Les Niouzes de Nitt'

Le blog vitaminé... et un peu disjoncté de la fille qui se prend pour une prof, fait des tas de trucs avec ses doigts, aime bien manger et imagine que sa vie est trépidante et donc bonne à raconter.

20 octobre 2009

Le petit Nicolas

Je vous en avais parlé il y a longtemps, nous l'avons vu, enfin !
C'est fin, drôle, intelligent, les acteurs (professionnels ou non) sont excellents, la musique fort agréable, le générique lui-même est épatant, et le tout forme un très bel hommage au travail de Sempé et Goscinny.

On y trouve toute la fraîcheur des livres, avec l'ambiance des cours de récréation de l'enfance, en mieux. (Oui, à mon époque, quelques décennies plus tard, ça c'était franchement dégradé...) Une imagination débordante, des rêves et des histoires comme si on y était, et la réalisation sert très très bien l'ensemble, avec des idées aussi farfelues que celles de Rufus, Alceste, Eudes et compagnie.

Vraiment, courez le voir, c'est très chouette !

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14 octobre 2009

Shangqiu

Shangqiu, ville située à la frontière est de la province du Henan en Chine, se trouve à environ 400 km de la mer jaune, près du 34ème parallèle, soit très au sud par rapport à Paris, à la Bretagne et à New York. C'est à très peu près la même latitude que Tôkyô.

Actuellement elle doit approcher les 9 millions d'habitants, et cette ville-préfecture est également le siège d'un évêché catholique. Avec plus de 4 000 ans d'histoire elle se modernise et se trouve sur deux lignes ferroviaires, ce qui rend les voyages vers les principales villes du pays aisés.

Shangqiu

Elle héberge une université, n°2 de la province, qui forme plus de 18 000 futurs ingénieurs avec 1 300 profs. Une partie de ces jeunes part chaque année sur Dijon pour y apprendre nos techniques. Ces étudiants-là ont besoin de profs de français.
L'un des deux profs, cette année, ce sera moi.

Voilà, l'attente, les prières, les supplications et les larmes ont fini par payer, j'ai répondu "oui" tout à l'heure et j'ignore quand je pars.

Mais ça va être une grande aventure.

CHAMPAGNE !

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12 octobre 2009

Recettes sucrées pour se régaler

Vous êtes au courant, jeudi soir dernier, il y eut un évènement d'importance dans la vie de maman, et les jours qui ont précédé il y eut beaucoup de cuisine dans la mienne. Comme je l'ai promis, je vous donne les recettes de nos petites merveilles.

Financiers aux amandes (Merci Cmoua, merci PMB)

130 g de sucre glace
50 g de farine
50 g de poudre d'amande
1 pincée de levure chimique
70 g de beurre
4 blancs d'œufs

Faire fondre le beurre.
Mélanger tout le reste au fouet.
Ajouter le beurre et mélanger à nouveau.
Mettre la pâte au réfrigérateur environ 1 heure.
Préchauffer le four thermostat 6 (180/200° Celsius)
Beurrer les moules et verser la pâte dedans puis mettre à cuire 12 min.

Mi-cuits au chocolat
(une tuerie)

4 œufs
75 g de sucre en poudre
55 g de poudre d'amande
100 g de chocolat noir à 60% de cacao (ce que j'ai fait, puisque mon choc. était pas assez noir, c'est que j'ai ajouté du cacao en poudre. Ça a marché super.)
100 g de beurre plus de quoi beurrer les moules

Préchauffer le four à 210°.
Fouetter les œufs avec le sucre jusqu'à blanchiment.
Ajouter la poudre d'amande en pluie sans cesser de fouetter jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Faire fondre le chocolat (+ cacao le cas échéant) avec le beurre et lisser le mélange hors du feu.
Mélanger les deux préparations.
Beurrer les moules, répartir la pâte (elle gonfle un peu) et enfourner pour 8 min.
Allonger légèrement la cuisson si on veut que l'ensemble soit cuit, sinon le cœur reste fondant.

