Bonsoir, encore. Ou bonne nuit pour vous, vu qu'il est 02h49 en France, là tout de suite maintenant que je commence à écrire mon article sur mon gros wikènede.
Déjà il me faut le temps de revoir les images de samedi, parce que je suis tellement claquée que j'ai du mal à me souvenir de quelque chose, et ensuite à remettre ce que je retrouve dans l'ordre.
Big bazar in my head. Yes it is.

Eh bien ma journée d'hier, maintenant que j'ai revu toutes mes photos, pourrait s'appeler :
"Couleurs d'automne sur Broadway et Central Park".

Petits clichés pris à la gare de départ :

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J'ai commencé, à la sortie de la gare, par faire du shopping giga-maousse. Je suis entrée chez H&M et Old Navy, dans l'espoir de trouver deux ou trois utilités, et... Ayant pourtant tenté tous les rayons féminins, je suis partie avec une paire de collants chauds. Même pas ce que je voulais au départ, mais j'ai pô trouvé ce que je voulais, à savoir des collants fins d'une autre marque que celle qui se désintègre en quelques heures de portage, comme, précisément, celle que j'avais sur moi à ce moment-là. (Pour l'anecdote, à la fin de la journée j'avais un orteil presque garrotté par un trou formé sans aucun effort de ma part dans le-dit collant. Grrrr.)

Et puis je suis retournée sur Broadway, direction le nord et Central Park où je comptais passer la journée. N'ayant pas beaucoup mangé en arrivant, un chocolat chaud à la maison et une barre de chocolat-suisse-que-c'est-de-la-dynamite-boum dans le train, merci maman, j'eus un creux dans le tréfond de mon intérieur et décidai de me procurer un truc à manger, mais pas un hot-dog, car j'aime bien les chiens, et qu'en plus, il n'était pas encore l'heure de déjeuner. J'avise un marchand de noix, un monsieur bronzé qui grillait des cacahuètes et des amandes dans du sucre pour en faire ce machin délicieux et un peu bourratif qu'on trouve dans toutes les fêtes foraines chez nous, et je me dis que c'est l'idée qu'il me fallait. Et nous avons entamé la conversation. Where are you frrrom? France. Oooh bonjour! A peu près comme d'hab'. Et me voilà à placoter avec un Chilien débarqué ici il y a déjà 15 ans, ravi d'apprendre un peu d'où-je-viens-où-je-vais-et-sur-quelle-étagère, et qui finit, après m'avoir vendu mes cacahuètes, par me rejoindre un peu plus loin sur le trottoir, laissant son étal tel quel, sans crainte, pour aller chercher un truc. Nous discutons donc un peu plus. Nelson de son petit nom est sûr que la crise financière fait des dégats ici, oui, mais au Chili ça va faire remonter les affaires et rapporter de l'argent tout ça. Des histoires d'argent investi, je suis incapable de vous refaire le raisonnement. Nous nous quittons joyeusement, il m'invite à venir le voir tous les jours (je ne lui ai pas dit que je ne suis pas dans NY toute la semaine...) et quelques pas plus loin... paf, un passant, vieux monsieur appuyé sur une canne, tout bronzé aussi et tout rabougri, me demande si la 8ème avenue c'est bien par là. Euuh, je pense que non mais le plus simple est de demander à ma carte (non elle n'est pas magique mais elle marche très bien quand même) (aucune référence ni à la carte du maraudeur de Harry ni à celle qui parle et qui a un mauvais caractère de Tara) et après un petit exposé sur notre position géographique et notre direction, je lui indique celle qu'il cherche. Il me remercie pour avoir été un si bon prof. Prof, c'est mon métier, que je lui réponds. Et nous voilà partis dans un mini-cours de français et une discussion sur le salaire qu'on devrait me payer puisque je connais plein de langues. Petit monsieur, si on me recrutait et payait au nombre de langues que je parle, ça fait longtemps que j'aurais une situation confortable dans une bonne école de langue. Et je ne serais pas ici. Un peu comme l'histoire de la fille qui a fait fortune en vendant des fraises parce qu'elle n'avait pas internet pour recevoir sa convocation au second entretien d'embauche pour dame-pipi.
Nous nous quittons un carrefour plus tard et je m'engouffre dans Times Square, resplendissant sous le soleil d'automne.

