Les Niouzes de Nitt'

Le blog vitaminé... et un peu disjoncté de la fille qui se prend pour une prof, fait des tas de trucs avec ses doigts, aime bien manger et imagine que sa vie est trépidante et donc bonne à raconter.

05 novembre 2009

Il est des pays comme ça qui m'épateront toujours...

Après la loi interdisant la pilule du lendemain, à cause de ses effets abortifs, au Pérou, voici que je tombe sur un article que la France gagnerait à connaître :

Crucifix dans les écoles en Italie : un symbole « laïc » éloquent
Loi adoptée en 1859 par un Etat pourtant hostile à l’Eglise

ROME, Mercredi 4 novembre 2009 (ZENIT.org) - Le « crucifix » constitue aussi un symbole « laïc » éloquent, a déclaré le Conseil d'État italien.

Ainsi, la sentence de la Cour européenne des Droits de l'homme de Strasbourg qui demande d'enlever les crucifix des salles de classes italiennes, contredit une décision du Conseil d'État italien, sans prendre en considération ce que le Conseil d'État a statué en la matière (cf. ci-dessous in « Documents », la sentence en français). De plus, la loi sur les crucifix en Italie date de 1859, au moment où l'État italien nourrissait pourtant quelque hostilité envers l'Eglise.

Il s'agit de la décision n. 556 du 13 février 2006 de la VIe section du Conseil d'État italien qui rejette le recours de Mme Lautsi demandant d'enlever les crucifix de l'école d'Albano Terme (près de Padoue), où ses deux enfants sont scolarisés.

« Il est évident, a déclaré le Conseil d'État, que le crucifix est un symbole qui peut assumer différentes significations et servir à différents desseins, d'abord du fait du lieu où il se trouve ».

Il est donc un symbole « religieux » dans un lieu de culte, mais dans un lieu non culturel, comme l'école, destinée à l'éducation des jeunes, le crucifix « n'a pas de signification discriminatoire » du point de vue religieux du fait qu'il représente une synthèse perceptible de « valeurs » importantes « du point de vue civil », qui « inspirent l'ordre constitutionnel » italien et le « fondement de la coexistence civile » dans cette nation.

Donc, même dans un contexte « laïc », le crucifix a une valeur symbolique « hautement éducative », indépendamment des choix religieux des élèves.

« En Italie, dit le Conseil d'État, le crucifix est apte à exprimer, en clef symbolique mais de façon adéquate, l'origine religieuse des valeurs de tolérance, de respect réciproque, de mise en valeur de la personne, d'affirmation de ses droits, de considération de sa liberté, d'autonomie de la conscience morale face à l'autorité, de solidarité humaine, de refus de toute discrimination qui distinguent la société italienne ».

« Ces valeurs, dit encore le Conseil d'État italien, ont imprégné les traditions, la façon de vivre, la culture du peuple italien » et elles « émergent des normes fondamentales de notre Charte constitutionnelle » qui dessine la « laïcité » spécifique de l'État italien (cf. Partie I, Principes fondamentaux).

Enfin, pour éviter des confusions ou des anachronismes, le Conseil d'État rappelle que la « prescription des crucifix dans le mobilier des salles de classe » remonte non pas au concordat de 1929, mais à la loi Casati de 1859, adoptée par un Etat « qui nourrissait bien peu de sympathie pour l'Église catholique ».

***

C'est une des raisons pour lesquelles j'aime l'Italie. Ce pays a su faire de la séparation de l'Église et de l'État non pas une mis au ban de la foi et des valeurs qu'elle transporte, mais un partage qui a apporté un grand héritage dont le pays est resté conscient. Je crois que nous avons beaucoup à apprendre là-dessus.

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11 octobre 2009

Une histoire de chameau et de bonheur

Une question m'est venue récemment, en repensant aux pauvres des favelas dont parle la bienheureuse Teresa de Calcutta, à certains étonnements autour de nous, et à ce qu'on constate généralement chez les riches :
pourquoi les pauvres sont-ils plus heureux que les riches ?

