07 décembre 2009
Dimanche
9h30, je me réveille péniblement, après une petite nuit sur un matelas pô très confortable, malgré sa taille excessive, et me prépare pour trouver l'église catholique, c'est à dire prendre un taxi, lui montrer l'adresse où je veux aller, écrite en chinois dans mon guide des églises catholiques de Chine, et... vois arriver Song Ming, notre "homme à tout faire" (pas d'autre définition disponible ,vu qu'il est manifestement chargé de faire à peu près tout ici) qui vient installer Internet.
Bon, heureusement que la veille j'ai fait un minimum de rangement, je le laisse entrer dans ma chambre et vais à la cuisine me faire ce qui se rapproche le plus possible d'un petit déjeuner. Il installe des fils, des boîtiers, branche, débranche, téléphone... et s'aperçoit soudain que je semble prête à partir quelque part, ce qui l'intrigue. Je lui explique que je vais à l'église catholique du coin, ce qui l'épate, et n'ai pas le temps de sortir qu'il me tend sont téléphone avec Chen à l'autre bout du "fil". Je confirme, oui oui, je vais à l'église, j'infirme, non pas pour visiter, pour prier. On me demande d'attendre Sonya, qui va m'y emmener.
Il est 10h45. Si j'avais eu une chance d'avoir un bout de messe, je sais maintenant que c'est loupé.
Sonya rappelle Song Ming très vite, et m'annonce sa venue pour une demie-heure plus tard. Marion, pendant ce temps, a été réveillée car on a tenté d'installer Internet dans sa chambre, ce qui n'a pas marché. Mais nous l'avons sur mon PC fixe.
En attendant Sonya, je me fais une ventrée d'internet bridé, ce qui est un peu délicat vu la disposition des touches du clavier chinois.
Départ en catastrophe pour l'église... après quelques explications avec le chauffeur qui ignore totalement à quoi ressemble le bâtiment qui m'intéresse, et encore davantage l'adresse que nous lui montrons. Hum. Après des tours et détours nous finissons par trouver, dans la vieille ville, à quelques mètres de la zone autorisée aux véhicules.
Je me précipite dehors, suis les indications de Sonya, et trouve, enfin. Derrière une grande porte, une cour toute en travaux avec deux églises, une ancienne toute petite, et une autre, grande, récente et dont toutes les portes sont ouvertes aux quatre vents.
Je vais voir dans la petite, il ne semble pas s'y passer grand-chose. J'essaie la grande, qui est très lumineuse, et dans laquelle une dizaine de personne s'affaire avec des balais chinois (petits, en fibres naturelles et en biais... une torture pour le dos). Dans le coin, devant à gauche, une chorale répète un chant de Noël, air connu, paroles chinoises. Je trouve un banc, m'agenouille... et fonds en larmes. Impossible de les retenir. J'ai loupé la messe, il n'y a aucun signe de présence du Saint Sacrement, Sonya attend près de la porte et semble considérer que puisqu'on a trouvé on peut faire demi-tour tout de suite.
Petite prière, inspiration profonde et essuyage de nez et de joues, nous ressortons. Dans la cour, Sonya me signale une bonne sœur, qui a un bon visage, ça fait plaisir à voir. Pendant que nous nous attardons en touristes, un monsieur à l'âge indéfini, mais avancé, vient me voir et me parle en chinois. Je demande la traduction, puis réponds en faisant traduire. L'homme est ravi de me voir et me remercie d'être venue. Je trouve cela tout à fait normal, puisque je me sens chez moi dans l'église, comme dans n'importe quel bâtiment où le Seigneur se rend présent. Il me répète ses remerciements, et à la demande de Sonya nous repartons.
Je repère les lieux, essaie de retenir comment on demande à venir ici pour la prochaine fois, et nous marchons un peu avant de trouver un taxi. On m'explique que l'endroit n'est pas conseillé le soir, et que pour trouver un taxi dans cette zone, il vaut mieux pour moi faire le pied de grue devant l'hôpital d'à côté, qui me servira de point de repère pour venir. Je ne dirai pas "je vais à l'église" mais "je vais à l'hôpital", sinon je suis sûre de ne jamais arriver... Pas pour les raisons que vous imaginez, mais simplement parce qu'on sait où est l'hôpital, pas le lieu de culte.
Petite pause sur le chemin du retour, Sonya fonce acheter du tofu et des tomates, et nous rentrons à la maison, où elle s'enferme dans la cuisine après avoir cherché partout l'intérieur du cuiseur à riz, sans lequel on ne sait pas le faire chauffer ici. Tant pis, nous nous passerons de riz.
Nous déjeunons dans ma chambre après y avoir installé une chaise supplémentaire et une table basse (on gèle dans la cuisine) et Sonya nous quitte en coup de vent pour aller donner un cours.
