24 août 2009
Visite chez Pôle-Emploi
Aaaaah c'est toujours un grand jour que la visite chez Pôle-Emploi. On explique son cas à un intermédiaire qui imprime ensuite un formulaire où les conseils donnés et les décisions prises sont affichés comme preuve de votre bonne volonté et de l'attention qu'on vous porte, et régulièrement on vous fait signer un papier où vous vous engagez à chercher activement un travail.
Aujourd'hui, il y avait du nouveau dans l'air. Je rencontrais un conseiller que je ne connaissais pas, qui découvrait mon cas et ignorait quel était mon parcours et si j'avais déjà été inscrite et guidée par son organisme.
J'arrive à l'heure, cause des soucis à la demoiselle de l'accueil à qui je n'ai aucun autre nom que le mien à donner, normal y en a pas sur ma convocation, et après un moment d'attente non négligeable je suis appelée par un monsieur aux allures de médecin, qui a l'air de chercher quelqu'un d'autre.
Pendant que son ordinateur s'allume (il est 13h), il m'explique Pôle-Emploi et la fusion des services ANPE/Assedic, je lui parle un peu de moi, retrouve mon CV le plus récent et lui tends, en parlant de mon été occupé à droite à gauche, notamment au Japon.
Il commence par m'expliquer que le marché est plutôt bouché en France et que les seules offres intéressantes sont à l'étranger, ce que je sais depuis... 3 ans au moins, et lentement, mais sûrement, avec des gants d'habitué de la question, m'incite à "chercher et trouver une autre alternative. [...] On parle ici de métier, dans les entreprises maintenant on exerce un métier [...] il faut trouver un métier qui, à moyen terme, deviendrait votre moyen de gagner votre vie."
Je résume la situation pour la rendre limpide : voici 5 ans, après un grand tâtonnement, j'ai choisi une orientation professionnelle qui me correspondait parfaitement. Plus je l'ai connue, plus je me suis spécialisée, plus je me suis épanouie et meilleure j'ai été. J'ai consacré ces 5 dernières années à la réalisation de mon rêve professionnel, sans jamais me laisser décourager, ni par les profs ultra-pessimistes, ni par les annonces pourries sur les sites de FLE, ni par l'indifférence manifeste des gens auprès de qui je postulais.
Je suis prof. C'est dans ma nature, je ne suis bonne et heureuse que dans l'enseignement.
Je suis une professionnelle du langage. J'ai commencé cette spécialisation il y a 8 ans, et j'ai le culot de dire que je suis douée dans ce domaine. Je n'ai aucune envie de le quitter, parce que c'est mon domaine. J'y suis à l'aise et je ne me sens efficace dans rien d'autre.
Je suis dotée d'un défaut gravissime, sauf quand il est bien orienté : quand je ne travaille que pour l'argent, je me lasse et je finis par être mauvaise dans ce que je fais. J'opère comme au collège : je fais le minimum syndical en attendant que ça passe. Et je finis par me détester comme ça. Si on pousse un peu, je finirais même par déprimer. Je ne me suis jamais donné le temps de voir si ça allait arriver.
Après deux voyages dans des pays lointains, liés à ce métier que j'ai choisi, ou plutôt à cette vocation que j'ai, je reviens chez moi, déçue mais pas abattue (encore) et rencontre un professionnel de l'orientation. Et là, on me dit "reconvertissez-vous, le marché est bouché."
Voilà.
J'ignore si je dois en rire ou non, tellement c'est absurde.
On m'a conseillé de chercher du côté de la communication et du marketing en entreprise.
Moi ??? Derrière un bureau ???!?!?!
Demain, un autre conseiller va m'appeler pour me proposer une session de formation d'aide de retour à l'emploi... Ça ne sera pas la première. Ben je vais demander un bilan de compétences, histoire d'être plus sûre de moi pour mes candidatures en FLE.
Oui, en FLE.
Je vais faire ce qu'on m'a demandé hein, je suis polie et je fais ce qu'on me dit. Mais ça ne servira sans doute pas à grand chose.
Le seul domaine dans lequel je pourrais éventuellement me reconvertir, le jour hypothétique où le monde du FLE me sortirait par les oreilles, c'est la sophrologie. Mais là, hé héé, les formations coûtent une fortune. Alors on va considérer que je n'ai rien dit.
08 juillet 2009
Espèce en voie de disparition
Retour à Paris après un mois dans un pays qui n'écrit pas comme nous, mais qui s'ingénie à coller des accents partout pour "faire français".
Retour donc dans le centre historique, politique, et économique, voire linguistique de la France, la ville où se trouve l'Académie Française, fondée par ce cher Richelieu en 1635. Notre bonne vieille Académie est responsable de la langue française, en principe, et du respect de celle-ci, filant des complexes à toute la Francophonie qui n'ose plus articuler sans analyser son discours pour en éliminer toutes les erreurs potentielles, mais donnant une excellente raison aux Français pour se chipoter davantage :
- T'as oublié un S là.
- Aaaaah non, je suis désolé, y en a pas ici.
- Mais si, bien sûr que si. C'est un verbe conjugué à la deuxième personne du singulier.
- Oui, mais c'est à l'impératif.
- Et alors ?
- Ben c'est un verbe du premier...
Des conversations comme ça, on en entend tout le temps. Allez, osez me dire non !
Retour à la maison donc, où je retrouve le panneau du taxiphone (est-ce que quelqu'un sait ce que ça veut dire et même si ça existe ???) qui dit "cartes prepaye" ce qui ne veut rien dire et m'irrite copieusement la pupille, ainsi que des tas d'enseignes du même type.
