26 novembre 2009
Micmacs à tire-larigot
Hier soir, nous sommes allées au cinéma. Avant mon départ, il fallait rattraper un peu le retard accumulé sur les bonnes sorties de ces dernières semaines.
En fonction des horaires et de la salle la plus facile à atteindre après le travail, maman et moi avons opté pour le dernier Jean-Pierre Jeunet.
Un film qui rappelle ceux de Gondry, avec une ambiance mâtinée de La Cité des enfants perdus. Un long-métrage que malheureusement on ne conseillera pas aux enfants, mais les scènes concernées ne dominent pas et laissent la place à une œuvre farfelue, inventive, drôle et touchante, avec en fond latent un plaidoyer contre les armes à feu.
Imaginez Amélie Poulain qui s'attaquerait à deux marchands d'arme, et emploierait pour ça Jerry Gerber, alias Jack Black dans Soyez Sympas, Rembobinez...
Je recommande.
20 octobre 2009
Le petit Nicolas
Je vous en avais parlé il y a longtemps, nous l'avons vu, enfin !
C'est fin, drôle, intelligent, les acteurs (professionnels ou non) sont excellents, la musique fort agréable, le générique lui-même est épatant, et le tout forme un très bel hommage au travail de Sempé et Goscinny.
On y trouve toute la fraîcheur des livres, avec l'ambiance des cours de récréation de l'enfance, en mieux. (Oui, à mon époque, quelques décennies plus tard, ça c'était franchement dégradé...) Une imagination débordante, des rêves et des histoires comme si on y était, et la réalisation sert très très bien l'ensemble, avec des idées aussi farfelues que celles de Rufus, Alceste, Eudes et compagnie.
Vraiment, courez le voir, c'est très chouette !
01 octobre 2009
Wouaaah ha ha
Grosse rigolade, encore une fois, grâce à notre ami le Traducteur gogole :
mon blog en suédois.
21 mai 2009
Tatsaaaam !
Voili voilou, le blog a fait peau neuve...
Très bonne fête de l'Ascension à tous.
18 mai 2009
"Pas possib'"
... me direz-vous.
Eh si, il y a du nouveau chez les Moutonss. On sait pas s'ils vont revenir vite après cet exploit bloguesque, mais en tous cas, ils ont pris un coup de palette dans la tronche. C'est par là.
07 mai 2009
On en revient à la question du départ...
Alors voilà :
J'ai toujours pas parlé des deux, voire trois derniers livres engloutis ces 15 derniers jours.
J'ai deux trucs vus ou entendus dans le métro et dans la rue à raconter.
J'ai une perle de cours à narrer.
Le tout urge parce que c'est tout frais et qu'un blog ça se tient au moment où l'inspiration vient, où on se souvient de ce qu'on veut exprimer, etc.
Le tout me pousse à me demander avec angoisse si je vais passer à trois articles par jour, ou si je dois créer une nouvelle catégorie pour les billets qui en ont trois d'un coup (Dans le métro, bien, vous avez suivi, Quand je ne fais rien, pour la lecture, et Les cours pour... bravooo! le cours!), et à repenser à ce message - notez les synonymes habilement distillés ici - en me disant que décidément, un blog c'est chouette mais des fois ça coince.
J'ai même pensé que parfois un autre blog, dédié à un truc précis, ça me soulagerait, mais rassurez-vous, je ne vais pas vous/me faire cette blague-là : je suis tarée mais j'ai mes limites aussi.
Or donc et pour cette fois et cette fois seulement (quoique), ami lecteur, voici un article qui en vaut quatre! Oui oui tu as bien entendu ici là devant tes yeux épatés, ébahis, presque incrédules et néanmoins intéressés, voici, tu viens de le lire, une réflexion qui ne sert à rien sur un blog qui ne sert à rien, une critique littéraire, deux mots entendus dans des lieux publics de notre bonne vieille capitale, et une perle de prof.
Quand je ne fais rien :
Tu te souviens peut-être, lecteur, que je suis parfois, à mes heures, une lectrice assidue. Mais pas que de blogs. De livres aussi. La preuve ici, où je faisais une liste effrayante. Or au salon du livre je me suis offert deux japonaiseries.
