Les Niouzes de Nitt'

Le blog vitaminé... et un peu disjoncté de la fille qui se prend pour une prof, fait des tas de trucs avec ses doigts, aime bien manger et imagine que sa vie est trépidante et donc bonne à raconter.

14 décembre 2008

Mon dernier jour à New York

Dimanche 14 décembre. J'ai 25 ans et 13 jours. Et je passe ma dernière journée dans la plus belle ville du monde.

Le matin, vers 8h30, la femme de ménage débarque en train, on va donc profiter de l'occasion pour me déposer à la gare en même temps.

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Lever de soleil depuis le train.
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Ca, c'est le côté chienne de vie. Un réveil à 7h pour mon dernier jour de rêve, c'est nul. Cela dit, je vais pouvoir profiter plus longtemps de la Grosse Pomme, enfin quand même un grand bout parce que je vais être récupérée par Mme Great qui va passer la journée sur place avec ses filles. Je sais donc qu'en fin d'après-midi, je dois m'attendre à un coup de fil pour me dire "nous sortons du spectacle, sois à telle heure à tel endroit." Ce qui veut donc dire que je ne peux pas rentrer vers 8h comme j'en ai pris l'habitude et que je vais devoir courir. En revanche j'ignore que Kerry ne prend que ses filles avec elle, et donc je m'attends à un retour sportif en voiture, du genre "Nitt? Tu pleures? Niiiiitt, tu pleures? Pourquoi tu pleures? Niiiiitt! Mamaaaaan, Nitt elle pleure! Pourquoi tu pleures Nitt? Eeeeeh Niiiiiiiiiitt!"... chouette perspective.

Mais avant ça, j'ai des taaaas de bonnes et belles choses à faire.
Un tour chez Borders, au Madison Square Garden, pour trouver Wicked en livre. J'ai trouvé le premier tome et une suite dans un autre Borders et n'ayant pas eu le temps de les acheter (une histoire d'emploi du temps et de queue trop longue) je tiens à trouver tout ça et à me le procurer.
Je tournicote, fais des ronds, des petits ronds, encore des ronds toujours des ronds et finis par trouver... le premier tome. Pas plus. Snif. Mais c'est mieux que rien. Je me saisis donc de Wicked, de deux babioles pour la famille, et passe en caisse.
Je sors, me dirige vers ma paroisse américaine préférée, et puisque j'ai beaucoup d'avance vais me promener dans Madison Square Park, où, puisque le temps est splendide, je prends des tonnes de photos partout. Je tiens à ne pas oublier ce dernier moment ici. A graver le tout dans ma mémoire et sinon dans de l'argent, dans une puce numérique qui est en fait bien plus fidèle que ma mémoire.

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L'angle de la 7ème avenue et de la 23ème rue, avec vue sur le Chelsea Hôtel, connu pour ses sculptures extérieures et son escalier en fer forgé.

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Pas de stalactites, des chaînes argentées. Du plus bel effet.
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Les cabanes dans les arbres de Tadashi Kawamata. Au début de mon séjour je m'amusais de leur construction, les voici dans toute leur splendeur. Et avec des locataires siouplé! Regardez bien, la photo de droite, en bas à droite! Ce ne fut pas la seule cabane occupée!

Après avoir bien profité de la vue sur la place qui fait face au Flatiron, je prends Broadway vers le sud et longe ce dernier, succombe devant une lumière mââgnifique qui fait ressortir toutes les sculptures du bâtiment, et prends ensuite vers ma droite, c'est à dire vers l'ouest, avant de remonter (encore un coup à droite) vers la 23ème rue et la messe. Ma dernière messe newyorkaise.

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Fleur de Sel? Ca vous dit quelque chose hein? Allez voir ,  et attendez aussi la suite de ce billet, ça va vous intéresser...
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L'église Saint Vincent de Paul fondée en 1857 et le bâtiment qui la jouxte sur son flanc droit.
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Deux saintes qui me touchent particulièrement : Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, et Sainte Anne, ma sainte patronne (eh oui, j'ai un prénom pas croyable mais une sainte patronne bien connue, en fait!)
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La crèche, enfin.

A la sortie, je demande une bénédiction pour quelques menus objets acquis pendant mon voyage (non, vous ne saurez pas quoi avant Noël, j'ai des yeux et des oreilles à éviter d'ici-là), remercie le père pour ces trois mois spirituellement riches grâce à lui, et sors en larmoyant, direction... Le Bar Breton.

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A gauche, derrière les reflets, la crèche d'une boutique. A droite, derrière les reflets, Rob.

Je fais vite et suis très à l'heure pour retrouver Rob, à qui j'ai demandé ce grand service de me tenir un peu compagnie pour ma dernière journée sur place, où je me sens fort capable de pleurer bêtement. Avec lui je sais que j'ai plus de chances de rire qu'autre chose. Je suis donc bien à l'heure, oui, mais lui n'est pas là. Dimanche dernier, on s'était loupés bêtement pendant 20 minutes parce qu'on s'était pas vus au carrefour, là on a fait exprès de se donner rendez-vous au restaurant, et y a pas, il est pas là, je le vois pas.
Lui non plus ne me voit pas, alors qu'il est assis au bar, à l'intérieur, et il nous faut 15 minutes d'attente, que j'occupe en commençant la lecture de Wicked, et un coup de fil, pour se situer l'un l'autre.
J'vous jure.
La faute à pas d'bol, comme qu'il dirait.
Il m'a accueillie dans le "vrai New York, celui du jazz" dimanche dernier, je l'accueille en Bretagne. Il découvre les galettes et crêpes, je découvre le mélange des goûts français et américains autour d'un plat breton traditionnel. On rigole beaucoup grâce à un serveur qui passe son temps à nous apporter des plats qu'on n'a pas commandés, on demande à voir le chef que je félicite et à qui je souhaite une grande réussite de son petit restaurant déjà bondé, puis mon nouvel ami et moi optons pour la visite du Whitney qui expose des artistes américains.
Le Whitney, dans l'Upper East Side, est... un musée moderne. Architecture moderne et carrée, escaliers qui rendent clostrauphobes, un peu de Andy Warhol (j'ai vu un 9 Jackies fort sympathique) et... euh... des oeuvres modernes. Du figuratif, de l'abstrait, du moderne quoi.
Nous redescendons après un petit tour au dernier étage pour aller voir une expo très ludique et assez intéressante (passionnante pour tous ceux qui font un peu de mécanique et qui aiment les mobiles, puisque l'expo portait sur le créateur du concept en art) de Alexander Calder, encore un qui a vécu à Paris, et au milieu d'improbables jouets qui ne servent pas tant à jouer qu'à faire mumuse avec des trucs qui bougent tout en "faisant de l'art" je me délite devant une vidéo de Josephine Baker qui chante J'ai deux amours. Cette chanson, c'est celle que j'ai utilisée pour mon tout premier cours de français, il y a deux ans bien sonnés maintenant. Josephine Baker, la scandaleuse chanteuse au déhanché incroyable et qui ne portait que des bananes sur scène, j'ai fait de nombreuses recherches sur elle et je connais son parcours américano-français. Cette femme et moi n'avons rien en commun, juste une chanson. La trouver virtuellement là pour mon dernier jour dans la ville que je préfère à Paris, c'est quelque chose. Même si elle chante qu'elle n'aime que son pays et Paris. Je pourrais chanter pareil mais en disant "mon pays et New York (et Tokyo)"...

Et puis... et puis l'heure tourne, Rob doit retrouver des amis, et le soleil commence à se coucher, je dois courir à l'Empire State Buiding où j'ai décidé de monter parce que tout de même, avec tous les films que j'ai vus et qui ont un rapport avec l'observatoire de cet immeuble de légende... ce serait dommage de ne pas aller voir.
On se dit donc au revoir, et pendant d'interminables minutes j'attends un métro en me retenant de pleurer. Je déteste les adieux, encore davantage quand je suis pressée et que les transports en commun trainent.
Je jaillis du métro à la nuit tombante, repère l'ouest (fastoche, le ciel est noir d'un côté, rougeoyant de l'autre), me précipite dans le gratte ciel le plus connu de la ville et découvre l'intérieur de la bête. Avec des échafaudages.

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L'entrée, "un chef d'oeuvre d'art déco"... et d'assemblages tubulaires. Pour le moment.
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Ci-dessus en trois photos, le premier niveau, avec la looongue file pour les tickets, mais j'ai de la chance, en général la file continue jusque sur le trottoir. Ca me fait environ 1km et beaucoup d'heures d'attente en moins. Vaut mieux, j'ai pas beaucoup de temps devant moi. Ici on vous distribue un tarif : montée seule, 20$, ticket + carte panoramique de NY = 28$ et si vous voulez en plus l'audio-guide (13 fois 3 minutes de blabla disponibles dans toutes les langues) c'est 8 de plus. Mais comme on est sympa, on vous fait un forfait.
Arglp.
La file avance régulièrement, je finis par atteindre le poste de sécurité avec portail magnétique, bagages passés aux rayonziks (je commence à avoir l'habitude) où on m'arrête à cause d'un truc que j'ai dans mon sac. Vérification faite, je ne tuerai personne avec ça, j'ai le droit d'avancer et on ne me confisquera pas mon cadeau, à l'inverse de nombre de photographes qui ont dû laisser leurs trépieds dans des sachets étiquetés... Un peu plus loin, bouchon, c'est le poste des photos. On prend un cliché de vous devant un écran vert et roulez jeunesse, vous récupérez un ticket avec le numéro de la photo que vous pourrez acheter à la sortie. Autre file d'attente au bout d'un couloir, nous atteignons le premier ascenseur, qui monte au 80ème étage en quelque chose comme 30 secondes (25km/h) et qui est commandé à distance. Il y a des agents un peu partout qui commandent deux ou trois ascenseurs chacun, qui les remplissent et les vident au gré des allers-retours, et vous souhaitent de profiter de la vue en appuyant sur le bouton de leur télécommande. C'est hallucinant.
Sur l'écran digital au-dessus de la porte, on voit [2] [3][5][10][20][30][40][50][60][70][75][76][77][78][79][80].
Et puis on sort pour trouver un autre ascenseur de l'autre côté de la boutique du Building, où tout le monde se prend en photo devant le vitrail art-déco éclairé de derrière, et nous atteignons enfin le 86ème étage. Sans la file d'attente, l'ascension a duré 45 secondes. Porte localisée, on se retrouve à l'extérieur de la baie vitrée, dans un vent assez fort, tout en haut, au dessus de ça :

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Au sud : Madison Square Park dominé par la Metropolitan Life Tower
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A l'est : l'East River
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Nord-est : le Chrysler Building non loin de Grand Central Station
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Souvenir de film : "Excusez-moi, vous êtes Annie?"
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Retour sur l'est et le sud-est
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East River
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Sud : la bande lumineuse tout droit c'est la 5ème avenue, qui croise Broadway (en diagonale) aux pieds du Flatiron
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L'hudson
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"C'est vous Annie?"
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A gauche de la lumière rouge, (agrandissez l'image vous verrez mieux) un gros batiment carré avec un circulaire derrière, c'est Madison Square Garden, le Bercy newyorkais, le bâtiment au premier plan et devant lui c'est l'Hôtel Pennsylvania, les deux recouvrant Penn Station (ouais, là où je débarquais) et le bâtiment à droite, au premier plan, c'est Macy's.
Nous surplombons les 33ème et la 34ème rues.
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Herald Square, juste en dessous de nous, le croisement de Broadway et de la 6ème avenue, avec le sapin lumineux de Macy's. J'ai pris un nombre incalculable de photos dans l'autre sens, c'est à dire là en bas, en regardant vers la pointe où je me trouve...
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Chemin de lumière dans un quartier qui doit être réservé aux affaires et au shopping, Broadway monte vers le nord et...
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vers Times Square. (Nord ouest)
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Nord
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Nord-est
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Ni nord, ni sud... "au-dessus"!
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- Et lui c'est comment?
- Howard.
- Bonjour Howard!
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Nord-est avec la 5ème avenue...

