28 août 2009
Chindogu (tchinndogou)
Je l'ai appris grâce au blog "Bonne Nouvelle", les Japonais viennent d'inventer des lunettes pour éplucher les oignons.
On savait que les Japonais, grands consommateurs de poissons, ont la cervelle fort bien nourrie et apte à créer tout et n'importe-quoi. Eh bien l'un d'eux, un vénérable monsieur nommé Kenji Kawakami, à lancé une association qui consiste justement... à créer n'importe quoi. Chindogu signifie "outils inhabituels", et le fondateur pose comme idée de base l'invention d'objets que l'on pourrait utiliser pour résoudre certains soucis de la vie quotidienne.
Que l'on pourrait utiliser, parce qu'en réalité, l'invention pose plus de problèmes qu'elle n'en éloigne.
Voici donc les lunettes :
Pour ceux que ce genre d'idées amuse, et qui veulent visiter un peu le Japon, prendre l'ambiance du métro de Tôkyô et y entendre comme moi la douce voix féminine qui annonce les stations, voici quelques vidéos.
Quelques inventions en vrac :
La fourchette pour enrouler ses spaghetti sans effort, mais en projetant de la sauce partout :
Et le clou, les lunettes de sommeil, pour dormir dans le métro et se faire réveiller par ses compagnons de voyage :
25 août 2009
Ouarf ouarf, let me tell you my dear*
*Laissez-moi vous dire, très chère...
Je viens de lire un truc dingue. Un article du Monde sur les désastreux résultats des lycéens français au TOEFL, l'examen d'anglais international qui permet aux Britanniques de savoir si tel ou tel est apte à vivre, travailler, étudier dans l'Île.
Je me vois obligée de réagir, parce que certaines phrases m'ont hérissé le poil que je ne vous dis que ça.
La professionnelle que je suis s'insurge réagit, tout comme la guide il y a 2 ans.
Hum.
Bilinguisme. Dans ma fac, mesdames et messieurs, on a appris à se battre bec, ongles, griffes et même matraque - littéraire - contre cette conception du "bilinguisme" en tant que seul référent de capacité à utiliser deux langues.
Le bilinguisme comme on l'entend d'habitude, à savoir comme possession de compétences orales et écrites de locuteur natif dans deux idiomes distincts, est extrêmement rare. On le trouve chez les enfants dont les parents ont deux nationalités différentes et leur parlent chacun le sien depuis toujours. Et encore.
En France, on n'imagine que trop rarement que le plurilinguisme existe et qu'il constitue la base d'une demande croissante sur la planète en matière de formation linguistique.
Qu'est-ce que c'est le plurilinguisme ?
C'est la capacité d'utiliser, dans des contextes donnés, des langues différentes. Par exemple parler français à la maison, anglais au boulot et pourquoi pas italien dans la rue, pour acheter ses pâtes et ses tomates. On n'utilise pas le même vocabulaire ni les mêmes codes communicationnels (ça fait pédant mais c'est le mot le plus proche de ce que j'essaie de dire) ; on ne pourrait utiliser l'italien au bureau, ou l'anglais dans la rue, mais en situation ça marche très bien. C'est comme ça qu'on enseigne le français du tourisme, le français des affaires, le français de la médecine, etc. Et pas le français général, parce que les concernés n'en ont pas l'utilité. Apprendre à dire "bonjour, je voudrais une baguette s'il vous plaît", quand on a besoin de savoir dire "le contexte économique pousse l'entreprise à chercher de nouvelles structures aptes à répondre à ses besoins"... ben ça passe mal. Et certains l'ont compris depuis longtemps.
En France donc, on s'exprime très mal dans les langues étrangères. C'est
connu et ça fait pas mal rigoler, ou grincer des dents, pour les
puristes. Demandez à ceux qui s'y connaissent, ils vous diront que notre accent est horrible, notre grammaire calquée sur le français, donc inutile, et notre vocabulaire fortement lacunaire. Quand à parler en vrai avec un anglophone, certains vont baragouiner des inepties à partir de ce qu'ils auront compris, d'autres feront répéter jusqu'à ce qu'ils aient saisi trois mots sur la phrase, et sans doute, avec des gestes et beaucoup de grimaces et de cris (oui, en France, quand quelqu'un ne nous comprend pas, on crie. On n'a pas saisi non plus que crier ne sert à rien.) ils vont rediriger l'anglo-saxon vers quelqu'un d'autre, histoire de se libérer de ce fardeau.
