Bonjour, bonjour.

Je suis navrée pour le retard, mais hier fut bien rempli. Que des trucs inintéressants, mais des trucs qui prennent du temps mine de rien. Je prends donc mon courage à deux mains, mes deux mains aussi, tiens, ça peut servir, et je m'attèle au compte-rendu de ce weekend très riche et fort en rencontres attendues ou non, et qui m'ont toutes transportée de joie.

Ce genre de weekend se mérite, et il s'est d'abord agi de m'extirper du lit à 5h45, moi qui ne suis pas matinale pour 2 sous j'ai réussi par miracle... Je crois que les grâces demandées pour ne pas rater le train ont été bien envoyées, et comme la poste céleste ne se trompe jamais, elle, eh ben forcément elles ont eu de l'effet. Sac prévu trop petit, j'en change, petit déjeune au radar, dis bonjour-au-revoir à maman et Gribouille et sors par un froid de canard parisien pour prendre un métro puis un train.

Trois heures et de nombreuses somnolences plus tard, je débarque en gare d'Angoulême, avec une vitrine qui traverse le mur entre la gare et le quai n°1, dans laquelle se trouve une splendide statue de Marsupilami grandeur nature. Ca met tout de suite dans l'ambiance.
Pendant que Marion, Mika et Céline se battent avec des embouteillages, je déambule, trouve le point d'information, récupère des programmes, manque de pousser des hurlements en voyant qu'un entretien est prévu avec Monsieur Murata Range, ET que tous les soirs, plus le dimanche à 15h, il y aura une avant-première de Ponyo sur la falaise, le dernier film de Miyazaki.
Je retrouve mon calme et continue ma lecture de Wicked en attendant mes camarades de weekend.

Puis ce sont les retrouvailles, les rencontres, les échanges de cadeaux avec Yayon (alias Baloo dans une autre vie), son chéri Mika et Céline (alias Hathi). Petit trajet vers la voiture pour poser mon gros sac, petit retour à la gare et petit circuit en navette direction : "c'est au prochain arrêt normalement. Ah non attends, République tu dis? Alors y en a un autre avant... Bah, mais on est où là? Eh mais c'est trop loin! Faut descendre, on l'a raté!" et boulangerie providentielle où nous trouvons des sandwichs aptes à calmer notre faim.

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Enfin, nous arrivons à l'église Saint Martial, où nous devons retrouver Coolus qui n'est pas au courant, et sa soeur Elvine. Y a des familles comme ça où les talents affluent.

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Grand moment de solitude.
Ils ne sont pas là.
Arg.
Nous ressortons, ...

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On croise des créatures bizarres directement issues du film Men In Black...

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L'ambiance au festival est très musicale...

... allons récupérer nos pass, découvrons deux trois stands intéressants mais pas tant que ça, et je me fais remarquer comme toujours en frôlant la syncope lorsque je découvre un manga avec du Murata Range dedans. Et en plus, ô joie, il y a écrit "dédicaces samedi de 15h à 17h et de 18h à 19h".
Je repère la configuration des lieux, et suis le groupe direction Saint Martial où maintenant nous devrions trouver nos héros du festival.

Cette fois-ci c'est Yayon qui manque la syncope de peu : Coolus est ici, en train de papoter.

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Yayon et les membres du FCMP (Fan-Club Melting-Pot) présents à cette rencontre en haut lieu

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Gauche : Coolus découvre l'album fait pour lui à 8 mains.      Droite : Aïe, on dirait qu'une page ne lui plaît pas!

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Bon c'est pas tout ça mais tu vas me dédicacer mon Lapin Bleu maintenant...

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Ah tiens, Elvine, puisque tu as les mains libres...

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Coolus - Moi aussi je veux un dessin!
Nitt - Mais j'ai pas pris mon matériel!
Coolus - Tiens, du papier, mon pinceau...
...
Nitt en son fort intérieur - Arrhhhh mais comment fait-il pour dessiner avec ce truuuuc??!?
Comme vous le voyez, l'église était bien chauffée.

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La gribouille qui en résulta : super centrée et avec un lapin obèse. Oh yeah.

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Ah oui, mais non je t'explique, ici le lapin il prend son bain, il repasse pas la mytre de son évêque...