Je n'ai vraiment pas beaucoup de temps devant moi, et donc après avoir pris des photos de tous les côtés (y en a 4)(des côtés, pas des photos) je refais la file pour l'ascenceur vers le 80ème et sa boutique de luxe, où je passe en coup de vent, juste le temps de quelques photos :

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L'anecdote de l'ascenseur : avant de monter, j'ai suivi un groupe d'asiatiques, deux filles et un garçon, qui ressemblait énormément à ma meilleure amie il y a 10 ans. Dans l'ascenseur je les retrouve et quand je tente de prendre une photo du marbre (ci-dessous) au fond de la cabine, ils se poussent. Convaincue d'être face à des Japonais, je les remercie dans leur langue. Ce qui les fait réagir d'une façon que je n'attendais pas "eh, elle a dit "Arigatô"!". Je m'interroge, m'aperçois qu'il manque la formule de grande politesse, et récidive.
La bilingue du groupe se penche (y avait pas besoin, j'avais 10cm d'avance sur elle) et me dit : "Nous commes Coréens."
Wouuups! Incident diplomatique à 12h!
Je me rattrape aux branches en lui demandant, après de plates excuses : "Mais comment faites-vous la différence physique, vous???"
Akiko, ne lis pas ce qui suit.
Elle me répond : "Les Coréens sont beaux."
Diplomatiquement, je lui réponds "Ah! Voilà! Je m'en souviendrai!"
Donc maintenant vous savez comment distinguer deux peuples extrêmement proches génétiquement et géographiquement (mais pas plus hein, attention) : les Coréens sont beaux, les Japonais sont magnifiques.

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A la sortie, ayant eu un morceau de conversation téléphonique avec Kerry au sommet du Building, je me précipite sur Broadway où je rentre façon courant d'air dans toutes les boutiques de souvenirs que je trouve, afin de retrouver LA boule à neige que maman veut m'offrir, mais que je dois me procurer pendant que je suis encore là. Je cours, je trotte, j'explique que non, y a pas LE globe que je cherche, merci, une autre fois peut-être, et recommence.
Je la trouve à Times Square, enfin, et vu que je suis un peu en retard et loin du point de rendez-vous que j'ignore encore, la communication ayant coupé alors que je passais quelques 5 mètres en dessous du relai téléphonique le plus haut de la ville, je décide de prendre le métro. Achète une carte, entre, appelle Kerry.
Erreur. Le métro fait nord-sud et moi j'ai besoin d'aller au nord-est. Kerry est arrivée à destination et refuse de m'attendre les 45min dont j'aurais besoin pour ralier le point de rencontre et sa voiture depuis la sortie de métro. Une minute de réflexion et une solution (pourtant super simple, mais pourquoi n'y ai-je pas pensé???) est trouvée. Je vais ressortir et prendre un taxi. Ce que je fais.
J'ai retenu l'adresse de travers, mais ça tombe très bien lui m'a comprise de travers et m'emmène, alors que je larmoie en regardant New York pour la dernière fois, pile au bon endroit.
Je revois les parents de Kerry, leur dis adieu, récupère un pique-nique de fortune, et nous rentrons dans la voiture.
LE truc qu'il ne faut pas faire, alors qu'on a à bord une personne un peu sensible qui se trouve dans un endroit qu'elle aime plus que de raison pour la dernière fois avant... elle ignore quand, c'est de la regarder, et de lui dire de la part de la ville "Au revoir!".
Voilà, nous sommes lundi 22 alors que j'écris ceci, et ça me fait encore pleurer. Mais sur le coup je suis courageuse, et je ne fonds pas totalement en larmes. Je m'accroche à toutes les pensées heureuses du jour, les rires, les bonnes blagues (comme quoi les amis c'est inestimable), et après quelques miles mange mon oeuf dur, mâchonne un bout de pain et attends l'avion.
L'avion qui me ramènera à la maison.



11 décembre 2008

Mal aux pieds

"Mal aux pieeeeds aïaïaïe!", dit-elle en sautillant plus qu'elle ne marche, en descendant de son train de la Long Island Rail Road. Elle s'est endormie dans le train, comme souvent, mais l'autre élément contre lequel elle ne pouvait pas lutter, c'était l'eau dans ses bottes. Journée pluvieuse et longue, très longue à Manhattan ; bottes en daim, belles mais comme d'habitude perméables : fichue boutique incapable de vendre des bottes avec lesquelles on peut marcher, être au chaud et à l'abri de la pluie, et encore moins pour une somme raisonnable...
Pendant le retour en train, retour qui a duré une heure, la peau de ses pieds a eu le temps de boire toute l'eau qui faisait des bulles quand elle marchait à New York. Résultat poser un pied par terre devient un défi digne de celui de la petite sirène, la vraie, celle d'Andersen, qui souffrait le martyr chaque fois que ses nouveaux pieds touchaient le sol. Enfin presque, mais vivement la voiture, la maison, et une douche chaude.

***

Il est 8h du matin, le réveil sonne. Un bïïïp aigu, désagréable, insupportable mais qui a le mérite de la tirer du lit. La lumière blafarde d'une journée de pluie pénètre par le soupirail et l'éblouit, comme tous les matins. Aujourd'hui on l'envoie à New York, ce sera son avant-dernier jour, et si elle compte bien en profiter, elle ne sait pas trop comment elle y parviendra vu que la nuit a été trop courte. L'envie de se glisser sous les couvertures encore chaudes de sa chambre trop froide est tenace. Une heure et demie plus tard, on la dépose en voiture devant la gare du bourg voisin, avec la mission impossible d'acheter un billet de train et de prendre le-dit train en à peu près 2min30. Ou moins.
Mission accomplie. Pour une fois, elle a daigné courir un peu. A Paris, elle a pour principe de ne pas courir après les métros. Mais là, le contexte est tout autre et la fréquence des trains nettement moindre.
Un changement après quelques minutes, et la voilà assise prête à définir son itinéraire de la journée. Elle saisit son guide et cherche frénétiquement le marché sur lequel elle a lu quelque chose il y a trois mois, qui est un incontournable et qu'elle a systématiquement raté depuis qu'elle est ici. Le voilà enfin. Elle se plonge dans son livre et le rangera au moment de sortir du train bondé, à Penn Station.
Elle se dirige vers Herald Square où elle ouvre son parapluie, descend Broadway vers le sud et Union Square où se tient, comme chaque mercredi, vendredi et samedi, le Union Square Greenmarket, que le guide vente tellement qu'elle s'imagine arriver dans un marché immense, mouvant, magnifique, rempli de stands mémorables.

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En chemin elle trouve des manalas, pâtisseries de Noël alsaciennes...

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Union Square, voilà, elle y est. Quelques stands se battent en duel, les chalands ne sont pas particulièrement nombreux et essaient d'éviter les flaques des trois allées du marché. Les vendeurs ne semblent pas frigorifiés, il fait d'ailleurs bon aujourd'hui, mais la pluie les rend silencieux.
C'est ça le Greenmarket? Trois hypothèses : 1) le guide se plante ou vieillit 2) Le marché n'est intéressant que quand il fait beau 3) la proximité du marché de Noël, juste de l'autre côté de la place, et les travaux entre les deux ne laissent que peu d'espace pour un ersatz de marché de proximité. Mais il garde un petit côté typique.

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Elle découvre des chapeaux de catherinette des marchandes de confiture...
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Alors que l'eau commence à s'infiltrer dans ses bottes, elle traverse le petit marché, la place, et rejoint le marché de Noël qui s'ouvre tout juste.

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Après un petit tour dans le "Holiday Market" elle fait demi-tour vers le Greenmarket et le petit bout qu'elle n'a pas encore vu, puis se dirige, en ouvrant ou fermant son parapluie au gré du vent et de la pluie, vers Park Avenue, et rejoint la 5ème par une rue transversale où elle s'étonne de l'étrange façon dont on gare les voitures à New York.

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Elle s'amuse des vitrines de banque ou de magasin de jouets, dans lesquelles il y a de l'humour ou du français...
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Elle retrouve Madison Square Park avec ses décorations de Noël au pied du Flatiron, puis, dans la 5ème, le Bar Breton où on sert des petits déjeuners. Les prix ont l'air sympathiques, elle pense à un dimanche qui arrive et où elle serait candidate pour une bonne galette... Là, il n'est que midi moins le quart, et elle a apporté avec elle de quoi tenir toute la journée sans dépenser un rond. Enfin, un rectangle, puisque les dollars se trouvent encore sous la forme de billets (plutôt encombrants, mais ça elle ne le dira pas aux Américains...). Elle continue donc sa route vers le Nord, avec des pieds qui commencent à mouiller sérieusement, mais protégés du froid par des chaussettes de laine. C'est déjà ça.

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Elle retrouve son grand copain l'Empire State Building, dans un manteau à la couleur du temps (ouh le copieur) et continue à remonter la 5ème vers la bibliothèque municipale, et après avoir grignoté des réserves et acheté une bouteille d'eau aromatisée, parce que saucisson et tuiles saveur indienne sans eau c'est impossible à avaler, tombe un peu plus loin sur une boutique qui l'attire irrésistiblement. Elle ne dira ce qu'elle y a fait après la fête de la Nativité, parce qu'elle ne veut pas gâcher une bonne surprise. Mais mettra les photos dès que possible avec un lien pour les voir au bon endroit, tout du moins c'est ce qu'elle se dit au moment où elle craque sur un objet parfait pour quelqu'un qu'elle connaît...

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Elle retrouve le Rockefeller center, où elle se rend parce que plusieurs lecteurs - qu'elle ne nommera pas, ce n'est pas son genre - ont réclamé des photos d'un célèbre sapin. Vu le temps pourri, elle sent qu'elle en a encore pour un moment à tournicoter dans le quartier afin d'avoir des photos de nuit, qui promettent d'être meilleures. Mais le spectacle est déjà intéressant.