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.  »

Évangile du jour selon Saint Marc 10, 17-30

Pourquoi l'évangéliste ne dit-il pas : "il s'en alla tout triste car il ne voulait pas se séparer de ses biens" ?
Parce que c'est sous-entendu.
Reprenons la question : pourquoi les riches ne sont-ils pas heureux alors que les pauvres y arrivent ?

Plus le riche possède, plus il s'attache à ce qu'il a et plus sa maison et son cœur sont occupés par les biens de ce monde, moins il y a de place pour Dieu. *
Plus le riche possède, plus il convoite, car l'homme est un être de désir, qui aspire à l'infini. **
Plus le riche possède, plus il a peur de le perdre et plus il veut contrôler ses biens, sa vie, et son avenir. Plus il veut être Dieu au lieu de vouloir Lui appartenir.
Plus le riche possède, plus il place son orgueil dans ses biens au lieu de le placer en Dieu.

Mais le pauvre, le pauvre lui a si peu, que son cœur ne peut être rempli que par Dieu. Et un cœur rempli de Dieu est infiniment grand.
Le pauvre a si peu qu'il a appris à se contenter de ce peu qu'il possède, et il s'émerveille de ce qu'il reçoit, par conséquent sa faculté d'émerveillement est illimitée. ***
Le pauvre a si peu qu'il remet ses biens, sa vie, et son avenir à Dieu avec facilité.
Le pauvre a si peu qu'il ne saurait placer son orgueil qu'en Dieu.

Jacques Brel avait raison : le pauvre qui ne possède que l'amour, possède Dieu, et à travers lui toute la Création.

Découvrez la playlist Quand on n'a que l'amour avec Jacques Brel

En fait, le riche est un pauvre à plaindre, un pauvre qui s'ignore, et le pauvre un Riche que l'on ignore.

*"Les riches : vous voyez bien ce qu'ils ont, vous ne voyez pas ce qui leur manque." (Saint Augustin)
**
"Tu m'as fait pour toi mon Dieu, et mon âme est sans repos tant qu'elle ne demeure en toi." (Saint Augustin, encore !)
***
"Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède" (Saint Augustin, toujours ! )

22 septembre 2009

A Dieu

L'enterrement de mon grand-oncle m'a fait reconsidérer des choses, et voir avec davantage de profondeur ce que parfois je n'avais qu'aperçu, sans trop m'y attarder, sans trouver les mots justes.

Tout d'abord la dichotomie entre l'espérance des croyants dans un moment douloureux comme celui-ci et le désespoir abrupt de ceux qui ne croient pas ou plus et qui ne voient que le vide. Parmi nous, une âme triste, triste, ne pouvait que se rebeller, pleurer pour faire sortir sa douleur qu'elle croyait sans remède. Et aucun moyen de lui apporter du réconfort, puisqu'elle réfutait l'idée même de réconfort. Cela a teinté la journée d'un violet sombre, qui n'occultait pas la lumière du soleil, mais le rendait moins vif tout de même.
Et de me dire que nous avons beaucoup de chance, nous qui savons qu'il y a autre chose, mieux, plus beau après. Derrière. Que la mort est un voile qui cache ceux que nous aimons mais détruit toutes les distances et les rend plus présents que jamais auprès de nous.

Assez curieusement, alors que tout le monde - ou presque - disait "à Dieu" (c'est à dire nous nous reverrons en Dieu) à un monsieur formidable que j'ai découvert par les paroles d'hommage de son fils,  il m'est revenu à l'esprit ce déménagement de mes 14 ans. Nous quittions un une pièce donnant sur rue, infesté de puces, où le chien ne cessait de se gratter et nous avec, où il n'y avait pas moyen de vivre à deux sans se marcher dessus et où concilier une vie d'adulte avec une vie d'adolescente relevait de l'impossible. Nous étouffions. Nous avions trouvé mieux après des années de recherche et de demandes. Le départ était une grande victoire, la promesse d'une nouvelle vie.
Et le dernier jour, alors que je contemplais la grande pièce vide que nous quittions, je n'ai pu retenir mes larmes. Je partais agrandir ma vie et pourtant la séparation me déchirait.