L'après-midi, rangement, retour de Song Ming qui installe Internet à l'étage en ajoutant un boîtier ADSL et et faisant passer un fil depuis ma chambre vers celle de Marion par l'extérieur (il suffit de le glisser par les trous qui mènent dans nos chambres, derrière les climatiseurs), internet à donf...
Et après dîner, vers 23h, nous nous rendons compte tout d'un coup que nous n'avons pas préparé nos cours... Branle-bas de combat, nous attrapons nos livres, du papiers, des documents, et bossons avec une énergie décroissante jusqu'à 5h du matin où nous nous écroulons dans nos lits.
Les photos de cet article vont arriver bientôt, en attendant vous pouvez aller voir celles du précédent, qui est enfin terminé...
06 décembre 2009
J'y suis !
Bien le bonjour tout le monde !
Voyons un peu... Je n'ai pas franchement le temps de tout vous raconter, je suis censée préparer un cours. Je bloque un peu pour le moment, et vais essayer de vous résumer ces quelques folles journées. On n'a pas eu le temps de s'ennuyer.
Jeudi, bagages faits difficilement, avec les dernières courses d'usage (genre des médicaments, surtout ceux destinés à calmer une grosse crève montante, merci Monsieur le pharmacien, j'ai passé la douane et ne suis pas clouée au lit avec 39 de fièvre) Maman et moi réussissons à atteindre la voiture avec mon énorme sac de 112 litres (trop, beaucoup trop si vous voulez mon avis) et arrivons après quelques déboires circulatoires à l'aéroport où ma collègue, que l'on fait venir en même temps que moi, me reconnaît vite. Tout le monde se dit bonjour, j'enregistre mes bagages, nous discutons un peu en mangeant des petits pains au chocolat et enfin... nous nous séparons difficilement.
L'avion, de la même compagnie que pour mon dernier voyage, n'est pas plus grand mais nettement mieux équipé. Sièges confortables, écrans incorporés dans les dossiers, jeux, films, dessins animés disponibles toute la durée du vol. Ça c'est de l'évolution ! Nous n'en profiterons pas beaucoup (sauf pour les sièges sur lesquels on n'a pas trop d'autre choix que de rester assis) car nous discutons comme des folles. Dormons un peu, aussi, mangeons un ersatz de petit déjeuner avec des épinards, de la crème et des œufs plus ou moins mollets (notre voisin de derrière se penche vers nous pour nous demander si nous avons eu la même chose... je suis la seule à toucher aux épinards, mais je sous-estimais la nourriture en vol... je me rabattrai sur le croissant au beurre mini-size et mon dernier morceau de beurre avant longtemps, les œufs et la crème qui doit être de l'œuf au lait...).
L'arrivée se fait dans l'émerveillement : je réalise difficilement que je suis sur le sol chinois, Marion ma collègue est surexcitée. Après de grands tours et détours entre douane, service sanitaire (j'ai très honnêtement déclaré que j'avais mal à la gorge, on m'oriente vers un médecin qui me demande depuis quand et me laisse passer. OUF !), toilettes et bagages à récupérer, nous trouvons notre contact, Chen de son prénom, qui a l'air d'avoir la trentaine (chez les Chinois, c'est très trompeur, ils font facilement 20 ans de plus que ce qu'on leur donne, mais pour lui on peut être sûre de nous) qui est très gentil, très souriant, très cool et se charge de nos plus lourds paquets. Nous prenons un train dans lequel nous discutons avec un Chinois qui travaille en France et nous explique dans la langue de Molière qu'il y a plein de choses à voir en Chine, mais pas là où nous allons, et nous parle un peu de la culture locale.
Avec Chen, nous parlons anglais émaillé de français, car il n'est pas assez à l'aise pour discuter dans notre langue. Mais on s'en sort bien.
Sortis du train dans une des quatre gares de Pékin, nous prenons des taxis après avoir couru pas mal, car nos bagages ne tiennent pas dans une seule voiture et que les chauffeurs refusent de tout faire tout seuls. Nous nous répartissons donc en deux véhicules et commençons un tour de la ville direction une autre gare. Nous n'avons pas le temps de visiter, donc nous faisons le tour des constructions des J.O. pour admirer le nid d'oiseau et la piscine qu'on dirait faite de bulles géantes. Visiblement ce sont des fiertés nationales.
A la gare, nous nous précipitons au restaurant où nous dégustons champignons au vinaigre, cacahuètes vertes (rien à voir avec celles que nous mangeons, elles sont visiblement cuites en sauce, plus humides que grasses comme chez nous, et ma fois carrément bonnes) et viande avant de voir arriver nos bols de soupe de nouilles, trop bien servis pour que nous puissions terminer - surtout que nous nous sommes empiffrés avant - et Chen essaie de nous faire boire afin de fêter notre arrivée. Marion n'aime pas l'alcool, et moi je me méfie un peu. Nous goûtons une bière chinoise pas mal du tout, très douce, et un alcool blanc, beaucoup plus fort, c'est à dire 56°, qui sent... l'alcool à brûler. Un truc effarant. Pas particulièrement mauvais, mais qui décape bien. J'en bois plus pour me désinfecter la gorge que parce que j'apprécie de me la brûler.