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"Liberté Egalité Fraternité" à gauche, les Channel Gardens à droite.

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Alors qu'elle prend des photos de petite fille qui fait patiner sa poupée et de gusse qui frime sur ses patins, elle entend un commentaire derrière elle, en anglais : "Regarde! Elle vient d'acheter sa poupée chez American Girl, et maintenant elle la fait patiner!" Cela lui rappelle qu'elle était venue aussi découvrir le magasin American Girl, très réputé pour ses poupées incroyables et tous les accessoires assortis. Un peu comme un magasin pour les animaux, sauf que là on vend tout pour les poupées, que l'on peut même asseoir à côté de soi dans le café du magasin. Elle se renseigne, prend quelques photos et trouve la boutique, qui ne paie pas de mine de l'extérieur, mais qui à l'intérieur témoigne d'une douce folie américaine.

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Au milieu du Channel, elle admire les frontons des bâtiments français (gauche) et anglais (droite)
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D'abord, les filles qui circulent dans cette boutique sont toutes habillées chic, on les sent de familles très à l'aise. Ensuite, la boutique présente ses articles exactement comme s'il s'agissait de vrais vêtements ou articles de mode. De plus, certains vêtements sont proposés en tailles réelles et tailles poupées. Comme ça, "mamans et fifilles" peuvent, en plus de se ressembler grâce au très large choix de carnations et de couleurs de cheveux, s'habiller pareil. Après, il y a un hôpital pour poupées. On trouve un musée qui retrace l'apparition de chaque poupée avec son histoire, les livres assortis etc. ainsi qu'un DVD fraîchement réalisé, avec Stanley Tucci dans le rôle du papa. Là, elle est tellement estomaquée devant ce qu'elle voit qu'elle se lâche en photos, et vu le nombre, elle se promet de ne les mettre qu'en petit format sur le blog, pour ne pas rajouter trois mètres à la page d'accueil déjà longue du-dit blog.

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A côté du café, elle croit halluciner devant le porte poupée des toilettes...

Elle ressort de la boutique avec l'intime conviction que les Américains ne savent pas faire les choses à moitié, et qu'ils sont capables de vouer un culte à n'importe quoi, ainsi que de mettre des montagnes d'argent au service de ce fameux n'importe quoi. Non loin de là, toujours dans la 5ème avenue, elle trouve des vitrines amusantes et tente de les prendre en photo entre deux parapluies, deux mamies, et deux appareils photo.

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Elle s'amuse de voir passer, au dernier plan d'une vitrine hippie, un dinosaure qui fume un joint...
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Elle redécouvre en face d'elle, la porte du bâtiment anglais du Rockefeller Center, avec au-dessus de la porte le blason de l'ordre de la jarretière, avec sa devise en français, prends encore quelques vitrines extravagantes en photo et décide de rentrer dans la cathédrale Saint Patrick afin de faire le plein physiquement et spirituellement, car elle se souvient qu'en semaine le Saint Sacrement est exposé dans la chapelle du fond tous les après-midi. Cela lui rappelle la Cotellerie, endroit fort sympathique où elle a passé beaucoup de temps ces dernières années, si ce n'est qu'ici elle affaire à la plus grande église catholique gothique du continent. Et cette fois-ci, elle fera une petite folie et osera prendre la Pietà en photo... elle est si belle!

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L'autel dédié aux saints polonais.

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La magnifique crèche grandeur nature.

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La porte, dedans, dehors.

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Il est trois heures quand elle sort de la cathédrale, et après la restauration de l'âme s'attache à restaurer son corps qui crie famine, encore. Elle a réussi à ne pas s'endormir pendant l'adoration, et maintenant, grâce au gros échaffaudage qui entoure Saint Patrick, elle réussit à ne pas se faire trop mouiller le temps de manger un peu. Elle commence à faire comme les hobbits et à multiplier les repas dans la journée... Puis elle reprend son chemin, direction un magasin qui fait fureur ici et où elle veut acheter un article pour sa mère, à cause du logo de la-dite boutique : un élan.

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Ayant pris un malheureux cliché dans la boutique elle se fait alpaguer par une vendeuse qui lui annonce que les photos sont interdites chez Abercrombie. Cette fois-ci, elle ne voit vraiment pas pourquoi et décide de conserver sa photo. Y a pas de raison. Elle range cependant son appareil et fait tous les étages du magasin, en suffoquant sous l'odeur beaucoup trop forte de parfum pour homme qui y règne, et en grimaçant devant les statues et fresques "à la gloire de l'Homme" qui au lieu de mettre en valeur le corps masculin, auraient plutôt tendance à en faire un objet, façon publicités de JP Gaultier. Beurk. On cherche visiblement à exploiter la testostérone ici, et on s'y prend de traviole, ce qui n'est pas du tout de son goût à elle, qui sort d'une demie-heure d'adoration devant le Dieu fait Homme...
Elle se rappelle, alors qu'elle cherche la sortie en regrettant les prix exhorbitants, de ce mercredi d'il y a trois mois où en passant devant le magasin elle avait vu des hordes de filles se faire prendre en photo au bras d'un mannequin torse-nu qui était dans le sas de la boutique. Déplorable démarche commerciale. Après s'être trompée de porte et avoir failli entrer dans un placard, elle trouve la véritable sortie, avec son sas, et... un mannequin torse-nu. Dehors, il doit faire dans les 14°.
Au secours.
Elle se précipite dehors et respire l'air pollué de la ville à pleins poumons comme si elle avait croisé un putois d'un peu trop près, et passera un certain temps à grimacer en percevant une persistance de l'odeur d'abord dans ses poumons, et ensuite sur son sac à main en toile...
Après un petit détour du côté de la 6ème avenue, elle revient au Rockefeller Center, toujours sous une pluie fine mais dense qui traverse à peu près tout, et redescend la 5ème avenue, en faisant une pause devant une animation du bâtiment qui fait face au Channels Garden, avec musique à donf et flocons de neige qui clignotent... Et après avoir pris une photo de son grand copain, elle retrouvera la gare et son train pour s'y endormir en rentrant chez elle.

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Priviou

Pour les grands zimpatients qui attendent avec impatience la photo du sapin du Rockefeller Center, je me suis dit "soyons bonne, en plus j'y suis allée deux fois exprès pour eux, je vais la leur donner tout de suite." En revanche pour le reste (à savoir... les 146 autres images du jour), eh bien vous allez devoir attendre un peu.

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De jour...
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De nuit!

Et je viens de tomber sur un blog qui va vous intéresser, tenu par un couple belge qui après Montréal visite New York. Ils ont un bon coup d'oeil et de très jolies photos. Faites-y un tour vous ne le regretterez pas!

07 décembre 2008

Blue Note et Guggenheim

Bonjour bonjour,

Je vais eskeuprès poster ce billet sur la date de dimanche 7, afin de garder un semblant d'ordre chronologique. Ce sera plus facile pour tout le monde.
Dimanche, dimanche fut une très chouette journée. En commençant par la messe, bien sûr, puis, après une attente de 20 min (ouais,quand on retrouve des gens à un carrefour, il faut dire où au juste précisément avec minutie sinon ça marche pas bien!), j'ai retrouvé Rob, rencontré à Thanksgiving, qui avait eu l'excelllllleeeente idée de me proposer d'aller écouter du jazz, ce que je n'osais faire toute seule.
Ben il a eu une autre excellllleeeeente idée, quand j'ai choisi d'aller dans un brunch-jazz plus mieux pour la musique que pour la bouffe (choix difficile) et m'a emmenée dans l'East Village, au sud-est de Chelsea, et nous sommes allés (en taxi, comme tous les Newyorkais)...
au Blue Note.

Mais qu'est-ce qu'il a de si particulier le Blue Note? Vous demandez-vous.
Mais si, je vous vois chuchoter frénétiquement, surtout toi, là, dans le coin au fond à gauche.

Le Blue Note, c'est un club quasi historique. Enfin non, historique tout court.
Je l'ignorais sur le moment, même si le nom du bar me disait furieusement quelque chose tout du long, et c'est mon guide qui me l'a redit. N'avé oublié.
Le Blue Note a vu jouer Tony Benett, Natalie Cole... et Ray Charles.
Je me suis rendue dans un des bars où Ray Charles allait jouer quand il était à New York.
Et en plus, la musique était très bonne.

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Vous comprendrez que là, y en a un qui a gagné ma gratitude éternelle, et sans faire exprès, le pauvre.
Mais bon, quand on me prend par la corde sensible, à savoir celle de la zik (y en a plein d'autres hein mais celle-là elle fonctionne bien) faut s'attendre à ce genre de réactions.

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Une petite photo du quartier estudiantin de New York...

A la sortie, nous prenons le métro direction l'Upper East Side, très haut, pour découvrir (enfin moi je découvrais) le musée Solomon R. Guggenheim.

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"Le chef-d'oeuvre architectural du XXème siècle, qui vaut à lui-seul le détour."
Euh... Ben oui, en fait, oui!

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Et ensuite, photos interdites. Tout le monde bombarde, mais j'ai un défaut, c'est que j'ai été trop bien élevée.

Le musée est spécialisé dans l'art moderne, les expositions d'art moderne, et quelques tableaux fichtrement intéressants comme La Repasseuse de Picasso (y en a d'autres, mais celui-là est très célèbre car il précède la période cubiste tout en l'annonçant), un portrait et une toile intitulée Devant le Miroir de Manet, un Braque magnifique, quelques sculptures de danseuses de Degas, une Vache Jaune de Kandinsky, qui a une place de choix dans ce musée, et quelques Chagall. Et puis il y a des expositions temporaires. Nous suivons le conseil de mon guide qui dit "prenez l'ascenseur jusque tout en haut de la spirale - autour de laquelle s'articule tout l'ensemble - et descendez". Nous découvrons donc des expos pas franchement passionnantes, et heureusement qu'on était deux à visiter, parce que c'est bien plus sympa de tourner la tête dans tous les sens à deux et de discuter autour d'une toile qui devrait déclencher des torrents d'émotions et qui en fait ne déclenche rien du tout. Au moins, là, on peut rigoler. Dans le genre : "- Pourquoi n'ont-ils pas pris la vache jaune de Kandinsky pour la Vache Qui Rit? Elle rigole aussi! - Parce qu'elle a des bleus, elle a l'air malade."

