Akiko part travailler sans moi.
Je me fais réveiller par un camion de propagande de parti politique qui fait le tour du quartier, avec un haut parleur sur le toit et qui scande des résolutions et des besoins de changer le pays, votez pour nous. Akiko ignore quelles élections en sont la cause, mais ici on emploie des méthodes de persuasion agressives. On trouve aussi des militants à la sortie des métros, toujours avec des mégaphones et parfois des banderoles ou des panneaux. Ils parlent fort, on ne comprend rien à ce qu'ils désarticulent, c'est très pénible. Sur le chemin qui mène à la médiathèque, on voit des tas d'affiches avec des candidats qui ont l'air aussi réjoui et bien portant que les nôtres. La politique ça se voit où qu'on soit sur la planète.

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Je la rejoins plus tard à une station de métro pas trop trop compliquée à trouver, mais j'ai du mal avec les indications lacunaires tout en japonais et arrive très en retard. Nous faisons un tour à la CCIFJ, discutons emploi avec une dame très gentille, et nous achetons un déjeuner.
Nous marchons jusqu'à un banc près d'une voie ferrée, dans un espace vert rempli de gens, de corbeaux et de moustiques.

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Nous nous faisons manger - un moustique se pose juste sur le bord de mon bracelet anti-sale-bête ; après avoir écrasé la bestiole, j'enlève le truc jaune en silicone qui ne m'a pas quittée pendant près de 2 semaines et aurait dû en durer 4 - et mangeons nos onigiri,

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puis allons à l'université d'Akiko qui découvre tous les changements et hallucine du manque de pot qu'elle a eu (pas de supérette juste à côté, pas de bancs dans la cour du campus...). Nous montons au dernier étage pour admirer la vue :

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La tour de l'université d'Akiko, vue depuis un pont.

Puis nous allons au centre Franco-japonais nous renseigner sur les emplois et ne trouvons pas grand chose.

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Juste au coin du chemin qui mène au centre, un temple.

En rentrant, nous passons par Tsutaya et une librairie, au quartier de Yoyogi, espérant trouver une méthode de japonais plus convaincante que la mienne, qui a une progression horrible et m'énerve prodigieusement. On finit par conclure (ce n'était pas notre première tentative) que le mieux est d'attendre mon retour à Paris où je pourrai trouver des méthodes de kanjis en français, parce que là c'est que de l'anglais, ou alors ce sont des méthodes de langue complète (voire juste l'oral).

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Cette tour me fascine, elle me rappelle tellement New York !
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