Puis nous allons attendre notre train, et pour faire passer le temps commençons une partie de Jungle Speed apporté par Marion. Chen découvre, ainsi que tous les Chinois attroupés autour de nous, carrément pliés en deux pour certains, attirés par nos traits peu communs ici et ce jeu bizarre avec des cartes et un totem.
Enfin, c'est l'heure du train, qui aura 30 min de retard. Nous courons sur le quai, entrons dans notre wagon après avoir vu des Chinois entassés dans les compartiments de places assises, et rejoignons difficilement nos couchettes. Le rangement des bagages est très compliqué, vu leurs tailles et leurs poids, mais nous finissons par trouver quelque chose. Chen nous offre des clémentines quand un vendeur ambulant passe avec son petit chariot tout juste calculé pour circuler dans les couloirs, et nous nous affalons dans nos couchettes (l'étage du milieu, il y en a 3, les plus bas sont les plus difficiles à avoir car tout le monde les réserve dès que possible) pour une nuit agitée mais nettement plus réparatrice que dans l'avion.
3h10, Chen nous réveille, nous avons en principe 20 minutes pour nous préparer à sortir. Rangement des couettes chaudes et épaisses, rassemblement des bagages, rhabillage... Et attente interminable devant la porte.
Enfin nous y voilà, il doit être près de 4h du matin, nous marchons pas mal, passons le Nième contrôle de sécurité (il y en a partout, à l'entrée, à la sortie), ainsi que le barrage de chauffeurs de taxis que Chen dédaigne, et allons nous poser à l'autre bout du parking, au milieu, attendant qu'on vienne nous proposer de nous emmener. En effet, après avoir vu un impressionnant ballet de taxis autour de nous, l'un d'eux nous regarde fixement et s'arrête, discute avec Chen, finit par ouvrir sa porte arrière où il demande à sa passagère qui râle de descendre sous nos yeux ébahis, entasse nos valises dans son coffre qui ne ferme plus, ses précédents passagers sur la place du mort, et Chen, Marion, moi et nos sacs à l'arrière.
Après le wagon-couchettes, nous voilà dans un taxi-brousse ! Hallucinant !
Nous arrivons finalement à la porte de l'université, un immense portail à l'asiatique, avec un planton sur le côté que Chen va réveiller pour obtenir nos clés, ou l'ouverture du portail peut-être. Nous marchons, marchons, marchons encore pendant que notre hôte indique ce que sont les bâtiments autour de nous, en commençant par les immeubles où les étudiants sont pilés jusqu'à 8 par chambre. Nous longeons le gymnase, immense avec un toit ultra-moderne, et atteignons enfin une villa derrière un haut mur à la chinoise. Une première porte de métal gardée, nous ne le verrons que plus tard, par deux lions de pierre (contre les mauvais esprits), une courette avec bassin à poissons sans poisson, petite plate-bande de terre où nous ne voyons pas encore les rosiers qui y poussent, une autre porte métallique ouvrant vers l'extérieur, juste derrière une troisième qui ouvre vers l'intérieur, et derrière... un palace avec une hauteur de plafond incroyable.
Les portes d'entrée métalliques et garanties non-isolantes donnent sur un
immense salon avec canapé dernier cri, table basse et télé sur un
meuble au fond, avec un sapin de Noël gentiment décoré dans un coin.
Face à la porte d'entrée, derrière une légère séparation, sur la gauche
une salle de bain avec baignoire, toilettes et fuite, et à côté de la
porte, mais hors de la salle de bain, un grand lavabo avec une petite
étagère et un miroir ; par derrière (plus au fond de la maison donc) la
cuisine avec micro-onde, évier dont Marion trouvera l'arrivée
d'eau chaude deux jours après, fontaine d'entreprise pour avoir de l'eau
potable, bouilloire pleine de calcaire, cuiseur de riz et plaque à
induction unique, que nous prenons pour une immense balance de
cuisine. Ben oui, ça bouge, y a quelques boutons en chinois et un seul
espace rond au milieu...
Dans le coin en haut de la cuisine, un trou
donnant sur l'extérieur occulté par quelques briques, et enfin dans
l'ensemble, une odeur d'animalerie... provenant d'un sac d'épices que
nous identifierons plus tard et jetterons sans larme aucune.