Ça fait des années que c'est comme ça, ça fait des années qu'on se dit "ça doit changer".
Ça fait des années que c'est pareil au Japon, mais je vais y revenir.
Cependant, on se dit qu'on pourrait aller suivre des études en anglais quand même.
Là je dis : en Angleterre, peut-être, avec du courage et beaucoup de souplesse. Mais aller faire ses courses, certainement pas. Vivre sur place et comprendre les papiers, les gens et la télé... ça non.
J'ai testé : nous n'avons pas le vocabulaire, ni les outils de compréhension orale. Et là, sur la question de l'oral, la journaliste du Monde et moi tombons d'accord : nous sommes nuls.
Ce qui me dérange beaucoup dans la fin de son article, c'est cette question rhétorique et le début de sa réponse :
- "Y aurait-il dans l'ADN gaulois un gène qui empêcherait de parler, voire de comprendre l'anglais ? A l'heure où la génétique aide à comprendre les dégénérescences et autres blocages, on aimerait qu'elle nous explique pourquoi les Français restent irrémédiablement imperméables à la langue de Shakespeare."
Déjà, "et autres" j'en ai déjà parlé. Bouh !
Ensuite, elle pousse un peu. Je suis française moi aussi, et j'ai la prétention de bien parler anglais. Y en a d'autres, et même des tas, qui s'expatrient et parlent magnifiquement la langue des angles. Comme des natifs. Des bilingues quoi. Donc nous ne sommes pas "irrémédiablement imperméables à la langue de Shakespeare", non.
Quand à cette question d'ADN, j'ai vu il y a environ 10 ans une émission japonaise qui utilisait les mêmes termes pour expliquer de façon parfaitement inappropriée le problème nippon par rapport à l'anglais. Ils confondaient (ou alors ma chère traductrice préférée n'avait pas le bon vocabulaire pour me l'expliquer en français) la surdité phonologie, phénomène qui se produit chez tout bébé de huit mois, qui cesse "d'entendre", comprenez "différencier", les sons qui n'appartiennent pas à sa langue maternelle, afin de se focaliser sur cette dernière, et de l'apprendre efficacement. Cela lui évite la surcharge cognitive, en clair la migraine due au trop-plein d'informations. Il différencie tous les sons jusqu'à cet âge, et ensuite il ne s'intéresse qu'à la langue de sa mère. Expliqué comme ça, c'est parfaitement pertinent pour les Japonais, qui utilisent très peu de sons et qui, confrontés à une langue très riche comme le français ou l'anglais, mélangent ce qu'ils entendent avec les sons qu'ils connaissent. Nous faisons pareil avec le "th" anglais, que nous prononçons [z] avec application, ou avec le "d" entre deux voyelles de l'espagnol, qu'au lieu de prononcer [ð], comme le "th" anglais, nous articulons [d]. Nous le faisons parce que nous entendons des sons de notre langue au lieu de ceux de la langue que nous apprenons. Après huit mois, on est programmés pour ça.
Mais jamais aucun code génétique nippon ou gaulois n'est responsable d'une incapacité à apprendre une langue. Surtout que chez nous le gêne gaulois est très dilué, en plus on le partage avec les Anglais : ils ont été celtes, eux aussi, avant les invasions romaine puis normande ; et que faire des enfants de migrants qui présentent les mêmes symptômes que les descendants des gallo-romains ? Alors...
C'est ridicule, et mes profs de linguistique vous colleraient un zéro pour avoir écrit ça sur vos copies.
Or, ô joie, viennent les dernières lignes :
- A moins que le vrai problème ne soit notre système éducatif et que les étudiants qui remontent la moyenne ne fassent partie des 170 000 jeunes favorisés qui partent chaque année en séjour linguistique à l'étranger ?
Bingo. Là j'acquiesce, j'applaudis, je m'enthousiasme : elle a trouvé la réponse !
