Il a été dit qu'après deux excellentes nuits de sommeil (merci l'homéopathie) je ne dormirai pas cette nuit. Il est deux heures du matin et j'ai des contractions. Celles-ci, contrairement à celles qui m'ont inquiétée deux jours plus tôt, semblent sérieuses. Elles s'installent.

Le papa qui piaffait d'impatience va être content.

Cinq heures et demie, Monmari est réveillé, et un "clac" en moi fait tout accélérer et donne une nouvelle intensité à ce moment. L'oncle et le grand-père, prévenus, viennent à nous. L'oncle reste garder Monfiston pendant que le grand-père nous emmène (encore ! Il y avait eu une fausse alerte la veille) à la maternité.

Monmari est extraordinaire d'attention et de douceur. La force que je puise dans ses yeux et son humour subtilement distillé aux moments difficiles me permettent d'accompagner l'enfant.

Huit heures et neuf minutes, les sages femmes posent sur mon ventre une autre petite merveille. Un petit gars tout brun, qui se met très rapidement à pleurer et cesse pour nous écouter, son père et moi, lui chanter une berceuse que son frère connaît par cœur et qu'il a entendue avant de naître. C'est un beau moment.

Après un petit-déjeuner et beaucoup de tendresse, nous montons dans notre chambre. Monfiston numéro 1, lui, se réveillera pour trouver son oncle à la maison et ira avec lui chez ses grands-parents pour un petit séjour. Il partira entre autres avec un précieux sac à bisous bricolé quelques jours plus tôt et remplis de bisous de ses parents, à utiliser à volonté pour se rappeler que Papa et Maman l'aiment et le retrouveront vite.

Ce sera une journée toute douce.

PiedsJC

Me voilà donc maman de deux superbes fils.