La salle du rez-de-chaussée du Nasdaq :

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Je me dirige chez mon dealer préféré, dans l'espoir d'y acheter un super cadeau pour Akiko. J'ai fait tout le tour du rayon, donc de l'étage, et j'ai trouvé... les restes, inabordables en plus, de ce que je cherchais. Chou blanc. En revanche j'ai bien ri, et un peu frémi aussi, devant le rayon chansons françaises, immense et plein de vieilleries plus ou moins bonnes à écouter. Mais aussi avec le dernier (et premier, ou l'inverse) Mimi Mathy. Carrément. Ici personne ne sait qu'elle existe, mais ça doit faire un boucan d'enfer en France alors pouf il arrive sur Times Square. Incrédibeule.

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Je sors pour rentrer, quelques dizaines de mètres plus loin, dans une boutique de souvenirs. Là, pensé-je, je vais acheter plein de cadeaux et de trucs bien de New York pour les amis et la famille.
J'ai tournicoté une heure, au moins.
J'ai fait deux fois le tour de la boutique.
J'ai grimacé devant les prix des rares articles qui me tentaient vraiment.
J'ai acheté 3 fois 2 objets, c'est à dire 6 articles, petits, pas chers, et le temps que je choisisse, une queue longue comme mon bras... non comme euh... longue comme ça quoi était apparue devant la caisse. A mon entrée un peu plus tôt la boutique était presque vide. Blanc chou.
Mention spéciale tout de même au rouleau de papier hygiénique imprimé de billets de $100. Surtout en ce moment, ça doit beaucoup plaire. Vu le prix, j'ai renoncé, mais a aurait fait rire un de mes tontons. Voire deux.
Je ressors pour tomber sur un truc de fou (cf. photo), et trouver enfin le fameux marchand de tickets à prix réduits, j'ai nommé TicketTS, chez qui il est conseillé de prendre ses billets pour les comédies et pièces de théâtre, et j'ai renoncé aussi sec à y trouver quelque chose aujourd'hui. La queue n'était pas longue comme mon bras, mais comme Times Square (cf. les photos ci-dessous, la foule massée à l'arrière plan, c'est la queue pour le revendeur en question!).

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Je remonte enfin à un rythme décent Broadway, quand mon oreille se trouve titillée, au coin d'une rue et à la sortie d'un métro, par une bonne musique. Guitare, voix, pop qui ressemble à du Roch Voisine mais c'est pas lui, tiens, c'est sympa. Et maman raffolerait. Le rythme est bon, la voix aussi, et en plus le gars vend des CD et des tee-shirts pas cher du tout. Rôôôh.
Tiens, c'est pas nouveau mais répétitif ça : j'ai faim.
Je décide d'aller au Starbucks (oui, encooore!) d'en face pour me procurer un déjeuner, que j'avale tant bien que mal parce que question sandwich, passé les hot-gods, je ne trouve pas super super les leurs. Y a toujours un truc qui m'étouffe, m'écoeure, ou les deux. Même si les cranberries secs dans le sandwich c'est une bonne idée, mais dommage on n'en trouvera jamais à Paris. En revanche le chocolat chaud, lui, a fait beaucoup de bien.
Puis je ressors et me dirige tout droit vers le coin d'en face et la bonne musique. J'attends un peu la fin d'une discusion avec une future fan, et j'ai droit à une chanson entière. Ouaiiiis. Même que je suis la seule à l'écouter en entier donc le chanteur il me parle, comme en concert, genre "comment ça va aujourd'hui", et tout. Gnihihi. J'aime les privilèges. Pendant ce temps je dégaine mon billet et à la fin de la chanson je me précipite sur un CD. Du coup on discute, tu viens d'où, tout ça, (troisième édition tout de même, encore avec un inconnu) et puis on prend des photos. Une pour moi avec mon appareil, que vous avez vue dans l'avant goût d'hier soir, et une pour le site web. Cerise sur le gâteau : le premier titre de l'album s'intitule "New York City Morning". Je vais garder un souvenir musical à vie de cette journée.

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Je repars bien contente, même si malgré l'heure tardive je ne suis toujours pas à Central Park où, au départ, je voulais passer la journée. Hum.
Même pas grave, même pas mal. Enfin pas encore. Un peu, si, à la hanche là. Mais c'est supportable. Fichues vendanges. On y récolte pas que des amis et du raisin, c'est moi qui vous le dis.