Bien sûr qu'on enseigne l'anglais comme des pieds, dans notre beau pays si porté sur la bonne expression linguistique !
Bien sûr qu'on ne sait pas s'exprimer à l'oral, et encore moins dans un examen, parce qu'on n'apprend pas à parler mais à écrire, quelle que soit la matière enseignée !
Bien sûr que tout vient de notre système d'instruction et de nos universités qui forment leurs profs en matière de langue, ça oui, quand on a fait une licence ou une maîtrise d'anglais, on sait parler anglais, pas comme eux, mais on se débrouille. En fait on sait surtout le lire et l'écrire. Et après un voyage linguistique, on sait causer très très bien, là y a plus de soucis.
Mais on ne sait pas enseigner la langue en question.
On applique des méthodes pourries que les profs du FLE, comme moi, apprennent aujourd'hui à haïr, parce qu'on s'initie à la théorie, mais aucunement à la pratique.
On connaît le Bescherelle de la langue en question, ainsi que le livre de vocabulaire, mais on ne sait pas interagir.
Et comme tous nos examens se font à l'écrit, l'oral est relégué loin dans un placard. On n'apprend pas les langues vivantes comme des langues vivantes, qui évoluent, que des millions de locuteurs emploient chaque jour, mais comme des langues mortes.
On fait l'erreur de ce linguiste qui racontait comment il avait appris par cœur un dictionnaire d'allemand, afin de pouvoir se déplacer en Allemagne, et qui arrivé là-bas ne pouvait pas communiquer. Ce constat a sérieusement remis en question sa conception de l'apprentissage des langues, et il a trouvé la solution.
En France, tant que nos têtes pensantes et dirigeantes ne l'auront pas compris, tant que les directeurs d'universités et de départements linguistiques ne l'auront pas saisi et mis en place de quoi changer cela, on continuera à enseigner et parler l'anglais comme des vaches espagnoles.
Meuuuuh.
24 août 2009
Visite chez Pôle-Emploi
Aaaaah c'est toujours un grand jour que la visite chez Pôle-Emploi. On explique son cas à un intermédiaire qui imprime ensuite un formulaire où les conseils donnés et les décisions prises sont affichés comme preuve de votre bonne volonté et de l'attention qu'on vous porte, et régulièrement on vous fait signer un papier où vous vous engagez à chercher activement un travail.
Aujourd'hui, il y avait du nouveau dans l'air. Je rencontrais un conseiller que je ne connaissais pas, qui découvrait mon cas et ignorait quel était mon parcours et si j'avais déjà été inscrite et guidée par son organisme.
J'arrive à l'heure, cause des soucis à la demoiselle de l'accueil à qui je n'ai aucun autre nom que le mien à donner, normal y en a pas sur ma convocation, et après un moment d'attente non négligeable je suis appelée par un monsieur aux allures de médecin, qui a l'air de chercher quelqu'un d'autre.
Pendant que son ordinateur s'allume (il est 13h), il m'explique Pôle-Emploi et la fusion des services ANPE/Assedic, je lui parle un peu de moi, retrouve mon CV le plus récent et lui tends, en parlant de mon été occupé à droite à gauche, notamment au Japon.
Il commence par m'expliquer que le marché est plutôt bouché en France et que les seules offres intéressantes sont à l'étranger, ce que je sais depuis... 3 ans au moins, et lentement, mais sûrement, avec des gants d'habitué de la question, m'incite à "chercher et trouver une autre alternative. [...] On parle ici de métier, dans les entreprises maintenant on exerce un métier [...] il faut trouver un métier qui, à moyen terme, deviendrait votre moyen de gagner votre vie."
Je résume la situation pour la rendre limpide : voici 5 ans, après un grand tâtonnement, j'ai choisi une orientation professionnelle qui me correspondait parfaitement. Plus je l'ai connue, plus je me suis spécialisée, plus je me suis épanouie et meilleure j'ai été. J'ai consacré ces 5 dernières années à la réalisation de mon rêve professionnel, sans jamais me laisser décourager, ni par les profs ultra-pessimistes, ni par les annonces pourries sur les sites de FLE, ni par l'indifférence manifeste des gens auprès de qui je postulais.
Je suis prof. C'est dans ma nature, je ne suis bonne et heureuse que dans l'enseignement.
