Je vous assure que je fais tout mon possible pour vous raconter la suite de mes aventures nipponnes. Si si, je suis devant l'ordi depuis de longues heures et je tâche de retoucher mes photos et compléter mes brouillons postés de longue date.
Mais j'ai beaucoup de mal à me concentrer.

La raison en est toute simple. C'est ce qu'on appelle en japonais le "seku-hara", mot-valise japonais pour "harcèlement sessouel" (eh pas folle, je veux pas récupérer tous les dingues du net via Gogole). Rassurez-vous, halte à la syncope, c'est pas du tout moi la victime.
C'est Chapi.
Mais si, vous savez, mon inséparable femelle.
Il faut vous dire que la cage est juste à côté de moi quand je suis à l'ordi, et aujourd'hui, Chapo - le mâle, suivez donc un peu - est déchaîné. J'avais assisté au même ballet au début du printemps, ben là ils sont complètement fous les piafs.

Ca mériterait d'être filmé, ils sont déjà drôles d'habitude, mais aujourd'hui c'est vraiment le pompon : Chapi et Chapo (respectivement masque jaune et masque rouge) alternent les bêtises quotidiennes (décrocher les gamelles de bouffe, fienter sur leur pomme neuve, jeter dans leur baignoire des morceaux de végétaux qu'ils y laisseront croupir avec plaisir, se coller sous les ailes des bouts de tige de millet soigneusement dépiautées avec le bec, essayer de déchiqueter le sisal qui compose leur nid, se chipoter pour savoir qui a le droit de tenir sur le barreau n°3 et d'escalader le voisin pour accéder aux graines, déshabiller leur gâteau qui était pourtant super bien emballé-collé dans un carton et envoyer voler les miettes partout, ...) avec des trucs de ouf.

La pauvre Chapi se fait appeler gentiment au fond de la cage par un Chapo roucouleur qui lui fait les yeux doux, et après avoir bombé le torse dans tous les coins et toutes les directions, Môssieur Chapo plie les pattes,  écarte les ailes, fait des bonds (et envoie du sable partout) et tente de grimper sur le dos de la pauvre Chapi qui se fait griffer copieusement le dos et le cou. Elle riposte en filant des coups de bec et finit par désarçonner Chapo qui recommence son cirque : roucoulements pour rappeler Chapi qui remonte dans la cage : "reviens s'il te plaîîît" , une fois celle-ci redescendue, Môssieur roule des mécaniques, fait des pompes, et retente une manœuvre d'approche.
Chapi le renvoie balader, et quelques heures plus tard, après un concert - pour accompagner YMCK et Edgar Novak sans doute - ils recommencent.

C'est tellement amusant à voir que je reste fascinée à les contempler en me disant que décidément ces oiseaux sont trop mignons ; mais du coup j'ai du mal à bloguer.
Eh oui.

Bon allez, pour l'instant l'un mange et l'autre fait les yeux doux au fond de la cage... au boulot.