Depuis hier, trois nouveaux aimants sont arrivés sur la porte de mon réfrigérateur : Saint Christophe, Notre Dame de la Route, un thermomètre des années 70, qui marche toujours aussi bien.

Ils viennent de ma 309 blanche.

Hier, j'ai dit adieu à ma voiture. J'ai récupéré tout ce qui m'appartenait dedans, et versé les larmes de circonstance. Puis j'ai demandé qu'on m'aide à la vendre au plus vite, pour récupérer le pro-rata de l'assurance que j'avais payée - cher - à l'année.

Depuis plusieurs mois je n'en parle plus, parce qu'elle ne marche plus. Pendant longtemps j'ai espéré une réparation que l'on m'avait annoncée possible, mais pas chez un professionnel, quand une des culasses du moteur s'est fendue et qu'il a refusé de fonctionner normalement. Et puis il a fallu se rendre à l'évidence, le moteur (abimé à l'achat du véhicule, j'étais incapable de le savoir à l'époque) était mort. Et il est impossible de le changer avec les moyens dont nous disposons (nous = moi et ceux qui m'aident à gérer ce genre de problèmes mécaniques).

Cette 309, c'est beaucoup de souvenirs avec mes grands-parents depuis l'âge de 7 ans. C'était mon indépendance durement gagnée. C'était la liberté pour les vacances. Et d'autres choses encore.

C'est bête comme on s'attache aux objets. On le sait que ce sont seulement des choses, mais quand il faut s'en séparer, on ne peut s'empêcher d'avoir un petit pincement, là, au fond.
Sentimentalisme.

La remplaçante n'est pas prévue de sitôt, en revanche un système D familial permettra les déplacements pendant les vacances et autres moments où un circuit de plusieurs centaines de kilomètres sera nécessaire. ('Vais quand même pas renoncer à la plage d'Arcachon pour cause de voiture en vrac, non !?)