Je suis une professionnelle du langage. J'ai commencé cette spécialisation il y a 8 ans, et j'ai le culot de dire que je suis douée dans ce domaine. Je n'ai aucune envie de le quitter, parce que c'est mon domaine. J'y suis à l'aise et je ne me sens efficace dans rien d'autre.
Je suis dotée d'un défaut gravissime, sauf quand il est bien orienté : quand je ne travaille que pour l'argent, je me lasse et je finis par être mauvaise dans ce que je fais. J'opère comme au collège : je fais le minimum syndical en attendant que ça passe. Et je finis par me détester comme ça. Si on pousse un peu, je finirais même par déprimer. Je ne me suis jamais donné le temps de voir si ça allait arriver.
Après deux voyages dans des pays lointains, liés à ce métier que j'ai choisi, ou plutôt à cette vocation que j'ai, je reviens chez moi, déçue mais pas abattue (encore) et rencontre un professionnel de l'orientation. Et là, on me dit "reconvertissez-vous, le marché est bouché."
Voilà.
J'ignore si je dois en rire ou non, tellement c'est absurde.
On m'a conseillé de chercher du côté de la communication et du marketing en entreprise.
Moi ??? Derrière un bureau ???!?!?!
Demain, un autre conseiller va m'appeler pour me proposer une session de formation d'aide de retour à l'emploi... Ça ne sera pas la première. Ben je vais demander un bilan de compétences, histoire d'être plus sûre de moi pour mes candidatures en FLE.
Oui, en FLE.
Je vais faire ce qu'on m'a demandé hein, je suis polie et je fais ce qu'on me dit. Mais ça ne servira sans doute pas à grand chose.
Le seul domaine dans lequel je pourrais éventuellement me reconvertir, le jour hypothétique où le monde du FLE me sortirait par les oreilles, c'est la sophrologie. Mais là, hé héé, les formations coûtent une fortune. Alors on va considérer que je n'ai rien dit.
23 août 2009
Anniversaire(s)
Outre le blog d'Edmond Prochain à qui souhaite encore plein d'ans remplis d'humour et de Jésus, c'était aujourd'hui l'anniversaire de mon grand frère.
Ah oui, pardon, mon grand frère n°1.
Cherchez pas trop, c'est une histoire de famille qu'on choisit.
Et puis, je l'ai appris en marchant dans les rues écrasées de chaleur aujourd'hui, c'est aussi, en ce moment, l'anniversaire d'un opticien, qui devrait mieux visser ses lunettes histoire de revoir son affiche de pub : "Machin-truc fête ses un an !"
C'est sûr, 365 jours ça fait beaucoup, mais ça ne fait qu'une année. Si on parle en année, ça reste singulier. Au lieu de mettre un article possessif au pluriel devant un singulier, ils auraient pu imaginer quelque chose de plus élégant : Machin-truc fête son premier anniversaire, Machin-Truc fête sa première année d'existence, Machin-Truc souffle sa première bougie (et encore, là j'aurais chipoté en disant qu'une entreprise ça a du mal, concrètement, à souffler des bougies, mais ç'eût mieux valu que la grosse faute pondue présentement).
Aaaaah là là.
Happy birthday quand même, tous. Et les autres, un joyeux non-anniversaire !
22 août 2009
Un nouvel article nippon
21 août 2009
Va chercher bonheur
Vous reconnaissez le slogan ?
Un slogan qui m'a bien fait rigoler, ça, je dois l'avouer. C'est loin de ressembler à du français correct, mais c'était justement prononcé avec l'accent assorti, façon "on s'marre, on s'prend pas au sérieux et on fait un slogan rigolo."
C'était volontaire et parfaitement assumé.
Résultat tout le monde l'a repris, et moi avec.
Je viens de voir sa relève... ratée. Allumez un tantinet votre télé, ou attendez un peu de tomber sur un panneau publicitaire, la graaande marque qui vient de lancer sa pub va être présente partout. Un indice ? Ça se boit.
Vous avez trouvé ? Ils disent "ouvre du bonheur".
Analysons l'objet du délit. Oui, délit syntaxique.
