillouille. Je trotte/clopine/me déplace d'un pas quelconque mais rapide vers la sortie que je trouve assez vite et me fais peur en trouvant l'entrée du métro fermée. Heureusement la Providence était avec moi et j'en trouve une autre un bloc plus loin. Ticket pris après avoir échangé un billet d'un dollar refusé par la machine (sale bête!), je m'accroche dans le wagon qui se déplace très rapidement et en jaillis à Penn Station où je saute dans mon train.

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Arrivée à la maison, je me précipite sur l'ordi pour constater que j'ai vraiment besoin de me poser et que je n'aurai pas le temps de bloguer. Je me précipite aussi sur mon CD tout frais et malgré une interruption pour cause de filles n°1 et n°2 qui sont venues regarder la télé juste là où j'étais (un écran géant, pas moyen d'écouter tranquille sa musique avec ce machin-là) je me ré-ga-le. Je l'écoute deux fois pour la peine, en lisant Tara Duncan.
Et une fois la lumière éteinte, à une heure indue-c'est-la-faute-à-Tara, je me tourne et me retourne dans mon lit, incapable de dormir. J'ai trop mal aux jambes.
Résignée, je me lève, m'explose les pupilles en allumant la lumière, et me concocte une huile anti-inflammatoire avec ce que j'ai sous la main. Comme il y a de la lavande, du patchouli et du géranium et que ces huiles essentielles sont bonnes aussi pour apaiser l'esprit, j'en profite pour m'en tartiner le plexus solaire et les poignets.
5 minutes plus tard, je n'ai plus mal aux jambes et je m'endors.

5h45 plus tard mon réveil sonne. L'horrible. Le temps de mettre mes yeux en face des trous j'allume la chaîne pour écouter "Un matin à NewYork", chanté par un Irlandais, devinez qui, et ça va tout de suite beaucoup mieux. Je prends tout de même le temps de me masser les articulations avec mon huile, et une heure plus tard je prie Saint Christophe de protéger la voiture qui file à toute allure vers la maison d'une amie de Mme Great qui emmène sa fille et tout un tas de monde à une marche contre le diabète. On m'offre un truc à manger, je choisis un bagel... aouch. Il est à l'oignon. Mauvais choix. Tant pis, je vais avoir une haleine de phoque aujourd'hui.
Puis on me largue à la gare.

Me voici dans ma journée : Fait des ronds autour de Madison Square Garden.

Somnolence, pliage d'enveloppes, la plupart d'entre vous comprendront dans quelques jours, arrivée à la gare. J'ai une heure et demie pour un trajet de 25 minutes, je décide de chercher la poste avant de descendre vers le sud et m'aperçois que je n'ai même pas prévu de programme pour aujourd'hui. Je fais le tour du madison Square Garden, trouve l'immmmeeeeennnnsse poste centrale, fais demi-tour, m'engouffre dans la rue de l'autre côté de Madison Square Garden et tombe sur ceci :

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Je vais voir un peu les panneaux, la messe est à 10h30, il est 10h25. Allez, je me fais une messe en anglais.
La messe en anglais chez les capucins de la paroisse Saint Jean-Baptiste, c'est comme la messe française habituelle : confiteor passé à la trappe, infantes de choeur, mais avec 30 fidèles (gloups, c'est si vide!) et tout le monde qui s'agenouille à l'intégralité de la consécration et à l'Ecce Homo. Et pour les musiciens, l'introït est chanté a cappella, à deux (un capucin et la chantre qui a revêtu une aube blanche) pendant que l'assemblée reste assise, et l'orgue est remplacé par un piano quart de queue noir.
L'église est magnifique, et je me régale les yeux après le Saint Sacrifice.

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Et le jardinet aménagé récemment pour la méditation des fidèles :
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A la sortie, je désire ardemment boire un bon chocolat bien chaud parce que je suis frigorifiée, et que je me promets bien de passer de la veste au manteau d'hiver à ma prochaine sortie, et que je n'ai pas eu le temps de petit déjeuner en vrai. Je cherche donc un ... Starbucks! Bravoooo! Et ayant un peu mélangé ce que j'ai retenu du guide de New York, je rentre dans Manhattan Square Garden. Qui est une immense salle de spectacle, l'équivalent de notre Bercy à nous.

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Mais en tournant la tête vers une vitrine, celle de la seule boutique du coin en fait, je tombe sur un truc qui attire mon regard et me dis qu'Akiko raffolerait de ce que je viens de voir. Une minute plus tard je suis dans Borders et j'ai envie de dévaliser la boutique.
Je m'en sors pour une somme coquette, mais avec des trucs japonais dont une célèbre boisson de là-bas, inconnue en occident mais tellement bonne : la limonade au goulot étranglé, fermée par une bille. Les caissières en profitent pour me demander si j'ai goûté et si c'est bon. Celle que j'achète est à la mangue, c'est donc une version inconnue, mais je suis prête à tenter l'expérience, si ça se trouve c'est exquis, à la mangue! Même mon voisin de caisse en profite pour demander des informations, c'est marrant. Sur le reste de mes achats je me tairai parce que beaucoup vont circuler à leur arrivée en France...