Ça me sidère tant de fautes d'orthographe ici. C'est comme de trouver une voiture garée sous un panneau "interdit de stationner" ou des affiches collées partout sur un mur où est peint "interdit d'afficher", ou des ordures sous un panneau "cet endroit n'est pas un dépotoir, respectez-le". Je sais, vous aviez saisi le principe tout de suite.
Ce que je veux dire, c'est que nous sommes dans la ville de l'Académie Française, le haut-lieu de l'orthographe et du bon usage de la langue française, et partout on voit des fautes grosses comme ceux qui les font monstrueuses.
Mais ce qui m'agace le plus, et qu'on trouve partout en France, c'est l'absence d'une espèce en voie de disparition galopante : les accents.
Pour prendre un cas particulier et révélateur qui en fera sans doute réagir plus d'un - parce que vous vivez la même chose - j'ai dans mon nom de famille un accent. Un accent dont je suis fière. Il fait partie de mon identité, il donne du chic à l'ensemble et change surtout la prononciation de ce même nom. Depuis mon arrivée au collège et mon fichage dans des dossiers informatiques, mon cher accent a disparu. Déjà le tréma de mon prénom a eu bien du mal à résister parce que très souvent on ne sait pas comment le faire, mais alors pour mon nom de famille parachuté dans un monde en majuscules, pas moyen de garder l'accent.
Je vous situe un peu le truc, avec un nom de fiction parce que ch'uis pas dingue : de Mademoiselle Fablé je suis devenue Mademoiselle Fable. Vous êtes d'accord avec moi : Fablé qui n'existe pas dans la langue française, et Fable comme chez La Fontaine, c'est pas pareil.
Au téléphone, je sais tout de suite qu'on appelle pour un sondage ou pour faire de la publicité quand on demande "Monsieur ou Madame Fable".
Pour les enregistrements quelque part ça donne :
- Mademoiselle Fablé, F A B L E accent aigu.
- Oui... *bruits de clavier* Alors Mademoiselle Fable votre train partira...
Grrrrrrrr.
Et ce n'est pas tout ! Figurez-vous que j'ai en ma possession un petit livre intitulé Les 10 pièges à éviter de la langue française, et que l'auteur y dénonce les constructeurs d'un bâtiment public dans une grande ville (je crois que c'est Lyon) où ils assistent, les pauvres, à des concerts et animations... au palais des congres.
Un congre, c'est un poisson carnivore et bien moche, comme un brochet.
Donc ils n'ont pas de palais des congrès, mais un gigantesque aquarium.
Tout ça parce que "palais des congres" est écrit en majuscules sur le fronton.
Ce que l'on a oublié, c'est que les majuscules gardent les accents. (Oui, j'm'énerve !) Quelqu'un a un jour décidé de les retirer, sans doute pour que rien ne dépasse, mais c'était une grosse erreur. Et en informatique, il faut avoir accès aux caractères spéciaux pour arranger ça, ce qui n'est pas donné dans tous les logiciels.
Et je ne vous parle même pas des dégats constatés sur les programmes de conversation à distance, ni même dans nos téléphones portables... Je risquerais l'attaque.
Résultat nous sommes une nation complète de "Monsieur et Madame Fable, qui achetons des cartes prepaye pour telephoner a des amis avec qui nous avons passe plusieurs annees d'ecole. "
Amusez-vous à compter les accents manquants, on va voir si vous retrouvez les 9 pauvres petits que j'ai bannis de ma phrase en "français moderne" ! Sans compter l'énorme faute d'orthographe inspirée du taxiphone près de chez moi.
Prononcé comme on le devrait, sans les accents, on se retrouve avec "Monsieur et Madame fable, qui achetons des cartes preupaille pour te le phoner a des amis avec qui nous avons passe (3ème pers. du sing.) plusieurs ânes de colle."
Hihan.
07 juillet 2009
V.D.M.
Vous connaissez sans doute ce site qui fait son succès sur les anecdotes malheureuses des gens qui ont envie de ne plus se sentir seuls lorsqu'il leur arrive une grosse tuile, une bonne grosse humiliation comme on pensait ne plus en vivre depuis l'âge de 14 ans, etc.
Le site se paie même des illustrations maintenant. Avec réactions des lecteurs, entre amusement et compassion.
Vous connaissez le principe du virus informatique, cette petite crasse qui ne pèse rien mais peut rendre des kilos de composants inutilisables en quelques minutes ? Cette bestiole représentée d'ailleurs par l'agent Smith dans la trilogie Matrix.
Une vraie plaie cet agent Smith.
Le genre qu'on a envie de faire mourir lentement.
Avant de pousser des hurlements, rappelez-vous que c'est un virus, un machin nuisible et virtuel, ou presque, donc j'ai le droit d'être cruelle.
Eh bien aujourd'hui, je compile les deux : V.D.M. grâce à mon nouvel ennemi personnel que j'ai la grande joie le malheur et le déplaisir de vous présenter : win32.virut.
En plus, il a un nom de M.... Le genre de nom qu'on ne donne qu'à une verrue, ou une nouvelle espèce de moustique transmetteur de maladie grave. De toutes façons, c'est le même genre.
Un changement d'anti-virus aura suffit à cette crasse d'ampleur mondiale pour s'installer dans mon ordinateur, y faire soigneusement son nid, et rendre fou le nouvel anti-virus. Je vous la fait courte, changement d'anti-virus, infection, scan effrayant, mise en quarantaine de fichiers infectés remis en place suite à un fonctionnement bancal de l'ordinateur, re-changement d'anti-virus sur les conseils d'une amie, re-scan, plus de nombreux plantages de Môssieur l'ordi qui supporte mal la 3G qui me donnait Internet au Japon.