Sur le trottoir j'ai le temps de m'étonner et d'admirer ça :

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Et au bout de quelques minutes, ennnfin, le but de mon voyage : le grand, l'unique, celui que je voulais voir aujourd'hui à cause de l'automne et des feuilles rouges sur les arbres changeants et ondulants sous le vent frais qui s'épanouissent au soleil d'or qui rend le ciel bleu d'un bleu si profond et si bleu que même les oiseaux semblent bleus (bleubleu) (vas-y, articule ça un peu plus vite pour voir?), euh... pardon.
Le grand, l'unique : Central park! (à lire avec un ton de blonde, merci).

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J'ai bien fait de choisir cette journée, parce que la température, quoique froide dans le vent, était très supportable, et que Central Park était rempli de musiciens.
Eh oui, encore.
Et de Français aussi. Mais c'est une autre histoire.
J'ai croisé un saxophoniste,

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un micro-chien (il y en a plein dans le Park),

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un band de Jazz avec une batteuse qui se faisait des solos à rallonge et qui avait l'air d'aimer ça,

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l'hommage à l'un des chanteurs les plus adulés qui soient, tellement qu'il en a été assassiné, j'ai nommé John Lennon, et l'immeuble où il a vécu,

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un guitariste qui jouait magnifiquement et qui avait toute une foule réunie dans l'herbe en face de lui, qui a chanté des standards, des bonnes vieilles chansons du genre que ma mère écoute depuis 30 ans au moins (au moins),

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des tas de zoulies choses, monuments, fleurettes et compagnie,

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Tout en haut : la vue à gauche
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la vue à droite
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des joueurs de baseball du samedi
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Ces oiseaux semblent noirs comme de simples merles, mais le soleil fait apparaître des reflets mordorés sur leur plumage. C'est magnifique.
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Le "réservoir" qui a réellement servi de réservoir d'eau potable pour la ville :
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Leur obélisque et l'arrière du "Met" (...tropolitan Museum)
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un joueur de jumbé entouré de hoola hoop,

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et un cran en dessous, deux jeunes artistes acrobates totalement incroyables qui faisaient rire la foule en enchaînant les pirouettes (des trucs de fou) et les bonnes blagues avec un timing parfait. Parfois ils parlaient à l'unisson, et ça avait l'air naturel. Souvent l'un des deux faisait le crétin, généralement pour signaler, après un tour de force : "girls, I'm single" (les filles, je suis célibataire) ou pour aller danser devant une jolie fille du public quand l'autre l'attendait pour la prouesse suivante. Des bêtes de scène. Le clou, ce fut lorsque les deux jeunes noirs qu'ils sont se sont précipités par terre au passage d'un hélicoptère. Un peu avant, ils disaient au public de se rapprocher et qu'ils n'avaient rien à craindre, qu'à eux deux ils ne pouvaient pas tuer tout le monde. Je suis partie en courant - retard pour le train, oups - alors qu'ayant sorti des demi-parachutes fluos (ils les tenaient les coudes à 90° et les sacs touchaient par terre) ils faisaient appel à la générosité du public et leur demandant de remplir les "petits sacs qu'ils avaient avec eux". Je cite (cela, scandé en coeur et avec une gestuelle assortie et parfaitement synchro) "nous ne vous demandons que de sortir 5, ou 10 dollars de votre sac et de nous donner le reste!"

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Mon ordi a déclaré forfait au chargement de la vidéo que j'ai faite de leur spectacle, je suis verte. Ma carte mémoire a saturé et manifestement ça a déclenché un problème. Tant pis. Mais il reste les photos.

Je suis ensuite repartie vers le sud en clopinant parce que là ni mes pieds, ni mes genoux, ni mes hanches et même pas les chevilles n'étaient contents de reprendre du service. Ouillouillouille. Je trotte/clopine/me déplace d'un pas quelconque mais rapide vers la sortie que je trouve assez vite et me fais peur en trouvant l'entrée du métro fermée. Heureusement la Providence était avec moi et j'en trouve une autre un bloc plus loin. Ticket pris après avoir échangé un billet d'un dollar refusé par la machine (sale bête!), je m'accroche dans le wagon qui se déplace très rapidement et en jaillis à Penn Station où je saute dans mon train.