Une fois dehors (ce fut court mais bon, c'est le jazz ou les tableaux hein?) nous nous dirigeons vers l'appartement de Lida, qui m'avait prêté des cartes pour entrer dans les musées que je voulais, et à qui je devais les rendre, mais comme mon compagon de route est complètement gelé, nous trouvons d'abord un café style années 90, au couleurs flashies et avec un serveur attentionné qui nous sert des chocolats chauds que même dans vos rêves les plus fous vous n'y croyez pas. Tasse énorme, chocolat bien chocolaté avec du vrai lait (ouaiiiiiiis!) montagne de chantilly et zig-zags de sirop de chocolat par-dessus, avec, suprême surprise, sous la chantilly, de la guimauve.
Moi je suis pas fan, mais visiblement y en a qui trouvent ça super bon.
Et puis on en profite pour déguster des financiers aux amandes, envoyés par ma môman, que cest un poême à soi-tout-seul ces trucs-là. Et Rob apprécie la poésie en question. La tête d'un Américain qui découvre une des merveilles de la cuisine française, ça vaut vraiment le détour! (Et puis quel Français rechigne à épater quelqu'un avec des spécialités de chez lui? Hein?)

Nous reprenons la route direction chez Lida, j'y découvre que chaque immeuble des quartiers chics de cette ville de fous a son propre service de blanchisseur, situé dans les sous-sols, pour "la simple raison" que les gens ont peur de se faire voler leurs affaires en les déposant chez un blanchisseur lambda.
Hallucinant.

Puis nous prenons un taxi direction la gare, où je prends mon train en me demandant comment faire pour rentrer en taxi (on ne peut pas me chercher ce soir) alors que je n'ai pas assez de sous pour un taxi. Et pas envie d'en prendre un, zut.
Je décide alors de faire une grande imprudence, ne faites jamais comme moi parce que c'est super dangereux, je décide de rentrer à pieds. La maison est loin, il n'y a pas de lampadaire sur la route, pas de trottoir, la neige tombée cette nuit a durci pendant la journée... je me lance. Oui, je sais, je suis totalement inconsciente, mais j'assume. Et je suis "aidée" enfin plutôt "pas aidée" par le fait que je fais une confiance aveugle - sans jeu de mot - à mon ange gardien et mon grand-père.
Après quelques kilomètres la Providence me sourit sous la forme d'un monsieur qui arrête sa voiture et me demande s'il peut me conduire quelque part.
Oui, je sais, je suis totalement barjo. Mais je suis adulte, vaccinée et je suis au courant, je vous ai dit.
Une prière à mon ange et à mon grand-père, je rentre dans la voiture de Joe, Paraguayen immigré aux States, qui vit dans la ville en face de la nôtre sur la baie, et qui est catholique. Y a même un chapelet accroché à son rétroviseur. Très sympa et très embêté que je m'en aille si vite alors qu'il aurait aimé prendre des cours de français pour discuter plus facilement avec la branche de sa famille immigrée à Québec.
Et voilà comment on prend un "taxi" gratuit dans un trou paumé sur Long Island.
Et comment on rentre chez soi après une journée où on n'a payé que son train, la quête et un chocolat chaud.

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04 décembre 2008

Aujourd'hui mercredaille

Journée riche, très riche, mais comme je suis encore en train de charger les photos d'Ellis Island, que Youtube refuse ma vidéo de Thanksgiving et que j'ai aussi des photos de Thanksgiving à mettre, plus celles de mon nannibirthday, et maintenant celle d'aujourd'hui, ET que je suis morte de fatigue, ben je vais compter sur votre patience désormais légendaire, lecteurs, et vous conseiller d'aller voir le début d'Ellis Island, si, là, quelques crans en dessous.

Sans oublier le priérothon qui, avec l'acupuncture, d'après la maman de Pierre, fonctionne super. Alors on ne se relâche pas et on continue!
Merci pour eux!


Me revoici prête à vous raconter une journée passionnante!
Pour mon jour de congé, on commence par m'emmener en compagnie de n°3, qui n'a pas école aujourd'hui, à New York où je suis priée de m'occuper de lui pendant que sa mère et sa grand-mère prennent un cours de danse avec un super professeur. Nous passons pas loin (pas loin mais pas devant non plus) le célébrissime café Serendipity3 connu depuis un film au titre quasi identique en anglais : Serendipity, et intitulé Un amour à New York en français (merci pour la référence Akiko et pardon, mais on n'a pas pris la bonne rue) qui prépare des Frozen Hot Chocolates que c'est tellement bondé que même les habitués du quartier n'y vont jamais...

Nous passons à côté du téléphérique pour Roosevelt Island (ils sont fous ces Américains), qui longe Uptown East où nous nous trouvons. C'est à dire au coin sud-est de Central Park, plus près de l'eau que du Park et pas loin de Bloomingdales.

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On nous lâche, Adam et moi, dans le magasin qui aurait pu appartenir à Willy Wonka (mais si enfin, Charlie et la Chocolaterie!) sauf qu'il est réel et qu'il a été monté par la fille de Ralph Lauren. J'ai nommé Dylan's Candy Bar. Trois niveaux avec des sucettes géantes, des produits dérivés sur le thème des sucreries, des bonbons à acheter au détail ou par paquets, et... un café. Laissons parler les images, vous allez comprendre le délire :

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Le rez-de-chaussée...
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Les escaliers...
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Le sous-sol...
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Et le clou, LA baignoire :
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Ici, on vend même des gels-douche et des shampoings parfumés au bonbon. Imaginez de sentir la guimauve, le caramel ou la fraise Tagada en sortant du bain!

Après une petite heure et un achat de sucreries pour Monsieur Adam qui a été très sage et a donc mérité ses languettes acidulées à la pomme, nous déambulons partout à la recherche d'un Starbucks, que je n'ai pas trouvé "tout près du magasin". N°3 est frigorifié, et après des tours, des petits tours, des grands tours et des détours partout dans le quartier je commence à désespérer. Surtout que l'heure tourne et on nous attend bientôt au club de sport où Kerry et sa mère prennent leur cours de danse.

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Et puis nous tombons sur un magasin de chiots, avec plusieurs bestioles dans la vitrine, dont deux petits monstres qui se jettent sauvagement sur un petit jeune que les vendeurs viennent de mettre avec eux. Le chiot est effrayé et manque de se faire déchiqueter une oreille par le plus violent des deux parmi lesquels il se retrouve. Une passante qui a assisté au spectacle comme nombre d'autres entre dans le magasin et bientôt le pauvre petit est récupéré et isolé. Ouf. Il fait froid, Adam est très intéressé par les petits chiens, il me demande même si on ne pourrait pas en adopter un... Il fallait s'y attendre. Je lui explique que c'est pas moi qui décide mais ses parents, et qu'un chien c'est beaucoup de travail, tous les jours. Mais s'il veut on peut rentrer dans la boutique. En plus, ça nous réchauffera. C'est donc ce que nous faisons. Je découvre d'autres articles incroyables pour les chiens qui doivent avoir une vraie vie de patachons ici. Les Newyorkais n'ont rien à envier aux Japonais en ce qui concerne les idées loufoques pour animaux de compagnie.
Je remarque surtout la différence principale entre les magasins français et ceux d'ici, à savoir le fait que l'on peut toucher les animaux à vendre. Et dans une caisse spéciale se trouvent deux petits bouledogues en promotion. J'y mets une main pour en gratouiller l'un ou l'autre et me fais léchouiller les doigts avec application...

Puis nous cherchons le club de sport, que nous trouvons, patientons dans un vent glacial, et finissons par retrouver Kerry et sa mère. Nous prenons un déjeuner très américain et diététique (si, dans les clubs de sport on a pas le choix, c'est diététique ou rien) et nous dirigeons chez Bloomingdales pour le dessert. Au dernier niveau, ou peut-être à l'avant dernier, il y a un restaurant nommé 40 carrots qui a pour spécialité le yahourt glacé. Une coupe "small" fait environ 20 cm de haut et déborde de tous les côtés. Je ne finirai donc pas la mienne, ce qui me chagrine car le chocolat est exquis. Puis nous nous séparons en deux groupes : N°3 et sa mère d'un côté, Lida et moi de l'autre. J'ai demandé à Lida, artiste peintre, de me montrer son studio, et c'est précisément ce qu'elle va faire. Nous prenons le métro direction Midtown South, au coin de la 5ème avenue et de la 28ème rue, quartier rempli de boutiques pas chères et qui contiennent pour 80% environ... de la contrefaçon. Lida est bien connue par ici car elle achète des cadeaux par paquet de 10 dans toutes les boutiques du coin et offre elle-même des babioles aux vendeurs, qui du coup l'apprécient énormément.

Nous rentrons dans un petit immeuble qui doit bien avoir une centaine d'années, et qui correspond parfaitement au cliché sur les immeubles miteux de New York. Vous voyez l'endroit tout pourri où habite Peter Parker, alias Spiderman dans les films 2 et 3? Celui où dort Elwood Blues dans les Blues Brothers 1?
Pareil.
Sombre, avec les murs qui s'éffritent, des bruits de tuyauterie un peu partout, un escalier qui fait un peu peur... et le studio de Lida est un minuscule une pièce dont elle garde la porte ouverte quand elle y peint, parce que sinon elle devient claustrophobe. Mais c'est une petite caverne d'Ali Baba...

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J'ai pas osé bombarder de photos partout et pourtant ça me démangeait, mais la lumière faisait des tas de reflets qui auraient gâché les toiles. Voici donc le dernier tableau de l'artiste, et l'artiste. Derrière elle, son matériel. Nous avons donc l'ensemble artiste-toile-avant-après, avec le chevalet qu'elle utilise depuis sa première oeuvre.

Voici maintenant la fierté de l'immeuble :  l'ascenceur qui a plus de 50 ans et que le concierge, adorable, repeint tous les ans avec des couleurs différentes.

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Après une petite discussion sur les différences entre New York et Paris au niveau architectural et la découverte de la prochaine toile, la première qui aura une teinte politique (preuve que la dernière élection remue profondément les coeurs et les têtes ici), nous sortons et allons vers le métro le plus proche. Et voilà que dans la 5ème avenue, sur le trottoir d'en face, je vois un truc affolant :

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Je tombe en arrêt et explique à Lida que "Breton" ça veut dire que c'est un endroit tenu par des gens de ma région, mon chez-moi, le lieu de mes origines. Elle qui n'est pas timide pour un kopeck m'emmène direct dans le bar, qui n'est pas encore ouvert. On voit le chef, à l'intérieur, en train de discuter avec des gens qui tiennent des calepins. Manifestement, ce sont les derniers préparatifs...
Lida ne se pose aucune question, alors que moi j'en ai une dizaine par seconde, et entre.
Grand bien lui en a pris.
Nous sommes accueillies par Cyril Renaud, Chef du restaurant Fleur de Sel, excellent restaurant français très connu ici, mais qui commence à battre de l'aile. Manifestement depuis 6 mois les Newyorkais préfèrent manger économique plutôt que bon, et l'avenir du Fleur de Sel est incertain. Cela n'empêchera pas son chef d'ouvrir un bar breton, bien breton, où je me suis sentie... chez moi.