Je n'ai pas le temps de m'en occuper à Tokyo, je prends mon mal en patience et refais un scan en France. Prise d'un doute, je n'éteinds pas mon ordi, mais ignore comment annuler certaines actions de l'anti-virus qui imagine me sauver en éliminant des fichiers cruciaux, et entreprends de sauvegarder mes fichiers, donc 3 jours de musique disponible seulement dans l'ordi (les CD étant au Japon par exemple) et toutes mes photos des Etats-Unis, du Japon, etc. Avant de graver tout ça, je tente un scan de mes clés USB dont je voudrais vérifier le contenu. Je suis donc à quelques minutes de mettre mes images et ma musique à l'abri...
Et comme de bien entendu...
L'ordi plante.
Le virus l'a rendu chatouilleux de la clé USB.
Et depuis, non content de me réclamer un mot de passe que je n'ai jamais rentré, il s'allume pour s'éteindre immédiatement derrière et se rallumer ensuite. Pas moyen d'arrêter le processus, sauf en cliquant sur "éteindre l'ordinateur".
J'ignore si je pourrai récupérer mes données.
J'en avais déjà perdues pas mal lors de la mort de DDn°1, et là j'ai même pas fini de retoucher mes photos du pays du soleil levant pour les bloguer...
Je n'ai pas franchement les moyens pour un disque dur externe, quand on voit le prix que ça coûte. D'où mon amertume.
Je peux vous assurer que lorsque j'aurai récupéré un ordi qui fonctionne (j'ignore encore à quel prix) je vais claquer un fric monstre - mais tant pis - et acheter un disque dur externe.
Messieurs les créateurs de virus informatiques, vous êtes l'objet de ma haine la plus agressive et brûlante et je ne vous salue pas. Je vous garantis que si je croise l'un de vous et que j'apprends ce que vous faites, je vous colle un gnon.
Ouais, cachez-vous ça vaudra mieux.
17 juin 2009
Mercredi - Honte sur tes amis
Mercredi, je suis toujours aussi fatiguée, et fais un graaaand tour dans les environs pour faire le plein d'air frais et de photos...
Juste à côté de la médiathèque, il y a un grand espace, avec une caméra de surveillance au-dessus de ceci :
- Interdiction de faire du feu
- Interdiction de jouer avec une balle
- Interdiction de faire du skate
- Interdiction de se reposer/de s'allonger
- Interdiction de faire du vélo
- Interdiction de jeter des déchets
- Interdiction de fumer
- Interdiction de se rassembler
- Interdiction de faire des représentations (musique, acrobatie, théâtre...)
- Interdiction d'y amener son chien
- Interdiction d'y faire du commerce.
Le Japon tout craché, tout particulièrement comme je vais le sentir dans quelques heures...
J'atterris finalement à la médiathèque... et me rendors misérablement, malgré une lutte acharnée contre le sommeil. Je me réveille quand une dame vient apporter quelque chose à Akiko que j'entends s'excuser à plusieurs reprises. On parle de moi, je le sais. On n'aime pas que je m'endorme compulsivement dans un lieu qui n'est pas fait pour ça.
Du coup ça me réveille, toutes ces ondes négatives, et ça me met de mauvais poil. Mais au moins j'ai de l'énergie à revendre.
Nous rentrons en discutant dans le métro : Akiko m'explique ce qu'on est venu lui dire (je m'y attendais, je le savais !!!) que je ne dois pas dormir comme ça. Vu mon état, je ne peux pas faire autrement. Résultat, je resterai à la maison le matin, pendant qu'Akiko gagnera sa vie.
Ensuite nous paressons et regardons des films, jouons un peu, faisons des recherches d'emploi sur le net...
27 mars 2009
Et c'est toujours pareil
Non, cette fois-ci ça ne peut plus durer.
Ça fait trop longtemps que c'est en friche, il faut s'y coller.
C'est pas le moment, mais c'est jamais le moment.
Pfff.
Allez c'est parti.
J'attrape l'engin électrique, le prépare, le branche et c'est parti pour un premier tour.
Au début ça va, c'est pas trop compliqué, aller-retour, aller-retour, hop, on se déplace un peu et on recommence.
Mais quand même, le dos en prend un sacré coup. On le sent qui se raidit, muscle par muscle. Mais c'est supportable et surtout quand tout ça sera fini, ça sera un sacré soulagement.
Ah, zone difficile. Et puis Gribouille qui se colle juste à côté et qui fait mumuse avec sa baballe qu'elle a retrouvée. Pas moyen de bouger sans la cogner, sans compter que le moteur de la machine et mes mouvements de va-et-vient la font parfois aboyer.
Comme si y avait pas assez de bruit comme ça.
Puis c'est compliqué par là, mais c'est rien à côté de ce qui m'attend.
On progresse, on progresse, voici le clou.
Là, j'en ai pour 3/4 d'heure en faisant vite.
Mamma mia.
Premier passage.
Deuxième passage.
Troisième passage.
Aïe, le dos. Là, c'est franchement douloureux.
Gribouille est encore plus enquiquinante, elle se colle pile où il faut pas. Elle prend ça pour un jeu. Et pendant ce temps j'essaie désespérément, en me contorsionnant, de supprimer tout ce qui encombre et qui n'a rien à faire là. Et bien entendu, plus on passe, plus on en trouve.
Gribouille, pousse-toi, mais pousse-toi!
Bon, c'est la nature hein, c'est normal tout ça, mais zut quoi, j'en peux plus moi, et il faut s'y remettre tout le temps. Les oiseaux s'en fichent, ils restent stoïques.
Et Gribouille qui en rajoute une couche. Pousse-toi je t'ai dit.
Bon, ça, c'est fait.
Maintenant on nettoie.
Voici le matos, je suis parée, zou, on repasse dessus.