A droite au fond de la maison, une pièce condamnée, devant, un escalier large et dont les marches ne semblent pas horizontales (quand on pose le pied on a l'impression que le talon est plus bas que le reste) et si on ne prend pas l'escalier, on bifurque à droite pour entrer dans ma chambre. 30m², un lit deux places gigantesque et pas super bien fourni côté matelas (un peu dur) et couvertures (les draps ne fonctionnent pas comme chez nous), un mur entièrement occulté par le placard sans poignées qui enserre la porte, donc on doit s'exciter dessus pour ouvrir portes et tiroirs, un grand et superbe bureau avec un ordinateur dernier cri posé dessus, téléphone, boitier ADSL et tout, un gros fauteuil assorti, et plein de place. Et dans le coin, LE climatiseur.
A l'étage, une grande salle avec une table de ping pong toute neuve (raquettes et balles fournies), au-dessus de ma chambre celle de Marion, équipée comme chez moi, mais avec deux fauteuils en plus, la salle de bain avec douche électrique, minuscule ballon d'eau chaude qui laisse juste de quoi faire une douche-shampoing, une autre machine à laver (y en a une dans la salle de bain du bas) (mais je sais pas si on va oser s'en servir beaucoup vu les fuites et la plomberie lamentables), et deux pièces avec des vieux cartons, un placard, les trucs qui ne servent pas.
Le troisième étage est en soupente, donne sur une terrasse, et n'est absolument pas aménagé. Mais on pourrait faire une teuf de fou-furieux si on voulait.
Marion et moi avons chacune un trou dans le mur de nos chambres, par lequel passent les fils électriques et les câbles de téléphone. On le glisse par dehors, hop ça rentre. Ensuite on l'accroche à une des grilles qui bloquent les fenêtres avec un truc en fil de fer, et re-hop, on est raccordé, mais pas beaucoup chauffé... (Photos dès que possible.)
Chen répond gentiment à toutes nos questions et nous annonce qu'il viendra nous chercher avant 9h pour nous présenter aux étudiants qui sont requis spécialement ce matin en classe. Ils sont 60, soit deux classes, une chacune, comme les étages de la maison.
Nous déplions un peu nos affaires, je m'écroule mais n'arrive pas à dormir avant longtemps, pendant que Marion range ses affaires dans son placard. On vient nous chercher quelques heures plus tard, l'eau chaude fonctionne, on nous a acheté un petit déjeuner (pains à la vapeur fourrés de légumes et de porc et soupe de soja chaude) et des brosses à dent et dentifrice. Chen reviendra un peu plus tard, quand nous serons douchées et prêtes à partir.
Dehors, il fait un froid de canard. Nous contournons notre cour, obliquons au milieu du parc avec des arbres faméliques, du gazon dominé par la terre retournée jonchée de détritus, passons un bassin d'eau stagnante à l'odeur nauséabonde et atteignons un bâtiment nommé "l'immeuble très gentil", ou "immeuble sympa" en chinois. Un couloir sur la droite, au rez-de-chaussée, deux étudiants qui sortent d'une salle de classe où Chen les renvoie immédiatement... c'est la nôtre.
Nous entrons devant 60 paires d'yeux étonnés et ravis. Marion commence, dit bonjour, donne son nom, je fais de même, Chen leur demande de parler un peu, et le premier à se lancer est un apprenant en deuxième année de français qui parle carrément bien et semble super à l'aise en public. Il ferait presque penser à un Japonais avec ses cheveux tirant sur le rouge, son écharpe colorée et son manteau cintré. Quelques autres se lancent, beaucoup disent "je parle français... pas bien" et presque tous sont "ravis de [nous] rencontrer".
Dans le fond, je l'ai remarqué d'emblée, ils ont écrit sur le tableau noir "Soyez les bienvenues", colorié les lettres et dessiné des guirlandes de fleurs. C'est génial.
A la sortie, la moitié d'entre eux se précipite pour venir nous parler, anglais surtout et nous inviter aux coins anglais et français. On se fait inviter à dîner, on échange des promesses de séances ciné, Marion récupère des tas de compliments mérités sur sa voix et son joli visage, puis nous nous extirpons de la foule pour aller visiter un peu les lieux. Il reste encore des étudiants pour nous suivre. Nous discutons joyeusement, découvrons l'extérieur de l'immmmmeeeeense bibliothèque, et après un petit tour en arrière, saluons tout le monde pour rejoindre le directeur de l'université, l'un des vice-présidents, la directrice de notre département et quelqu'un d'autre dont j'ai malheureusement oublié la fonction pour un déjeuner au restaurant.
Nous entrons dans un minibus où il y a juste le bon nombre de places et allons dans un établissement en ville avec moult couleurs, moult serveurs et moult pièces pour déjeuner en privé. C'est dans l'une d'elles que nous entrons et nous installons pour un pantagruélique repas. La table ronde compte une nappe sur laquelle est posée une plaque de verre, et au centre une autre plaque tournante. Les plats sont posés au fur et à mesure au milieu de la table que l'on fait tourner quand on veut manger ce qui est trop loin. On a devant soi une petite assiette, un petit bol avec cuiller chinoise, un verre et un gobelet dans lequel on verse l'eau chaude ou le thé, et une paire de baguettes. On va chercher tous ensemble dans les plats au centre, et quand on a dans la bouche des arrêtes, des os ou autre élément indésiré, on les crache sur la table (d'où la plaque de verre).