Tout d'abord, j'ai parlé français avec un Français, qui a grandi à Nantes et connaît très bien Questembert, c'est à dire précisément l'endroit d'où vient ma famille (il y a des traces du passage de mes ancêtres...) et qui en plus d'être très sympathique a concocté un endroit chaleureux et magnifique où l'on servira des crêpes et galettes. Il y a des triskels partout ; sur le mur du fond, dans la pièce principale, où l'on a l'impression très agréable d'être dans une cuisine bretonne typique, on trouve des motifs de nos faïenceries, et une grande table est prévue pour permettre aux clients de se mêler les uns aux autres en un melting pot convivial.

Les chaises "vintage" ont été choisies en France et aux Etats-Unis, pour faire un joli mélange, et celles qui ont été créées spécialement pour le restaurant ont été sculptées dans un excellent bois par des artistes du cru américain (j'ai oublié dans quel état, j'ai honte...).

J'ai rien mangé, c'était pas encore possible. Mais j'ai raffolé. L'ensemble est génial.
Assez causé, voici les photos :

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C'est-y pas ça?

Nous ressortons à regret (il faut laisser les gens travailler et puis je dois aller à Soho) sur une poignée de mains cordiale et l'envie furieuse de revenir dès que possible.

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Quelques minutes plus tard, je dis adieu, la larme à l'oeil,  à Lida qui rentre chez elle, et prends mon métro direction Spring Street où je vais pouvoir déambuler dans des quartiers encore inconnus, ou juste traversés il y a longtemps.
Je sors au croisement de la rue Lafayette (si si!) et de Spring Street et vu que j'ai oublié de prendre mon plan n°2, et que mon guide n'est pas assez précis sur ce coin de la ville, je suis très embêtée car sans repère. Oui, je les vois bien les noms des rues, mais ils ne sont pas dans mon plan!

Je choisis une direction approximative et marche. Je n'ai pas grand chose d'autre à faire! Je suis donc à la frontière sud-est de Soho, mais je vais, à force de tournicoter, me retrouver à Mulberry Street, que j'avais loupée lors de ma première sortie en solo dans la ville, où se déroule tous les ans la fête de San Gennaro, fondateur de Milan si je me souviens bien. C'est à dire que je vais me retrouver au coeur de Little Italy et que je vais traverser Nolita sans le savoir:

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"Ce site a été déclaré pizzeria nationale historique et légendaire par PMQ magasine et le New York Pizza Show, et a été initié comme membre du Pizza Hall of Fame (le cercle privé des grands de la Pizza, en gros)
Lombardi's Pizza est ici reconnu comme la première pizzeria des Etats-Unis, ouverte à l'origine par Gennaro Lombardi en 1905.
www.thepizzahalloffame.com
"

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Ici je prends conscience que je ne doit pas être loin de Canal Street, car les boutiques et la population chinoises se multiplient. En fait, je suis dans Little Italy, qui a été phagocytée par l'extension de la population asiatique. Mais j'arrive dans Mulberry street, qui a gardé son caractère typiquement italien. Par exemple, comme dans l'îlot Saint Séverin à Paris, et comme autour du Colisée à Rome, il y a des gars prêts à accoster le moindre touriste pour lui proposer de manger dans le restaurant pour lequel il travaille. Je réponds même en italien très spontanément à l'un d'entre eux, pour lui dire que je ne suis là que pour les photos. Je me surprend car depuis trois mois je suis noyée dans de l'anglais et là ça sort tout seul!
Et puis les décorations de Noël sont un enchantement.

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Clin d'oeil à notre Benito national...

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Alors? Quel film? En fait c'est du deux en un, c'est Joe Fox, dans Vous avez un message, qui cite Le Parrain. "Qu'est-ce que j'emporte pour les vacances? - Laisse le flingue, emporte les cannoli!"
Les cannoli sont, d'après un dictionnaire italien, un rouleau de pâte à lasagne fourré de crème fraîche ou de fromage frais et de pépites de chocolat. C'est un plat typiquement sicilien.
On dit merci qui pour cette page culturelle?

C'est bien t'es un bon public. T'as le droit de voir les autres photos.

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A gauche, un tee-shirt comme je les aime, le meilleur de tous. Pas celui qui vante Obama, l'autre. Ca dit ceci : "Je suis occupée, t'es moche, passe une chouette journée. :) " Je raffole. A droite, Center Market Place.

Je retrouve Broadway, qui n'est jamais loin à Manhattan, et remonte le boulevard vers ma gare et le nord, donc. Je repasse chez Uniqlo où je craque sur un pull en cachemire à moitié prix, d'un beau vert foncé entre bouteille et émeraude. Ici on ne dit pas pull col roulé, on dit pull cou de tortue! Voilà, c'est fait, je me suis offert un mâââgnifique cadô d'anniversaire. Ben chû fière.

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Les vitrines et l'intérieur d'une papèterie magnifique...

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L'arrivée à Union Square, avec une vue magique...

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Je ne résiste pas au marché de Noël (ici on ménage les sensibilités, on dit "marché de fêtes") et plonge dedans.

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A droite, un stand de chocolat français. Le vendeur, en voyant que je le prends en photo, prend la pause façon Courtemanche dans l'ascenseur, quand il attend que ça s'ouvre. Trop drôle.

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Vue depuis la place du Flatiron, donc autour de Madison Square Park.
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01 décembre 2008

Aujourd'hui (enfin pour vous c'était hier...)

Aujourd'hui j'ai pris un taxi, le train, ai foncé chez Starbucks près de la paroisse Saint Vincent de Paul (qu'est-ce qu'elle va me manquer cette paroisse) pour avaler un chocolat parce qu'ici à la maison y avait plus de lait et que j'avais pas le temps de prendre de petit dèj', j'ai eu mon grand rendez-vous d'Amour du dimanche, suis allée serrer la main du curé pour lui faire part d'une coïncidence amusante : demain (enfin pour vous aujourd'hui) il fêtera ses 24 ans d'ordination sacerdotale, en même temps que ses 10 ans comme curé. Je lui ai dit que je fêterai mes 25 ans, ce à quoi, tout gentil qu'il est, il m'a répondu "félicitations!" et lui ai dit que du coup je penserai à lui à chacun de mes anniversaires, pour toute ma vie. Il m'a dit qu'il ferait pareil. Du coup il m'a demandé mon prénom.
Rôôôh.

Alors d'abord aujourd'hui, je vous demande de prier pour le père Gerald Murray, curé de la paroisse francophone de Chelsea. Il le mérite, il est vraiment un très bon ouvrier du Père.

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Et puis je suis partie via la 6ème avenue puis Broadway direction Times Square, encore, pour un déjeuner court mais efficace chez macbouffe et pour me faire happer le bras par Kalli, qui m'a reconnue alors que je regardais tout partout autour de moi en cherchant la 45ème rue. Kalli qui était là avec ses parents, grands-parents et deux cousins et qui se rendaient "à M 'n M's World". A savoir la boutique où je devais retourner. Super, on y va ensemble. Puis on se sépare : un groupe qui va aller voir un spectacle de Broadway, un autre qui va voir un truc au Lincoln Center. Je fais partie du premier groupe, constitué pour le "reste" des grands-parents (l'un des deux ne viendra pas au pestac'), de Adam notre n°3 national, enfin leur national.
Nous faisons une halte chez Hershey's à ma demande (tant qu'à faire autant rentabiliser) puis le grand-père repart chez lui et les trois que nous sommes allons au théâtre Minskoff, une sorte de Comédie Française newyorkaise, où des quantités astronomiques de stars sont passées, fraîchement refait pour accueillir...
Le Roi Lion.

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Mon cadeau d'anniversaire de la part des Great, c'est ça. C'est un siège d'orchestre en plein milieu de la salle de concert magnifique, pour un spectacle ma-gni-fique.
Le début m'a époustouflée et presque fait pleurer.
J'ai versé ma larmichette à la mort de Mufasa.
J'ai beaucoup ri.
J'ai été fascinée par une mise en scène, des costumes et maquillages, des décors, une musique et des acteurs extraordinaires. C'est d'une inventivité et d'une créativité monstres.
On voit des éléphants, des gazelles, un jaguar, des hyènes, un singe, des girafes, des zèbres, des plantes et des insectes danser et on y croit. Il y a mêmes des oiseaux, des étoiles, un reflet dans l'eau, un arbre avec un dessin etc.
Zazoo est génialement fait : il est représenté par une marionette que tient un homme déguisé en clown, et il y a même une mise en abîme avec un jeu entre le marionettiste et la marionette...
Et on y croit.
Le même genre de système de marionette visible est utilisé pour Timon, personnage plutôt petit et dont la marionnette est accrochée devant le costume vert de l'acteur. En revanche, la queue, elle, est accrochée à l'arrière du costume vert de l'acteur. Vous suivez?
Donc oui, c'est du Disney, mais si ça a récolté trois molières à Paris et 8 récompenses ici, c'est pas pour rien.
Faites un tour sur le site, et pour les non-anglophones je vous ferai un résumé de l'histoire du Minskoff à la demande.
A la sortie, pendant que je m'occupais d'Adam, sa grand-mère qui est décidément d'une générosité rare m'a offert mon Nième cadeau : le programme du spectacle. J'ai donc plein de photos (en plus de la musique dans mon ordi) pour me rappeler cet évènement.
Walou.

Et puis nous sommes rentrés en voiture.
Et voilà.

Je suis très gâtée je trouve.

30 novembre 2008

Thanksgiving et sa parade

Me revoici me revoilà, pour vous raconter Thanksgiving.
Nous nous sommes levés au horreurs aurores et avons pris la voiture direction "the City". La voiture récupérée par le papa de Kerry, nous avons traversé Central Park pour rejoindre le côté ouest et monter sur une petite butte en bordure du Park, afin d'avoir la meilleure vue possible.
Ici la parade organisée et financée par Macy's est un tel évènement que les gens n'hésitent pas à venir s'installer dès l'aube avec des termos de café, de chocolat et des monceaux de gâteaux pour réserver les meilleures places. Il y a un monde fou, c'est in-cro-yable. Nous nous trouvons un coin pas trop mal, manque de pot des amis et une famille complète se rejoignent pile devant nous, et pour filmer la parade (Youtube n'a toujours pas accepté ma vidéo...) j'ai dû batailler pas mal.

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Sur les chars, je ne les ai pas vus mais ils étaient là, il y avait des tonnes de stars. Dont Miley Cyrus, connue sous le nom de Hannah Montana, les actrices qui inteprètent Elphaba et Glinda, les héroïnes de Wicked, et James Taylor. Je ne voyais pas grand chose depuis mon coin entre un arbre et des centaines d'épaules et de têtes, mais j'entendais parfois monter des hurlements dans la foule...