Frotte, frotte, frotte, pousse-toi Gribouille, mais pouuuusseuuuuuu-toiiiiiiiiii!!!!!
Aïe, c'est franchement craspek par ici.
Et frotte, frotte, frotte encore.
Ah, évidemment c'est quand on arrive au bout que c'est super compliqué ça. Contorsions, feintes, ouf. Je pensais pas qu'il fallait frotter si fort par là.
Bon, ça, c'est fini.
Maintenant on nourrit.
Grâh mon dos, mes bras, ça douille!
Et en plus je m'en colle plein les doigts, Gribouille s'en met plein les pattes aussi. J'ai bien fait d'y mettre de l'huile essentielle de lavande tiens.
Re le coin difficile, première couche, deuxième couche, troisième couche, allez bois. Mange. Y a besoin c'est tout sec par ici!
C'est reparti pour la suite.
Mouvements de va-et-vient pour faire pénétrer, on avance zone par zone, on continue, on pousse Gribouille qui vient me faire des mamours eu profitant du fait que je suis toute recroquevillée pour me poser les pattes dessus et voir où elle pourrait léchouiller. C'est rigolo mais ça interrompt.
Bon, là, voilà, encore ce bout là et j'aurais fini. Vraiment pas facile à traiter par ici. Re-contorsions.
Et maintenant, on astique. Je serai passée avec l'aspirateur, l'éponge à l'eau chaude+savon de Marseille+vinaigre blanc+HE de citron et d'arbre à thé, puis avec de la cire liquide et du solapin qui se délite au fur et à mesure de l'utilisation, et maintenant je danse le twist sur mon tissu pour faire briller.
Le couloir et la chambre sont propres, et autour de la cage des oiseaux les tapis sont débarrassés des graines et des plumes qui se répandent inlassablement et régulièrement à un mètre à la ronde. Le bois est rutilant, ça sent le propre, c'est beau. Il n'y a plus de tache, nulle part, même sous les meubles.
J'y ai passé 4 heures.
Et je suis complètement cassée. Ce soir je connais une bouillotte de noyaux de cerise qui va servir.
11 février 2009
Fait suivre se billey à au moin 5 persone! ^^ lol
Il y a quatre jours, un questionnaire m'est arrivé par courriel. Il se terminait par la requête de faire suivre à cinq amis et de renvoyer ce message à la personne qui me l'avait envoyé, histoire qu'on en apprenne plus les uns sur les autres. Ce message je l'ai reçu et fait suivre déjà trois fois dans ma vie.
Il y a deux jours, la petite Noélie a sonné dans ma boîte, un mèl paniqué pour me demander si je connaissais un jeune de moins de 25 ans, de seske mâle (?!?!), qui pourrait faire un don de sang pour la sauver d'une terrible leucémie fulgurante, qui la fulgurise depuis 2006. Avec la prière de faire suivre le message, parce qu'une vie est en jeu.
Aujourd'hui, un adorable document power point (prononcer povère pouin, merci) rempli de colombes et de chérubins me donnait un message d'amour à transmettre à au moins dix personnes que j'aime.
Depuis que j'ai une bwatamèl, j'ai brisé tellement de chaînes que j'aurais dû mourir écrasée par un boeing ou voir ma maison réduite en cendres avant demain minuit au moins cent fois, et je ne connais toujours pas ni le visage de la personne que j'aime, ni le nombre d'enfants que nous aurons, ni la couleur de ses chaussettes, le climat continue à dégénérer, et même B. Obama fait des bêtises.
En revanche, j'ai appris qu'il fallait faire un double-noeud à mes lacets, dire "je t'aime" une fois par jour, sourire quinze fois par jour, méditer cinq minutes par jour, remercier vingt personnes par jour, faire un marathon du courage cinq fois par an, offrir des fleurs à mon entourage tous les matins, aller chercher le pain frais mais attendre vingt minutes avant de le manger, j'ai pleuré sur le sort de la planète, tout comme cette image kitchissime où la face de Notre Seigneur apparaît toute larmoyante à côté de la Terre, j'ai appris le sort désespéré des bébés pandas et failli faire un don à l'association defendonslespandas.com, je me suis retenue quand j'ai vu lespandasaupouvoir.com et que j'ai pensé que c'était sans doute mieux, puis j'ai presque opté pour bibiphoquecestlavenir.com et j'ai tremblé devant un morceau de vidéo abominable où des ratons-laveurs se faisaient massacrer dans un pays en voie de développement (ce dernier point est véridique).
J'ai aussi signé une bonne centaine de pétitions, parfois trop tard, et généralement sans avoir aucun retour sur les effets escomptés.
Et je ne vous parle pas de l'état de mon système nerveux à la sortie d'un diaporama avec une musique dégoulinante de violons, de flonflons et de bons sentiments, avec des images qui défilent à la vitesse d'une limace au galop.
Depuis deux semaines, je dis stop.
Y en a marre.
On a des vies bien remplies, même quand elles sont pleines de vide.
On a des urgences dans la vie, et parfois des êtres vivants juste là devant nous qui ont besoin de notre attention et de notre temps. On a pour certains des blogs particulièrement chronophages, des projets à mener à bien, des besoins physiologiques et spirituels à remplir, pour les chanceux on a un travail (et que dire des mères au foyer qui en ont au moins cent, des emplois différents, et ce sans contrat écrit?) pour les moins chanceux on a des tas de tâches à remplir dans le but de trouver un travail.
Envoyer et renvoyer à mes 15 meilleurs amis, nombre inexistant, tous les trois jours, un power point lent comme un mille patte qui fait ses lacets, un questionnaire qui prend trois plombes à remplir, une bêle (pas de faute d'orthographe, non non) leçon sur la vie, l'amour, la mort, la mémoire et j'en passe, chercher à qui transférer sans que ça vexe et qui va rigoler en recevant cette super blague sur les blondes à faire suivre aux brunes de moins de trente-cinq ans et aux hommes de plus de soixante que vous estimez assez intelligents pour comprendre et rire avec vous, je ne veux plus.