La première, lue en deux jours, s'intitule Filles de Samouraïs, tome 1, de Maya Snow. Une lecture qui fait voyager dans le temps et l'espace, qui ne vaut pas un Jules Vernes ni un Victor Hugo, mais qui est sympa et tout indiquée pour les adolescentes.
Une histoire de filles de seigneur japonais, dont le père est assassiné par leur oncle, et qui se réfugient dans une école d'arts martiaux. Agréable donc, ça se lit facilement.
Ensuite, il y eut Au Col du Mont Shiokari, d'Ayako Miura, titre et nom que je ne cherche ni ne vérifie parce que ces mots sont gravés pour toujours dans mon petit cerveau à la mémoire rachitique : une merveille. La biographie romancée d'un homme qui a contribué à changer le regard des Japonais sur le christianisme. Cet homme, un converti - protestant - a changé le monde autour de lui en se laissant porter par la Parole, et a été jusqu'au bout. J'ai fini ce livre en larmes, et j'ai pris une très belle et bonne leçon d'humilité. Il se situe dans le Japon du milieu XIXème siècle, une période charnière où le pays venait tout juste de s'ouvrir au monde occidental après plusieurs siècles de fermeture à la limite de la xénophobie. Écrit à la japonaise, donc avec des touches de poésie et des pensées qui s'assemblent pour former un bel ensemble, un peu comme un puzzle, ou plus justement comme dans l'ikebana, art floral traditionnel. Ce livre écrit par une Japonaise protestante fut un best-seller sur l'archipel dans les années 1970.
Et puis, et puis j'ai lu l'autre grande biographie de converti. Requiem pour Nagasaki, biographie de Takashi Nagai, médecin japonais de Paul Glynn, un Australien. Vous l'aurez deviné, si ce livre se situe à Nagasaki (pron : nagassaki), ce n'est pas un hasard, c'est parce que le médecin a vécu l'horreur de la bombe A et a perdu sa femme dans la tragédie. Le plus fou, c'est qu'après cela il a publié des articles et des livres à la pelle alors qu'il était mourant, et a redonné courage non seulement à la communauté catholique de la ville, à laquelle il appartenait, mais aussi au Japon tout entier. Chercheur passionné, chrétien exemplaire, il fut le seul à considérer que les victimes de la bombe étaient le sacrifice offert en rémission pour les crimes de guerre commis, et nécessaire à la fin du conflit. Il identifia les habitants de la ville morts à cause de la bombe au Christ Lui-même et incita à rendre grâce qu'ils aient été choisis pour cela. Encore une lecture qui tire des larmes, mais celle-ci est très pédagogique sur l'histoire du Japon et de ses chrétiens, et surtout très apaisante. On en tire de belles leçons et on repart confiant dans la vie, malgré les douleurs inévitables. Mieux que cela même : avec les douleurs inévitables.
Deux lectures magnifiques donc, que je ne saurais trop conseiller.
Sans transition, la catégorie Dans le métro :
Il y a deux jours, sur la ligne 5, entre dans mon wagon (enfin comprenez le wagon dans lequel je me trouve, je ne m'approprie pas les véhicules que j'emprunte et je n'ai pas non plus acheté ni loué de métro... ça n'existe pas de louer un métro!) donc entre dans mon wagon une dame qui se met à chanter. A la voix, je devine une femme noire plutôt corpulente. La voici donc qui chante bien fort pour qu'on l'entende dans la voiture et sur le quai, "le nom du Seigneuuuur, est un refuuuuge" et la voilà qui bavarde, dans le vide, sur "oh quand je vois tous ces gens, tous ces Africains qui n'ont pas de travail, j'ai de la peine. Mais moi je prie le Seigneur, parce que le Seigneur est bon, Il nous aime et Il a donné son Fils pour nous, amen! " et hop elle rechante : "Moiiii je priie touteu la journééée, le Seiigneuur est mon refuuge, je parle de Luiii autour de moiiii parce qu'Il est booon et qu'il faut le connaître, je chaaaanteu pouuur Lui...".
Ou plus ou moins ; depuis deux jours, j'ai un peu oublié ce qu'elle disait au juste, et je n'ai pas pu noter.