La personne la plus importante se met face à la porte afin de contrôler tout ce qui se passe, et lance les toasts auxquels il est impoli de ne pas trinquer. Ce qui veut dire que le directeur s'assied dans le fond, avec Marion et moi à chaque côté, et une fois que tout le monde est servi en jus de pêche ou en alcool (le même à 56°) (uniquement pour Marion, le directeur et moi...)(youpie tralala) il trinque, et nous faisons tous très attention de mettre notre verre plus bas que celui des autres, ce qui est une marque de respect ici. Trinquer avec le verre plus haut que celui du directeur, ce serait une jolie gaffe. Puis nous buvons, et notre directeur vérifie bien que le niveau descend, ce qui est un supplice pour ma collègue qui se brûle les lèvres sur le liquide que l'on nous prie de boire.
J'échappe à un "cul-sec" proposé par le directeur, qui me fait la gentillesse en voyant ma tête de déclarer "mi-sec", mais se réjouira énormément de voir que j'ai tout bu avant la fin du repas.
On nous rebaptise en chinois : Marion fait l'objet de dix minutes de discussions, et je fais rire tout le monde en me trompant de ton pour prononcer "na iii kheuuu" qui est désormais la version d'ici de mon prénom breton. Ça me démange, mais je ne demande pas la signification...
Nous nous séparons ensuite, emmenées par l'une des profs dont le nom anglais est Sonya, au supermarché le plus connu de la ville (Dennis, pron. : deuu niii sheuuu) pour faire quelques emplettes. Ça prend du temps, mais après un tour au rez-de-chaussée semblable aux galeries farfouillette, puis un autre dans les deux étages du dessus où, avant de passer les portillons il faut enfermer son sac (sans le portefeuille) dans une consigne, nous en sortons avec de quoi manger, et le minimum vital pour tenir une maison et y vivre, ainsi que deux paires de chaussons fourrés et un tapis de douche. Nous utilisons pour le moment l'argent donné à Marion par Chen, qui lui avait demandé d'acheter des produits de beauté français pour sa femme avant notre venue ; il l'a remboursée en yuan, ce qui est heureux pour nos finances.
Un caddie plein : 304 yuan, soit 30, 40€.
Retour à la maison en taxi, on vient nous voir pour tenter d'installer internet, qui pour le moment n'est potentiellement disponible que dans ma chambre. Je fonce ranger cacher mes affaires étalées partout avant de laisser rentrer l'adorable petit monsieur qui est chargé de nous donner de quoi communiquer, et peu de temps après nous sommes invitées à reprendre un taxi pour aller manger entre profs, amis et étudiant. Il y a donc Chen, un étudiant futur ingénieur qui s'est "incrusté", la compagne de l'ancien prof de français d'origine australienne, super gentille, qui m'offre un portable et nous donne des paquets de mouchoirs "parce qu'elle avait oublié ça la première fois et s'en était mordu les doigts", ainsi que l'adresse d'un excellent salon de massage des pieds. Elle nous propose de nous emmener ensuite dans un bar où nous sommes quasiment sûres de voir des étudiants et où les étrangers de la ville peuvent faire connaissance.
Nous rentrons à la maison avec la ferme intention de la rejoindre quand elle rappellera, mais au bout d'un quart d'heure il faut nous rendre à l'évidence : nous sommes épuisées.
Nous commençons donc le rangement, et nous posons dans nos chambres, au chaud, avec un plaisir non dissimulé, sans arriver cependant à joindre Johanna l'Australienne pour lui dire que nous sommes incapables de la suivre cette nuit.
Photos bientôt, suite bientôt aussi... Y a tellement à raconter !
07 août 2009
Bravo moi, ou V.D.M.#2
Bonjour bonjouuuuuuuur !
Ça faisait longtemps n'est-ce pas? Moi aussi ça m'a semblé long. Mais pas tout à fait pour les raisons que vous imaginez. Laissez-moi vous raconter ces dernières semaines, vous allez comprendre.
J'ai commencé par prendre Naruto, mon brave ordinateur qui avait récupéré de l'invasion de 480 virus, comme quoi les huiles essentielles ça ne sert pas à grand chose en informatique, puis mon projet secret fabriqué en double exemplaire, et un gros sac plein de trucs de filles de vêtements et hop, dans le train direction la Cotellerie, où j'ai fait le plein de Jésus et de trucs à Jésus - ouais, ch'uis une grenouille de bénitier et j'en fais même pas des complexes - et d'amitié aussi, de rencontres, de grandes discussions sous les étoiles ou pas loin, de pluie, de jeux, j'ai aussi frôlé l'extinction de voix et la crise de nerfs, pour une obscure histoire de groupe de 16 enfants pour qui j'ai fait office de metteuse en scène. Quand ils ont 8 et 9 ans, laissez-moi vous dire que c'est pas facile.
