Intoxication au plomb dans quatre provinces chinoises, dont "la mienne". Vivement que je rentre, y en a marre d'avoir peur pour ma santé en lisant les infos (oui, je sais, la France n'a pas été épargnée non plus avec les concombres allemands, mais ici, c'est autrement plus grave voyez-vous...).

Et au passage, toujours dans le même journal, un article intéressant sur les changements contre lesquels le gouvernement commence à comprendre qu'il serait temps de cesser de s'acharner. En gros, le système de surveillance se fissure et certains plaident pour un état de droit et non un état de répression, même parmi les hautes sphères.
Ce qui ferait du bien à tout le monde en effet.
On y parle de corruption, et il est vrai qu'ici, la police fait un peu peur mais n'est absolument pas respectée parce que les gens savent bien comment ça fonctionne. Et vu l'histoire de mes visas cette année, je peux vous dire que c'est vrai.
Rappelez-vous : Sonia, après de grosses grosses difficultés pour changer mon visa de finances en visa d'expert étranger, et un repas de Noël où l'officier responsable de mon dossier n'a pu venir, a été invitée à dîner au restaurant par une personne qui lui demandait de passer un examen d'anglais à sa place - ce qui veut dire faux papiers et tout le toutim. Ma chère responsable a invité l'officier qui n'était pas venu manger à Noël et qu'elle avait supplié tant et plus de lui accorder le visa dont j'avais besoin... et après s'être rempli l'estomac dans un repas qui coûtait plus de 1000 yuans, il lui a accordé tous les papiers qu'il me fallait, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Parfois, on voit des officiers faire des démonstrations de force. Ils s'installent en plein milieu d'une rue piétonne (chassant par là-même tous les petits commerçants de rue illégaux, qui vont s'installer dans la rue d'à côté, soit à... 50 mètres) ou d'une place comme celle qui se situe devant la porte Est de mon campus, gênent la circulation, ne servent strictement à rien... mais ils sont là et tout le monde le sait.
Cette façon d'étaler son pouvoir au grand jour, comme on étale ses relations sociales ou son argent, me fait horreur.

Bref, vous l'aurez compris, je serai soulagée de rentrer.