Demies-lunes à la crème (riche mais bon)

Une pâte feuilletée
3 jaunes d'œuf
3 CàS de sucre
3 CàS de farine
50 cl de lait
1 pincée de sel
2 gouttes d'extrait de vanille

Préparer une crème pâtissière :
Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à blanchiment, puis incorporer la farine.
Porter le lait à ébullition, avec le sel et l'extrait de vanille.
Incorporer la préparation précédente et laisser cuire à feu doux jusqu'à ce que la crème se solidifie.
Retirer du feu et laisser refroidir.
Préchauffer le four à 180°.
Découper des ronds dans la pâte feuilletée, y déposer une cuillère de crème, fermer et déposer sur une plaque.
Faire cuire pendant 15 à 20 min.
Saupoudrer de sucre glace.
On peut aussi remplacer la crème pâtissière par de la confiture.

Rochers congolais (grand succès)

3 blancs d'œuf
225 g de sucre en poudre
225 g de noix de coco en poudre
1 pincée de sel
de quoi beurrer une plaque

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Mettre les blancs d'œufs et le sucre avec la pincée de sel dans une casserole.
Mettre la casserole au bain-marie.
Battre le tout pendant que ça chauffe.
Quand le mélange est trop chaud pour y mettre le doigt, le sortir du feu et incorporer la poudre de coco.
Beurrer la plaque du four et y poser des petits tas de pâte façonnée avec des cuillères à soupe.
Enfourner à 110° pendant 35 min (les rochers ne doivent pas bronzer) et retirer du four immédiatement.

Régalez-vous !

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02 septembre 2009

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Qu'est-ce que c'est ce nombre ?
Hein ? Qu'est-ce que c'est ?

Qui c'est qui va trouver ???

Les paris sont ouverts ! (Et NON ce n'est pas le nombre de paires de chaussettes que j'ai trouées dans ma vie, non.)

Du coup, ce dont je voulais vous causer sur un ton mélancolique, ça sera pour plus tard.

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28 août 2009

Chindogu (tchinndogou)

Je l'ai appris grâce au blog "Bonne Nouvelle", les Japonais viennent d'inventer des lunettes pour éplucher les oignons.

On savait que les Japonais, grands consommateurs de poissons, ont la cervelle fort bien nourrie et apte à créer tout et n'importe-quoi. Eh bien l'un d'eux, un vénérable monsieur nommé Kenji Kawakami, à lancé une association qui consiste  justement... à créer n'importe quoi. Chindogu signifie "outils inhabituels", et le fondateur pose comme idée de base l'invention d'objets que l'on pourrait utiliser pour résoudre certains soucis de la vie quotidienne.
Que l'on pourrait utiliser, parce qu'en réalité, l'invention pose plus de problèmes qu'elle n'en éloigne.

Voici donc les lunettes :

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Pour ceux que ce genre d'idées amuse, et qui veulent visiter un peu le Japon, prendre l'ambiance du métro de Tôkyô et y entendre comme moi la douce voix féminine qui annonce les stations, voici quelques vidéos.
Quelques inventions en vrac :

La fourchette pour enrouler ses spaghetti sans effort, mais en projetant de la sauce partout :

Et le clou, les lunettes de sommeil, pour dormir dans le métro et se faire réveiller par ses compagnons de voyage :

26 juin 2009

Un petit tour, avant de s'en aller

Vendredi, après un petit roupillon du matin, je rejoins Akiko à la médiathèque. Ayant fait le trajet avec elle une bonne dizaine de fois, je retrouve très bien les trains et les directions, malgré un petit coup de stress à un endroit où les trains peuvent partir des deux côtés du quai : il faut déchiffrer les panneaux lumineux pour savoir s'il va dans la bonne direction, et après mes mésaventures du dimanche, je me méfie. Mais j'arrive à bon port tout de même, et profite du fait d'être seule pour prendre mon temps.

