Les Niouzes de Nitt'

Le blog vitaminé... et un peu disjoncté de la fille qui se prend pour une prof, fait des tas de trucs avec ses doigts, aime bien manger et imagine que sa vie est trépidante et donc bonne à raconter.

20 septembre 2009

Un dimanche à côté

Dimanche matin, réveil matinal, mais pas pour tout le monde. Après délibération, pour ne pas risquer un retard "au festin où la sagesse a dressé une table" (d'après certains auteurs) nous optons pour la paroisse voisine.
Je me retrouve comme en visite à la campagne, où on est sûr d'avoir des surprises et de retrouver des éléments sans lesquels ces églises ne seraient pas complètes. Un peu comme les meubles, sauf que là il ne s'agit pas du confessionnal.

Première surprise : la crypte a été refaite. C'est beau, c'est clair, il y a du blanc et du doré, les vitraux ressortent magnifiquement et ô surprise, un vrai orgue trône dans un coin de la pièce.

Deuxième surprise : assis dessus (sur l'orgue, pas sur la surprise), il y a un vrai organiste. Qui laisse sa place à un autre jeune (mais, c'est quoi la moyenne d'âge des organistes sur la capitale ??? C'est pas normal d'en avoir des si neufs !). L'abbé s'apprête à monter vers l'autel, pouf pouf l'organiste se lâche et... se met à chanter. Il n'y a pas de chantre, par conséquent il fait double-emploi. Il se débrouille vachement bien en plus, avec sa belle voix de baryton !
Et sans micro. Rôôôh.
Un peu plus tard, le prêtre a entonné une prière, on entend trois notes courir dans les gammes et pouf pouf, dès que l'assemblée répond, il accompagne tout le monde et... c'est juste.
!!!
Un pro pour nous aider à chanter, quel bonheur ! Rien à voir avec certaines messes où le chantre et l'organiste ne s'entendent jamais et où chaque fois que le prêtre entonne sans attendre qu'on lui donne la note, on se retrouve au milieu d'une cacophonie apte à bloquer net le recueillement de quiconque n'use pas d'un sonotone.
Ça c'est de la bonne surprise.

Troisième surprise : la première lecture est lue par une femme, il paraît que les femmes ne doivent pas le faire sauf si elles sont laïques consacrées ou religieuses, et il est demandé - je crois que c'est dans Charitas in Veritate de Benoît XVI - que le lecteur soit conscient de ce qu'il va lire et préparé à lire la Parole de Dieu. Ben la dame a lu l'extrait du livre de la Sagesse comme si un train l'attendait, et sans notre Magnificat ma mère et moi aurions été un peu larguées. Un texte pareil, ça se médite, ça ne se mitraille pas. Combien sont repartis chez eux sans avoir retenu quoi que ce soit des pensées des méchants à propos du juste ?
Le mérite de cela c'est que par conséquent j'y ai fait attention et que je m'en souviens...

Quatrième surprise : la crypte est toute petite, l'assemblée est peu nombreuse. Le prêtre fait venir trois personnes pour donner le corps du Christ, répartit les ciboires et les places, et... va s'asseoir. Je vais sans doute déclencher des débats et des oui-mais dans tous les sens, m'en fiche. Je reste un petit moment sidérée avant d'aller communier. Dans les textes - dont j'ignore les références, si quelqu'un les connaît ça m'arrangerait - il est précisé que ce sont les prêtres qui donnent la communion, et qu'il est autorisé de demander à des laïcs de prêter main-forte lorsque l'assemblée est exceptionnellement et imprévisiblement nombreuse. Déjà beaucoup de paroisses le font tous les dimanches, soit, c'est à leurs curés de voir. Mais là, nous étions peu et surtout le prêtre est allé s'asseoir au lieu de faire ce pourquoi il a été ordonné. Il n'était plus tout jeune et n'avait sans doute plus l'énergie m'a-t-on dit. Moui, si on a l'énergie de tenir debout pendant qu'on dit la messe, à la sortie pour serrer la pince des paroissiens, et dans une salle paroissiale pleine de bruit pour la fête de rentrée, on peut aussi tenir debout le temps d'une communion.
De plus l'homme qui m'a donné le Corps du Christ ne savait pas le faire... Ça a été un discret cafouillis. Pas top.
Loin de moi l'idée de juger et de crier "bouh le méchant vicaire". Tout prêtre mérite un immense respect puisqu'il a reçu de tenir dans ses mains le Corps du Christ (ça c'est la Notre Dame qui l'a dit), de remettre les péchés et de guider les âmes vers Dieu. Mais ce genre de petites choses, comme l'oubli systématique du confiteor en début de messe, ça me rend un peu dingue.

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Pour illustrer la dinguerie, tout en faisant un clin d'œil à des sonneurs de cloches.