Ouvre, verbe ouvrir, troisième groupe, conjugué ici comme un verbe du premier, à la personne du singulier du présent de l'impératif. R.A.S.
Du, contraction de la préposition de et de l'article défini le... ça commence à faire bizarre, parce que le verbe ouvrir est un verbe transitif direct. Donc pas de préposition. Ils auraient dû dire "ouvre le", mais passons.
Bonheur. Le bonheur, vous êtes d'accord avec moi, c'est un concept, fluctuant, oui, comme la richesse, mais n'entrons pas dans les débats philosophiques, voulez-vous. Simplement dans le débat syntaxique.
Je l'ai dit, ouvrir est un verbe transitif. Or que peut-on ouvrir ?
Quelque chose qui se ferme.
Un objet.
Une porte, par exemple.
Une boîte.
Une trousse.
Un tiroir.
Une bouteille.
Peut-on ouvrir un liquide ?
Non.
Donc, lorsque les publicistes de la marque de mousseux la plus connue de la planète décident, en France, de dire aux gens "ouvre du bonheur", ils disent en clair : la bouteille est un bonheur... pas la boisson.
Dommage.
19 août 2009
Dans les choux
Bon, alors voilà, j'ai pas l'habitude de conseiller la visite d'un blog. J'ai pas l'habitude de souhaiter la bienvenue, de vous dire "allez-y tous", sauf quand vraiment il y a un cas de force majeure.
Voici un cas de force majeure orthographique : Choux de Siam, blog découvert par hasard et au titre intrigant... va plaire à tous ceux qui m'encensent quand je m'énerve à propos des mauvais traitements infligés à notre belle langue française.
Choux de Siam est cuisiné avec bonheur par une Canadienne, pardon Québécoise (comprenez Canadienne française) qui a cumulé les diplômes et les études sur les langues française et anglaise.
Une visite régulière du site s'impose, tout particulièrement pour ceux qui ont des complexes linguistiques.
Voili. Et si vous allez jeter un œil à l'article juste en dessous, vous avez les liens vers mes mises à jour japonaises.
18 août 2009
De retour
Coucou les gens,
Me revoici me revoilà, et comme promis je bosse sur le Japon. Photos retouchées et prêtes à l'envoi, j'ai presque fini de raconter ma journée au musée Ghibli. Un article trèèèès long en perspective, que je finirai quand je reviendrai de ma séance de cinéma, pour aller voir N°9. Ça a l'air délirant à souhait.
Allez je vous mettrai des liens vers les articles nippons au fur et à mesure de leur sortie. A très vite.
Edit : Ah bah non en fait, pas de cinéma pour ce soir. Mais vous trouverez ICI un article super long et super passionnant sur le musée Ghibli.
L'article du mardi qui a suivi, par ICI, celui du mercredi par LA.
13 août 2009
Watashi bakemono *
* "Je suis un monstre" en japonais
Ben oui, je suis un monstre, je suis en wacances et je vous ai même pas prévenus. En attendant le retouchage de photos (et l'amnésie post-voyage) avancent super bien, donc à mon retour ça va être festival.
J'essaie d'apprivoiser mon nouvel ordi, et j'apprends que le déplacement de fichiers audio peut être une très mauvaise idée si on compte écouter sa musique tranquille comme avant, parce qu'il faut repréciser l'emplacement de chaque morceau. Vu que j'ai beaucoup, beaucoup de musique, je commence à me dire que je suis super super stupide.
Tant pis j'assume.
Même pas peur.
Allez on m'attend pour l'apéro.
Bisous tout le monde.
07 août 2009
Bravo moi, ou V.D.M.#2
Bonjour bonjouuuuuuuur !
Ça faisait longtemps n'est-ce pas? Moi aussi ça m'a semblé long. Mais pas tout à fait pour les raisons que vous imaginez. Laissez-moi vous raconter ces dernières semaines, vous allez comprendre.