Toujours affamée je ressors, prends des photos que voici,

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et me dirige vers Herald Square où je vais passer quelques heures à manger, écrire à la famille en grelottant et en oubliant de prendre une photo du monument situé derrière moi, puis je me laisse envoûter par une boutique nommée Lush où une vendeuse me fait faire le tour de la boutique en m'expliquant les usages et fonctionnements de chaque type d'article.
J'ai par conséquent une annonce à faire : les filles, amatrices de cosmétiques naturels, faits main, qui sentent super bon et qui sont super efficaces, si vous voulez passer commande, c'est maintenant! Là, je ne vous offrirai pas tout parce que ça fait vite de grosses sommes, mais le dollard était moins fort que l'euro (et le roquefort, et le roquefort, et le roquefort était trop fort) je veux bien vous acheter les produits que vous voulez. Savons à tomber par terre, bombes de bain succulentes, shampoings, toniques, exfoliants, déodorants, crèmes et baumes pour le visage, les yeux, les pieds, les mains, le tout sans produit chimique et le plus souvent sans conservateur, su-per-jo-li, ils ont vraiment une boutique affolante. Dans laquelle travaillent des passionnés. Produits inventés par des passionnés. Clients qui deviennent accro et qu'on appelle ensuite des "Lushy"... Compter dans les 6-7 dollars pour une bombe de bain, et très vite autour de 20, voire plus pour les baumes, crèmes etc. Les filles intéressées sont priées de m'envoyer un petit courriel avec leurs préférences et je leur soumettrai les produits susceptibles de plaire avec les prix (j'ai pris un catalogue, ça aide). Je vous ferai sans doute un colis.
J'ai tenu le pari de ne rien acheter parce que je devais réserver mes sous pour la poste.

Poste que j'atteins un peu plus tard après un second passage éclair dans le Manhattan Mall, une des plus grands galeries commerciales de l'île paraît-il... Pour l'instant elle est en travaux, on ne voit donc pas grand-chose.

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Je me fais harponner (maudite gentillesse... pourquoi je grogne pas, le regard torve et la bave saillante, quand on m'adresse la parole???) par une cocotte qui me fait mal au majeur droit en me polissant l'ongle avec un petit machin "super-efficace-pour-garder-l'aspect-naturel-sans-produit-chimique-et-avoir-des-ongles-brillants-comme-du-diamant-vous-aimez?" et qui me souhaite une bonne journée quand même, dépitée, quand j'essaie de lui faire comprendre que je n'ai pas l'argent qu'elle voudrait me voir dépenser. Faut pas se jeter sur les gens si tu veux pas qu'ils puissent t'expliquer, quand ils ont enfin le temps de parler, qu'ils ne peuvent pas tout claquer chez toi, en même temps, hein, mais bon. Être vendeuse de produits de beauté accrochée à un îlot à un croisement d'allées dans une galerie commerciale c'est difficile à vivre, je sais. C'est pour ça que je l'ai jamais fait.

Bref, j'arrive à la poste centrale.

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Et j'achète des timbres, retrouve mes enveloppes qui avaient disparu dans le gouffre de mon inconscient et que je retrouve en épluchant mon sac à cartes, remplis mes dernières cartes puisqu'ouf je peux les envoyer, prends cette splendide photo :

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Et envoie le tout. 16 bêtes c'est beau à voir! Mais ça aussi :

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Puis je reviens à la gare et prends un train tranquillou direction mon chez-moi et... mon oreiller. Enfin surtout l'ordi sur lequel je suis accrochée depuis des heures.
Je me bats pendant que je vous écris avec Youtube et cet article.

Et vous savez quoi? Il est minuit moins une. Mon apn a enfin fini de charger sa batterie, il avait faim le pauvre. Et quand je me lève du gros fauteuil où je vous écris, j'ai beaucoup de mal à marcher droit. Pas à cause de la fatigue, non, la fatigue me donne la myxomatose, mais à cause de mes articulations qui m'en veulent beaucoup de leur avoir infligé tout ça en deux jours.
Et j'ai les mains qui piquent. Le froid les a gercées. J'ai un beau chat qui ronronne dans la gorge aussi.
Autrement dit, il est temps d'aller dormir.
Les photos demain. Profitez de la musique en attendant.

Posté par Nitt à 05:53 - Nitt en Namérik - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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27 septembre 2008

J'ai la maison pour moi toute seule

Hello!

