Wahou, un article par mois, je me surmène sur Internet en ce moment... (Remarquez comment Nitt manie si bien l'ironie.)

Après un mois de lutte avec mon nez, j'ai enfin réussi à aller voir le médecin. Il est chic cet homéopathe. En 20 minutes et quelques questions, il vous apprend que vous avez pour la deuxième fois de votre vie une maladie que vous n'attrapiez jamais avant de descendre en Gironde... Ce qui nous vaut cet article (Je vous sens émus. Ne pleurez pas voyons.) :

Bordeaux, capitale... de la sinusite !

Bordeaux_ton_nez

En 19 ans à Paris, j'avais pris l'habitude de choper un rhume par mois environ, de préférence quand, voyant la tête de ma professeur de français de cinquième, je me proposais un peu trop gentiment pour aller nettoyer l'éponge du tableau noir et que je prenais LE coup de froid décisif entre la classe et les lavabos. Puis il y eut les rhumes du printemps où un vilain courant d'air me passait juste dans le trou de l'écharpe, là, dans le repli mal calfeutré.
Devenue choriste, j'ai eu droit à des bronchites/angines qui me rendaient aphone pendant 2 jours. Une par an.
Devenue prof, même traîtement, même en Chine.
Devenue expatriée, une grosse maladie de préférence à tendance allergique par hiver. Gratinée, avec un tour à l'hôpital ou des nuits à se gratter, c'est mieux.

Et puis avant même de devenir Bordelaise, une visite de courtoisie en Gironde avec un tour dans les Pyrénées et zou ! La première sinusite de ma vie. Dans une famille que je commençais à découvrir et à bien fréquenter, tout le monde en avait tout le temps, et je les trouvais un peu fragiles de la cavité nasale, chez eux. Ben j'ai vite compris quand je suis rentrée chez moi en Bretagne avec le nez en fontaine et les yeux bouffis.

Il y a un mois donc, je me rends à un mariage à Angoulême, trouve qu'il fait un peu frisquet par là, rentre à Bordeaux fatiguée, rencontre sans doute un courant d'air, et depuis j'oscille entre fièvres, maux de tête, toux, fatigue, courbatures, huiles essentielles, grains homéopathiques, D*litrhume, sirop, grogs, j'en passe et des meilleures. Rien à faire : chaque fois que ça allait mieux je retombais malade dans la foulée. Insupportable le machin, sans compter que mes affaires n'avancent pas : au lieu d'écrire et de poster mes remerciements de mariage, de faire les petits bricolages et les rangements indispensables, je comate, je dors, j'essaie de guérir sans y arriver.
La question : "ça va ?" des adorables mères de famille que je vois trois fois par semaine devenait une question compliquée...

Me voilà donc les poches pleines de granules à avaler tout un tas de fois par jour. J'ai trois ordonnances différentes "au cas où". Et un mari inquiet.
Mais au moins maintenant, je sais pourquoi.

Moi j'vous l'dis, le climat dans cette ville, il est pas sain ! Un trou à marécages avec un fleuve indécis et des buveurs de vin et de bières dans toutes les rues, qui sont sous la pluie deux fois par jour en moyenne, c'est pas bon... C'est un coup à regretter le Morbihan ! (Remarquez comment Nitt manie si bien le second degré.)