Les fleurs que nous guettions avec Akiko ont fini par s'ouvrir :

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Je tournicote un peu, vais à la médiathèque - où je prends des photos mémorables - et annonce à Akiko que puisqu'il lui reste du temps sur place, je vais courir dans la galerie commerciale où nous nous sommes rendues le premier jour pour y acheter des demi-chaussettes, avant mon départ. Il y a une boutique "tout à 315 yens" (2,50€) où je voudrais me ravitailler, puisqu'en France ça n'existe pas. Eh oui, au début je rigolais, mais en fait c'est pratique et confortable ces petits machins !
Nous nous donnons rendez-vous, puis je file, et m'aperçois vite que je sous-estimais la distance à parcourir. C'est pas grave, comme ça je prends des tas de photos au retour. Pour l'aller, je mets le turbo, et finis par retrouver la galerie souterraine, immense, et où je fais très attention de bien repérer les carrefours, histoire de retrouver mon chemin en sens inverse. Après pas mal de kilomètres et une légère angoisse ("je vais jamais le retrouver ce magasin !!!") je trouve l'objet de mes désirs, achète les articles que je voulais, et repars.

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La girafe couronnée qui marque l'entrée de la galerie, vue depuis les escaliers roulants, et en face, la grue de l'immeuble en travaux.
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Nous sommes ici dans un quartier d'affaires résolument moderne. On trouve des bicyclettes garées le long des trottoirs, des hommes d'affaires un peu partout, surtout à partir de midi moins le quart, beaucoup de petits restaurants, et des ponts au-dessus de routes.
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Le quartier est aussi sillonné de nombreux cours d'eau. Vue à droite (ci-dessus) et à gauche (ci-dessous) de l'un des ponts que j'ai traversés.
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Un carrefour, et un immeuble original. Aujourd'hui vendredi, c'est jour de ramassage des poubelles dans le quartier. Sur la photo de droite, cherchez le petit tas blanc, au pied du bâtiment, à côté des gingkos (les arbres, incultes). On en trouve des comme ça tous les 10 mètres !!
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Juste avant le pont spectaculaire qui fait face à la médiathèque, je tombe sur un mur couvert d'une magnifique variété de liseron.
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Je ne m'en lasse pas. Que c'est beau ici !
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La photo de gauche n'est pas terrible, mais j'ai tenu à avoir un cliché des trois scooters des mers qui passaient sous le pont !
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Je reviens sur la place de Paris, dans le jardin qui jouxte le lieu de travail d'Akiko, et me lance dans un 360° en tournant sur la gauche :
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Et parce que je les poursuis depuis le début de mon séjour sur place : un corbac.
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Je récupère Akiko à la sortie de son boulot, et aujourd'hui, ô surprise, ô joie, elle est en jupe. Un style venant directement d'un personnage de l'adaptation du manga Honey and Clover. Akiko a craqué sur la jupe longue portée avec des converses, et a couru partout pour trouver ce qui lui fallait. Pour la peine, je prends une photo, qu'exceptionnellement je ne floute pas. Nous prenons le métro - et une photo débile - direction Yoyogi.

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Aujourd'hui nous rencontrons un ami de la mère d'Akiko, qui parle français et connaît bien la situation des profs de FLE. Il a accepté de me rencontrer pour me donner des conseils. Il arrive un peu en retard devant le Starbucks où nous l'attendons, et ne tenant plus j'avale des cookies tout chocolat pour tenir, car nous n'avons toujours pas déjeuné. Akiko ne veut pas risquer d'avoir la bouche pleine de chocolat, et tient bon. En revanche, elle a l'impression que tout le monde la regarde, car elle n'a pas l'habitude d'être habillée en fille et son haut rouge est un peu voyant.

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Tout en mangeant - enfin - nous faisons la connaissance d'un homme charmant, délicat, hyper intelligent (il est prof d'anglais dans une classe de prépa et rédige une thèse pour l'université la plus prestigieuse du Japon) qui parle français avec un léger accent et me donne de supers conseils. Nous parlons méthode d'apprentissage et livres de japonais, (je cherche partout une méthode pour faire de la calligraphie, et ici tout est en anglais. Bouhou.) écoles de français... et nous quittons enrichis.
Akiko et moi décidons, après débat, d'aller faire un tour chez Uniclo pour trouver de quoi la vêtir et c'est un bingo. Nous trouvons les hauts parfaits pour remplacer le polo-rouge-trop-voyant-non-mais-tout-le-monde-me-regarde-là-c'est-affreux.
Puis nous visitons une galerie commerciale pour y chercher la B.O. de Final Fantasy IX, un jeu vidéo auquel j'ai très peu joué, mais dont la musique est splendide. Ma meilleure amie connaît un endroit où j'ai de bonnes chances de la trouver d'occasion. Nous nous rendons dans la folle galerie de Nakano :