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Arrivée à la maison, je me précipite sur l'ordi pour constater que j'ai vraiment besoin de me poser et que je n'aurai pas le temps de bloguer. Je me précipite aussi sur mon CD tout frais et malgré une interruption pour cause de filles n°1 et n°2 qui sont venues regarder la télé juste là où j'étais (un écran géant, pas moyen d'écouter tranquille sa musique avec ce machin-là) je me ré-ga-le. Je l'écoute deux fois pour la peine, en lisant Tara Duncan.
Et une fois la lumière éteinte, à une heure indue-c'est-la-faute-à-Tara, je me tourne et me retourne dans mon lit, incapable de dormir. J'ai trop mal aux jambes.
Résignée, je me lève, m'explose les pupilles en allumant la lumière, et me concocte une huile anti-inflammatoire avec ce que j'ai sous la main. Comme il y a de la lavande, du patchouli et du géranium et que ces huiles essentielles sont bonnes aussi pour apaiser l'esprit, j'en profite pour m'en tartiner le plexus solaire et les poignets.
5 minutes plus tard, je n'ai plus mal aux jambes et je m'endors.

5h45 plus tard mon réveil sonne. L'horrible. Le temps de mettre mes yeux en face des trous j'allume la chaîne pour écouter "Un matin à NewYork", chanté par un Irlandais, devinez qui, et ça va tout de suite beaucoup mieux. Je prends tout de même le temps de me masser les articulations avec mon huile, et une heure plus tard je prie Saint Christophe de protéger la voiture qui file à toute allure vers la maison d'une amie de Mme Great qui emmène sa fille et tout un tas de monde à une marche contre le diabète. On m'offre un truc à manger, je choisis un bagel... aouch. Il est à l'oignon. Mauvais choix. Tant pis, je vais avoir une haleine de phoque aujourd'hui.
Puis on me largue à la gare.

Me voici dans ma journée : Fait des ronds autour de Madison Square Garden.

Somnolence, pliage d'enveloppes, la plupart d'entre vous comprendront dans quelques jours, arrivée à la gare. J'ai une heure et demie pour un trajet de 25 minutes, je décide de chercher la poste avant de descendre vers le sud et m'aperçois que je n'ai même pas prévu de programme pour aujourd'hui. Je fais le tour du madison Square Garden, trouve l'immmmeeeeennnnsse poste centrale, fais demi-tour, m'engouffre dans la rue de l'autre côté de Madison Square Garden et tombe sur ceci :

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Je vais voir un peu les panneaux, la messe est à 10h30, il est 10h25. Allez, je me fais une messe en anglais.
La messe en anglais chez les capucins de la paroisse Saint Jean-Baptiste, c'est comme la messe française habituelle : confiteor passé à la trappe, infantes de choeur, mais avec 30 fidèles (gloups, c'est si vide!) et tout le monde qui s'agenouille à l'intégralité de la consécration et à l'Ecce Homo. Et pour les musiciens, l'introït est chanté a cappella, à deux (un capucin et la chantre qui a revêtu une aube blanche) pendant que l'assemblée reste assise, et l'orgue est remplacé par un piano quart de queue noir.
L'église est magnifique, et je me régale les yeux après le Saint Sacrifice.

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Et le jardinet aménagé récemment pour la méditation des fidèles :
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A la sortie, je désire ardemment boire un bon chocolat bien chaud parce que je suis frigorifiée, et que je me promets bien de passer de la veste au manteau d'hiver à ma prochaine sortie, et que je n'ai pas eu le temps de petit déjeuner en vrai. Je cherche donc un ... Starbucks! Bravoooo! Et ayant un peu mélangé ce que j'ai retenu du guide de New York, je rentre dans Manhattan Square Garden. Qui est une immense salle de spectacle, l'équivalent de notre Bercy à nous.

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Mais en tournant la tête vers une vitrine, celle de la seule boutique du coin en fait, je tombe sur un truc qui attire mon regard et me dis qu'Akiko raffolerait de ce que je viens de voir. Une minute plus tard je suis dans Borders et j'ai envie de dévaliser la boutique.
Je m'en sors pour une somme coquette, mais avec des trucs japonais dont une célèbre boisson de là-bas, inconnue en occident mais tellement bonne : la limonade au goulot étranglé, fermée par une bille. Les caissières en profitent pour me demander si j'ai goûté et si c'est bon. Celle que j'achète est à la mangue, c'est donc une version inconnue, mais je suis prête à tenter l'expérience, si ça se trouve c'est exquis, à la mangue! Même mon voisin de caisse en profite pour demander des informations, c'est marrant. Sur le reste de mes achats je me tairai parce que beaucoup vont circuler à leur arrivée en France...