Même les messages humanitaires me gonflent.
Quand aux leçons de vie, je dois vous dire que je souffre d'un mal affreux. Je ne supporte pas qu'on me donne des ordres si je ne suis pas convaincue qu'ils sont vraiment bien fondés. Lire quinze pages de "mange ta soupe, aime ton voisin, embrasse ton fils matin et soir" je ne supporte pas. D'abord une fois sur deux ça me passe à côté : j'ai pas de fils, j'ai plus besoin de personne pour me dire à quelle température avaler ma soupe ni quand. Ensuite, j'ai la très désagréable impression de perdre mon temps. Enfin, je suis obligée de me retenir d'envoyer un message de retour incendiaire à l'expéditeur. Et ça, c'est très frustrant, donc encore plus agaçant.
Fais un souhait.
Ne regarde pas en bas.
Pas ancore.
Pas encor.
Maintenant tu peux! Lol!
Se message t'a fais réagire? Envoies-le à tes 57 meilleur pottes.
Et si tu le fais dans les 10 secondes, tu vas voir ton souhait se réaliser demain à 8h.
Si tu le fais dans les 40 secondes, ton souhait va ce réalisé après-demain à 16h.
Si tu ne l'envoit à personne, un pirate de l'air va venir te voler tes slips et tu auras des verrues toute ta vie sur le gros orteil gauche.
Et n'oublie jamais : un sourire doné est un sourire que l'on ne t'a pas volé. Va en paix et aime ton frère à chaque instant de ta vie qui est si courte mais si belle malgré les soucis et les larmes qui ne sont que le sel de ton existance.
24 janvier 2009
Concerto de atchoum/kof kof en Crobe majeur
Hello la compagnie.
La semaine dernière (comprenez il y a plus de 7 jours) j'étais balââââde et coincée dans mon lit, l'oeil torve, le nez bouffi et rouge, l'articulation douloureuse, la gorge en feu et le cheveu en bataille.
Aujourd'hui, comme on s'aime beaucoup beaucoup avec ma maman, elle a tenu à partager ce moment de fièvre avec moi, et c'est elle qui est au lit.
Youpie! Aïeuuh! Mamaaaan, qu'est-ce que tu fais debout derrière ma chaise?!?!?!
De mon côté j'ai repris les cours de soutien au lycée en banlieue, et je suis en-chan-tée. Je vais avoir six filles cette année, de profils bien différents de l'année dernière, et ça va être génial.
Maintenant faut que j'apprenne à me coucher le vendredi soir, parce que 5 heures de sommeil avant chaque cours, ça va pas bien fonctionner...
En souhaitant un joyeux nanniversaire à notre Froumi, je vais aller préparer notre nouba de demain, que maman elle va avoir du mal si ça s'arrange pas très vite, sa rhubocrève.
Ah et avant de vous laisser en plan, je voulais juste vous signaler qu'il reste une place dans le PIF que j'ai lancé (enfin renvoyé) un peu plus bas. Désolée pour les non-blogueuses, la règle, c'est la règle. Même si en général les règles sont faites pour être outrepassées...
18 décembre 2008
Navion
Ben en fait, pas grand chose à dire sur le retour.
Un aller en train jusqu'à Penn Station, une correspondance par la ligne du New Jersey pour rejoindre Newark, l'aéroport international du New Jersey, un "air train" fort moderne et bien pensé vers le terminal, une compagnie aérienne toujours aussi bonne, un dîner sur le pouce en attendant de faire la queue pour l'enregistrement pour le vol, un passeport laissé à l'hôtesse au sol qui m'a couru après pour me le rendre (ouf et merci Madame!), une valise de 27 Kg, un sac de 10, un sac à dos de... 5 à8 Kg je dirais (ordi, + livres, plus des tas de trucs), et un gros sac à main rempli de pulls et de mouchoirs de secours parce que j'ai chopé un vilain rhume que je n'ai pas pu soigner correctement, mes huiles essentielles étant enfermées dans ma valise, et un raton-laveur.
Un film, un dîner bienvenu et bon, une heure de somnolence, un aller-pipi pour toute la rangée en même temps, un autre film, un petit déjeuner minuscule, des blablas avec les voisins, une autrichienne au-pair sur New York et un Anglais catho qui rentre voir sa famille pour les vacances, un stewart tout content d'avoir trouvé ma nationalité en voyant ma tête quand il me propose un vin français ou un californien, et un raton-laveur.
Il y a trois mois, je me suis assise là, en bas, en attendant un avion qui allait dans l'autre sens...
Les lumières de Harrod's
Cette chaîne de restaurant britannique était très présente à New York... nostalgie...
Une attente de trois grosses heures, une déambulation dans Heathrow, une lecture de Wicked, une tentative de connection finalement tellement lente qu'il n'y aura pas lecture de courriels, un avion en retard, un mini-brunch qui me laisse sur ma faim, un atterrissage dans une purée de pois bien parisienne, une récupération rapide des bagages pendant que maman trépigne derrière la vitre, une inspection de la douane, des retrouvailles, et un raton-laveur.
14 décembre 2008
Mon dernier jour à New York
Dimanche 14 décembre. J'ai 25 ans et 13 jours. Et je passe ma dernière journée dans la plus belle ville du monde.
Le matin, vers 8h30, la femme de ménage débarque en train, on va donc profiter de l'occasion pour me déposer à la gare en même temps.
Lever de soleil depuis le train.
