Voilà une semaine que je pense à bloguer et que je n'y arrive pas. En cause, tout ce qui s'est passé ces derniers jours, et le temps que je passe à installer mon chémwa.

Donc, il y a une semaine, samedi saint : je me lève tôt, guillerette mais fatiguée (voui, les nuits sont courtes en ce moment) et entame les dernières urgences du déménagement : cartons à finir, linge à ranger, puis m'attelle au chargement de ma voiture, au nettoyage des meubles achetés / offerts, au chargement du trafic, au déjeuner et je me précipite en ville pour environ trop tard, du côté de 14h, afin de récupérer ma clé.
Ma clé !
Le propriétaire, gentil et un brin inquiet, un peu pressé mais pas trop, a oublié combien je lui dois pour le loyer et la caution, c'est pas grave je lui donnerai tout ça plus tard, (mon bail est dans les cartons...) a déjà rempli l'état des lieux, oui, c'est pas neuf mais c'est en bon état, du coup il a loupé des trucs et moi je ne les verrai qu'après - naturellement, ce serait trop facile sinon - et hop, en 10 minutes c'est fait.
Ensuite, c'est déchargement, pose du réfrigérateur, envoi de deux hommes forts et fort gentils pour aller récupérer le matelas de la mezzanine, montage de la-dite mezzanine, soufflage, pouf pouf c'est fatigant, photos, et retour à la maison pour un rapide dîner... et retour au centre-ville pour la vigile pascale. On en a rarement fait de plus fatiguée, ni de plus joyeuse.

Dimanche, rebelote, empaquetage, chargement, déjeuner, déchargement, montage de meubles, installation des petits trucs dans la salle de bain et surtout la cuisine, vaisselle à gogo, aspiration et aspersion du matelas avec des produits nettoyants histoire de ne pas récupérer tout ce qui aurait pu encore trainer dedans et retour à l'ancienne maison qui ne l'est pas encore tout à fait (ancienne, suivez un peu).

Lundi, empaquetage version casse-tête chinois avec tous les petits trucs qu'on ne sait pas où mettre jusqu'au moment où on les entasse en vrac dans un carton réservé à cet usage, vérification des oublis potentiels, tournage en bourrique - un peu, un peu, si peu - nettoyage en grand de ma chambre, et départ pour mon chémwa tout neuf et encore très... loin d'être habitable. Visite, montage d'armoire et avancement de la cuisine et de la salle de bain, au revoir, finition de la mezzanine, visite d'un ami prêtre, blabla autour d'un apéritif, bénédiction du studio et de son occupante, installation du matelas (pas une mince affaire !), dîner, rangements divers.

Mardi, premier jour de travail avec le nouveau trajet... en bus. Heureusement pour moi, Paul dont je m'occupe le matin est absent et j'ai été prévenue : j'arrive donc pour midi et demie et ai une journée de travail très légère. Le soir, visite (là, c'est moi qui bouge) et cadeaux.

Mercredi, je voulais dormir, ranger, dormir, ranger... ben c'est raté. Je range, je lave, je fais des courses, je range, je lave... On ne soupçonne pas le nombre d'ustensiles dont on se sert en cuisine et qu'il faut nettoyer tout de suite quand on les a achetés tous en même temps. Et puis on vient me réparer l'intérieur de la chasse d'eau dont le joint a lâché. Ce qui me permet de constater un autre souci et de prévenir le propriétaire qui me donne le numéro du plombier.

Jeudi, groooosse journée. Dur. Vendredi, aussi. Et samedi, grasse matinée (ouééé !) puis rangement, coup d'aspirateur que ça faisait une semaine que j'attendais (le plus de la mort qui tue : j'ai un mur qui s'effrite, la soufflerie de l'aspirateur fait tomber des écailles de peinture sur la moquette fraîchement aspirée, me forçant à recommencer. Un bonheur.) courses, dîner à l'extérieur, là où je laisse la voiture dont désormais je ne me servirai que pour les grands trajets, et retour en bus, tard. Et avec une valise très lourde car chargée des courses faites en banlieue.

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Bilan :

  • J'avais acheté un aspirateur de garage dans une de ces boutiques allemandes en bleu et jaune, petit, pas cher, et je découvre qu'il est extrêmement bien fichu, léger, efficace, je suis super contente de mon achat. Et son gros interrupteur jaune pour myope me plaît bien.
  • J'avais acheté plein d'ustensiles de cuisine - mon expérience à Shangqiu m'ayant servi pour savoir d'avance ce dont j'aurai besoin - et j'ai bien fait. J'ai un confortable minimum, et en trois jours j'avais déjà utilisé les trois quarts de mon équipement.
  • La Providence me soigne : dans la courette de mon immeuble un ancien locataire avait abandonné un petit réfrigérateur et un micro-onde. Tous les deux marchent fort bien, et si je n'avais pas besoin de frigo, j'ai en revanche adopté le petit micro-onde qui trône sur mon réfrigérateur et me rend bien service.
  • Je n'ai pas encore beaucoup le temps de cuisiner, mais quand je m'y mets c'est un bonheur ! Ma kitchenette est bien faite (sauf l'évier, très joli, mais trop petit) et comme c'est moi qui l'ai équipée, je n'ai pas à me poser de question ou me casser le dos pour me faire à manger. Joie.
  • Je suis au rez-de-chaussée, côté rue. La rue est plutôt calme, je ne suis pas dans le quartier estudiantin, mais l'immeuble est occupé par des étudiants. Au moment où je vous écris j'entends les basses de la musique des voisins du dessus. J'entends chaque entrée ou sortie de l'immeuble puisque la porte grince et claque fort. Mais je n'ai que les voisins du dessus en direct, mes murs longeant l'entrée, la cage d'escalier et le jardin de la maison voisine. Je ne suis pas trop à plaindre. La nuit en semaine, c'est très vivable.
  • Mes charges sont toutes petites, et il semble que ce soit dû entre autres au fait que personne n'est payé pour s'occuper des poubelles. La poubelle de recyclage, dans la cour, déborde ; la poubelle d'ordures ménagères est toujours sur le trottoir. J'attends de voir comment ça se passe.
  • La première fois que j'ai fermé ma porte, j'ai dû répéter cinq fois avec un sourire niais que je fermais la porte de ma maison. Je vous jure, plus dur est le combat, plus joyeuse est la victoire ! Voilà un an et demi que je n'étais plus chez moi mais chez quelqu'un, et enfin, enfin, me voilà dans mon studio personnel et privé.

La vie est belle.