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Après 3/4 d'heure de planton, Kerry emmène les enfants chez leurs cousins et me laisse la rejoindre un peu plus tard, quand je veux mais avant 14h, chez sa mère. Je tiens une demi-heure de plus, et, congelée, frigorifiée, incapable physiquement de tenir plus longtemps, ce que je regrette car la parade dure trois heures et que j'ai pas l'impression d'avoir vu grand chose, je décide de marcher un peu et de voir si je peux rejoindre Times Square avant d'aller chez les parents de Kerry. Arrivée au sud de Central Park je me rends compte que les rues sont complètement bloquées, je faisais un beau rêve en couleurs. Je fais donc demi tour, rejoinds la 5ème avenue et la remonte jusqu'à la rue où habite Lida. Chemin faisant, je fais encore de chouettes photos, et je croise même quelques bestioles du Zoo de Central park, qui est juste au bord Est du jardin...

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Reconstitution historique au Colombus Circle : Christophe Colomb qui débarque sur le continent à dos de Kermit.

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Une fois au chaud (très chaud, bien chaud, même si le portier a eu un gros doute parce qu'il ne me connaissait pas et n'était pas sûr de pouvoir me laisser monter) j'ai eu droit à un super déjeuner, j'ai vu la fin de la parade à la télévision, puis Kerry et les enfants nous ont rejoints et nous sommes partis à une réception chez des cousins. Je me serais ennuyée comme un rat mort s'il n'y avait pas eu deux personnes prêtes à discuter avec moi à cette soirée.

J'ai donc goûté la fameuse dinde, la compote de canneberges, un boeuf bourguignon (?!), un gâteau de crème glacée à tomber à la renverse... et Thanksgiving s'est terminé...

Posté par Nitt à 18:46 - Nitt en Namérik - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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29 novembre 2008

Ellis Island

Bonjour éveuribaudi.

Petite précision historico-géographique tout d'abord.
Il y a 400 ans environ, une centaine de puritains britanniques et pacifiques atterrissait légèrement au-dessus de New York après une longue traversée de l'océan dans le but de rejoindre la communauté déjà fondée en Caroline (nord ou sud je sais plus) et ils avaient la désagréable surprise, poussés par le vent pendant la traversée, d'arriver trop haut, dans un coin non colonisé.
Sans outils, sans savoir-faire pour construire une maison, planter et se débrouiller.
Ils étaient dans la mouise.

Et puis ils ont fait la connaissance des Amérindiens locaux qui les ont aidés, montré comment fabriquer leurs outils et leurs maisons, quelles baies manger, quels légumes planter etc.
Après environ un an et la première moisson de la petite colonie, les puritains ont invités les Amérindiens à un festin qui a duré trois jours.

Depuis, chaque dernier jeudi de novembre, c'est le jour de "l'action de grâces" => "Thanksgiving" aux Etats-Unis. Les enfants n'ont qu'une demi-journée d'école le mardi qui précède, et ensuite c'est vacances jusqu'au lundi qui suit. Les jours qui précèdent les enfants font des activités sur "je remercie pour..." et le jeudi on organise une énorme bouffe avec la famille, les amis, avec pour plat traditionnel la dinde (énorme, un monstre!) et pour coutume le tour de table des remerciements.

Mercredi, nous avons profité des vacances pour aller à... Ellis Island! Nous sommes allés (retournés pour moi) à Battery Park où nous avons pris le ferry pour La Statue de la liberté puis pour Ellis Island, sachant que nous n'avons pas fait de pause sur l'île de la statue. Le bâteau oui, mais nous, nous sommes restés dessus.

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Le fort Clinton où Andrew achetait les tickets pour le ferry, et un joueur de steel-drum qui récupère ses baguettes devant la file amusée.

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Devant Battery park, New york nous contemple. Observez deux extra-terrestres en bas à gauche, preuve que l'endroit est connu!

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Il faut agrandir la photo de gauche pour voir la tente blanche loin là-bas à gauche : au bout de la file d'attente!
Ici le vent froid aurait tendance à nous pétrifier sur place...

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Pour Maman...

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Photo de droite : notre ferry à côté de la tente de contrôle de sécurité. Surchauffée parce qu'on doit y enlever son manteau et on passe dans des portes magnétiques exactement comme si on rentrait dans un avion.
On ne badine pas avec la sécurité ici.

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Et nous voilà sur le ferry :
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Ambiance : après avoir pris un pique-nique frugal je monte sur le pont supérieur afin de profiter du paysage.
Eh ben je vais aussi déguster le VENT à épiler les boeufs (ouais, ça enlève plus que les cornes!!!).

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Non, je n'ai pas la coupe mili depuis un essai raté aux ciseaux, c'est le vent!

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En sortant du bateau on passe devant l'échoppe de souvenirs et de... hot-dogs.

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Alors ils débarquaient par là!

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Et ils voyaient ça!

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Ils se massaient là, au rez-de-chaussée, et laissaient leurs bagages avant de monter à l'étage pour l'enregistrement et l'examen médical.

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Anecdote rigolote : nous sommes ici dans l'un des lieux de tournage de Hitch, une scène drôle mais basée sur du matériel... inexistant. Sarah est censée trouver la signature de son arrière grand-père, en vrai, dans un des registres exposés sous une cloche en verre. Il y a ici des bureaux d'enregistrement comme à l'époque, quelques photocopies de pages de registres mais la seule cloche en verre est celle du bocal de bonbons que vous allez voir ci-dessous...

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La salle d'audience

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Quelques portraits

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A droite, le magasin de victuailles avec des menus dans plusieurs langues, où les immigrants pouvaient se procurer des vivres pour la route - parfois longue - vers leur nouveau foyer.

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Ici on s'intéresse aux 9% de personnes mises de côté pendant l'inspection des files d'attente, suspectés de n'avoir pas une intelligence suffisante pour subvenir à leurs besoins, et donc susceptibles de prendre un bateau dans la direction opposée.
Le test du diamant à gauche, une photo d'archive à droite, et ci-dessous des objets employés pour les tests d'intelligence, très délicats à cause des différences culturelles et linguistiques.
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On nous explique que les médecins d'Ellis Island ont dû inventer des tests et des questionnaires pour déterminer l'intelligence des arrivants le plus vite possible et en dépassant les barrières citées ci-dessus. La photo ci-dessous
à gauche contient une citation magnifique : "On nous demande "combien font 2 et 1?" "combien font 2 et 2?" mais la jeune fille d'après, aussi de notre ville, est venue et ils lui ont demandé "comment nettoierais-tu des escaliers? Depuis le haut ou le bas?" et elle a répondu "Je ne viens pas en Amérique pour nettoyer des escaliers." "

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Citation d'un médecin cette fois : "Un cas m'a hanté pendant des années. Une adolescente des montagnes du nord de l'Italie est arrivée à EI. Personne ne comprenait vraiment bien son dialecte particulier, et à cause de ses hésitations à répondre aux questions qu'elle ne comprenait pas, elle a été envoyée à l'hôpital pour une observation. Je peux imaginer l'impression de cette fille, qui avait toujours été protégée avec soin et n'avait jamais eu la permission de se trouver seule avec un homme, quand un docteur l'a soudainement cognée aux genoux, a regardé dans ses yeux, lui a fait faire demi-tour et chatouillé sa colonne vertébrale pour vérifier ses réflexes. L'enfant s'est rebellée - et comment!"

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On prenait soin de marier les femmes libres et on proposait des relookings aux immigrantes, pour les aider à trouver plus vite chaussures à leur pied, et à s'intégrer.

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Pour ceux qui ne pouvaient pas repartir tout de suite, il y avait un service d'accueil et d'hébergement avec restaurant et fêtes pour égayer un peu la vie sur l'île. Des bienfaiteurs finançaient des repas de Noël et autres, et les immigrants recevaient des cadeaux à l'occasion. Ci-dessus un collier en verre dépoli, reçu lors d'une de ces fêtes, qu'une femme chérissait comme la prunelle de ses yeux, selon son fils, qui en fit cadeau au musée.

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Les couverts du restaurant, et une photo du laitier qui venait tous les matins remplir les verres des enfants. Visiblement c'était un souvenir merveilleux pour ceux qui l'ont vu.

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Les restaurateurs ont épargné un coin de mur pour laisser apparents certains des graffitis. On trouve toutes les langues, tous les types de graffitis, et même des dessins d'enfants (un splendide bateau notamment).

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Un petit coup d'oeil dehors. La vue devait être moins moderne mais tout aussi impressionnante.

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La section des documents d'époque et graphiques : un graphique, donc, des affiches pour prévenir les jeunes allemandes que tous les emplois comme servante n'en sont pas, et divers certificats.
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Sur la côte Ouest, il y avait San Francisco et Angel Island. Beaucoup d'asiatiques débarquaient là-bas et une bonne partie rédigeait des recommandations à l'usage des prochains arrivants, sur les réponses à donner et le comportement à tenir pendant l'enregistrement. Voici l'un des documents en question.

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L'évolution des lois sur l'immigration (désolée, pas de traduction...) qui se sont durcies et durcies jusqu'à donner celles d'aujourd'hui, et quand les Américains en rient : le dessin en bas à gauche représente l'arrivée des colons de Thanksgiving, face à un Amérindien qui leur dit "désolé, les quotas pour 1626 sont clos."

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Une jolie photo...

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Toutes ces affichettes sont celles de pièces de théâtre en lien avec l'immigration, qu'elles soient dans les langues des arrivants ou à propos des "problèmes" générés par l'immigration. On nous dit que les enfants s'acclimatient plus vite que les parents et qu'ils étaient souvent les interprètes de leurs famille. On motivait tous les nouveaux Américains pour qu'ils s'acculturent le plus vite possible. A droite, des Ukrainiens qui sortent de la messe catholique ukrainienne du dimanche.

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Nous descendons deux étages plus bas pour trouver le fameux "kissing post" où les acceptés retrouvaient leurs familles et leurs amis. Juste derrière ont été installés un comptoir et une salle informatique où on peut mener des recherches pour retrouver sur les archives les noms de ses ancêtres passés ici. 10 millions d'Américains descendent des personnes qui ont été enregistrées ici.

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La traduction de cet écriteau vaut la chandelle. On y raconte comment les gens s'embrassaient en fonction de leurs cultures :
"La façon dont les gens de différentes nationalités s'accueillent les uns les autres après une séparation de plusieurs années est une étude intéressante sur l'île. L'Italien embrasse sont petit enfant mais regarde à peine sa femme, ne la serre dans ses bras ni ne l'embrasse en public. Les Hongrois et Slaves s'étreignent et sanglotent. Le Juif de tous pays embrasse sa femme et ses enfants comme s'il possédait tous les baisers du monde et avait l'intention de tous les utiliser d'un coup."

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La salle informatique

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Au rez-de-chaussée, un petit aperçu de l'artisanat des premiers habitants du pays et un arbre des mots créés par le contact des langues. Ca laisse les enfants perplexes, car "ça ne veut rien dire!"

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Ici des photos du jardin, avec de gigantesques panneaux où sont gravés les noms des "bienfaiteurs" du musée qui ne fonctionne que grâce aux dons.
(Oui, c'est le lieu d'une scène coupée de Hitch!)

