Les Niouzes de Nitt'

Le blog vitaminé... et un peu disjoncté de la fille qui se prend pour une prof, fait des tas de trucs avec ses doigts, aime bien manger et imagine que sa vie est trépidante et donc bonne à raconter.

02 juillet 2008

2 Juillet

Ligne 12.

Jour de pluie.
Robe légère.
Un moustique.
2 mollets.
Deux énormes boutons sur chacun d'eux.

Je HAIS les moustiques.

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13 avril 2008

13 Avril

Ligne 10
Une heure et demie du matin.
Au fond de la rame, un homme assis sur le bout d'un strapontin reste longtemps immobile, les coudes sur les genoux et la tête penchée en avant. Il n'a pas l'air en forme. Soudain, à un arrêt, il crachote sur le sol et se lève pour aller vomir une quantité impressionnante de liquide sur le quai. L'air hagard, il ne se rend pas compte qu'on le regarde les yeux écarquillés et qu'il a dû arroser copieusement ses chaussures. Beurk.
Mon reflet dans les vitres me renvoie l'image d'une fille avec des triskels verts sur les joues.

Ligne 12
Sèvre babylone. Sur le quai d'en face, un homme tient sous le bras une poupée gonflable de la taille d'un hobbit, habillée d'un tee-shirt de sport.
Convention. Le métro s'arrête, laisse partir ses voyageurs, et le signal de fermeture des portes rententiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit tellement longtemps que je me demande si le chauffeur s'est endormi sur le bouton. Au moment où je me lève pour sortir et arrêter cette torture auditive, le signal cesse et les portent se ferment. Je suis la seule de la rame à avoir réagi.
Le métro redémarre, sur le quai on voit un groupe d'agents de sécurité de la RATP. Il s'est peut-être passé quelque chose...

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28 mars 2008

28 mars

Ligne 12.
Un portable sonne, trois personnes cherchent leur téléphone.
Je rigole doucement.

Posté par Nitt à 18:32 - Dans le métro - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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27 mars 2008

26 et 27 mars

Ligne 10.
Deux Américaines entrent en courant dans le métro dont les portes se ferment et s'interrogent sur la destination de leur camarade qui courait derrière. L'une d'elle, manifestement très énervée, lâche un sonore et très reconnaissable "f**k" bien représentatif de son éducation. Les deux comparses font des signes à travers la vitre quand le métro démarre, signes auxquels la jeune fille délaissée répond sans complexe par... un doigt d'honneur.
Eh ben si c'est comme ça qu'on les élève, aux States...

Une jeune fille aux cheveux châtain clair, à la peau diaphane, avec un béret noir et une grande écharpe à rayures. Elle semble tout droit sortie de Honey and Clover, le manga d'Umino Chica que je suis en train de lire.

Un guitariste entre dans le métro et nous chante du Cat Stevens... mieux que Cat Stevens. Je me régale les oreilles.
Le 27 il est encore là (youpie) et nous chante Blowin' in the Wind de Bob Dylan. Pour la première (puis la seconde) fois de ma vie, je regrette de descendre du métro quand un musicien y joue.

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19 février 2008

Lundi 18 et Mardi 19 Février

(Deux d'un coup mais parce que là c'eût été trop court sinon.)

Rue de Vaugirard. Un jeune de 15 ou 16 ans, maxi, qui me dévisage l'air fasciné. Huhu, c'est mignon.
Rue de la convention. Deux jeunes filles qui parlent en langue des signes.
Rue de la Croix Nivert. Un grand monsieur tout mince avec un chien taille porte-clé en laisse. Il court comme un dératé pour suivre l'allure de son maître et se prend la jambe d'un autre monsieur d'un certain âge qui se retourne et passe un certain temps (forcément) à répéter que le chien lui a cogné la jambe.
Le chien continue à courir, au bout de la laisse tendue tenue par un maître très pressé.
Tout le monde regarde cet étrange binôme, car le bestiaud est vraiment rikiki et le maître vraiment très grand.
Ca doit être un spitz-chevreuil, il paraît que c'est la plus petite race du monde. Le chien, pas le maître.

Ligne 12. Un grand brun avec une chaussure noire (L'autre était blanche. Impossible de savoir si c'est fait exprès ou pas) et un air un peu précieux.
Une italienne pendue à son portable.
Une "d'origine africaine" accrochée à son portable aussi, assise dans la foule qui se prend pour un banc de sardines en boîte (non, pas de nuit, en boîte tout court) et qui manie magnifiquement le "code switching". Toutes les informations personnelles sont en langue africaine, et les modérateurs et les ponctuants en français. Dans une langue accessible je viens de dire que dès qu'il y a des infos perso elle parle dans sa langue d'origine et personne ne la comprend - ahah c'est fait pour - et tous les petits mots genre "Ah ouaiiis", "Grave!" "Trop pas!" "Mais c'est vraiiii!" sont en français. C'est savament dosé parce que malgré mon écoute attentive, je ne sais qu'une seule chose de sa vie privée : il y a eu un problème sur la 12 et c'est pour ça qu'il y a du monde.