Ca, c'est le côté chienne de vie. Un réveil à 7h pour mon dernier jour de rêve, c'est nul. Cela dit, je vais pouvoir profiter plus longtemps de la Grosse Pomme, enfin quand même un grand bout parce que je vais être récupérée par Mme Great qui va passer la journée sur place avec ses filles. Je sais donc qu'en fin d'après-midi, je dois m'attendre à un coup de fil pour me dire "nous sortons du spectacle, sois à telle heure à tel endroit." Ce qui veut donc dire que je ne peux pas rentrer vers 8h comme j'en ai pris l'habitude et que je vais devoir courir. En revanche j'ignore que Kerry ne prend que ses filles avec elle, et donc je m'attends à un retour sportif en voiture, du genre "Nitt? Tu pleures? Niiiiitt, tu pleures? Pourquoi tu pleures? Niiiiitt! Mamaaaaan, Nitt elle pleure! Pourquoi tu pleures Nitt? Eeeeeh Niiiiiiiiiitt!"... chouette perspective.
Mais avant ça, j'ai des taaaas de bonnes et belles choses à faire.
Un tour chez Borders, au Madison Square Garden, pour trouver Wicked en livre. J'ai trouvé le premier tome et une suite dans un autre Borders et n'ayant pas eu le temps de les acheter (une histoire d'emploi du temps et de queue trop longue) je tiens à trouver tout ça et à me le procurer.
Je tournicote, fais des ronds, des petits ronds, encore des ronds toujours des ronds et finis par trouver... le premier tome. Pas plus. Snif. Mais c'est mieux que rien. Je me saisis donc de Wicked, de deux babioles pour la famille, et passe en caisse.
Je sors, me dirige vers ma paroisse américaine préférée, et puisque j'ai beaucoup d'avance vais me promener dans Madison Square Park, où, puisque le temps est splendide, je prends des tonnes de photos partout. Je tiens à ne pas oublier ce dernier moment ici. A graver le tout dans ma mémoire et sinon dans de l'argent, dans une puce numérique qui est en fait bien plus fidèle que ma mémoire.
L'angle de la 7ème avenue et de la 23ème rue, avec vue sur le Chelsea Hôtel, connu pour ses sculptures extérieures et son escalier en fer forgé.
Pas de stalactites, des chaînes argentées. Du plus bel effet.
Les cabanes dans les arbres de Tadashi Kawamata. Au début de mon séjour je m'amusais de leur construction, les voici dans toute leur splendeur. Et avec des locataires siouplé! Regardez bien, la photo de droite, en bas à droite! Ce ne fut pas la seule cabane occupée!
Après avoir bien profité de la vue sur la place qui fait face au Flatiron, je prends Broadway vers le sud et longe ce dernier, succombe devant une lumière mââgnifique qui fait ressortir toutes les sculptures du bâtiment, et prends ensuite vers ma droite, c'est à dire vers l'ouest, avant de remonter (encore un coup à droite) vers la 23ème rue et la messe. Ma dernière messe newyorkaise.
Fleur de Sel? Ca vous dit quelque chose hein? Allez voir là, et attendez aussi la suite de ce billet, ça va vous intéresser...
L'église Saint Vincent de Paul fondée en 1857 et le bâtiment qui la jouxte sur son flanc droit.
Deux saintes qui me touchent particulièrement : Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, et Sainte Anne, ma sainte patronne (eh oui, j'ai un prénom pas croyable mais une sainte patronne bien connue, en fait!)
La crèche, enfin.
A la sortie, je demande une bénédiction pour quelques menus objets acquis pendant mon voyage (non, vous ne saurez pas quoi avant Noël, j'ai des yeux et des oreilles à éviter d'ici-là), remercie le père pour ces trois mois spirituellement riches grâce à lui, et sors en larmoyant, direction... Le Bar Breton.
A gauche, derrière les reflets, la crèche d'une boutique. A droite, derrière les reflets, Rob.
Je fais vite et suis très à l'heure pour retrouver Rob, à qui j'ai demandé ce grand service de me tenir un peu compagnie pour ma dernière journée sur place, où je me sens fort capable de pleurer bêtement. Avec lui je sais que j'ai plus de chances de rire qu'autre chose. Je suis donc bien à l'heure, oui, mais lui n'est pas là. Dimanche dernier, on s'était loupés bêtement pendant 20 minutes parce qu'on s'était pas vus au carrefour, là on a fait exprès de se donner rendez-vous au restaurant, et y a pas, il est pas là, je le vois pas.
Lui non plus ne me voit pas, alors qu'il est assis au bar, à l'intérieur, et il nous faut 15 minutes d'attente, que j'occupe en commençant la lecture de Wicked, et un coup de fil, pour se situer l'un l'autre.
J'vous jure.
La faute à pas d'bol, comme qu'il dirait.
Il m'a accueillie dans le "vrai New York, celui du jazz" dimanche dernier, je l'accueille en Bretagne. Il découvre les galettes et crêpes, je découvre le mélange des goûts français et américains autour d'un plat breton traditionnel. On rigole beaucoup grâce à un serveur qui passe son temps à nous apporter des plats qu'on n'a pas commandés, on demande à voir le chef que je félicite et à qui je souhaite une grande réussite de son petit restaurant déjà bondé, puis mon nouvel ami et moi optons pour la visite du Whitney qui expose des artistes américains.
Le Whitney, dans l'Upper East Side, est... un musée moderne. Architecture moderne et carrée, escaliers qui rendent clostrauphobes, un peu de Andy Warhol (j'ai vu un 9 Jackies fort sympathique) et... euh... des oeuvres modernes. Du figuratif, de l'abstrait, du moderne quoi.