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Et rien que pour vous, j'ai pris quelques clichés du dépliant que l'on y trouve. Vous noterez le terrifiant exemple de franglais qu'il fournit, puisque manifestement, quand on a trouvé un Français pour faire le commentaire touristique, on lui a demandé s'il causait anglais, et il a dit oui. Il n'aurait peut-être pas dû. D'après moi.

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Je vous encourage vivement à jeter un œil de plus près, vous ne serez pas déçus !
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Le magasin qui nous intéresse est répandu en plusieurs boutiques spécialisées dans tout le centre. Nous faisons le tour des 4 étages, demandons partout, entrons même dans une boutique que je ne recommanderais à personne afin de trouver des livres qu'Akiko cherche, et qui, pour une raison totalement inconnue, se trouvent en très mauvaise compagnie... Chou blanc. Akiko a déjà les volumes qu'on l'envoie regarder, et ils n'ont pas la musique que je cherche. Pourtant, ils ont des figurines, des cellulos, des porte-clés de trucs aussi fou que Last Exile, plusieurs Miyazaki, Princesse Sarah (je me suis retrouvée toute ramollo devant la vitrine), Naruto, mais pas ce que nous voulions. En revanche, envoyez un employé de la chaîne Album là-dedans, il en fera une syncope en moins de 10 min.
Puis, nous rentrons à la maison, moulues, fourbues, pas totalement pourvues, mais heureuses quand même.

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21 juin 2009

Dimanche, boeuf bourguignon !

Dimanche, une fois n'est pas coutume, c'est Akiko qui roupille quand je sors pour aller à la messe, - et qui roupille toujours quand je reviens (hihi). J'arrive tout juste à l'heure et assiste aux adieux émus du curé à certaines de ses ouailles qui préparent leur retour au pays.

Le retour se fait chaotique, parce que je maîtrise bien l'aller, mais j'ignore le nom du terminus de la ligne de retour (ce qui change tout) et navigue un peu à l'aveuglette avant de retrouver enfin le bon chemin. Ouf.
Non, la méthode petit Poucet ne marcherait pas dans le métro.

Puis nous nous faisons un après-midi musique et films, lorsque la tante d'Akiko nous appelle de deux étages au dessous pour nous dire que puisque nous n'avons plus rien à faire ce soir (un rendez-vous annulé) et que toute sa famille sera présente, nous pourrions descendre cuisiner le boeuf bourguignon promis au lieu d'attendre demain. Tant pis pour le tirami-sù pour lequel nous avons couru partout.
Nous descendons un peu tard (des impératifs incompressibles) et cuisinons comme des folles pendant quelques heures, pour obtenir un superbe bœuf bourguignon aux pommes de terre, qui épate tout le monde. Moi je me régale car c'est un plat que nous mangeons souvent à la maison et que j'aime énormément, eux se régalent car c'est un plat français. Ensuite nous sommes invitées à regarder la télé puis à prendre un bain à la japonaise, dans une salle de bain super équipée et bien confortable, et après avoir mariné pendant quelques délicieuses minutes, je sors de la maison où on s'est endormi devant la télé pour remonter chez Akiko, en passant par la fraîcheur du soir, si douce après un bain très chaud, et m'écraser au fond de mon lit. En effet, un bon bain bouillant qui active bien la circulation, ça assomme complètement.

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09 juin 2009

Mardi à Yokohama

Mardi matin, réveil, métro, boulot, MacDo, et départ pour Yokohama. Yokohama est une ville toute proche de Tôkyô que j’avais déjà visitée il y a 6 ans et que je tenais à revoir. On y trouve, les pieds dans l’eau, un énorme centre commercial et un parc d’attraction avec une grande roue gigantesque, roue qui occupe d’ailleurs une place importante dans le manga Honey and Clover que je recommande à tous ceux qui connaissent bien les mangas et apprécient le genre shôjo (manga pour fille). Il se trouve que l’auteure du manga apprécie beaucoup cette ville elle aussi.