Mais la grâce a aidé.
Ensuite, hop, dans une voiture direction pas loin pour 5 jours de bonheur intégral entre amis, 5 jours de découvertes, de grandes discussions pour refaire le monde et de réparation du moral et du dos. J'ai vu un don que je possède sous un angle tout nouveau, et ça m'a fait un peu bizarre. Mais c'était pas désagréable.
Or avec tout ça je ne dormais pas beaucoup, et j'ai pas trop bien réussi à trouver du temps pour esponger Jacquouille la fatigue, ni pour montrer toutes mes photos du Japon à mes fans en délire amis. Ils n'en ont vu qu'un petit bout.
Et puis, il y a eu l'apéritif du dernier jour, celui où j'ai mis de la musique à jouer avec Naruto, pour faire découvrir YMCK par exemple, ou encore Joe Hisaishi et sa splendide B.O. de Ponyo sur la falaise, celui aussi où on m'a servi un verre de pommeau désucré au calva. Il y a eu l'annonce que nous allions manger, et ma stupidité spontanée et naturelle, alliée à une étourderie maximisée par mon taux de fatigue au neurone carré (environs 70/1)...
Il y a eu ce geste malheureux mais si caractéristique de ma petite personne, celui où j'ai voulu bouger Naruto l'ordinateur en oubliant que j'avais un verre d'alcool dans la main.
L'alcool jaillit du verre direction le clavier, par lequel il alla griller la carte mère pour ensuite ressortir par les panneaux de ventilation.
Il y eut de la panique, de l'angoisse, de l'inquiétude, de l'incertitude, un tour chez le dépanneur informatique une fois de retour à Paris, de l'espoir mêlé de crainte, une énorme déception et du courage pour ne pas pleurer sur place, et la surprise d'apprendre que les ordinateurs aujourd'hui coûtent moins cher qu'il y a 5 ans. Ont suivi le soulagement de voir un crédit tout petit se présenter tel Zorro sur son destrier, la cape et l'épée au vent, la détermination, la colère de voir que mon banquier et moi n'avons pas la même définition de l'usage d'un compte en banque, puis le soulagement de voir arriver mes sous et d'adopter enfin une petite merveille de technologie, avec un écran magnifique, un son splendide, une capacité de stockage et de gestion des données épatantes, un bel ordinateur tout beau tout neuf, baptisé pour l'occasion Kakashi.
Pour ceux qui ne comprennent pas le dernier mot, Kakashi est le nom d'un des professeurs de Naruto, super balèze en combat, fort intelligent, et assez bien dessiné pour faire baver Akiko, ma meilleure amie. Hi hi hi.
Il y a eu aussi de nombreux allers-retours chez le dépanneur, enfin les dépanneurs, parce qu'ils sont toute une équipe, qui ont été au top du top aussi et m'ont récupéré les données chez Naruto pour les rentrer dans la double-caboche de Kakashi. Je n'ai perdu ni musique, ni photo, juste vos flux RSS et une tripotée de mots de passe, mais ça ça va revenir vite.
Vous l'aurez compris, je vous écris depuis mon nouvel ordinateur, non loin d'une Gribouille endormie et quelque peu flatulente (pouark, ouvrez les fenêtres) et après avoir bataillé un peu pour trouver le wifi, tout est opérationnel. Avez-vous, vous aussi, un radar à wifi? Avec des points qui se baladent sur des cercles gris comme des avions sur des écrans de tour de contrôle ??? (Ô_Ô)
Je me suis donc permis d'emprunter à ma meilleure amie un de ses leitmotiv préférés : "Bravo moi". Il résume très bien la situation, non ?
07 juillet 2009
V.D.M.
Vous connaissez sans doute ce site qui fait son succès sur les anecdotes malheureuses des gens qui ont envie de ne plus se sentir seuls lorsqu'il leur arrive une grosse tuile, une bonne grosse humiliation comme on pensait ne plus en vivre depuis l'âge de 14 ans, etc.
Le site se paie même des illustrations maintenant. Avec réactions des lecteurs, entre amusement et compassion.
Vous connaissez le principe du virus informatique, cette petite crasse qui ne pèse rien mais peut rendre des kilos de composants inutilisables en quelques minutes ? Cette bestiole représentée d'ailleurs par l'agent Smith dans la trilogie Matrix.
Une vraie plaie cet agent Smith.
Le genre qu'on a envie de faire mourir lentement.
Avant de pousser des hurlements, rappelez-vous que c'est un virus, un machin nuisible et virtuel, ou presque, donc j'ai le droit d'être cruelle.
Eh bien aujourd'hui, je compile les deux : V.D.M. grâce à mon nouvel ennemi personnel que j'ai la grande joie le malheur et le déplaisir de vous présenter : win32.virut.