Toujours affamée je ressors, prends des photos que voici,

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et me dirige vers Herald Square où je vais passer quelques heures à manger, écrire à la famille en grelottant et en oubliant de prendre une photo du monument situé derrière moi, puis je me laisse envoûter par une boutique nommée Lush où une vendeuse me fait faire le tour de la boutique en m'expliquant les usages et fonctionnements de chaque type d'article.
J'ai par conséquent une annonce à faire : les filles, amatrices de cosmétiques naturels, faits main, qui sentent super bon et qui sont super efficaces, si vous voulez passer commande, c'est maintenant! Là, je ne vous offrirai pas tout parce que ça fait vite de grosses sommes, mais le dollard était moins fort que l'euro (et le roquefort, et le roquefort, et le roquefort était trop fort) je veux bien vous acheter les produits que vous voulez. Savons à tomber par terre, bombes de bain succulentes, shampoings, toniques, exfoliants, déodorants, crèmes et baumes pour le visage, les yeux, les pieds, les mains, le tout sans produit chimique et le plus souvent sans conservateur, su-per-jo-li, ils ont vraiment une boutique affolante. Dans laquelle travaillent des passionnés. Produits inventés par des passionnés. Clients qui deviennent accro et qu'on appelle ensuite des "Lushy"... Compter dans les 6-7 dollars pour une bombe de bain, et très vite autour de 20, voire plus pour les baumes, crèmes etc. Les filles intéressées sont priées de m'envoyer un petit courriel avec leurs préférences et je leur soumettrai les produits susceptibles de plaire avec les prix (j'ai pris un catalogue, ça aide). Je vous ferai sans doute un colis.
J'ai tenu le pari de ne rien acheter parce que je devais réserver mes sous pour la poste.

Poste que j'atteins un peu plus tard après un second passage éclair dans le Manhattan Mall, une des plus grands galeries commerciales de l'île paraît-il... Pour l'instant elle est en travaux, on ne voit donc pas grand-chose.

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Je me fais harponner (maudite gentillesse... pourquoi je grogne pas, le regard torve et la bave saillante, quand on m'adresse la parole???) par une cocotte qui me fait mal au majeur droit en me polissant l'ongle avec un petit machin "super-efficace-pour-garder-l'aspect-naturel-sans-produit-chimique-et-avoir-des-ongles-brillants-comme-du-diamant-vous-aimez?" et qui me souhaite une bonne journée quand même, dépitée, quand j'essaie de lui faire comprendre que je n'ai pas l'argent qu'elle voudrait me voir dépenser. Faut pas se jeter sur les gens si tu veux pas qu'ils puissent t'expliquer, quand ils ont enfin le temps de parler, qu'ils ne peuvent pas tout claquer chez toi, en même temps, hein, mais bon. Être vendeuse de produits de beauté accrochée à un îlot à un croisement d'allées dans une galerie commerciale c'est difficile à vivre, je sais. C'est pour ça que je l'ai jamais fait.

Bref, j'arrive à la poste centrale.

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Et j'achète des timbres, retrouve mes enveloppes qui avaient disparu dans le gouffre de mon inconscient et que je retrouve en épluchant mon sac à cartes, remplis mes dernières cartes puisqu'ouf je peux les envoyer, prends cette splendide photo :

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Et envoie le tout. 16 bêtes c'est beau à voir! Mais ça aussi :

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Puis je reviens à la gare et prends un train tranquillou direction mon chez-moi et... mon oreiller. Enfin surtout l'ordi sur lequel je suis accrochée depuis des heures.
Je me bats pendant que je vous écris avec Youtube et cet article.

Et vous savez quoi? Il est minuit moins une. Mon apn a enfin fini de charger sa batterie, il avait faim le pauvre. Et quand je me lève du gros fauteuil où je vous écris, j'ai beaucoup de mal à marcher droit. Pas à cause de la fatigue, non, la fatigue me donne la myxomatose, mais à cause de mes articulations qui m'en veulent beaucoup de leur avoir infligé tout ça en deux jours.
Et j'ai les mains qui piquent. Le froid les a gercées. J'ai un beau chat qui ronronne dans la gorge aussi.
Autrement dit, il est temps d'aller dormir.
Les photos demain. Profitez de la musique en attendant.