Dimanche après la messe qui a commencé en retard - merci Seigneur - j'ai enfourché mon bô vélô turquoise et ai foncé direction le nord-ouest de la ville, plus précisément vers le magasin chic où Shannon et Andréanne devaient me retrouver pour une séance de soins du visage. Je me suis munie d'une carte et suis mon petit chemin en vérifiant à chaque croisement, chaque plan d'eau, que je sais où je suis, et arrive en avance.
Alléluia.
Évidemment, je suis en avance mais je n'ai rien mangé. Mes camarades expat', elles, n'ont pas eu de séance de Paradis ce matin, elles ont par conséquent eu le temps de déjeuner. Lorsque nous nous rencontrons, je gare mon vélo, entre avec elles dans le grand magasin où nous faisons quelques emplettes, cherche des croquettes pour chat et n'en trouve pas - souvenez-vous, John le furet hante toujours la maison, je le sais parce que les œufs que je lui fais cuire disparaissent tous les deux jours de sa gamelle - et en compagnie de ma Québécoise préférée me paye une assiette de nouilles grillées après le passage en caisse. Shannon nous rejoint, nous devisons gaiement et descendons d'un étage pour la séance de papouilles.

Qui est réellement une séance de papouilles du visage, parce que ça ne nettoie pas grand chose, en fait. A part le maquillage.
Mais c'est très agréable, et les filles sont toutes gentilles, et celle qui s'occupe de moi se répand en compliments - je n'aurais jamais entendu autant de qualificatifs flatteurs pour mon appendice nasal qu'en Asie, hum - et à la fin nous nous confondons en remerciements l'une envers l'autre.
Deux souvenirs marquants :
- La voix grave et tonitruante qui pousse Shannon à demander pourquoi il y a un homme dans le salon de beauté, ce à quoi on lui répond que non, c'est la patronne. Oups. Shannon se confond en excuses, la patronne en rigole pendant 20 bonnes minutes, transformant le salon entier en poulailler gloussant. Andréanne le raconte très bien.
- A la sortie, Shannon me dit que les filles du salon on causé de mes vêtements et chaussures, en disant que pantacourt cintré + collants blancs + bottines à talons hauts, ça fait définitivement very française. Gnihihi, c'est exactement l'effet souhaité !

Nous retournons chercher des croquettes pour chat - myopie mon amie - et je saute sur mon bô vélô direction la maison. Je n'ai même pas le temps de m'y changer et de me maquiller pour prendre un taxi et aller à l'université normale de la ville... où on m'invite à la soirée Halloween du club d'anglais local.
En prévision, j'avais fait quelques emplettes samedi : une chemise à carreaux, du fard à joues rose fuchsia, et... un chapeau de cow-boy. Avec un jean, des bottes à talon et une ceinture large, je fais sensation sur mon campus quand je me dirige vers un taxi.

Sur place, je trotte pour retrouver le restaurant où on m'attend, fais courir Ciaran notre Irlandais qui me voit mais que je n'entends pas - surdité mon amie - grignotte, et après l'habillage de mes compères de fiesta, c'est parti pour une chaise musicale, un limbo-limbo, une macarena géante, un madison endiablé et beaucoup de sueur, en compagnie de Ciaran et Andréanne, respectivement Xi-YanYan et Mei-YanYan, Shannon la citrouille et Brett, l'ours en peluche.

xiyanyan
En tablier bleu, Ciaran, avec les nœuds-nœuds roses, c'est Andréanne.

_DSC0470

_DSC3976

_DSC0465

_DSC3956

A la fin on me demande pour quelques photos, on me dit qu'on m'aime beaucoup, ce que je dois je pense à mes cours improvisés de madison (ooooh, mais moi aussi je t'aime, même si je ne te connais pas ! Quelle déferlante d'amoûûûr !) et je rencontre... Taka-san, professeur de japonais, Japonais de son état. Rôôôh, alors là, c'est la cerise sur le pompon ! Le hic c'est que j'ai tout oublié du japonais à force d'entendre causer chinois... Enfin, il est super gentil, et franchement, il a la classe autant qu'un enfant du Soleil Levant peut l'avoir.
Ce fut une excellente soirée.