Ce matin, réveil "matinal" m'a-t-on fait remarquer, pour aller conduire. Et... trataboum, j'ai validé la première des quatre étapes de ma progression, après 16 heures au volant. Arg. J'ai cru que je ne l'aurais jamais. J'ai prié, demandé des prières, stressé, et en fait elle a duré très peu de temps, cette petite épreuve de validation. J'ai été très agréablement surprise !

Parmi les surprises agréables au volant ou presque, il y a eu celle de me faire inviter pour une stagiaire de mon auto-école, qui passe son examen de monitrice. Elle a besoin d'un(e) "élève-cobaye" et on avait pensé à moi. "Ça t'ennuie qu'on lui donne ton numéro ?"
Fin mai, passer toute une journée à Rennes et servir de cobaye à un inconnu (pas le droit de faire passer l'épreuve entre gens qui se connaissent... snif. Aurélie, la stagiaire, est aussi sympathique que tous les profs de mon école). Un cours de conduite gratuit, une virée dans une ville que je connais très peu, j'ai accepté avec joie.
Et aujourd'hui, en allant payer les heures prévues en plus de mon forfait, je me fais de nouveau interroger l'air de rien, par le moniteur qui s'occupe de moi cette fois : "dis-moi, [la télé] fait un reportage sur les auto-écoles..." Et ça c'est fini par "ça t'ennuie qu'on lui donne ton numéro ?"
Je ne suis pas encore décidée. Pourquoi pas ? Pourquoi oui ? Mon cœur balance. Si j'accepte, soyez rassurés, vous saurez qui et quoi.

Deux heures et demie après un départ guilleret de la maison, j'y revenais épuisée nerveusement mais heureuse, pour y trouver un oncle et son adorable fille avec qui nous avons regardé Ponyo sur la Falaise. 50% du film a servi de bon prétexte pour faire des câlins. J'aime les films comme ça.

Et ce soir, ce fut l'épreuve de force : la rédaction de lettre de motivation. J'en ai jamais écrit de telle, et quelque chose me dit qu'elle risque bien de marcher, celle-là. À condition qu'on ait besoin d'un prof là où je l'adresse bien sûr. Toutes les prières, énergies positives, pensées heureuses et poussières de fée sont les bienvenues.

Arrivée à l'heure du dîner, j'étais une loque. J'avais oublié quelle énergie on met dans ces machins. Et puis avec la conduite très technique ce matin, je suis pas fâchée d'aller me coucher cette nuit. Si j'avais pu, je serais allée courir pour me vider la tête. Demain, peut-être...