Nous prenons le métro, et marchons – en magasinant – pour retrouver l’endroit qui nous intéresse.   

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En traversant un pont, lui-même sous une route qui est sous une route… Structures métalliques, voitures partout, et ça tient !    
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Comparé au centre de Tôkyô, Yokohama est très calme. Les trottoirs sont larges, il y a peu de passants, on a une impression d’espace semblable aux grandes places de New York.   

Nous trouvons une salle de jeux avec ses indispensables purikura et notre bonheur. Nous prenons des pauses débiles sur des fonds poilants et passons un certain temps à rajouter des idioties sur les images obtenues. Ça nous plaît tellement qu’on achète un double de la planche. Puis nous ressortons et reprenons notre route. Sur le bord du trottoir, devant un immense bâtiment couvert de marbre gris – et qui fait aussi beaucoup penser à ceux de New York – se trouvent deux statues en bronze, d’environ 50cm de haut, et représentant des jeunes filles habillées à la mode occidentale du XIXème siècle. C’est ravissant, on dirait du Degas.

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Nous trouvons la galerie commerciale et au bout de quelques minutes, alors que nous montons des escaliers roulants, je pousse des hurlements. Je viens de voir un magasin Build a Bear Workshop. Là où j’ai acheté un élan avec des bois qui clignotent et qui chante New York pour maman lors de mon séjour aux States. Là où on choisit son animal, on trouve le son qu’on veut lui donner, on choisit un cœur en tissus que l’on embrasse pour lui donner de l’amour, qu’on frotte sur sa joue pour lui donner un sourire et devant lequel on fait un souhait pour l’espoir avant de le faire bourrer à sa convenance par une employée qui glisse à l’intérieur un code barre qui permettra de retrouver sa peluche partout dans le monde si on la perd. Ensuite, on déambule dans le magasin et on trouve un animal de compagnie, des vêtements, des accessoires pour son “nouvel ami” et on l’enregistre sur Internet en lui choisissant un nom. En passant à la caisse, on reçoit un certificat de naissance.    
C’est génial comme concept.    
Nous faisons un tour et découvrons qu’ici il y a un rayon vêtements japonais : yukata, kimono, etc. Trop fort.    
Nous reprenons notre chemin et visitons différentes boutiques dont une spécialisée dans l’import où j’avais trouvé Klok il y a 6 ans. (Qui donc est Klok ??? Allez voir la galerie de photos sur les animaux de compagnie, il y tient une place de choix) Cette fois il y a du sirop de chocolat et des cookies américains, ainsi que des tartelettes B*nne M*man et quelques autres denrées françaises. Je me laisse tenter par l’Amérique, et Akiko par la France. Il faut dire que nous avons très faim et très mal aux pieds. Nous nous posons sur un banc et dégustons nos trouvailles.

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Après quelques autres kilomètres nous atteignons une des sorties, dont je me rappelle très bien car j’y avais déjà pris des tas de photo la dernière fois. Le parc d’attraction est de l’autre côté de la rue. 

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Nous rebroussons chemin après avoir admiré la tour / l’immeuble / le bâtiment en forme de demie-lune et retournons dans la galerie. Vu le temps qu’il va nous falloir pour rentrer et préparer du dîner, nous décidons de manger des okonomiyaki ici, dans le restaurant où je les ai découverts avant de rentrer.

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L’okonomiyaki, dont j’ai déjà parlé, est salé. Celui de droite n’est donc pas une sorte de millefeuille mais il est couvert de fromage fondu. C’est très perturbant, ici dès qu’on met une sauce ou du fromage sur un plat, on fait un dessins au râteau comme sur nos pâtisseries françaises !

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Trois vues aériennes de Yokohama, à l’endroit précis où nous sommes.

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Le splendide quatre mats qui mouille ici. Je l’avais loupé la dernière fois. Il est vraiment soufflant.