J'étais en train de travailler mon japonais, et je n'y arrivais plus. A la place, j'étais écroulée de rire. Rien de moqueur, mais avouez que dans un lieu public du pays le plus anticlérical que je connaisse (et je commence à en connaître pas mal) (sans me vanter) trouver cette femme en train de chanter du negro spiritual en français, ça avait quelque chose de totalement décalé.
"Seigneur, envoyez-nous des fous..."
Sur le même thème ou presque, je sors du métro aujourd'hui pour rentrer chez moi et entends : "Qu'est-ce qui ne tue pas aujourd'hui? L'alcool, les cigarettes... on n'aura pas la vie éternelle de toutes façons..."
Et moi de répondre à voix basse : "Mais bien sûr que si! Il suffit d'être baptisé! C'est pourtant si simple!"
Et pour finir en bôôôté, la catégorie Les cours :
Aujourd'hui, petit cours de soutien de français dans la banlieue. En rattrapage pour samedi dernier et histoire de mettre un dernier coup de collier avant mon départ et le brevet. Je croise deux des filles que j'ai eues l'an dernier, et l'une d'elles me dit : "ça sert ce qu'on a fait l'an dernier!"
Premier grand sourire. J'ai fait un travail utile et les filles s'en rendent compte. Assez pour me le dire.
Life is good*.
Un peu plus tard, nous travaillons avec les filles de cette année, et l'une s'exclame : "j'aimerais bien vous avoir comme prof de français!".
Second grand sourire. J'arrive à les intéresser à ce que nous faisons, et à leur donner envie de travailler avec moi. Elles m'aiment bien.
Life is beautiful**.
* La vie est belle et bonne. Ouais, en fait c'est intraduisible littéralement.
** La vie est magnifique. Si, beautiful veut dire magnifique!
30 avril 2009
X-Men Origins, Wolverine
On va faire court (le dîner est pour très bientôt).
Mes trois héros de fiction préférés, dans l'ordre :
- Frodon (le premier qui demande qui c'est, il sort et il médite sur les dégats du manque de culture sur l'être humain)
- Michel Strogoff (Idem)
- Wolverine
Et non, le film n'est pas un bain de sang interminable, c'est pas plus violent qu'Arme Fatale ou Piège de Cristal. Alors, on se calme, merci.
05 avril 2009
崖の上のポニョ (Ponyo sur la falaise)
Je suis sortie de l'avant-première avec l'envie de revoir le film, mais pas tout de suite histoire de laisser l'euphorie du premier visionnage faire son effet.
Un grand sourire pendant les premières minutes du film, le temps de me dire que ça y était, j'étais devant le dernier Miyazaki, puis une excellente séance devant un film génial. Les amateurs de Totoro apprécieront tout particulièrement.
Je n'ai aucune envie d'aller voir d'autres films là, je suis bien, 4 heures après la fin de la séance.
Merci Akiko, merci la maman d'Akiko, c'était vraiment extra. En plus, j'ai eu des cadeaux Ponyo. Trop bien.
Maintenant, (merci Akiko) je suis chargée de trouver le financement et les moyens pour me barrer au Japon entre mai et juillet.
Quelqu'un a un tuyau?
21 mars 2009
Je récidive
Motif original (donc non libre de droits merci). Ce qu'on ne voit pas bien sur la version colorée, c'est que le vert amande est pailleté et que les contours sont dorés.
Trop la classe.
(Le premier qui me dit que les couleurs ont bavé je le colle avec de l'encre de chine, un pinceau taille unique et un motif tout en rondeurs à décalquer et remplir, et je reste à côté en faisant ma maniaque "Attentiooon tu vas dépasser là! ... Non pas comme ça! ... Mais, mais mais, c'est une bavure là?!" Et je le secoue un peu comme Gribouille l'a fait en venant me coller ses mignonnes petites pattes avant sur mon dos.
On verra qui bavera le plus.
Mais je sais faut que je m'améliore.)
17 mars 2009
Fière de moi
Bientôt je vous expliquerai comment j'en suis venue là, mais d'abord, je frime.
Le début :
Le final :
Je fais mumuse avec Photofiltre :
(style... champêtre)