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Retour à Battery park, avec une statue que je n'avais pas vue.

Et FIN!

24 novembre 2008

Harlem (?) et Upper West Side [par -1 à 2° celsius][sans compter le vent]

Bonsoir,

Après un article lacrimatoire je passe au compte-rendu de ma journée, productif en photos puisque j'ai enfin découvert le nord-ouest de Manhattan, et je suis même allée un peu haut mais pour de bonnes raisons. Et en plein jour, donc je ne craignais rien.
Et puis j'ai traversé l'Upper West Side, lieu de tournage et de racontage de Vous avez un message, et j'y ai vu un splendide coucher de soleil. Soyez donc prévenu : si vous ne connaissez pas le film jetez-vous dessus sinon vous ne capterez rien à mes références (et vous ne saurez apprécier tout le sel de mes photos) et il y a 130 fichiers en tout, moins ceux que je supprimerai en faisant cet article. Mais tout de même. Un coucher de soleil, c'est beau et ça se prend en photos.

Mais avant, juste assez longtemps pour être un peu en retard à la messe (arg! pile le jour du Christ Roi en plus! Je pouvais pas faire pire!), j'ai tournicoté dans Chelsea que je connais encore assez mal et j'ai découvert la tendance hautement design de ce quartier. En effet la partie où je vous ai emmenés faire le marché entre Manhattan Square Park et Union Square est remplie de magasins de meubles super-chics-hyper-hype-hachement-tendance que j'en connais un qui y serait au paradis.
Alors j'ai pris des photos.

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Détails des sculptures du Flatiron!

Et puis puisque Noël continue à approcher, et bien j'ai tout simplement continué ma série sur les décos de Nawel.

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Le genre de truc qu'on ne croit voir que dans ses pires cauchemars...

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Toutes les photos ci-dessus ont été prises sur Broadway.

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Les merles du coin : rigolos comme tout et avec un très joli chant : des trilles courtes et douces qu'ils répètent jusqu'à plus soif.

Bon, et en fait je suis méga-claquée parce que j'ai lutté toute la journée contre le froid (horrïïïïïïïïïïïïïïïïïbleuglaglaglaGLA) et j'ai les yeux en chou-f... dans un sale état, je m'endors toute seule, du coup j'ai la flemme.
Alors je vais finir tout ça demain (en plus je serai plus motivée pour retrouver les noms des carrefours et tout, sinon je vais vous pondre une sorte de brouillon moche moche et approximatif.) Comme je suis gentille :) je vous mets quelques photos tout de même.


Me revoici deux jours plus tard, ayant dormi, et gavée de trucs anti-crève. Ouais, les microbes guettent. Mais ils ne vaincront pas.

Donc après ma virée jusqu'à Union Square :

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... je reviens sur mes pas, mais attirée par une petite rue sur le côté (cf. photo ci-dessous) je bifurque à gauche et vais vers la 6ème avenue.

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Je croise un membre de l'espèce canine qui, de son air blasé et de son dentier auquel il fait prendre l'air - malgré lui je le crains - fait hurler de rire deux Newyorkaises. Voici donc son portrait, que mon apn m'a dit qu'il était net alors qu'il est flou; je suis verte. Mais en petit format la photo rend très bien quand même.

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Je cours à la messe, en sors, reprends la 6ème avenue en montant vers le nord et fais une halte MacBouffe, et remonte encore jusqu'à Herald Square où je prends le métro - difficilement, c'est parfois assez mal indiqué dans les couloirs de ce truc - vers le nord.
Ma carte de métro eût été plus claire, j'eus pris le métro qui m'arrêtait juste en dessous de la cathédrale épiscopale Saint John the Divine, que je partais visiter de la part de Dominique, qui se reconnaîtra. Evidemment, je prends l'express qui s'arrête à la frontière sud de Harlem. Pas très loin de Morningside Heights. Je descends donc au coin de la 125ème et de Martin Luther King Jr Boulevard, m'oriente, et descends vers Hancock Place :

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Je découvre un quartier trèèès différent de ce que j'ai l'habitude de voir à Manhattan. Ici tout est calme, mais la population est majoritairement noire et latino, on se parle espagnol pour se demander une direction, les façades des bâtiments qui se veulent proprets sont pelées, il y a des gens qui discutent assis sur les escaliers de leurs petits immeubles, et certaines pancartes rappellent le quotidien difficile ; l'une d'elle, accrochée à une grille autour du jardinet d'un immeuble dit quelque chose comme:  "se regrouper, rester ici debout ou assis est interdit! C'est une zone sans drogue." Ouuuh... Ca doit pas être rose tous les jours ici.
Pourtant les immeubles sont jolis, et en longeant Morningside Park je trouve de bons clichés à faire.

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Je reviens vers l'est (ma gauche) par la 116ème rue ou pas loin, et prends la 7ème av. qui ici s'appelle "Adam Clayton Powell Jr Bld." Allez comprendre. Mais c'est un peu plus animé qu'au bord du Park.

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Oh?! Non?! Saint John the Divine? Mais oui! Maintenant il faut trouver comment la rejoindre.

Alors je continue vers Central Park North, prends Cathedral Parkway vers la droite et après avoir retrouvé Morningside Park (sud) je remonte un peu vers la plus grande cathédrale gothique du monde (toujours pas achevée)...

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Ici une statue bizarre qui est censée représenter la lutte et la victoire du bien contre le mal... Avec des tas de sculptures tout autour, des mots de grands artistes aux moulages d'enfants.
Personnellement je préfère le Baussant...

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La photo ne rend pas justice à la taille monstrueuse de ce bâtiment. C'est tellement impressionnant que ça en fait presque peur... Observez sur la droite la "coupole" qui tient lieu de choeur, preuve que Kuzco a dû influencer les architectes (Mais si, voyons, Kuzco, l'empereur mégalo, révisez vos classiques) sans pour autant fournir les fonds!

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Je ressors pour retrouver un vent glacial, un froid gélifiant et pour chercher Broadway qui n'est pas très loin et par lequel je vais descendre vers le sud, traversant ainsi tout l'Upper West Side. Et là, sortez vos DVD et préparez votre mémoire, ça va dépoter. Je découvre un quartier agréablement situé entre Riverside Park qui longe la rivière Hudson, et Central Park. Broadway suit un chemin en diagonale en plein milieu et est de loin la partie la plus animée de ce quartier résidentiel, qui me donne l'impression d'une variante des coins chics du 15ème arrondissement de Paris, ceux qui se trouvent autour de la mairie. C'est calme, avec une ambiance bon enfant et très familiale. Kerry me dira plus tard que le quartier qui abritait nombre d'artistes il y a 20 ans a un peu perdu de son identité, mais je trouve toujours une nette différence entre cet endroit très "15ème chic et culturel" et l'Upper East Side, qui lui prend des allures de "16ème commerçant et universitaire", avec les musées en plus.

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Là, c'est Titanic qu'il faut revoir : ce square est dédié à un couple de la famille du fondateur de Macy's (son fils et sa femme), qui ont péri lors du naufrage du navire cité, en 1912. Ils étaient très investis dans des oeuvres de charité et possédaient deux compagnies. Si mes souvenirs sont bons, il s'agit de ce vieux couple très touchant qu'on voit s'allonger sur leur lit dans le Titanic alors qu'il coule, dans le film.
Rassurez-vous, la pause émotion-larmichette est finie.

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Cité dans le Fodor's, le Café du Soleil est un incontournable : un authentique café français, ambiance méditerranéenne. C'est en effet très réussi, on s'y croirait.

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Au fond, c'est Riverside Park, on doit être à peu près au niveau de la célèbre réplique : "Je voulais que ce soit vous, je voulais tellement que ce soit vous!" (je vous avais prévenus! Culture cinématographique obligatoire!!!)

Je fais un petit tour dans une boutique spécialisée dans les animaux de compagnie, y trouve des chats, des souris, des cochons d'inde et tout plein de gens avec leurs chiens (pas de Brinkley, non... mais un Pincher! Tout mignon!) et découvre tout ce qu'on fabrique pour les chiens et les chats ici. C'est assez dingue.

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Attention mesdames et messieurs : branchez la musique

(si, si c'est celle du film pile quand on survole CE Starbucks!)

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Ici la SPA circule en bus à chats et se pose au bord des trottoirs pour faire adopter!

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Au coin de la 72ème et de Broadway, le métro unique en son genre!
" Vous voulez qu'en sortant à la 72ème et Broadway on ne sache plus qu'on est dans le West Side?"
(Euh, j'ai un trou quand même sur le n° de la rue, si quelqu'un se souvient de la réplique exacte...)

Ci-dessous, voici ce que je croyais ne jamais voir dans New York, malgré un reportage qui affirmait que ces animaux sont partout dans la ville. En fait, ils sont au coin de la 72ème et de Broadway, dans le carré de verdure d'une scène de Vous avez un message, et dans Riverside park :

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Les rats! Et dans les feuilles ils pullulent!

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Toujours le même carrefour...
"- J'espère que votre mangue est mûre!
- Je pense qu'elle l'est."
Et le choc, la révélation, non seulement y a pas de banc ici mais de l'autre côté, et en plus, ils ont dû tourner en compagnie des rongeurs les plus voraces de la ville...

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Une de ces petites choses qui font aimer cette ville.

Puisque je suis arrivée au niveau que je souhaitais atteindre pour aborder Riverside Park, je bifurque sur ce qui était ma droite (derrière le peintre) vers l'ouest et prends la 73ème, direction le coin sud du jardin public où je compte trouver l'entrée d'une promenade au bord de l'Hudson.

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Photo de droite floue, n'agrandissez pas elle est mieux en petit format!

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Et nous y voilà :
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Le jardin de Riverside est assez étonnant : il fait l'ouest de Manhattan depuis la 72ème rue jusque très loin dans le nord, et il est surplomné par la Henry Hudson Parkway, l'équivalent du périph. ouest. Un passage sous la route mène à la rive : j'ai donc cherché et trouvé le tunnel avec de la lumière au bout, mais rassurez-vous je suis encore parmi vous.
Qui a dit "zut!"???
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Je ne reste pas bien longtemps sur le bord de l'Hudson, malgré la beauté du couchant, parce que le vent y est terriblement glacial et que j'ai les doigts dans un état inquiétant. Et d'ailleurs le reste de moi-même est en train de virer au glaçon. Je rebrousse donc chemin sur la 72ème, et me retrouve de nouveau sur Broadway :

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Alors que je me dis que ce boulevard est quand même le meilleur de la planète, je suis aussi douloureusement consciente de mon état de semi-glaçon et de mon besoin urgent de me réchauffer (et de trouver des toilettes aussi, j'avoue) et je commence à chercher frénétiquement un Starbucks. Il me faut une boisson chaude.
Et puis tout d'un coup j'avise sur ma droite un gros bâtiment que je reconnais sans l'avoir vu : le Lincoln Center, qui fait opéra, théâtre et place de village, tout ça en un seul gros machin de marbre et de verre. Trois bâtiments bordent une esplanade sur laquelle en été des groupes de jazz ou de musique rythmée viennent jouer pour le plus grand plaisir des amateurs qui eux viennent écouter et danser. Ce soir en raison du froid on croise quelques poignées d'intellos qui viennent assister à un opéra, deux ou trois touristes, et un ou deux hommes d'affaire qui prennent un raccourci pour ailleurs. Je contourne la partie qui jouxte Broadway et arrive sur la place, devant l'opéra où je découvre une double merveille. (voire triple, en comptant le lustre)

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Encadrant le lustre immense et magnifique du premier étage, deux gigantesques peintures de Chagall. Je reste là un moment, oubliant tout le reste, ne faisant plus que boire la poésie qui émane de ces toiles.

