C'est à peu de choses près ce que dit le capitaine Jack Aubrey dans un de mes films préférés, à savoir Master and Commander. Eh bien je me retrouve à devoir faire la même chose, mais pas en marine, (ch'uis de la race des Bretons frileux : l'eau c'est bien, de loin. Et surtout, ça ne se boit pas. Sinon on rouille. ^^) non non, mais en politique.

J'ai le choix entre... entre... des tas d'options qui me déplaisent toutes, et je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas.
Reconnaissez que c'est tout de même gênant, quand on désire faire son devoir d'état français et participer à la vie publique de son pays au drapeau tricolore, de se retrouver avec l'envie furieuse de se faire naturaliser Irlandaise, ou Péruvienne. Vous savez, ces pays où on respecte encore la vie ?
(Qui a dit Chinoise ? Tu sors !)
Normalement, quand on vote, c'est pour son préféré, souvenez-vous que le CSA avait demandé aux programmateurs d'émission de télé-réalité (encore un abus de langage. "Télé poubelle" devrait-on dire.) de faire voter non pour éliminer quelqu'un mais pour le sauver. C'est un truc français semble-t-il que de chercher à voter positivement : non pas contre, mais pour. Pas pour faire tomber, évincer, mais pour soutenir.
Là, là, pour une fois que je souhaite voter, je suis larguée. " Pour la peste, tapez 1, pour le choléra, tapez 2, pour le chikungunya, tapez 3 .* "

Alors outre le fait que j'attends toujours les programmes des candidats dans ma bwato-lettres, je suis fort enquiquinée. Me reste quelques appuis pour espérer que ça se passe pas trop mal, ou au moins que celui qui finira à l’Élisée ne fera pas trop de bêtises. Pour ça, il y a des blogs très pertinents, des sites avec des vrais morceaux de conférences d'évêques de France dedans, et puis une initiative dans laquelle trempe (ça ne m'étonne pas, ils sont partout !) l'Aide à l’Église en Détresse.
Qui propose jeûne, prière, chapelet, c'est pareil je sais, messe, partage, là c'est pas pareil mais non j'vous dis, pour que la France s'en tire à l'issue de tous ces scrutins qui nous attendent.

Il fallait que j'en parle un peu. Rien chez moi, mais beaucoup de messes sur Paris, et d'autres un peu partout. Il suffit d'aller regarder le programme et de cliquer sur le nom de paroisse qui intéresse, et on a tous les renseignements.
Et ça, ça me parle. Parce que mine de rien, la France a été fille aînée de l’Église, et qu'il serait temps qu'elle se souvienne de ses promesses. Et qui mieux que l’Église elle-même peut les lui rappeler ?

*Avant qu'on me hurle dessus, je ne vise personne avec mes images un peu fortes. Seulement depuis plusieurs semaines j'ai l'impression dérangeante d'avoir à choisir, selon l'expression courante, "entre la peste et le choléra". C'est pas joli mais ça correspond bien quand même.