Aujourd'hui, journée montagnes russes.

Matinée sympathique avec un élève super motivé et plus confiant depuis qu'il a dû faire son travail deux jours de suite sans moi et constater qu'il avance bien et fait peu de fautes, mais pas assez de travail pour l'occuper. Course contre la montre avec l'institutrice pour trouver du temps pour communiquer, et pour couronner le tout, la directrice de l'école est absente pour la semaine.

Je découvre à la dernière minute que je ne suis plus attendue à la cantine parce qu'on a trouvé la remplaçante de la dame qui s'en occupait, et je me retrouve sans mes gants ni mes lunettes dans la cour de récréation où je relance une brousse et laisse les filles qui l'ont demandée se débrouiller sans moi parce que mine de rien, je suis encore bien fatiguée par ma grippe. Convalescence, tout ça. Mais je retrouve les enfants tout sourire qui se jettent dans mes bras en me voyant.
Cafouillis général quand la pluie et le vent violents nous font mettre les élèves à l'abri puis dans la salle de projection pour un film, alors que les deux tiers de l'école attendent le départ pour le "concert musical" de l'après-midi. Il faut répéter des dizaines de fois que les maîtresses [qui ne sont pas stupides, NDL] vont voir que les enfants ne sont pas dans la cour et aller les chercher là où ils seront. Je finis par m'énerver, parce que la fatigue se fait lancinante et le bruit difficile à supporter. La répétition aussi : on dirait des collégiens.

Séance découpage (pour la NXième fois) (au moins) (sans blague) de cartes de préparation à la première communion, en chantonnant tous les airs scouts à ma portée pour échapper aux airs de messe bien connus qui refusent de me laisser tranquille (à force de découper des phrases liturgiques et des images de prêtres ou de diacres, il fallait s'y attendre).

Discussion avec une des grandes dames de l'école à propos de mon petit protégé et de ce que je vois et apprends à son contact, et autres trucs d'AVS et d'éducatrice. Mini-goûter en priant parce que ça fait du bien, et zou, garderie. Je m'occupe des devoirs et dois répéter plein de fois qu'on ne s'assied pas comme ça sur un tabouret, bien sûr les deux tabourets et leurs précieux contenus finissent par tomber, j'invente des opérations à faire, des faciles, des difficiles, suis invitée à aller grappiller une part de galette et un verre de jus d'orange dans la pièce d'à côté et les consomme devant trois fillettes qui me regardent avec envie et me demandent si elles ne peuvent pas en avoir, où je les ai eus, tout en réclamant une cocotte en papier et des calculs pour s'entraîner.

Et le pompon de la cerise du gâteau sur la choucroute qui m'a fait oublier ce dont je voulais vous parler aujourd'hui... c'est la dernière invention de ma voiture.
L'essuie-glace du conducteur ne fonctionne plus, il pendouille lamentablement 5 cm en-dessous du niveau normal et refuse de bouger, sauf pour aller s'arrêter au milieu de la vitre et déformer l'autre qui s'est mis à lui battre frénétiquement dedans.
À cause de la pluie d'aujourd'hui, j'ai commencé mon trajet de retour en voiture pour le finir en bus. C'était beaucoup trop dangereux je ne voyais plus ni les distances ni les détails.
J'ignore combien ça coûte de remplacer ces machins-là, mais je sais déjà que je n'ai pas les moyens. J'ai déjà payé un démarreur, un pare-choc, un radiateur, des filtres et beaucoup d'essence et d'assurance pour cet objet ! *s'oblige à rester polie* Il y a aussi que ça me met en pétard parce que demain j'ignore comment je vais me rendre à un rendez-vous important depuis l'école, pendant mon temps de pause.

Y a des jours comme ça, on ferait mieux de se faire prolonger. Malgré la part de galette.

Mais sinon, hein, si si j'vous jure : la vie est belle !