Nous redescendons après un petit tour au dernier étage pour aller voir une expo très ludique et assez intéressante (passionnante pour tous ceux qui font un peu de mécanique et qui aiment les mobiles, puisque l'expo portait sur le créateur du concept en art) de Alexander Calder, encore un qui a vécu à Paris, et au milieu d'improbables jouets qui ne servent pas tant à jouer qu'à faire mumuse avec des trucs qui bougent tout en "faisant de l'art" je me délite devant une vidéo de Josephine Baker qui chante J'ai deux amours. Cette chanson, c'est celle que j'ai utilisée pour mon tout premier cours de français, il y a deux ans bien sonnés maintenant. Josephine Baker, la scandaleuse chanteuse au déhanché incroyable et qui ne portait que des bananes sur scène, j'ai fait de nombreuses recherches sur elle et je connais son parcours américano-français. Cette femme et moi n'avons rien en commun, juste une chanson. La trouver virtuellement là pour mon dernier jour dans la ville que je préfère à Paris, c'est quelque chose. Même si elle chante qu'elle n'aime que son pays et Paris. Je pourrais chanter pareil mais en disant "mon pays et New York (et Tokyo)"...
Et puis... et puis l'heure tourne, Rob doit retrouver des amis, et le soleil commence à se coucher, je dois courir à l'Empire State Buiding où j'ai décidé de monter parce que tout de même, avec tous les films que j'ai vus et qui ont un rapport avec l'observatoire de cet immeuble de légende... ce serait dommage de ne pas aller voir.
On se dit donc au revoir, et pendant d'interminables minutes j'attends un métro en me retenant de pleurer. Je déteste les adieux, encore davantage quand je suis pressée et que les transports en commun trainent.
Je jaillis du métro à la nuit tombante, repère l'ouest (fastoche, le ciel est noir d'un côté, rougeoyant de l'autre), me précipite dans le gratte ciel le plus connu de la ville et découvre l'intérieur de la bête. Avec des échafaudages.
L'entrée, "un chef d'oeuvre d'art déco"... et d'assemblages tubulaires. Pour le moment.
Ci-dessus en trois photos, le premier niveau, avec la looongue file pour les tickets, mais j'ai de la chance, en général la file continue jusque sur le trottoir. Ca me fait environ 1km et beaucoup d'heures d'attente en moins. Vaut mieux, j'ai pas beaucoup de temps devant moi. Ici on vous distribue un tarif : montée seule, 20$, ticket + carte panoramique de NY = 28$ et si vous voulez en plus l'audio-guide (13 fois 3 minutes de blabla disponibles dans toutes les langues) c'est 8 de plus. Mais comme on est sympa, on vous fait un forfait.
Arglp.
La file avance régulièrement, je finis par atteindre le poste de sécurité avec portail magnétique, bagages passés aux rayonziks (je commence à avoir l'habitude) où on m'arrête à cause d'un truc que j'ai dans mon sac. Vérification faite, je ne tuerai personne avec ça, j'ai le droit d'avancer et on ne me confisquera pas mon cadeau, à l'inverse de nombre de photographes qui ont dû laisser leurs trépieds dans des sachets étiquetés... Un peu plus loin, bouchon, c'est le poste des photos. On prend un cliché de vous devant un écran vert et roulez jeunesse, vous récupérez un ticket avec le numéro de la photo que vous pourrez acheter à la sortie. Autre file d'attente au bout d'un couloir, nous atteignons le premier ascenseur, qui monte au 80ème étage en quelque chose comme 30 secondes (25km/h) et qui est commandé à distance. Il y a des agents un peu partout qui commandent deux ou trois ascenseurs chacun, qui les remplissent et les vident au gré des allers-retours, et vous souhaitent de profiter de la vue en appuyant sur le bouton de leur télécommande. C'est hallucinant.
Sur l'écran digital au-dessus de la porte, on voit [2] [3][5][10][20][30][40][50][60][70][75][76][77][78][79][80].
Et puis on sort pour trouver un autre ascenseur de l'autre côté de la boutique du Building, où tout le monde se prend en photo devant le vitrail art-déco éclairé de derrière, et nous atteignons enfin le 86ème étage. Sans la file d'attente, l'ascension a duré 45 secondes. Porte localisée, on se retrouve à l'extérieur de la baie vitrée, dans un vent assez fort, tout en haut, au dessus de ça :
Au sud : Madison Square Park dominé par la Metropolitan Life Tower
A l'est : l'East River
Nord-est : le Chrysler Building non loin de Grand Central Station
Souvenir de film : "Excusez-moi, vous êtes Annie?"
Retour sur l'est et le sud-est
East River
Sud : la bande lumineuse tout droit c'est la 5ème avenue, qui croise Broadway (en diagonale) aux pieds du Flatiron
L'hudson
"C'est vous Annie?"
A gauche de la lumière rouge, (agrandissez l'image vous verrez mieux) un gros batiment carré avec un circulaire derrière, c'est Madison Square Garden, le Bercy newyorkais, le bâtiment au premier plan et devant lui c'est l'Hôtel Pennsylvania, les deux recouvrant Penn Station (ouais, là où je débarquais) et le bâtiment à droite, au premier plan, c'est Macy's.
Nous surplombons les 33ème et la 34ème rues.
Herald Square, juste en dessous de nous, le croisement de Broadway et de la 6ème avenue, avec le sapin lumineux de Macy's. J'ai pris un nombre incalculable de photos dans l'autre sens, c'est à dire là en bas, en regardant vers la pointe où je me trouve...
Chemin de lumière dans un quartier qui doit être réservé aux affaires et au shopping, Broadway monte vers le nord et...
vers Times Square. (Nord ouest)
Nord
Nord-est

Ni nord, ni sud... "au-dessus"!
- Et lui c'est comment?
- Howard.