J'ai commencé par prendre Naruto, mon brave ordinateur qui avait récupéré de l'invasion de 480 virus, comme quoi les huiles essentielles ça ne sert pas à grand chose en informatique, puis mon projet secret fabriqué en double exemplaire, et un gros sac plein de trucs de filles de vêtements et hop, dans le train direction la Cotellerie, où j'ai fait le plein de Jésus et de trucs à Jésus - ouais, ch'uis une grenouille de bénitier et j'en fais même pas des complexes - et d'amitié aussi, de rencontres, de grandes discussions sous les étoiles ou pas loin, de pluie, de jeux, j'ai aussi frôlé l'extinction de voix et la crise de nerfs, pour une obscure histoire de groupe de 16 enfants pour qui j'ai fait office de metteuse en scène. Quand ils ont 8 et 9 ans, laissez-moi vous dire que c'est pas facile.
Mais la grâce a aidé.
Ensuite, hop, dans une voiture direction pas loin pour 5 jours de bonheur intégral entre amis, 5 jours de découvertes, de grandes discussions pour refaire le monde et de réparation du moral et du dos. J'ai vu un don que je possède sous un angle tout nouveau, et ça m'a fait un peu bizarre. Mais c'était pas désagréable.
Or avec tout ça je ne dormais pas beaucoup, et j'ai pas trop bien réussi à trouver du temps pour esponger Jacquouille la fatigue, ni pour montrer toutes mes photos du Japon à mes fans en délire amis. Ils n'en ont vu qu'un petit bout.
Et puis, il y a eu l'apéritif du dernier jour, celui où j'ai mis de la musique à jouer avec Naruto, pour faire découvrir YMCK par exemple, ou encore Joe Hisaishi et sa splendide B.O. de Ponyo sur la falaise, celui aussi où on m'a servi un verre de pommeau désucré au calva. Il y a eu l'annonce que nous allions manger, et ma stupidité spontanée et naturelle, alliée à une étourderie maximisée par mon taux de fatigue au neurone carré (environs 70/1)...
Il y a eu ce geste malheureux mais si caractéristique de ma petite personne, celui où j'ai voulu bouger Naruto l'ordinateur en oubliant que j'avais un verre d'alcool dans la main.
L'alcool jaillit du verre direction le clavier, par lequel il alla griller la carte mère pour ensuite ressortir par les panneaux de ventilation.
Il y eut de la panique, de l'angoisse, de l'inquiétude, de l'incertitude, un tour chez le dépanneur informatique une fois de retour à Paris, de l'espoir mêlé de crainte, une énorme déception et du courage pour ne pas pleurer sur place, et la surprise d'apprendre que les ordinateurs aujourd'hui coûtent moins cher qu'il y a 5 ans. Ont suivi le soulagement de voir un crédit tout petit se présenter tel Zorro sur son destrier, la cape et l'épée au vent, la détermination, la colère de voir que mon banquier et moi n'avons pas la même définition de l'usage d'un compte en banque, puis le soulagement de voir arriver mes sous et d'adopter enfin une petite merveille de technologie, avec un écran magnifique, un son splendide, une capacité de stockage et de gestion des données épatantes, un bel ordinateur tout beau tout neuf, baptisé pour l'occasion Kakashi.
Pour ceux qui ne comprennent pas le dernier mot, Kakashi est le nom d'un des professeurs de Naruto, super balèze en combat, fort intelligent, et assez bien dessiné pour faire baver Akiko, ma meilleure amie. Hi hi hi.
Il y a eu aussi de nombreux allers-retours chez le dépanneur, enfin les dépanneurs, parce qu'ils sont toute une équipe, qui ont été au top du top aussi et m'ont récupéré les données chez Naruto pour les rentrer dans la double-caboche de Kakashi. Je n'ai perdu ni musique, ni photo, juste vos flux RSS et une tripotée de mots de passe, mais ça ça va revenir vite.
Vous l'aurez compris, je vous écris depuis mon nouvel ordinateur, non loin d'une Gribouille endormie et quelque peu flatulente (pouark, ouvrez les fenêtres) et après avoir bataillé un peu pour trouver le wifi, tout est opérationnel. Avez-vous, vous aussi, un radar à wifi? Avec des points qui se baladent sur des cercles gris comme des avions sur des écrans de tour de contrôle ??? (Ô_Ô)
Je me suis donc permis d'emprunter à ma meilleure amie un de ses leitmotiv préférés : "Bravo moi". Il résume très bien la situation, non ?