En plus, il a un nom de M.... Le genre de nom qu'on ne donne qu'à une verrue, ou une nouvelle espèce de moustique transmetteur de maladie grave. De toutes façons, c'est le même genre.
Un changement d'anti-virus aura suffit à cette crasse d'ampleur mondiale pour s'installer dans mon ordinateur, y faire soigneusement son nid, et rendre fou le nouvel anti-virus. Je vous la fait courte, changement d'anti-virus, infection, scan effrayant, mise en quarantaine de fichiers infectés remis en place suite à un fonctionnement bancal de l'ordinateur, re-changement d'anti-virus sur les conseils d'une amie, re-scan, plus de nombreux plantages de Môssieur l'ordi qui supporte mal la 3G qui me donnait Internet au Japon.
Je n'ai pas le temps de m'en occuper à Tokyo, je prends mon mal en patience et refais un scan en France. Prise d'un doute, je n'éteinds pas mon ordi, mais ignore comment annuler certaines actions de l'anti-virus qui imagine me sauver en éliminant des fichiers cruciaux, et entreprends de sauvegarder mes fichiers, donc 3 jours de musique disponible seulement dans l'ordi (les CD étant au Japon par exemple) et toutes mes photos des Etats-Unis, du Japon, etc. Avant de graver tout ça, je tente un scan de mes clés USB dont je voudrais vérifier le contenu. Je suis donc à quelques minutes de mettre mes images et ma musique à l'abri...
Et comme de bien entendu...
L'ordi plante.
Le virus l'a rendu chatouilleux de la clé USB.
Et depuis, non content de me réclamer un mot de passe que je n'ai jamais rentré, il s'allume pour s'éteindre immédiatement derrière et se rallumer ensuite. Pas moyen d'arrêter le processus, sauf en cliquant sur "éteindre l'ordinateur".
J'ignore si je pourrai récupérer mes données.
J'en avais déjà perdues pas mal lors de la mort de DDn°1, et là j'ai même pas fini de retoucher mes photos du pays du soleil levant pour les bloguer...
Je n'ai pas franchement les moyens pour un disque dur externe, quand on voit le prix que ça coûte. D'où mon amertume.
Je peux vous assurer que lorsque j'aurai récupéré un ordi qui fonctionne (j'ignore encore à quel prix) je vais claquer un fric monstre - mais tant pis - et acheter un disque dur externe.
Messieurs les créateurs de virus informatiques, vous êtes l'objet de ma haine la plus agressive et brûlante et je ne vous salue pas. Je vous garantis que si je croise l'un de vous et que j'apprends ce que vous faites, je vous colle un gnon.
Ouais, cachez-vous ça vaudra mieux.
19 septembre 2008
Reconnaissance éternelle
Devinez un peu depuis où je suis en train d'écrire!
Non mais allez-y, dites un endroit, un nom d'ordi pour voir?
Je suis sur MON ordinateur à moua toute seule, celui qui m'a coûté des sous et un contrat avec ma banque il y a 4 ans, mon gros portable préféré qui fonctionne nor-ma-le-ment!!!!!!
Sans bug!
Avec des tas de mises à jour.
Avec le wifi.
C'est l'extase.
Alors, tous les dépanneurs informatiques, au nom de tous les pieds nickelés informatiques comme moi, je voudrais, dans un élan de joie indicible, vous dire ceci :
Vous avez ma reconnaissance éternelle!
14 juillet 2008
Froumi party
Aujourd"hui, c'est jour de mariage chez les froumis. Il y en a plein partout, on en compte en moyenne 4 au m² dans les rues.
Ca sent le gag Moutonss ça tiens...
Faut que je le note quelque part sinon je vais zoublier.
Ah et pour ceux qui suivent, ben j'avais récupéré un ordi avec Internet dedans, et puis il n'arrêtait pas de planter. Ca devenait horripilant. Vraiment. Alors j'ai tout recommencé, et j'ai fait ce qu'il fallait pour avoir de nouveau Internet. Sauf que maintenant, j'ai la connection, mais pas les pages. Monsieur zordi premier reçoit parfaitement la Fouchtrabox, mais cet empaillé ne sait pas naviguer sur la Toile.
C'est à se taper la tête sur mes murs. Mais je préfère réserver ça pour quand je dégusterai les délicieux okonomiyaki qu'on va se préparer pour le dîner...
Allez salut les gens.
Au fait, hier Maman et moi avons découvert Hancock au cinéma, et c'était bien sympathique. Un film qui renouvelle complètement le genre du film de superhéro. En revanche, pour ceux qui ont des enfants, ne les emmenez pas le voir ou vous êtes sûrs de les entendre répéter des tas de mots pas jolis. C'est pô pour les petits. Oh non. (Encore moins en anglais, parce que là c'est pas édulcoré!)
