Aujourd'hui c'était le dernier jour de la fête du printemps, donc le dernier jour des vacances. Donc la fête des lanternes. Après l'heure chinoise du dîner des tonnes de pétards et de feux d'artifice ont retenti partout autour de la maison, et demain, je retrouve mes chers petits étudiants.

Je serais ravie de les retrouver si j'avais moins froid dès que je sors le bout du nez de la chambre ou de la salle de bain, mais je dois vous avouer bien humblement que là, j'aspire plutôt à un allongement  des congés. Qu'importe, quelqu'un en a décidé ainsi, je ferai contre mauvaise fortune Peau d'Âne, que les étudiants découvriront demain en classe. Ensuite nous irons sans doute dîner ensemble.

Hier j'ai eu un dîner d'une autre nature, en compagnie de Shannon, Sonia et son mari qui nous invitaient, leur petite fille qu'ils présentaient à mon amie dans l'espoir qu'elle devienne sa prof d'anglais, et la maman de Sonia qui s'est contentée de parler à l'enfant et de manger en silence.
Mon amie étrangère ne s'est pas fait prier pour exprimer le fond de sa pensée sur mes conditions de vie et sur les problèmes de mon université à gérer correctement l'accueil de professeurs étrangers. Elle ne s'est pas fait prier non plus pour dire qu'elle sait donner des cours mais n'aime pas les enfants en bas âge et fera payer très cher ses leçons, ni que les petits doivent dormir à 8h du soir et non à 10 sinon ils se ruinent le cerveau, entre autres vérités. Sonia a eu un moment... inconfortable à passer dirons-nous.
Je serais bien venue à son secours pour lui montrer que je l'aime bien malgré tout, si seulement j'avais eu des raisons de désapprouver ce que disait Shannon.
Hum.

En sortant du restaurant, j'ai dit au-revoir à la petite famille et ai suivi ma copine à la langue plus tranchante qu'un katana (l'épée des ninjas, pour les incultes) jusqu'au salon de massage où nous attendaient Andréanne et son ami Max, en visite à Shangqiu.
Après la traditionnelle attente presque interminable dans une petite pièce surchauffée (surtout pour moi qui ne vis plus au-dessus de 20°) nous avons le plaisir de nous faire laver mains, pieds et décoincer plein de trucs de tous les côtés. Seul souci : j'ai le climatiseur juste au-dessus du visage et il souffle du chaud.
Beaucoup de chaud.

Résultat, comme à chaque fois nous repartons un peu en courant et je n'ai pas eu le temps de remettre toutes mes couches d'oignon frileux (et encore, je dis "frileux" mais je suis pas sûre de l'être, ou en tous cas plus maintenant...).
Ce matin au réveil dans ma salle de bain (quatrième nuit !) je me rends compte que j'ai une balle de ping pong coincée dans la gorge. Youpie. Au cas où j'aurais voulu sortir ranger et nettoyer la salle de classe, c'est cuit. Je vais rester au chaud à l'abri des courants d'air chez moi et espérer que ça passe avant la rentrée !