Tout d'abord, une mention spéciale JOYEUX ANNIVERSAIIIIIIIIIIIIIRE pour ma meilleure amie qui a aujourd'hui 25 ans. Un quart de siècle quand même. Waw ayé c'est une sage.

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Métro Cluny la Sorbonne, devant le musée Cluny, une jeune femme assise sur un banc pleure toutes les larmes de son corps en se mordant les doigts. Les gens passent dans la rue sans même tourner la tête. Elle a l'air vraiment malheureux.

Ligne 8, une classe en visite au musée d'Orsay voyage avec moi. Sept enfants de 6 ans sont assis trois par trois - sauf la dernière - sur les strapontins, et déchiffrent tous les noms des stations que nous traversons. Ils se débattent pour attirer l'attention de l'adulte qui les surveille et étaler leur science sur les lettres qui font le mot "Noël". Il y a une blonde, une maghrébine aux longs cheveux noirs et bouclés avec un bonnet à rayures sur la tête, que sa voisine s'amuse à tirer vers le bas, lui cachant son joli visage, un noir qui a gardé son étiquette du musée, une chinoise aux nattes attachées en couettes très haut sur la tête qui s'accroche au poteau du milieu, un rouquin, un brun et une demoiselle aux cheveux châtains qui semblent bien s'entendre. Ils sont mignons tout plein.

Alfortville, au coin d'une rue, deux épeires ont tissé leurs toiles sur un panneau de signalisation.

Ligne 8 puis ligne 6, une jeune fille lit Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, accompagnée par une dame noire aux grosses lunettes et qui rit pour un oui ou pour un non. Elles discutent joyeusement.

Ligne 6, je retrouve dans la rame la dame et la jeune lectrice.
Une jeune femme avec un très joli visage, habillée en noir excepté ses chaussures vintage et son écharpe en laine blanche ultra-tendance, maquillage parfait, ne se rend pas compte que ses cheveux longs, filasses, ternes, gras jusqu'aux pointes, emmêlés et avec des pélicules cassent complètement le mythe. J'avais commencé par me demander si elle sortait de sa douche, de la piscine... Ni l'un ni l'autre. Ca risque pas.

Ligne 12, le métro est tellement plein que les gens se bousculent pour entrer ; beaucoup, dont moi, renoncent et attendent le métro suivant.

A la sortie je croise une ancienne camarade du collège-lycée. Elle ne me reconnaît pas, mais il est amusant de voir qu'après toutes ces années elle revient toujours dans le quartier.