J'ai compris, près du cercueil de mon grand-oncle, que la mort est à la fois comme un déménagement et comme une naissance. La famille et les amis avec lesquels on a tissé un cocon d'amour enfantent une âme à la vie éternelle, et cette âme part trouver la Lumière, la Paix, la Beauté, la Joie sans fin. Il n'est pas de plus grand déménagement en fait, puisqu'elle quitte même le corps qu'elle a habité, et change radicalement d'adresse.
La séparation attriste tout le monde, et surtout les voisins les plus proches qui ne pourront plus discuter de vive voix avec celui ou celle qu'ils aiment. Il leur faudra apprendre à utiliser le téléphone céleste, et opérer un petit changement dans les objectifs de conversations désormais faussement unilatérales : au lieu d'attendre une réponse immédiate, on cherchera  un clin Dieu, une aide inespérée de l'ordre du petit miracle, et on demandera de préparer une place là-haut pour le jour de son propre déménagement.

Chez les Grecs de l'Antiquité, les papillons représentent les âme des disparus. Cette image est connue en Italie où elle est parfois reprise sous une forme poétique. Au Japon, ce sont les papillons blancs qui sont le signe des ancêtres qui nous ont quittés.
Hier, alors que nous priions autour de mon grand-oncle, un papillon blanc est venu voleter juste au-dessus de sa tombe. Nul doute que la discussion par téléphone céleste a commencé, et c'est lui qui l'a entamée.

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Il n'est pas blanc, mais la photo est de moi...

20 septembre 2009

Un dimanche à côté

Dimanche matin, réveil matinal, mais pas pour tout le monde. Après délibération, pour ne pas risquer un retard "au festin où la sagesse a dressé une table" (d'après certains auteurs) nous optons pour la paroisse voisine.
Je me retrouve comme en visite à la campagne, où on est sûr d'avoir des surprises et de retrouver des éléments sans lesquels ces églises ne seraient pas complètes. Un peu comme les meubles, sauf que là il ne s'agit pas du confessionnal.

Première surprise : la crypte a été refaite. C'est beau, c'est clair, il y a du blanc et du doré, les vitraux ressortent magnifiquement et ô surprise, un vrai orgue trône dans un coin de la pièce.

Deuxième surprise : assis dessus (sur l'orgue, pas sur la surprise), il y a un vrai organiste. Qui laisse sa place à un autre jeune (mais, c'est quoi la moyenne d'âge des organistes sur la capitale ??? C'est pas normal d'en avoir des si neufs !). L'abbé s'apprête à monter vers l'autel, pouf pouf l'organiste se lâche et... se met à chanter. Il n'y a pas de chantre, par conséquent il fait double-emploi. Il se débrouille vachement bien en plus, avec sa belle voix de baryton !
Et sans micro. Rôôôh.
Un peu plus tard, le prêtre a entonné une prière, on entend trois notes courir dans les gammes et pouf pouf, dès que l'assemblée répond, il accompagne tout le monde et... c'est juste.
!!!
Un pro pour nous aider à chanter, quel bonheur ! Rien à voir avec certaines messes où le chantre et l'organiste ne s'entendent jamais et où chaque fois que le prêtre entonne sans attendre qu'on lui donne la note, on se retrouve au milieu d'une cacophonie apte à bloquer net le recueillement de quiconque n'use pas d'un sonotone.
Ça c'est de la bonne surprise.

