Bien le bonjour tout le monde,

Revenue hier matin, 5h30, de mon périple à Shanghai et Suzhou... la tête pleine de belles images et d'émerveillement, le sac plein de souvenirs et de cadeaux (woups, et moi qui dois avoir moins de 30 kg de bagage au retour, va falloir trier des choses là...) et avec des valoches grosses comme ça sous les yeux.

Avant de prendre le temps de vous raconter cela, je voulais simplement parler de petits détails de ces dernières semaines : il y a quinze jours, un groupe de chinois s'arrête pour discuter jusqu'à pas d'heure devant ma porte de jardin. Le lendemain matin, je constate que l'un d'eux a dû consommer beaucoup de bière et vidanger sur place. Sympa, la flaque est arrivée pile à l'endroit où je range mon vélo... merci les mecs.
Ce matin, en sortant, je constate qu'un autre a dû boire un peu trop et vidanger une autre partie de son anatomie au même endroit. Merci encore : par une température étouffante de mois de juin humide, sortir bosser le matin et trouver un dégobillage sur le côté de la porte, ça donne de l'entrain pour la journée.

Du côté des trucs sympas, en revanche, les étudiants qui ont bien profité de nos six jours de vacances (pour aider leurs parents à récolter le blé, replanter le riz qui se déssèche - la sécheresse frappe en Chine aussi - ou jouer devant l'ordi pour profiter de la clim') m'apprennent qu'ils dorment mal parce que chez eux il fait trop chaud.
A midi, j'ai donc apporté mon lit de camp en classe afin qu'à l'avenir ils puissent faire la sieste à midi (enfin, celui qui gagnera le droit d'utiliser le lit) et se reposer au frais.
Claire est arrivée deux minutes plus tard avec un truc caché dans le dos, m'a demandé de fermer les yeux et m'a fait sentir un parfum entêtant que je connaissais... Elle avait apporté de chez ses parents une fleur de gardenia. Et me l'a offerte, dans son verre d'eau, lorsque j'ai quitté la classe. Je suis donc en train de vous écrire dans la chambre du haut (où le climatiseur fonctionne, le mien qui refusait de chauffer correctement en hiver me fait maintenant uniquement du chauffage ou une soufflerie inutile... fichu matos) en humant le parfum capiteux de ma fleur.