Et puis bien sûr il y a aussi ce qu'on attend chaque fois qu'on va prier à côté :
Premier élément : la messe n'est jamais aussi bien que dans la paroisse qu'on a choisie.

Deuxième élément : maintenant je le sais, il ne faut pas aller lire la bédé d'Edmond Prochain avant la messe, c'est pas bien. Entendre en boucle le début de la chanson Prendre un enfant par la main à l'écoute de l'évangile me l'a fait comprendre.

Troisième élément : je constate que le bon Dieu me donne des grâces même là où je ne les attends pas, c'est très cool de Sa part, car j'ai retrouvé une petite chose qu'on connaît tous. Une petite chose qui, jusqu'à aujourd'hui, m'agaçait prodigieusement, et là, j'ai réussi à la prendre en souriant. Je sais que beaucoup vont avoir la même réaction en arrivant ici. Ce petit truc, c'est la mamie bigote. La mamie qui s'assied au fond, parle fort, très fort, commence avant tout le monde et finit après tous les fidèles, celle qui articule toute la consécration juste avant le prêtre et vous déconcentre dans les moments les plus importants. On en trouve une par paroisse. Quelquefois il est impossible de l'identifier - soit qu'elle soit trop petite et cachée par les autres, soit qu'elle disparaisse en coup de vent avant la fin de la messe - quelquefois un coup d'œil dans la direction du truc qui bouge tout le temps et/ou du bruit ininterrompu vous permet de la repérer immédiatement.
Si vous voulez le secret pour arriver à la fin de la messe sans envie de crier (le meurtre et l'envie de meurtre étant formellement réprouvés par l'Église), il faut chercher le cocasse de la situation afin de retrouver le sourire, et demander au Seigneur de bénir la petite dame en question. C'est super efficace.

Ah, et ensuite nous avons fait connaissance avec un autre des vicaires de cette paroisse, qui a eu une phrase géniale sur les prêtres du quartier (où on en dénombre 21, nous sommes des super veinards) : "on met un coup de pied dans un buisson, il en sort dix, c'est terrible."
Ça, ça va être la phrase de la semaine.



19 mai 2009

Promenade par une journée tiède et grise

Places des Victoires, une famille avec un petit enfant à qui le père dit : "Pas dans l'eau ! Pas dans l'eau !" Le petit tire au bout d'une ficelle un chien en bois couvert de papier, monté sur roulettes orange. Je souris, j'ai eu le même à son âge.
Rue des petits champs : sous les arcades d'un bâtiment ancien, une vieille dame dort sous un morceau de moquette. Elle est là depuis au moins un an, entourée de ses affaires, presque perdue au milieu de ses oripeaux dont la couleur oscille entre le marron crasseux et le noir poussiéreux. Elle doit avoir l'âge de ma grand-mère, et son visage au menton en galoche est marqué par les années et la misère.
Louvre, pavillon Richelieu, un homme annone "wadaa, wane iouro, wadaa, wane iouro" en agitant des bouteilles  d'eau minérale.
Je prends sur la gauche, croise deux jeunes à vélo qui font des acrobaties en parlant de leur allure, et entre dans la Cour carrée.
Une violoniste habituée du lieu fait une pause, elle a des oreillettes.
Au dessus d'un œil de bœuf se dessine encore le nid de la famille de martinets qui habite ici depuis toujours.
Assise sur le bord du bassin central, une jeune Roumaine en jupe longue et colorée fume une cigarette, le même air désabusé que tous les jeunes Roumains mendiants de Paris sur le visage.
Un homme téléphone à une connaissance d'une voix forte, il cherche à éclaircir beaucoup de détails.
Un bouledogue français noir avec un peu de blanc suit sa maîtresse ; il est lent, il souffle fort, et fait de tout petits pas de ses courtes pattes malhabiles. Il fait une pause pour uriner sur le bord du bassin.
La violoniste joue.
Le soleil se montre et me réchauffe.
Des jeunes passent en discutant et en riant.

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13 janvier 2009

Reportage photo

Bonjour tout le monde.
Depuis mon arrivée je suis moins présente par ici, parce que j'ai beaucoup moins à raconter qu'avant. Croyez bien que je suis la première navrée. Cependant, revenant à Paris avec des yeux neufs et pensant à un ami qui n'a peut-être jamais vu les décos de Noël dans la capitale française, je me suis lâchée lors de trois promenades en ville et j'ai pris des photos des illuminations que j'ai croisées.
Les voici donc pour toi public. Non, ne me remercie pas.

14ème arrondissement, les lumières et le marché de Noël de la rue d'Alésia :

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Et maintenant les Champs Elysées, de nuit d'abord, quelques jours avant Noël...
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Et maintenant de jour, en 2009 :

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Agrandissez la photo et regardez au centre : au bout de la ligne de fuite, c'est le Sacré Coeur qui se dresse.