Troisième surprise : la première lecture est lue par une femme, il paraît que les femmes ne doivent pas le faire sauf si elles sont laïques consacrées ou religieuses, et il est demandé - je crois que c'est dans Charitas in Veritate de Benoît XVI - que le lecteur soit conscient de ce qu'il va lire et préparé à lire la Parole de Dieu. Ben la dame a lu l'extrait du livre de la Sagesse comme si un train l'attendait, et sans notre Magnificat ma mère et moi aurions été un peu larguées. Un texte pareil, ça se médite, ça ne se mitraille pas. Combien sont repartis chez eux sans avoir retenu quoi que ce soit des pensées des méchants à propos du juste ?
Le mérite de cela c'est que par conséquent j'y ai fait attention et que je m'en souviens...

Quatrième surprise : la crypte est toute petite, l'assemblée est peu nombreuse. Le prêtre fait venir trois personnes pour donner le corps du Christ, répartit les ciboires et les places, et... va s'asseoir. Je vais sans doute déclencher des débats et des oui-mais dans tous les sens, m'en fiche. Je reste un petit moment sidérée avant d'aller communier. Dans les textes - dont j'ignore les références, si quelqu'un les connaît ça m'arrangerait - il est précisé que ce sont les prêtres qui donnent la communion, et qu'il est autorisé de demander à des laïcs de prêter main-forte lorsque l'assemblée est exceptionnellement et imprévisiblement nombreuse. Déjà beaucoup de paroisses le font tous les dimanches, soit, c'est à leurs curés de voir. Mais là, nous étions peu et surtout le prêtre est allé s'asseoir au lieu de faire ce pourquoi il a été ordonné. Il n'était plus tout jeune et n'avait sans doute plus l'énergie m'a-t-on dit. Moui, si on a l'énergie de tenir debout pendant qu'on dit la messe, à la sortie pour serrer la pince des paroissiens, et dans une salle paroissiale pleine de bruit pour la fête de rentrée, on peut aussi tenir debout le temps d'une communion.
De plus l'homme qui m'a donné le Corps du Christ ne savait pas le faire... Ça a été un discret cafouillis. Pas top.
Loin de moi l'idée de juger et de crier "bouh le méchant vicaire". Tout prêtre mérite un immense respect puisqu'il a reçu de tenir dans ses mains le Corps du Christ (ça c'est la Notre Dame qui l'a dit), de remettre les péchés et de guider les âmes vers Dieu. Mais ce genre de petites choses, comme l'oubli systématique du confiteor en début de messe, ça me rend un peu dingue.

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Pour illustrer la dinguerie, tout en faisant un clin d'œil à des sonneurs de cloches.

Et puis bien sûr il y a aussi ce qu'on attend chaque fois qu'on va prier à côté :
Premier élément : la messe n'est jamais aussi bien que dans la paroisse qu'on a choisie.

Deuxième élément : maintenant je le sais, il ne faut pas aller lire la bédé d'Edmond Prochain avant la messe, c'est pas bien. Entendre en boucle le début de la chanson Prendre un enfant par la main à l'écoute de l'évangile me l'a fait comprendre.

Troisième élément : je constate que le bon Dieu me donne des grâces même là où je ne les attends pas, c'est très cool de Sa part, car j'ai retrouvé une petite chose qu'on connaît tous. Une petite chose qui, jusqu'à aujourd'hui, m'agaçait prodigieusement, et là, j'ai réussi à la prendre en souriant. Je sais que beaucoup vont avoir la même réaction en arrivant ici. Ce petit truc, c'est la mamie bigote. La mamie qui s'assied au fond, parle fort, très fort, commence avant tout le monde et finit après tous les fidèles, celle qui articule toute la consécration juste avant le prêtre et vous déconcentre dans les moments les plus importants. On en trouve une par paroisse. Quelquefois il est impossible de l'identifier - soit qu'elle soit trop petite et cachée par les autres, soit qu'elle disparaisse en coup de vent avant la fin de la messe - quelquefois un coup d'œil dans la direction du truc qui bouge tout le temps et/ou du bruit ininterrompu vous permet de la repérer immédiatement.
Si vous voulez le secret pour arriver à la fin de la messe sans envie de crier (le meurtre et l'envie de meurtre étant formellement réprouvés par l'Église), il faut chercher le cocasse de la situation afin de retrouver le sourire, et demander au Seigneur de bénir la petite dame en question. C'est super efficace.