- Bonjour Howard!
Nord-est avec la 5ème avenue...
Je n'ai vraiment pas beaucoup de temps devant moi, et donc après avoir pris des photos de tous les côtés (y en a 4)(des côtés, pas des photos) je refais la file pour l'ascenceur vers le 80ème et sa boutique de luxe, où je passe en coup de vent, juste le temps de quelques photos :
L'anecdote de l'ascenseur : avant de monter, j'ai suivi un groupe d'asiatiques, deux filles et un garçon, qui ressemblait énormément à ma meilleure amie il y a 10 ans. Dans l'ascenseur je les retrouve et quand je tente de prendre une photo du marbre (ci-dessous) au fond de la cabine, ils se poussent. Convaincue d'être face à des Japonais, je les remercie dans leur langue. Ce qui les fait réagir d'une façon que je n'attendais pas "eh, elle a dit "Arigatô"!". Je m'interroge, m'aperçois qu'il manque la formule de grande politesse, et récidive.
La bilingue du groupe se penche (y avait pas besoin, j'avais 10cm d'avance sur elle) et me dit : "Nous commes Coréens."
Wouuups! Incident diplomatique à 12h!
Je me rattrape aux branches en lui demandant, après de plates excuses : "Mais comment faites-vous la différence physique, vous???"
Akiko, ne lis pas ce qui suit.
Elle me répond : "Les Coréens sont beaux."
Diplomatiquement, je lui réponds "Ah! Voilà! Je m'en souviendrai!"
Donc maintenant vous savez comment distinguer deux peuples extrêmement proches génétiquement et géographiquement (mais pas plus hein, attention) : les Coréens sont beaux, les Japonais sont magnifiques.
A la sortie, ayant eu un morceau de conversation téléphonique avec Kerry au sommet du Building, je me précipite sur Broadway où je rentre façon courant d'air dans toutes les boutiques de souvenirs que je trouve, afin de retrouver LA boule à neige que maman veut m'offrir, mais que je dois me procurer pendant que je suis encore là. Je cours, je trotte, j'explique que non, y a pas LE globe que je cherche, merci, une autre fois peut-être, et recommence.
Je la trouve à Times Square, enfin, et vu que je suis un peu en retard et loin du point de rendez-vous que j'ignore encore, la communication ayant coupé alors que je passais quelques 5 mètres en dessous du relai téléphonique le plus haut de la ville, je décide de prendre le métro. Achète une carte, entre, appelle Kerry.
Erreur. Le métro fait nord-sud et moi j'ai besoin d'aller au nord-est. Kerry est arrivée à destination et refuse de m'attendre les 45min dont j'aurais besoin pour ralier le point de rencontre et sa voiture depuis la sortie de métro. Une minute de réflexion et une solution (pourtant super simple, mais pourquoi n'y ai-je pas pensé???) est trouvée. Je vais ressortir et prendre un taxi. Ce que je fais.
J'ai retenu l'adresse de travers, mais ça tombe très bien lui m'a comprise de travers et m'emmène, alors que je larmoie en regardant New York pour la dernière fois, pile au bon endroit.
Je revois les parents de Kerry, leur dis adieu, récupère un pique-nique de fortune, et nous rentrons dans la voiture.
LE truc qu'il ne faut pas faire, alors qu'on a à bord une personne un peu sensible qui se trouve dans un endroit qu'elle aime plus que de raison pour la dernière fois avant... elle ignore quand, c'est de la regarder, et de lui dire de la part de la ville "Au revoir!".
Voilà, nous sommes lundi 22 alors que j'écris ceci, et ça me fait encore pleurer. Mais sur le coup je suis courageuse, et je ne fonds pas totalement en larmes. Je m'accroche à toutes les pensées heureuses du jour, les rires, les bonnes blagues (comme quoi les amis c'est inestimable), et après quelques miles mange mon oeuf dur, mâchonne un bout de pain et attends l'avion.
L'avion qui me ramènera à la maison.
12 novembre 2008
J'ai un problème.
Ayé, paf, ça me tombe dessus sans prévenir, bouhou, j'ai un problème.
Depuis deux semaines que je fais des efforts pour me lever le matin, je suis de plus en plus crevée parce que je n'ai tout simplement pas sommeil quand je me couche. La pleine lune m'embête et je tourne et me retourne pendant des heures dans mon lit, résultat quand je me réveille le lendemain, tôt à une heure raisonnable, je suis bonne à recoucher.
Or j'ai des tas de choses à faire ici.
Et pile à l'heure de la sieste, qui n'existe pas dans ce pays, les enfants rentrent de l'école et je dois m'occuper d'eux.
Le soir, je suis sur le blog.
J'ai du ménage en retard, des soins pour moi en retard, je suis claquée, et en plus j'ai remarqué que chaque fois que je vais à New York j'y dépense des tas de sous.
Trop de sous.
Je voulais donc faire une pause pour mon jour rien qu'à moi de la semaine, et commencer par une grasse mat' monumentale suivie de la mise à jour du blog, de lessive, ménage et compagnie.
Et ben ça sera pas pour cette semaine, et les économies encore moins.
A l'heure où vous lirez ceci, je ferai la queue pour acheter un billet soit pour Le Roi Lion, soit pour Wicked, à Broadway. Il y a des matinées le mercredi et on m'y envoie sans trop me demander mon avis...
J'ai aussi des tas de choses à vous raconter sur un musée vu aujourd'hui, avec 3 expos passionnantes, mais ça attendra parce que voyez-vous, là je vais dormir (en vrai) histoire de ne pas roupiller devant l'un des plus grands spectacles de la planète.
Et quand je reviendrai, j'irai dormir aussi.

