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28 août 2008

Aujourd'hui, sur les champs Elysées...

J'attends le passage du feu au vert pour les piétons, je suis au milieu de l'Avenue. Je tourne la tête et reconnais...

Julien Lepers!!!

Avec deux blondinettes d'environ 15 ans.

Trop drôle.

Trop fou.

Cette ville me fait délirer.

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06 juin 2008

Tournages

Aujourd'hui, en sortant de baby-sitting, je me suis fait mon petit circuit par la Seine avant de rejoindre un bus pour rentrer à la maison. Grand bien m'en a pris.
Place Maubert, le marché qui avait lieu hier était pour une part encore en place, dans un sens inhabituel, d'un côté inhabituel.
Je fais *tilt* très vite, et levant les yeux trouve la preuve que je cherchais : il y avait de gros projecteurs derrière des toiles blanches, orientés vers le "marché" qui se tenait là. Plus vrai que nature, malgré sa taille. Et en regardant un peu mieux, ce n'étaient pas des badauds qui se tenaient tous d'un côté des étalages, mais le réalisateur et les acteurs, qui visionnaient les rushes. Sur le côté, un petit stand avec boissons fraîches et techniciens attendait de servir.
Très peu de gens avaient l'air intrigués, surpris, curieux ou autre. Ou alors il faisaient partie, les veinards, de ceux qui visionnaient les rushes. Je l'ignore.
J'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photo avec moi, parce que là ç'aurait été une belle occasion.

Or il y en a eu une autre, que j'ai saisie au vol, et magnifique en plus, que je ne vous ai pas relatée : c'était dimanche il y a plus de deux semaines. Maman et moi nous étions perdues en rentrant à pieds à la maison depuis je ne sais quel quartier de Paris, et nous cherchions, pour combler mon appétit féroce, une boulangerie.
Celle que nous avons trouvée près de l'église Saint François-Xavier était belle, lumineuse, et fermée le dimanche, nous a dit plus tard le petit voisin arabe.
Mais là, elle était lumineuse car entourée de projecteurs, et voici ce que j'ai vu :

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Clic dessus pour mieux comprendre mon émoi, avec un coup de main ci-dessous :

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Un de ces jours je m'amuserai à dresser la liste des célébrités que j'ai croisées, rencontrées ou réellement connues ; la liste commence à être longue...

Ceci était le 366ème message posté, mesdames zet messieurs. On applaudit bien fort, et on offre des fleurs. Ah? Pas de fleurs? Tant pis.

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04 juin 2008

Une petite - nan pas tant que ça en fait - ballade dans "Phawissss" comme disent les Ricains

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Sur le bout du champ de Mars, un gros podium avec gradins en cours de construction... Regardez bien, ce qui est écrit sur le haut de la tente. Quand on sait que ce gigantesque groupe commercial est un des plus gros pollueurs de la planète et qu'il appartient à la secte Moon... ça fait peur.
Pourquoi un des plus gros pollueurs? Parce qu'il possède une quantité astronomique de marques de lessives, qu'il vous vend vos couches pour bébé et vos se... enfin mesdames, ce que vous utilisez une fois par mois pour la plupart d'entre vous, ainsi que des shampooings et colorants pour les cheveux, et que tout ça c'est super, super, super polluant.
Pour éviter d'engraisser la secte, il est très simple de regarder l'emballage et de regarder si leur logo s'y trouve. Non, pas Moon, l'autre, celui qui est sur le toit de la tente.

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Avenue de la Bourdonnais, elles embaumaient. Hummmmm!

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14 mai 2008

Île Saint Louis

Rue Saint Louis en l'ïle.
Peintures et crayonnés de John Howe.
De l'autre côté de la fenêtre, trois cavaliers de la police montée, tout sourires.

Quai d'Orléans.
Des bateaux-mouches ou pas mouches, pleins de touristes ou non, qui défilent, les hauts-parleurs à fond.
Sur l'autre rive, des employés de la mairie qui tondent le gazon.
Assis sur le muret au bord du trottoir, des touristes qui mangent leurs glaces Berthillon.
On entend un accordéoniste sur le pont juste devant.
Notre-Dame, de dos.
Une longue file de gourmets devant le guichet de Berthillon.
Des touristes, des tas de touristes multicolores.
Le pont.
La Seine verte et pleine.
Le vent fort ici qui joue avec ma robe et mes cheveux.
L'accordéoniste qui me salue. Je lui rends son signe de tête. Le voilà souriant.
Un moineau mâle qui pépie, comme ses congénères, en sautillant au pied d'un saule pleureur immense et majestueux.
Le square avec le mémorial de la déportation.
Un banc occupé, un banc vide, un banc occupé, un autre vide, sur lequel je m'assieds.
Un cornet de glace qui a chu se trouve devant, une petite flaque Berthillon à quelques centimètres. Une petite femelle moineau sautille sous mon banc pour venir y picorer en me regardant du coin de l'oeil.
Mon voisin de banc monologue sans interruption, à mi-voix, sur fond de cui-cuis, d'accordéon, de pas sur le sable, de vélos et de voitures qui passent.
Deux lampadaires, l'un coiffé, l'autre sans ampoule ni globe. Ne reste que le poteau vert, dressé comme une ridicule figure de proue métallique à l'avant de l'île.
Les roses du jardin.
Une sirène de pompiers.
La chaleur.
Le soleil dans mon dos.