Ah, et ensuite nous avons fait connaissance avec un autre des vicaires de cette paroisse, qui a eu une phrase géniale sur les prêtres du quartier (où on en dénombre 21, nous sommes des super veinards) : "on met un coup de pied dans un buisson, il en sort dix, c'est terrible."
Ça, ça va être la phrase de la semaine.

14 septembre 2009

DONG, ding dong DONG, ding, ding, DONG, ding...

Vous ne les entendez pas ?

Quoi ?! comment ça : "quoi" ???

Mais les cloches des sacristains pardi ! Ils ont lancé leur esquif vers l'horizon, direction le grand large avec tous ceux qui auront envie de monter à bord.  A l'heure où tout le monde circule sur Internet (même ma grand-mère, c'est dire), on s'est rendu compte que seuls les avis extrêmes sont représentés.
L'excès en tout est un mal, et afin de proposer une image réaliste, modérée, diverse et unie de notre grande famille céleste, les sacristains ont trouvé un bon moyen de garder - et montrer - le cap : un site collectif réunissant des blogueurs catholiques, prêtres et laïcs qui n'ont pas peur d'affirmer leur foi et leur attachement à l'Église.

sacristainsbis

Cela manquait cruellement, et je suis enchantée du lancement de l'embarcation.
Ils sont intelligents, ils sont cathos, ils sont présents sur le net, ils ont de l'humour, ils ont l'Esprit Saint dans la poche (en tous cas, pour les prêtres c'est avéré), ils s'intéressent à tout et leur site est extra : foncez voir les sacristains.
A l'abordage !

12 avril 2009

Infos - Niouzes - Infos - Niouzes - Infos

... Et les Gallois ont finalement été totalement dépassés par l'équipe du Munster qui affrontera les Harlequins ou le Leinster en demie.

- Retour aux informations mondiales :
Christ est Ressuscité !
On nous affirme ce matin que Jésus, ce condamné à mort crucifié vendredi, qui avait créé la polémique en affirmant, entre miracles et discours sur la montagne, qu'il était le Fils de Dieu, est vivant. C'est de bon matin que des femmes qui le suivaient sont parties embaumer son corps selon la tradition juive et ont trouvé son tombeau vide. Un ange qui s'y trouvait leur a donné rendez-vous en Galilée, et l'une d'elle clame même que Jésus lui a parlé et a confirmé le rendez-vous à tous ses amis dans cette fameuse région où il a beaucoup prêché, notamment autour du lac de Tibériade. Bien évidemment, les femmes ont couru prévenir les disciples restés enfermés tous ensemble par peur des représailles - on sait combien les pharisiens voulaient éteindre toute rumeur sur Jésus - et deux de ces derniers ont couru, à leur tour, à la tombe. Il est bien connu que les femmes affabulent, tout particulièrement quand elles sont bouleversées.
Une fois sur place, les deux hommes ont dû reconnaître que les femmes disaient la vérité.
Les voi...

- Jean-Marc, excusez-moi, mais... votre info, là, elle date de près de 2000 ans me dit-on.
- Tout à fait Matthieu, mais elle est plus que jamais d'actualité. Qu'en pensez-vous Luc?
- Parfaitement. D'ailleurs, les disciples ont fait des émules et vous verriez la tête de ceux qu'on appelle aujourd'hui "chrétiens", elle vaut le détour.

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11 avril 2009

Il est vivant!

Très joyeuses fêtes de Pâques à tous,

unis dans le Christ ressuscité!

Cette seconde partie de phrase remplacera chez moi le UDP bien connu.

Cliquez dessus pour comprendre pourquoi.

