Nouveau rebondissement dans l'affaire de la fille qui pétait les plombs à force de claquer de froid et de maladie dans une maison trop grande pour elle et qui venait de se faire refuser une partie de son salaire.

Sonia a débarqué dans ma classe ce matin avec, ô jôa, ô sûûrprise, ô bônheur, le reste de mon cachet. La boss au-dessus d'elle a décidé de faire fi des ordres de son supérieur à elle et, après m'avoir rendu le chauffage en catimini, elle a pris sur l'argent du département pour compléter ma mensualité. Sonia m'a également expliqué que le grand patron voulait me faire déménager, ce que la boss a refusé (oh ! Là, là, j'appelle ça une boulette) mais l'an prochain les profs seront placés en appartements. J'en ai profité pour repasser une couche sur le thème "nous Français on se contre-fiche de la taille du logement tant qu'on est au chaud" mais il semblerait que cette fois ils ont compris.

Je suis donc calmée, et tant mieux pour eux car, en y réfléchissant bien il était tout à fait dans leur intérêt de me soigner aux petit oignons histoire que 1) je reste, 2) je cherche des remplaçants pour l'an prochain, 3) je ne leur fasse pas une très mauvaise réputation dans le monde du FLE, qui est plutôt petit.

La maison est encore très froide, mais vu la température extérieure et la taille de la maison... il aurait fallu maintenir les deux climatiseurs, plus chauffages d'appoint, pendant tout l'hiver, vacances comprises, pour que ça soit aussi "confortable" qu'à Noël. ("Confortable" = 14° au rez-de-chaussée.)
Enfin, le printemps arrive et je suis toujours aussi presque guérie, je suis à fond en classe (bon, sauf que cet après-midi mon super exercice de détective fut un flop retentissant, woups), mon objectif est désormais de finir l'année avec des étudiants prêts à partir en France et un maximum de flouze pour le retour.
C'est parti.