J'avais bien rempli mon agenda : lundi 17h15, entretien d'embauche à l'AF de la ville. Mardi 17h, soutien scolaire avec deux primaires, mercredi 17h, rendez-vous avec le curé.

Et puis. Un appel vers 14H : "Bonjour, c'est M***, j'avais oublié une réunion demain, pouvons-vous décaler le soutien ?"
Et un autre vers 15h : "bonjour, c'est Mme *** de l'AF, pourrions-vous avancer le rendez-vous ? (...) 16h c'est parfait."
Pendant que je me rends à l'AF, toute pimpante dans ma robe neuve, motivée pour décrocher ce boulot quel qu'il soit... le téléphone sonne : "Bonjour, je vous appelle de la part de ***, je cherche un professeur pour assurer le soutien scolaire de ma fille."

Emploi du temps chamboulé, mais c'est pas grave, de toutes façons pour ce qu'il y a dedans - à part la séance de sport du lundi matin - je peux me permettre d'être souple.

J'ai donc eu un entretien avec deux personnes souriantes et charmantes, pour travailler la semaine prochaine comme prof de FLE. Gnyah. Je ne sais pas si ça marchera mais ça fait plaisir de se sentir intéressante dans son métier ! J'ai passé tout le weekend à me dire "je suis prof."

Et puis voilà que le travail me croule dessus sans prévenir. Pour de toutes petites choses mais les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Je savais bien que ça ne servait à rien de m'inquiéter et de sauter sur toutes les entreprises du coin pour postuler comme une désespérée.