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Partagez toute détresse

Aujourd'hui, le monde est un Calvaire sans limites. La souffrance physique et morale est partout. La peine et la souffrance doivent entrer dans votre vie, mais souvenez-vous que la peine, le chagrin, la souffrance ne sont que le baiser de Jésus - signes que vous êtes arrivés si près de Lui qu'Il peut vous embrasser. Acceptez-les comme un don de Lui - tout cela pour Jésus. Vous êtes réellement en train de revivre la Passion du Christ ; acceptez donc Jésus comme Il vient dans votre vie - meurtri, déchiré, plein de douleurs et de blessures.
L'esprit répand l'amour, la paix, la joie dans nos cœurs à mesure que nous nous débarrassons de la complaisance à l'égard de nous-mêmes, de la vanité, de la colère et de l'ambition, et que nous consentons à porter la croix du Christ sur notre épaule.
(...)
Souffrir n'est rien en soi ; mais la souffrance partagée avec la Passion du Christ est un don merveilleux. Le plus beau don fait à l'homme est de pouvoir prendre part à la Passion du Christ. Oui, un don et un signe de son amour car c'est ainsi que son Père a prouvé qu'Il aimait le monde en donnant son Fils pour qu'Il meure pour nous.
Ainsi dans le Christ a été prouvé que le plus grand don est l'amour car c'est en souffrant qu'Il a payé pour nos péchés.
La souffrance acceptée ensemble, portée ensemble, est joie. souvenez-vous que la Passion du Christ se termine toujours par la joie de sa Résurrection ; aussi quand vous sentez dans votre coeur la souffrance du Christ, souvenez-vous que la Résurrection viendra - le jour de Pâques se lèvera dans la joie. Ne laissez jamais rien vous emplir de tristesse au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.

Mère Teresa

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10 avril 2009

Le pire des malheurs c'est de faire le mal

En entendant dire que Jésus a été livré, ne soyez pas plongés dans la tristesse! Affligez-vous plutôt, et pleurez amèrement sur Jésus victime de la trahison, mais du fait de Judas, celui qui l'a trahi!
Celui qui a été trahi a sauvé l'humanité. Le traître, lui, a perdu son âme. Celui qui a été livré siège maintenant à la droite du Père, mais celui qui l'a livré est à présent en enfer, en proie à des tourments inéluctables. C'est bien pour cela qu'il convient de pleurer et de gémir. C'est bien de là que doit naître votre consternation puisque notre Seigneur lui-même en a pleuré. Lorsqu'il le vit, il fut troublé et dit : L'un de vous me livrera! (Jn 13, 21) Merveilleuse compassion de notre Seigneur! Celui qui subit la trahison s'afflige pour celui qui la commet...
Pourquoi cette tristesse du Seigneur? à la fois pour nous montrer sa tendresse, et pour nous apprendre qu'en toutes circonstances il faut s'affliger non sur le sort de celui qui subit le mal, mais sur le sort de celui qui le commet. Ceci est en effet pire que cela. Que dis-je? être la victime n'est pas un malheur, c'est faire le mal qui en est un.

Saint Jean Chrysostome

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09 avril 2009

Pange, lingua

 


Découvrez Coro De Monges

Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi des nations,
Issu d'une noble lignée,
Versa pour le prix de se monde.

Fils d'une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d'ici-bas
Par une action incomparable.

La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâques selon la loi,
De ses propres mains il s'offrit
En nourriture aux douze apôtres.

Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain ;
Le sang du Christ devient boisson,
Nos sens étant limités,
C'est la foi seule qui suffit
Pour affermir les cœurs sincères.

Ce sacrement est admirable!
Vénérons-le humblement,
Et qu'au précepte d'autrefois
Succède un nouveau rite!
Que la foi vienne suppléer
A nos sens et à leurs limites!

Au Père, au Fils notre louange,
L'allégresse de nos chants :
Salut, et puissance, et honneur
Et toute bénédiction!
A l'Esprit du Père et du Fils,
Égale acclamation de gloire!
Amen.

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