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13 mai 2008

Sur la route et au bout

4 faisans dorés, un mâle et trois femelles, qui picorent sur le bord de l'autoroute. Ils sont magnifiques.

Un faucon de belle taille accroché sur une pancarte dans un champ, près de la route.

Deux oisillons morts dans le jardin, au bout de la route.

 

(Rédigé à l'arrivée en Bretagne, pour les vacances...)

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04 avril 2008

5ème arrondissement

Rue Monge
Le jardin de l'école Polytechnique.
Les arbres en fleurs.
Le soleil sur mes cheveux.
Une cycliste sur Vélib' qui passe au rouge.

Rue des écoles
Trois pigeons qui se baignent en s'ébrouant dans un caniveau.
Les voitures.
Le dioxyde de carbone.
Le bruit de mes pas surle trottoir.
Une boutique spécialisée dans les chats.
Des passants.
Le vent qui fait danser mes cheveux.
Mon ombre sur le macadam.
Le soleil qui me donne trop chaud.
Un couple assis à la terrasse d'un café. La demoiselle opte pour un tartare et hèle la serveuse qui nettoyait une table à côté. Petit échange entre elles.
Une dame qui farfouille dans l'étalage d'un bouquiniste.
Un marchand de tapis, boutique sombre dans la rue ensoleillée.
J'enlève mon écharpe et passe à l'ombre pour traverser la rue.
Un homme assis à côté du buste de Ronsard. Il fume un cigare.
Un vieil homme avec un appareil photo pendu au cou.
Un couple qui se tient par la main.
Un autre homme d'âge respectable qui regarde les fleurs.
Une jardinière qui débroussaille une plate-bande.
Les escaliers devant le Collège de France.
Un homme assis sur les marches.
Un autre allongé sur la rampe, son sac à dos posé entre les pieds.
Je m'assieds dans l'escalier.
Le contact dur et froid de la pierre.
J'ai trop chaud.
J'enlève ma veste.
Le soleil me réchauffe l'arrière de la tête.
Une classe de collégiens bruyants. L'un d'eux joue de l'armonica.

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31 janvier 2008

Avenue de la Bourdonnais

Une dame avec des chaussures à talons hauts qui traverse le trottoir pour aller poser précautionneusement un PV sur la voiture devant son agence immobilière. Elle y retourne en sautillant.
Au milieu des boutiques de luxe, une pharmacie crasseuse et poussiéreuse, fermée.
En face une grosse corneille très inquiète de me voir la regarder fixement, elle s'éloigne rapidement en marchant, l'air soupçonneux.
Un carrefour, la Tour Eiffel, un vent à décorner les boeufs qui fait voler une canette de bière à moitié écrasée.
Une dame aux cheveux blancs qui se fait manucurer.
Un Yorkshire qui se fait manuc... toiletter.
Deux dames en manteaux de fourrure (chers, très chers les manteaux) et chevelures blondes, l'air affairé, qui rentrent dans une voiture.
Une nounou chinoise qui abaisse un landeau : dedans est emmitouflé un gros bébé rose et joufflu.
Un bus et des tas de gens chics qui en descendent.
Un jeune avec une voix douce et timide qui me demande si j'ai du feu.
Des voitures.
Des bus.
Des passants jeunes ou moins jeunes, avec ou sans poussette.
Le froid qui m'engourdit les doigts.
Des collégiens qui mangent et parlent en marchant.
Deux jeunes filles qui discutent de l'école ; l'une d'elle pose son sac sur le banc près de moi pour le fouiller.


Pont de l'Alma, sur un bateau mouche, un cran plus bas, 4 jeunes filles sur le pont supérieur font de grands signes, et personne ne leur répond.
Alors je leur fait un grand coucou de la main.

Avenue Montaigne, la Mercédes rose et mauve déjà vue la semaine dernière est toujours là, devant le Plaza.

Rue du commerce, un monsieur avec 4 pékinois en laisse.

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