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En regardant à droite (d'où je viens)

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Face aux toiles de Chagall et par où je repars (en contournant les barrières des restaurations, bien entendu)

Je me trouve un Starbucks en sortant, alleluia, et me précipite dedans. J'y reste un petit moment, histoire de me réchauffer et de profiter de mon chocolat qui me fait beaucoup de bien. Et puis je reprends mon bérêt et mon courage à deux mains, et ma route direction Columbus Circle, où une Japonaise me demande où est le Bed Bath and Beyond à l'adresse là dans son guide. Quand je lui dis qu'elle doit faire demi-tour elle gémit et m'explique qu'on lui a dit que c'était devant nous.  Perplexe, je finis par lui conseiller de demander aux vendeurs du Starbucks juste derrière (quelques dizaines de mètres à peine après celui d'où je sors!) où on pourra la renseigner plus sûrement.
Je me retrouve devant une graaande galerie commerciale déjà photographiée ici, mais cette fois-ci je suis devant la porte et j'entends les chants de Noël diffusés à l'intérieur. Il y a un monde fou.

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Je fais le tour du rond point et reprends Broadway, comme d'hab' cette fois-ci, retourne chez mon dealer préféré pour y fouiner un peu, comme d'hab', et plus loin alors que je prends un sapin en photo j'entends le hurlement de joie d'une foule. Mon réflexe est de me dire que vu que Madison Square Garden est juste à côté, il doit y avoir un match. Eh bien pas du tout.

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MSG est trop loin, c'est Macy's qui est juste là à quelques mètres et qui inaugure ses vitrines de Noël, avec Père Noël, pétard, confettis, gradins, rue bloquée et policiers et agents de circulation partout pour expédier la foule après les 6'30" de la fête.

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Je contourne le magasin, la foule est trop grande pour que j'aille prendre des photos des vitrines, et entre dans la gare... où une étrange fumée grise circule.
Apparemment un truc a flambé, ou est en train de flamber sur un des quais. Personne ne panique, tout le monde s'interroge. Au bout de quelques minutes on entend une annonce dans les hauts-parleurs de Penn Station : un problème est survenu sur un des quais, mais pas de panique on est en train d'évacuer la fumée. Bon. Sans plus. Tant mieux. Je prends une photo, puis mon train et rentre crevée à la maison.

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19 novembre 2008

Y a comme un air de Noël à New York

Bonjour tout le monde!

Je mets à profit mon jour de repos pour terminer enfin mes billets précédents et m'occuper de mon carnet de bord de dimanche dernier.
C'est pas trop tôt.

Dimanche matin donc, réveil encore trop tôt (bouhouh) et arrivée sans histoire à la City. Messe, Macbouffe, Bed Bath and Beyond histoire d'acheter un truc que je voulais absolument trouver avant de repartir à la maison et qui va faire sauter ma maman au plafond (oui, c'est de toi que je parle maman) donc je vous dirai ce que c'est dans un mois voire un et demi, après Nawel, parce que peut-êt' je vais en faire un cadô.

Je remonte ensuite la 6ème avenue direction Herald Square...

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... et Lush où je dois me procurer du savon, discute avec une vendeuse qui a de la famille en France où elle se rendra pour la première fois en avril, et repars vers la 5ème en frôlant l'Empire State Building. Malheureusement, avec le temps super nuageux (et venteux, j'ai lutté toute la journée pour garder mon béret sur ma tête - béni soit mon béret en laine) il n'était pas question de monter sur l'observatoire.
Puis de toutes façons, j'avais pas vraiment le temps.
J'ai tenté une photo panoramique de haut en bas, mais à cause du vent j'ai foiré le cadrage et mon appareil a assemblé les photos n'importe comment. Ca sera pour la prochaine fois, avec un ciel bleu.

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Après une pause dans une boutique de souvenirs où je trouve ce que je cherchais depuis longtemps, à savoir des tee-shirts multicolores, je remonte vers la cathédrale Saint Patrick et Central Park (mais surtout la cathédrale) afin de faire des tas de photos.

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Je croise la bibliothèque municipale (autre lieu de tournage de Hitch) :

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Et je découvre des décorations de Noël (dont une ci-dessus, d'ailleurs. Mais si, faut regarder les photos au lieu de survoler comme ça! Pourquoi tu crois que je me crève la paillasse, hein?) (Un peu plus haut.)(Voilà.)

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Et puis juste à côté d'une boutique de pop corn qui vend des barils boîtes aux couleurs républicaines et démocrates (vous imaginez, en France, trouver des boîtes de bonbons ou de galettes bretonnes Socialistes ou UMP?!?!)

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Juste à côté donc, il y avait eux :

Et une rue plus loin, il y avait Diamond District : LA rue des bijoutiers. (Photos : à gauche le carrefour sur la 5ème, à droite, la rue en tournant à gauche. Très logique, je sais)

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Sur Avenue of the Americas (alias la 6ème) :

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Je l'ai retrouvée!!!

Et en face : Le Rockefeller Center, construit pendant la crise de 1929, qui procura un travail à 225 000 hommes et leur donna des moyens de nourrir leurs familles au plus fort de la Dépression. Il abrite un studio de télévision où une émission quotidienne est enregistrée en semaine derrière une vitrine qui donne sur la rue : les fans se réunissent devant et sont souvent filmés ; et un studio de radio. Il compte 30 oeuvres d'art ; voici celle de la 6ème avenue : Intelligence Awakening Mankind (l'intelligence éveillant les hommes) de Barry Faulkner, qui compte plus d'un million de pièces d'émail de 250 couleurs et représente le langage oral et écrit.

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En entrant :

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"Miam Sushi c'est à mourir!" dit le poisson de la vitrine!

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Oui, faut cliquer pour agrandir.

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Le fameux Prométhée en bronze de Paul Manship, de 5,5m, qui surplombe le Sunken garden récemment transformé en patinoire, comme chaque hiver.

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Le credo de Rockefeller Junior, qui fit construire le centre. Un monsieur bien, héritier d'un magnat du pétrole, qui utilisa son argent pour améliorer la ville car il était convaincu que sa richesse devait servir au bien public. Il acheta notamment le terrain et finança en partie la construction du siège des Nations Unies, de Riverside Church et des Cloisters (les cloîtres médiévaux du Metropolitan Museum).

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De chaque côté de la plaque "I Believe".
Non, c'est pas le texte de la chanson "I Believe I can fly", non.

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En tournant le dos au Sunken Garden et au Prométhée, on fait face aux Channel Gardens (les jardins de la Manche), qui séparent la Maison Française du British Building.
A l'opposé de la mozaïque géante, c'est à dire donnant sur la 5ème av. , l'Atlas de Lee Lawrie
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Juste en face : la cathédrale Saint Patrick.
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Et une fois dedans : surprise! Une messe en espagnol est en cours.
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Je ressors et vais visiter une boutique voisine, tout en me disant que le décalage entre les deux est énorme : je passe d'un lieu saint, temple divin, à un temple... de la mode. Je préfère le premier où je reviens quand, d'après mes estimations, la messe est finie. Ci-dessous à gauche la cathédrale sous le couchant, et à droite la vue vers l'Empire State Building (au sud) depuis ses marches :

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A droite, la sainte patronne des immigrants (Françoise Cabrini si je ne m'abuse)

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A droite (encore), un distributeur d'eau bénite!

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A gauche l'autel de Sainte Rose de Lima, à droite Notre Dame de Guadalupe.

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La Pietà de William O. Partridge (pas de meilleure photo car elles sont interdites dans cette partie du choeur) et la chaire.

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Je ressors après quelques acquisitions et me dirige vers le nord et Central Park, encore.

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J'ai retrouvé les descendants de Don Lope De Villalobos Y Sengrin! Ils sont mannequins chez Burberry à NY!

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Me revoici sur Grand Army Plaza, je prends sur ma gauche et longe le sud de Central Park, côté vitrines.

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Côté vitrines, et aussi côté grands hôtels avec des réceptions, des gens chics, des grooms... et un tournage!

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Je me retrouve sur le Colombus Circle :

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Et reprends Broadway, (je suis abonnée, je sais) vers Times Square où je visite la boutique Hershey's, qui n'est paaas passionnante mais qui propose des articles sympas, et sors à une heure qui devrait me permettre d'attraper le train de 7h30 environ si je me dépêche de trouver le CD de Wicked, parce que j'en ai entendu un extrait qui me plaît énormément.
C'était sans compter ceci :

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Une foule immense s'est massée sur la place et une grande partie est agglutinée aux barrières pour admirer ceci :

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Un concert est filmé à l'étage de l'immeuble, et il est bourré de stars. Je me retrouve sur le mauvais trottoir, celui d'en face, celui où on voit le mieux, celui où un tiers de la population fait office de glu, un autre tiers tente de monter vers le nord et le dernier tiers, comme moi, essaie d'aller au sud.
Enorme embouteillage humain.
Je me retrouve coincée, sans pouvoir ni avancer ni reculer pendant 5 à 10 minutes, et en plus j'apprends qu'à quelques mètres il y a un bébé qui ne va pas supporter tout ça. On se met à plusieurs pour essayer de faire bouger les choses les gens, certains s'époumonent à demander à ceux qui descendent d'aller du côté du trottoir où je ne suis pas, afin de faire des voies de circulation et de fluidifier tout ça. Moi je veux bien, mais il est totalement impossible de se déplacer latéralement...
Et puis finalement, à force de coups de coudes (plus reçus que donnés, ourf) je finis par me frayer un chemin hors de cette masse mouvante et qui commence à me sortir par les yeux (presque façon Scrat, dans L'Âge de Glace). J'en sors très énervée et limite agressive.

Je me jette à la gare, où le train que je visais est parti sans moi. Heureusement il y en a un toutes les demi-heures.
Et mon double CD de Wicked, édition 5ème anniversaire avec des chansons en allemand et en japonais (ouaiiiiiiiis) est une merveille. Youpla boum. Oui comme Prosper, le héros des pains d'épice de mon enfance.

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