Aujourd'hui je fais un truc fou : je suis assise à table (hot-dog maison dans l'assiette) avec l'ordi à côté, branché dans mes oreilles. Rien de mieux qu'une bonne musique pour profiter de la vie quand on est tout seul.
Les Great déambulent à droite à gauche et du coup, comme hier à la même heure (celle du déjeuner et avant), je suis "all alone". Aujourd'hui le jardin est calme, mais hier, juste après la pluie qui faisait monter une douce odeur d'humus j'ai pu voir passer, sautiller, voler etc. une quantité incroyable de bestioles.
Le jardin est en effet rempli d'écureuils gris et de chipmunks, ces petits écureuils américains à la queue courte et moins touffue que les écureuils européens, avec des bandes brunes sur le dos (je soupçonne Tic et Tac d'en être). J'en ai observé un hier qui passait d'un endroit à un autre, reniflait, grignotait debout sur les pattes arrières, bondissait sur une grosse pierre, creusait un trou avant de le reboucher et de partir se cacher sous un buisson... C'était très amusant parce qu'il était à 1m50 de moi, de l'autre côté de la fenêtre avec moustiquaire. Une bénédiction ce machin, pas tellement pour éviter les moustiques mais parce qu'un léger voile gris masque les humains à la vue des animaux qui tournent autour de la maison. On a donc moins de chances de les effrayer.
Et puis il y a aussi des oiseaux minuscules, qu'on commence par prendre pour des feuilles jusqu'au moment où ils s'envolent, laissant le spectateur frustré de ne pas les avoir mieux vu.
Enfin trois merles bruns au ventre rouge, très beaux, ont passé un certain temps à éplucher la terrasse et le toit, à retourner les feuilles tombées dans la gouttière, afin de trouver des petites bêtes qui semblaient un veritable festin pour eux.

Ce qui est très agaçant ici, c'est que je découvre des tas d'animaux mais que j'ignore totalement leur nom. En France, il est plaisant de voir passer un oiseau et de se dire "tiens, un rouge-gorge" ou "tiens, une mésange charbonnière". Ici, c'est "oh c'était quoi ça??? C'est super joli!" Enfin, nous avons trois mois pour faire connaissance.

Hier soir, des amis sont passés à la maison pour un gros dîner-barbecue où j'ai goûté des viandes vraiment succulentes. Y a pas à dire, ici le barbecue c'est un art.
- Tiens, un écureuil vient de sautiller sous un buisson qui touche la maison. Je n'ai eu que le temps de l'apercevoir. Vu sa démarche souple et assez lente, c'était bien un écureuil gris. Les chipmunks sont beaucoup plus rapides -
- Ah tiens non, c'était un gros chipmunk. Il est passé sur le côté de la maison et cette fois je l'ai clairement vu. -
Puis nous avons regardé LE débat attendu depuis des mois entre Barack Obama et John McCain, que ce dernier avait annoncé ne pas faire la veille pour se décider finalament dans la journée même de la rencontre. J'ai pas bien tout compris, mais j'ai entendu quelques vérités des deux côtés et vu McCain se prendre des vestes à de nombreuses reprises... Il avait l'air mal à l'aise.
Mais ça n'avait pas du tout le même style que le débat entre nos deux candidats aux présidentielles de 2007... Celui d'hier avait davantage un "esprit sportif". A la fin tout le monde s'est serré la pince, les épouses aussi, et la foule qui assistait au débat - dans une salle de théâtre - applaudissait.

- Je passe au fromage, oui il y en a ici, et vous ne devinerez jamais ce que je mange. Pas de la tome de Savoie, mais du Babybel! Plus crémeux que le nôtre ma foi. Pas mauvais. -
Allez je vais voir si j'arrive à dessiner un peu.

14 juillet 2008

Froumi party

Aujourd"hui, c'est jour de mariage chez les froumis. Il y en a plein partout, on en compte en moyenne 4 au m² dans les rues.

Ca sent le gag Moutonss ça tiens...
Faut que je le note quelque part sinon je vais zoublier.

Ah et pour ceux qui suivent, ben j'avais récupéré un ordi avec Internet dedans, et puis il n'arrêtait pas de planter. Ca devenait horripilant. Vraiment. Alors j'ai tout recommencé, et j'ai fait ce qu'il fallait pour avoir de nouveau Internet. Sauf que maintenant, j'ai la connection, mais pas les pages. Monsieur zordi premier reçoit parfaitement la Fouchtrabox, mais cet empaillé ne sait pas naviguer sur la Toile.

C'est à se taper la tête sur mes murs. Mais je préfère réserver ça pour quand je dégusterai les délicieux okonomiyaki qu'on va se préparer pour le dîner...

Allez salut les gens.

Au fait, hier Maman et moi avons découvert Hancock au cinéma, et c'était bien sympathique. Un film qui renouvelle complètement le genre du film de superhéro. En revanche, pour ceux qui ont des enfants, ne les emmenez pas le voir ou vous êtes sûrs de les entendre répéter des tas de mots pas jolis. C'est pô pour les petits. Oh non. (Encore moins en anglais, parce que là c'est pas édulcoré!)

Posté par Nitt à 18:33 - Ma trépidante vie! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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