Dimanche, Akiko a un rendez-vous de son côté, et moi un grand rendez-vous d'Amour du mien. Je la retrouve après la messe et un tour dans le jardin public de Hiro-o

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Après un petit mitraillage en règle du quartier le plus international de Tokyo (plein de visages pâles), je pénètre dans LE parc municipal. Eh oui, comme expliqué sur le plan ci-dessous, le jardin de Hiro-o a été construit sur le terrain qui a été le domaine tokyoïte du seigneur samouraï Nanbu Minotokami de la période d'Edo (1603-1867) à 1896. Il passa alors à la lignée Arisugawanomiya, famille impériale, puis en 1913 il passa à la lignée Takamatsunomiya. Poussé par un grand intérêt personnel dans la promotion de l'éducation et la santé des enfants par la nature, son Altesse Impériale le Prince Takamatsu (Nobuhito) (1905-1987) fit don de 36 385 m² (environ 9 acres) de terre pour l'établissement d'un parc le 5 janvier 1934, anniversaire de la mort du prince Arisugawa Takehito (1862-1913). La ville de Tokyo commença immédiatement la construction et le Parc mémorial Arisugawa Nomiya fut ouvert le 17 novembre 1934. Suit une description du parc et du principe d'imitation de la nature dans le style rinsen typiquement japonais, et la mention de l'ajout de terrains de baseball et de tennis avec la taille actuelle : 67 131 m².
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En ce moment il y a un peu partout dans le parc des pancartes qui demandent de faire attention, s'il vous plaît, aux chenilles qui sont des animaux dangereux. Apparemment il y a une invasion de bestioles urticantes et elles ont la sale manie de tomber dans le cou des gens. Brrrr. Je resserre mon col et continue vaillamment. (oui, saluez mon courage héroïque à votre service)
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Là, dans le fond, il y a un homme qui joue de la guitare. Quelque chose de doux et poétique. Au premier plan, un vieux couple profite du calme.
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Regardez bien au centre de la photo de gauche : un corbaque ! C'en est truffé ici !
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A droite, la statue du Prince Arisugawa Taruhito
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différents types de can(n)es dans l'eau...
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Je prends ensuite le métro direction Naka-Meguro, où je dois retrouver Akiko. Nous mangeons un morceau chez un concurrent japonais de mon fournisseur officiel de chocolats chauds quand j'étais à New York, et après un tour dans une boutique à 100 yens, nous nous dirigeons à pieds vers Harajuku, qui est juste à côté.

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Et au détour d'une rue... le chaos, plus qu'un brouhaha, une véritable marée de bruit nous assaille :

Il semble qu'il s'agisse de propagande politique pour de futures élections... Akiko n'a rien compris elle avait trop mal aux oreilles.
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Akiko essaie des chapeaux dans une boutique avec ambiance musicale à donf et vendeurs avec chapeaux sur la tête (ce qui en plus leur va furieusement bien... râh ces Japonais) et après nous être interrogées sur la présence de deux filles habillées presque pareil dans un look voyant et plein de rose, de vert pomme et de jaune (animation pour un mariage me dit-on), nous tombons sur ceci :
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Nous atteignons ensuite Harajuku où nous commettons quelques folies dans un magasin à 100 yens (oui, un autre) et après quelques essais et recherches infructueux, je me rends compte que non, ce n'est pas ce soir que j'aurai une nouvelle robe... et puis... puis grand moment de solitude quand ma meilleure amie réalise qu'elle a oublié quelque chose : nous fonçons chez sa tante qui nous a invitées pour un dîner tempura. J'étais censée apprendre à les cuisiner (tempura = beignets de légumes et de crevettes, absolument exquis). Nous arrivons très en retard... c'est la honte d'autant qu'un couple est arrivé à l'heure et qu'ils ont déjà mangé, ou presque.
L'ambiance est plutôt bonne quand même, malgré le sentiment de malaise intense de ma meilleure amie qui s'en veut à mort. Elle décide de cuisiner un plat bien français dans un avenir proche pour se faire pardonner, et on me demande de bien vouloir collaborer en apportant mon savoir-faire. Ceci donnera bientôt un bœuf bourguignon mémorable.