Après quelques échanges de dessins et de palabres, l'équipe du FCMP quitte momentanément l'équipe des Fadessinateurs pour découvrir diverses expos ou tout simplement faire le pied de grue (angoissée la grue) devant un dessinateur japonais. Devinez qui a fait le pied de grue?
Gagné. Je me retrouve donc, sans le port-folio du manga que j'achète en un seul exemplaire à cause de son prix, mais avec un calendrier de la maison Glénat - offert en remplacement - absolument gigantesque dans les pattes, en train de faire la queue devant le Pierre Joubert japonais. Non Marion la métaphore n'est pas poussée, elle est exacte. Ce monsieur a un succès fou et ses dessins sont tous magnifiques, teintés de la même touche art-déco qui les rend si attirants. Or après une heure d'attente, j'entends dire par l'aide de dédicace (non pas aide de camp...) du maître qu'il n'en peut plus et qu'il va faire une pause. Gloups. Mais, puisque nous sommes nombreux, ce qui fait très plaisir à Monsieur Murata, nous allons obtenir des tickets avec des numéros de queue qui nous permettront de revenir sans attendre trop dans une heure. Ca, c'est une excellente idée. Et en plus, avant de partir en pause, Range Murata prend une photo de la file de fans qui attendent... je suis au beau milieu du cadrage. Se dire qu'on va être sur une photo de fans qu'un grand monsieur comme ça va rapporter au Japon pour se souvenir de ses fans français... ça vous chatouille doucement l'égo et le coeur...
J'en profite donc, suante et soufflante, pour retourner à Saint Martial et discuter un peu avec les Fadessinateurs. Au bout de vingt minutes je me fais alpaguer par Marion qui est revenue de sa tournée et qui me trouve un peu gonflée de profiter de Coolus et Elvine sans elle (hihihi! Chacune son tour!) puis après des discussions angoissées sur le thème "mais elle est l'église Sainte Marie-quelque-chose avec la messe de 19h?????" je décide de courir tout de même chercher ma dédicace avant de péter un plomb supplémentaire. Grâce à mon ticket N°3 j'ai accès rapidement et avec des sourires bienveillants jusquà une place de choix près de la table. C'est très agréable de voir que les gens sont fair-play et laissent volontier passer ceux qui ont sué quelques minutes de plus à la séance précédente. Je ne m'y attendais pas.

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Quand enfin on arrive devant la longue table de dédicace, il faut donner son nom que l'assistant écrit sur une feuille afin que le dessinateur sache comment écrire ces noms français qui pour lui sont très exotiques. J'ai l'immense surprise d'apprendre que quelqu'un d'autre est passé avant moi, et a donné le même prénom! Seulement là il y avait une petite différence orthographique et... c'était un garçon. Je ramasse quand même un compliment sur mon nom de la part, visiblement, d'un futur papa qui cherche un prénom sympa à donner bientôt... qui sait, peut-être serons-nous dans pas longtemps cinq en France à porter le même nom!
Après chaque dédicace, M. Murata serre la main de ses fans. Je n'aurai pas cette chance, car je lui demande en japonais (approximatif, j'ai tout oublié et pas repris les cours) d'ajouter un autre prénom, et je le remercie chaleureusement avant de filer, surexcitée et incrédule : c'est pas possible, cette dédicace-là dans mes bras, en argenté, en train de sécher!!! Rôôôh!

Je retrouve la troupe à Saint Martial et tous ensemble nous nous dirigeons vers une église qui a gardé ses chaises, son autel et sa présence réelle en prévision de la messe de la bande dessinée. Festive, pas particulièrement adaptée à un recueillement profond, et avec des ajouts d'illustrations dévoilées à chaque lecture. Remplie de scouts, suivie d'un pot fort bienvenu au nectar d'orange et au quatre-quart. Un petit blabla, puis le comité du FCMP part à la chasse au dîner tandis que les Fadessinateurs (dont un Père OK... si si cherchez bien y a un jeu de mot) vont à la soirée des dessinateurs chrétiens.
Nous trouvons une petite brasserie où je me prends un grog trop chargé mais efficace pour la gorge et attends que nous rallions l'hôtel, à Cognac, pour utiliser mes réserves de nourriture du weekend. Eh oui, quand on n'a pas un rond et qu'on fait des trucs qui coûtent cher, on trouve des parades pour éviter que ça ne coûte encore plus cher.

Le lendemain, 8h, le réveil sonne, ce cruel, pour nous permettre de profiter au maximum de notre dimanche. Le petit déjeuner est bon pour tout le monde, laborieux pour mon humble personne parce qu'avec mon régime j'ai du mal à trouver des ingrédients adaptés dans ce qu'on nous offre. Mais je trouve quand même deux-trois trucs.
Nous reprenons la voiture (Merci Mika, sans toi nous aurions été dans la panade la plus obscure...) et retrouvons Saint Martial.

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Et puis après des blablas, nous allons à la chasse au déjeuner. Or, Angoulême est une ville charmante mais peu équipée en restaurants qui donnent super envie pour pas cher. Nous échouons dans une crêperie qui restera dans les annales pour sa rapidité et la qualité de son service. Comme nous sommes de bons chrétiens nous restons sages et nous accrochons. En attendant les crêpes je récupère des dédicaces d'Elvine et nous découvrons des chansons fort amusantes autour de bonnes galettes englouties par les deux derniers servis, qui étaient un peu en retard sur le programme. Nous déambulons un peu, et faisons quelques rencontres inattendues et qui me rendent dingue. Voyez plutôt :

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L'orgue de la cathédrale qui accueillait des expositions sur des dessinateurs chrétiens et les capitales européennes dans la BD...
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La cathédrale de l'extérieur et de dos...
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Les stars du festival :
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Et là, là, j'ai cru halluciner. D'abord j'ai pas compris qui c'était. Mais ils avaient une allure folle :
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Et puis je les ai reconnus : les héros de De Cape et de Crocs!!!!! (là, j'ai refait une syncope, comme à New York devant le sosie de Spiderman... je sais, je suis infantile au possible mais j'assume)
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Puis nous avons récupéré de nouvelles dédicaces et palabré encore un peu :

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Puis ce sont des au revoirs, une grande marche vers la gare et la voiture, des blablas en attendant un train, une lecture en attendant un autre train, et un voyage de retour rempli de beaux souvenirs.
Si je suis encore là l'an prochain, je retournerai à Angoulême.