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01 juin 2009

14h50 dans les airs

13h40, après un réveil tôt le matin, un dernier rangement de bagages, et un faut départ (quand on change de continent, il est conseillé de prendre son passeport… si maman n’avait pas posé la question pendant l’aller n°1 en voiture, j’aurais été dans un beau pétrin!), puis un temps de patience, de pique-nique et de magasinage dans l’aéroport, je passe le portillon électronique sans encombre et entre dans un avion pas tout jeune, avec des écrans pas tout jeunes, des housses pas toutes jeunes et un service moyen. Mais bon, les critères de qualité d’un pays à un autre sont très différents, et quand on a les prix les plus bas du marché, on peut se permettre de se relâcher un peu.   
15h environ, on nous a servi un premier repas, je me bouche les oreilles, sors mon oreiller gonflable et dors un peu. Un luxe que je ne m’étais payé qu’une seule autre fois dans un avion ; j’avais alors 14 ans… Puis je me réveille pour voir arriver un autre repas, regarder un film américain, (le seul du voyage, le reste sera chinois), et après plusieurs heures, un micro-petit déjeuner, l’avion se pose. Il est 7h, heure locale. En France, il est une heure du matin.

Je suis à Shanghai pour une escale de 5h. Peu avant l’atterrissage, l’équipage est passé dans les rangées avec une machine qui envoie un rayon rouge sur le front de chaque passager, et contrôle la température du corps. Puis, une fois posés nous voyons entrer deux extra-terrestres Chinois par rangée, avec des combinaisons qui couvrent tout jusqu’aux cheveux, des gants et des masques, et qui re-contrôlent la température de chacun. On nous a donné un questionnaire sur notre état de santé en plus du papier d’immigration.    
Ayant laissé tomber l’idée du masque entre Paris et Shanghai, je décide de ne pas faire l’idiote et d’en porter un quand même dans l’aéroport, parce que les conditions d’hygiène en Chine ne sont pas réputées pour leur qualité. On ne sait jamais. Je me colle donc l’objet sur le visage, m’aperçois qu’on ne voit pas très bien avec puisqu’il remonte autour du nez, mais qu’en revanche on respire pas trop mal.    
Je descends de l’appareil, passe le contrôle sanitaire et la douane (tous les membres du personnel ont un masque, mais pour vérifier l’identité des passagers, on demande à ceux qui en ont de retirer le leur. Je me retiens de respirer pendant qu’on s’assure que oui oui c’est bien moi sur la photo.) et me retrouve dans la zone de récupération des bagages. Euh… Est-ce que je dois récupérer moi-même ma valise ? Tout ceux qui vont vers la zone de “transfert” ont des tas de valises avec eux. Et personne ne m’a dit que les bagages feraient le changement d’avion tout seul, mais personne n’a rien dit sur les valises en soute, en fait. A part que j’avais droit à 10 kilos de plus que ce que je croyais. Je cherche quelqu’un qui pourrait me renseigner, constate que les Chinois sont très relax sur le suivi des voyageurs et trouve enfin un endroit où on me répond que je dois aller au poste 6. Bon, je vais au poste 6, sans valise, attends sagement d’atteindre un guichet, voit que mon sac est en fait parmi quelques autres, à attendre sagement que je vienne me signaler pour qu’un monsieur en uniforme me le colle sur le tapis qui va vers mon avion. Tant de stress pour pas grand chose finalement !    
Ensuite je monte les étages direction la zone de transfert où je poireaute loooongtemps, loooooongtemps, marche un peu pour voir des boutiques de souvenir achalandées en pandas en peluche et vases ou objets “typiquement chinois”, une pharmacie vide (sans rire, 2 vendeurs, des vitrines partout et juste quelques boîtes sur chaque étagère. Rien à voir avec les nôtres !) et un poste de premiers soin avec des affiches sur la grippe A.    
A l’heure indiquée, je cherche ma porte d’embarquement, me pose des questions quand je passe des tas de portes qui ne sont pas de l’embarquement mais juste du contrôle de sécurité, et me rends compte que j’avais loupé LA zone de commerce, de l’autre côté du terminal.    
Ha ha.    
Là, je dois courir un peu pour ne pas être en retard, accélérer sur les 4 ou 5 tapis tout en admirant les étalages chamarrés avec des sceaux à graver en 5 minutes, des habits en soie, des chocolats et compagnie, et… arrive en avance devant ma porte. Au bout de quelques minutes on nous fait rentrer. C’est pas trop tôt, je meurs de faim, et j’ai hâte de voir arriver le repas. Notre avion est petit, et cette fois-ci, puisqu’il va vers le Japon où tout doit toujours être parfait… l’avion est neuf, les housses aussi, et le service irréprochable.    
On sent qu’on va vers un pays peuplé de gens exigeants.

