Je sais, je sais, je reviens et je vous laisse en plan, comme ça, sans explication, sans au revoir, sans savoir-bloguer, je suis une gnaffreuse et je mérite des baffes.

Ouuuuh que je me repends pas !

En résumé : la première semaine après mon retour, j'ai vu la famille, rangé, trié, dormi, rangé la cuisine de maman qui n'avait pas été démêlée depuis l'emménagement ici, vous imaginez un peu la cata, réappris à aller aux toilettes (ne plus chercher la poubelle des yeux, c'est pas la peine - il m'a fallu trois jours), bu l'eau du robinet d'un air émerveillé et triomphal, je me suis extasiée non-stop sur la beauté de notre pays, la pureté de l'air, la propreté des sols, l'étonnante clarté du ciel, les paysages changeants et merveilleux, mais je râle toujours autant contre le vent...

La deuxième semaine, j'ai eu de la visite. Du genre très bonne visite que dans ces moments-là, le blogue, il passe à la trappe au second plan. Voire au troisième. Ou quatrième. Des fois. Et puis j'ai préparé la semaine d'après...

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... que j'ai passée à la Cotellerie, en Mayenne, où je me suis occupée de nenfants de 9 et 10 ans, matin et après-midi, nous avons fait des veillées rigolotes, des mosaïques en coquille d’œufs préalablement peintes par les frères, du dessin, de la peinture, de la marche en milieu humide en direction de Pontmain, chanté, prié, adoré, y avait Jésus partout tout le temps, des offices en français et latin, des complies, des bisous, des câlins, des sourires, du cidre, du jus de pomme, des explications théologiques sur la nature du péché (les enfants font preuve d'une surprenante profondeur dès qu'on leur donne le temps de s'exprimer sur ces sujets), sur le miracle de la messe, des blagues de toto, des mercis, des jeux, ...
Autrement dit, du bonheur.

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Je suis rentrée il y a trois jours, pour aller au Pardon de Sainte Anne avec une amie rencontrée à la Cotellerie, qui rêvait d'y aller et ne cessait de se demander comment faire. Oh... ça, c'est un coup de la Providence, qui me file un petit coup de coude discret :"demande donc à ta mère si elle serait d'accord, elle le désire tant et toi tu peux le lui offrir !" Hop, nous étions donc trois pour la messe, depuis le fond du "champ", à tâcher de rester concentrées au milieu du brouhaha des papys et mamys qui ne cessaient de causer pour bien suivre ce grand évènement.

Et me voilà ce soir, dans une chambre encore en rangement - y en a marre de trier ! - sans savoir ce que je ferai la semaine prochaine. Tout ce que je sais, c'est que ça va dépoter.