J'ai changé de téléphone.

Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais j'ai changé de téléphone et je vous assure que j'ai un peu changé de vie en même temps.

Reprenons dans l'ordre. Depuis plusieurs mois mon téléphone, obtenu pour le prix exorbitant d'un euro lors de ma souscription de ligne mobile à mon retour en France, donnait des signes de "frougna mais i' m'énerve celui-là pourquoi i' fait pas c'que j'lui d'mande". Et ce de façon de plus en plus récurrente.
Jusqu'à ce qu'un jour, ayant rechargé l'animal, je me retrouve à court de batterie au bout de douze heures d'utilisation normale. Je l'ai rechargé, même chose, en moins d'une journée, pouf, y avait plus personne. Ce qui fut un peu gênant pour le travail.

J'ai donc décidé, forte d'un salaire inhabituel dû à une augmentation significative de mon temps de travail au mois de juillet, d'aller en quête d'un nouveau téléphone portable.

J'ai d'abord tenté un grand et surtout fort long et ennuyeux tour dans la partie "multimédia" d'un supermarché local, où ayant tourné environ vingt minutes à regarder les mobiles, je ne fus finalement abordée que par un employé d'un opérateur téléphonique qui a essayé de me faire signer chez lui (il a été fair-play et a reconnu tout de suite que les offres que j'avais débusquées étaient imbattables. Hé hé hé.), et puis... par un client qui m'a déconseillé une marque émergente de téléphones que je ne connaissais pas du tout, puis par Monmari qui a essayé de m'aider à trouver chaussures à mon oreille... mais rien de concluant et surtout pas d'aide appropriée du magasin lui-même.
Je suis partie dépitée et souffrante dans la région des pieds.

Quelques jours plus tard, ne m'avouant pas vaincue, j'ai visé un magasin connu pour sa petite voiture multicolore qui annonçait la météo de TF1 il y a de nombreuses années. Le temps de voir avec Monmari ce qui était en rayon, au bout d'environ une minute trente un vendeur sympa comme tout est arrivé, m'a gentiment fait le détail de ce qui était le plus approprié à mes besoins, a sorti des téléphones de démonstration pour que je compare les modèles, et trente minutes après être entrée dans le magasin, j'en sortais avec un nouveau téléphone tout beau, tout neuf, tout brillant et... vachement mieux que le précédent.
Et pas si cher que ça, en plus.

Depuis je m'éclate à envoyer des tas de SMS partout, à téléphoner pour le plaisir d'utiliser l'appareil, je m'en sers comme compte-minute pour la cuisson des pâtes, j'y note les numéros à ne pas oublier, j'ai personnalisé les sonneries pour savoir qui m'appelle... je m'amuse beaucoup !
J'ai perdu dans l'histoire les historiques de mes précédents échanges de SMS, dont celui d'une amie qui n'est plus parmi nous. Mais je m'énerve beaucoup moins et je n'ai pas peur de rater un appel professionnel.

Sinon rassurez-vous, je continue à oublier mon portable chez moi et je suis très relax quand ça arrive. Je suis très loin de la "nomophobie*".

Galaxy Y

Et avec tout ça, je suis passée dans un magasin des Pays-Bas qui fait fureur ces derniers temps et je me suis acheté un stylet pour être plus précise sur l'écran tactile. Depuis je ne me contente pas de m'amuser avec mon téléphone, mais en plus, je frime.
Non sérieusement, ce petit objet est très pratique et il m'évite de faire des traces partout sur mon écran. Je peux donc m'en servir même avec les doigts pleins de sauce de hamburger. ^^ (Je vous parlerai prochainement d'un restaurant local sur le sujet.)

*Nomophonie : "NO MObile phobia" soit en anglais la peur de perdre son téléphone. Cela fait partie des pathologies modernes.