Je ne saisis pas bien l’accent d’une hôtesse et me trouve chanceuse d’avoir un voisin gentil (sans doute japonais) qui m’aide à comprendre ce qu’on veut de moi, et me fait un signe de tête approbateur en constatant que je suis très polie, que je dis “oui s’il vous plaît”, “oui merci” etc.   
La petite télévision au-dessus des têtes diffuse des publicités et des reportages, dont un en France, avec des conseils aux touristes. Ca ne rate pas, la voyageuse de Lonely Planet découvre Paris et sa tour Eiffel, le château de Versailles et sa galerie des glaces, (avec une reconstitution de la vie de Marie-Antoinette, ben tiens !), puis Giverny, les châteaux de la Loire et la Champagne. Bien entendu, on fait une pause dans LE village où se trouve la coopérative d’un excellent champagne. On est à fond dans les clichés !    
C’est rigolo.

Deux heures plus tard, nous survolons le Japon. Nous passons au-dessus de plein d’îles au cœur vert foncé, cerclées de sable et entourées d’une eau outremer. C’est magnifique, et puisque je suis près du hublot je m’en mets plein les yeux avec enthousiasme. Dommage, mon A.P.N. est rangé dans la soute. J’en profite d’autant plus. Je constate que les zones de montagne sont toutes couvertes de forêts, que le moindre mètre carré horizontal est occupé par des champs, généralement des rizières dont la couleur oscille entre le vert foncé et le brun, et qui reflètent le ciel… un miroir qui serait moucheté de vert. C’est beau. Nichés entre les champs, des villages, et bientôt de grandes, immenses villes se tassent autour des cours d’eau, très nombreux, et brillent en argenté sous le soleil.   
Nous approchons de l’aéroport, je constate que les Japonais aiment le golf. Vu la quantité, ça doit même être une véritable passion !    
Je remplis mon petit papier d’immigration, remets mon masque enlevé pour déjeuner, et trépigne d’impatience. Je passe le contrôle sanitaire (très, très cool comparé à la Chine), récupère ma valise, tente de passer la douane, ah, non je dois remplir un petit papier où je dis ce que j’apporte et chez qui je vais, passe, sors, et… attends.    
Cherche.    
Attends.    
Et finalement retrouve ma meilleure amie, que je n’ai pas vue depuis 2 ans et 3 mois.

Grandes retrouvailles. Discussions joyeuses, retour en train (difficile d’appeler ces véhicules des métros vu leur taille et le fait que beaucoup, beaucoup circulent à la surface) qui prend des heures, et arrivée vers 19h30, heure locale. Je suis moulue, mais très impatiente de déballer tous mes cadeaux, ce que je fais, remplissant la table basse de tout un tas d’objets en tous genres.   
Nous mangeons ensuite devant la télévision, et nous couchons bien tard.

Je suis arrivée au Japon. Enfin

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21 mars 2009

Je récidive

Paris0320_001

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Motif original (donc non libre de droits merci). Ce qu'on ne voit pas bien sur la version colorée, c'est que le vert amande est pailleté et que les contours sont dorés.
Trop la classe.

(Le premier qui me dit que les couleurs ont bavé je le colle avec de l'encre de chine, un pinceau taille unique et un motif tout en rondeurs à décalquer et remplir, et je reste à côté en faisant ma maniaque "Attentiooon tu vas dépasser là! ... Non pas comme ça! ... Mais, mais mais, c'est une bavure là?!" Et je le secoue un peu comme Gribouille l'a fait en venant me coller ses mignonnes petites pattes avant sur mon dos.
On verra qui bavera le plus.
Mais je sais faut que je m'améliore.)

Posté par Nitt à 20:44 - Quand je ne fais rien... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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