Ayééééééééééé c'est finiiiiiiiiiiiiiiiiii!
Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!

Si vous saviez ce que j'ai enduré pendant ces 10 jours... A côté, les vendanges, c'est l'éclate intersidérale, (surtout des genoux. Si vous savez pas pourquoi, allez voir ou encore . Vous comprendrez.) une belle promenade de santé.

Il s'est passé qu'après une journée et demie de formation épuisante, il y a eu les enquêtes. Les rappels à l'ordre pour boulettes - premier bien fait par un gars sympa, suivants extrêmement désagréables avec l'impression d'être prise pour une serpillère -  les appels, les raccrochages au nez, les rigolades avec les collègues, les ennuis profonds devant un ordi avec un téléphone dans lequel rien ne se passe, le stress cosmique (ouais, j'aime bien les adjectifs universaux), la chaleur étouffante, les sandwichs ou salades de pâtes froids achetés au supermarché du coin, les heuuuuures et les heuuuures de métro, les mauvaises nuits, les cauchemards où je me voyais appeler des gens à qui je donnais des rendez-vous pour cause de quotas fermés, les mamies sympas, les gens de tous âges et de tous poils acariâtres, dont un qui m'a carrément mise en colère, les collègues très limites, les collègues hyper-nerveux prêts à taper sur l'ordi parce que les gens ne comprennent pas le système des enquêtes, les flatteurs, et en tout dernier la petite dame adorable, Ghislaine, à qui j'ai promis de penser pour les fêtes de fin d'année car elle sera toute seule. Ca lui a fait chaud au coeur, et à moi aussi. Si on m'avait surveillée à ce moment-là, on serait sûrement venu me dire mes quatre vérités. M'en fichais, c'était la fin. J'avais décidé d'être, pour une fois, un vrai être humain. Ca faisait longtemps.

Je ne le regrette pas. Pas plus que d'avoir démissionné. Je vais pouvoir récupérer, préparer Noël correctement, attendre mon salaire et passer des petites annonces pour faire ce que j'ai appris et qui me passionne : donner des cours de français. En vrai. Avec un salaire intéressant, c'est à dire près de trois fois mon salaire brut  en tant qu'enquêtrice vacataire - environ, à l'heure, le smic, quand on est un "bon enquêteur".

Et puis je vais aussi pouvoir mettre en forme tous les Moutonss complètement barrés qui me sont sortis de la boîte cranienne pendant cette aventure. Ca va rigoler en 2008.