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09 janvier 2008

Découverte

Allez voir LA pour découvrir les voeux de la Rentre Avec Tes Pieds magic team, en VO et en version revue par un parisien...

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04 janvier 2008

4 Janvier

Ligne 12.
Un homme entre à Montparnasse avec une fleur dans la main. C'est un objet très particulier, car fait avec du fil de fer et au bout, pour la couleur, une petite balle verte. La "rose" a de grandes feuilles que l'homme manipule pour leur faire d'imperceptibles changements. L'objet m'intrigue car le fil de fer est très tortillé partout. Lorsqu'il oriente la fleur vers moi je comprends : le dessin des pétales n'est pas fait qu'avec les fils de fer mais avec un muselet et les "fils de fer" tout tordus sont en fait ceux qui tiennent les muselets aux bouchons de champagne. Lorsqu'il voit que je le regarde, l'homme se met à parler dans une langue inconnue, peut-être du roumain, car ça ressemble à de l'italien sans en être.

Ligne 10.
Trois mamies sont assises en face de moi. Celle de droite porte un manteau marron à col de fourrure assortie et un béret marron. Celle du milieu qui lui ressemble fort a un manteau bleu avec un col de fourrure assortie et un  béret bleu. Celle de gauche a une écharpe rouge et un béret rouge. Le tableau mériterait une photo.

Plus tard, dans la cafétéria du Louvres.
Je discute avec Vanessa devant une tasse de thé vide, quand Vanessa se pose des questions : beaucoup de personnes dont des employés de la cafétéria semblent opérer une migration vers l'une des sorties. Je ne m'inquiète pas, mais trente secondes plus tard nous voyons des agents de police accrocher cette fameuse bande de plastique à rayures obliques blanches et rouge dans un des coins de la cafét'. Puis un garçon nous demande, chers clients, de sortir s'il vous plaît. Apparemment, c'est une alerte à la bombe.

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04 décembre 2007

4 Décembre

Tout d'abord, une mention spéciale JOYEUX ANNIVERSAIIIIIIIIIIIIIRE pour ma meilleure amie qui a aujourd'hui 25 ans. Un quart de siècle quand même. Waw ayé c'est une sage.

!!!!


Métro Cluny la Sorbonne, devant le musée Cluny, une jeune femme assise sur un banc pleure toutes les larmes de son corps en se mordant les doigts. Les gens passent dans la rue sans même tourner la tête. Elle a l'air vraiment malheureux.

Ligne 8, une classe en visite au musée d'Orsay voyage avec moi. Sept enfants de 6 ans sont assis trois par trois - sauf la dernière - sur les strapontins, et déchiffrent tous les noms des stations que nous traversons. Ils se débattent pour attirer l'attention de l'adulte qui les surveille et étaler leur science sur les lettres qui font le mot "Noël". Il y a une blonde, une maghrébine aux longs cheveux noirs et bouclés avec un bonnet à rayures sur la tête, que sa voisine s'amuse à tirer vers le bas, lui cachant son joli visage, un noir qui a gardé son étiquette du musée, une chinoise aux nattes attachées en couettes très haut sur la tête qui s'accroche au poteau du milieu, un rouquin, un brun et une demoiselle aux cheveux châtains qui semblent bien s'entendre. Ils sont mignons tout plein.

Alfortville, au coin d'une rue, deux épeires ont tissé leurs toiles sur un panneau de signalisation.

Ligne 8 puis ligne 6, une jeune fille lit Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, accompagnée par une dame noire aux grosses lunettes et qui rit pour un oui ou pour un non. Elles discutent joyeusement.

Ligne 6, je retrouve dans la rame la dame et la jeune lectrice.
Une jeune femme avec un très joli visage, habillée en noir excepté ses chaussures vintage et son écharpe en laine blanche ultra-tendance, maquillage parfait, ne se rend pas compte que ses cheveux longs, filasses, ternes, gras jusqu'aux pointes, emmêlés et avec des pélicules cassent complètement le mythe. J'avais commencé par me demander si elle sortait de sa douche, de la piscine... Ni l'un ni l'autre. Ca risque pas.

Ligne 12, le métro est tellement plein que les gens se bousculent pour entrer ; beaucoup, dont moi, renoncent et attendent le métro suivant.

A la sortie je croise une ancienne camarade du collège-lycée. Elle ne me reconnaît pas, mais il est amusant de voir qu'après toutes ces années elle revient toujours dans le quartier.

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27 septembre 2007

27 Septembre

Ligne 12, station Montparnasse.

Un homme attend le métro, le regard torve, l'air ennuyé comme un rat mort, frileusement cramponné à ... son vélo.

Posté par Nitt à 17:44 - Dans le métro - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 septembre 2007

20 Septembre

Partie aérienne de la ligne 6, 19h30.
Un noir avec une jolie voix vient chanter une ballade mélancolique en s'accompagnant sur une guitare dont il joue fort joliment. Je regarde Paris baignée dans un soleil doré, et parfois aveuglant, et me laisse envahir de ce sentiment doux-amer...
Je pense alors que demain, mes études seront finies...

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