11 juillet 2008
Aaaah les joies de l'informatique!
Humeur du jour : je me mets en retard sur mon programme de japonais pout tenter, en vain, de charger sur mon ordi (qui est revenu, avec Internet dedans) un bon lecteur de musique, et ainsi me coller non loin des oreilles mes CD préférés pendant que je travaille.
L'ordi plante.
Echec sur toute la ligne.
Heure du déjeuner, je meurs de faim (youpie) et retente de charger les mises à jour nécessaires à l'installation du logiciel musical sus-cité.
Eh ben vous me croirez si vous voulez, mais ça doit faire 6 fois que j'essaie de les avoir et que quelque chose, quelque part, "rencontre un problème" et ne peut afficher la page.
J'enrage.
Et depuis le début une fois par quart d'heure minimum mon ordi me dit qu'un programme a rencontré un problème (oui, lui aussi) et doit fermer. J'ignore à quoi il sert, puisque rien ne s'arrête, mais l'ordi insiste lourdement sur la question.
Grrrrrr.
Maman, pendant ce temps, s'énerve copieusement surt un fichier XLS pour le travail.
Et la Fouchtra box, elle, refuse toujours de fournir Internet aux deux ordis en même temps.
^^
Allez, on respire et on y retourne. Au japonais, parce qu'aux mises à jour, je suis pas masochiste quand même...
21 juin 2008
Ordi en cours, patientez s'il vous plaît
Ce crétin d'ordi (rebaptisé Naruto, c'est mieux que Merlin, tellement mieux) a oublié qu'il avait une carte wifi et du son. Il fait BïïïP comme s'il se prenait pour un réveil chaque fois que je lui demande quelque chose qui ne lui va pas, et je suis actuellement branchée sur la fouchtrabox par un câble usb. Snif.
J'ai dû modifier la résolution de l'écran, charger des tonnes de mises à jour et de logiciels en tous genre, et c'est pas fini, loin de là.
Voilà. Maintenant je me balade sur mon blog pour retrouver tous mes liens et mes flux rss... Mon ordi est viiiiide, désespérément viiiiiiide c'est horrible.
Horrible.
Allez je m'y remets et après je DORS. Je vous raconterai ce que j'ai fait hier quand j'aurai un peu d'énergie...
Et merci de votre soutien! Ca fait du bien!
17 juin 2008
Mééééheuuuuuuu!!
Pour les fidèles observateurs de ce blog, vous avez peut-être remarqué que j'ai une catégorie "mon ordi m'épate". Ben mon ordi ne m'épate plus du tout!!! Depuis hier il refuse de lancer Windows, quand il veut bien communiquer c'est pour me dire qu'une erreur subvenue a entraîné la fermerture de l'application. Sachant que je n'arrive même plus à ouvrir ma session, quand il me dit "éliminez tout virus et enlevez tout programme récent", je ris jaune. En fait je rigole plus du tout, mes Moutonss, mon logiciel pour les retoucher, ma musique, mon programme de lecture de musique, mes CV, mes brouillons de lettres de motivations, mes adresses de blogs et de sites intéressants professionnellement ou pas, tout est dessus.
Je n'ai sauvé que mes photos. Ca a planté juste après, quand j'essayais de faire de la place pour arranger un peu le disque dur.
J'ai ouvert le boîtier de l'ordi pour en sortir un impressionnant tapon de pourrière noire (je m'en suis d'ailleurs collé plein la figure) donc il "respire" mieux, mais il est toujours gravement malade.
Bouhou. Pourquoi moi?
Aux petits malins qui me feraient la réflexion spirituelle "ben alors patate, pourquoi t'as pas tout sauvegardé sur un disque dur externe???" je répondrais que ça coûte cher et que j'attendais d'avoir les moyens de m'en procurer un. De plus, à part hier où il a décidé de planter tout d'un coup ou presque, il n'y avait aucun signe avant-coureur de plantage possible. Ensuite j'ai sauvegardé ce que j'ai pu, mais les modifs de dernière minute et certains programmes vont me manquer. Pourvu qu'on trouve une solution...
Et vive l'ordi de ma môman. Depuis que je lui ai mis ma souris, à la place de l'ancien mulot à roulette qui bloque tout le temps, je m'entends beaucoup mieux avec lui.
Edit du 19 juin : Transplantation de disque dur en cours. Il faut juste que je trouve un donneur. Eh oui, le disque dur autour duquel était mon ordi quand je l'ai eu il y a 4 ans est mort. Snif. Enfin y a pas mort d'homme et l'ordi (sauf la touche X) se porte bien à part ça. Bientôt donc je réinstalle un DD, mes programmes audio, vidéo, photo, et ça repartira comme en 40. Enfin, en 04, plutôt. Avec une capacité nettement supérieure. Wouhou.








































