Hier il pleuvait des chiens et des chats... Euh, pardon, c'est les anglais qui parlent comme ça! donc, hier il pleuvait des cordes, de tellement belles cordes que Maman et moi avons renoncé au cinéma. A la place je me suis fait une ventrée de manga. Fruits Basket, dont j'ai les 21 tomes sortis en France, (sur 23!! aaah je veux savoir la fiiin) est un gentil petit manga sur la tolérance et l'acceptation de soi et des autres.
C'est frais, c'est mignon tout plein, et je me retrouve dans plein de personnages... hi hi hi! Bref, en ce moment je les relis tous un par un, ce qui, dans le bus, provoque des torticolis chez les petites filles à qui leurs mamans n'ont jamais dit que regarder ouvertement le titre d'un livre lu devant soi c'est pas poli... Hem.

Bref, le cinéma a été pour aujourd'hui. Pirates des Caraïbes 3, jusqu'au bout du monde. Un film de plus de 2h50. Avec Orlando bloom (gâââh) Johnny Depp (re-gâââh), Keira Knightley (eh, ch'uis une fille! je vais pas faire "gâââh" pour une fille!!!) et plein d'autres gens connus.
Une histoire dont je voulais savoir la fin.
Une histoire dont le début m'a franchement emballée, j'ai trouvé le DVD du N°1 la veille de sa sortie, j'ai frôlé la syncope. Et puis je l'ai acheté. J'ai aussi acheté la BO.
Une histoire dont la suite était bourrée de fils blancs, j'ai pas aimé. Les acteurs sont bons (comment ne le seraient-ils pas???), les effets spéciaux sont bons (c'est vrai, ils sont super réussis), mais l'histoire s'enlise dans la mélasse. Voilà, c'est ça le hic, ils font des scénarios tellement compliqués qu'on ne capte plus grand chose, juste pour faire des rebondissements et "plaire au public". J'ai trouvé ça démago.
Eh ben, le troisième volet, c'est encore plus compliqué, et en plus les gentils deviennent méchants. Ils se trahissent les uns les autres, ils passent tous du côté où ils ne voulaient pas être dans le premier film, les batailles sont, d'après Maman, "trop longues" (Maman n'aime pas les longueurs, et là, j'avoue, y en a un paquet), moi je les trouve capilotractées: on passe d'un combat singulier à un autre, dans des conditions extrêmes, passent les bonnes bastons du premier film, mais là y en a plein qui devraient crever tout de suite, et c'est jamais le cas. Plus les rebondissements à rallonge, même si on rigole bien, j'ai ri de bon coeur et je le dis sans honte, ben on se lasse.
J'ai eu le temps d'avoir faim, mal au derrière (Gaumont Parnasse a de bonnes salles, mais seuls les sièges du Gaumont Marignan vous gardent le séant tout confort trois heures d'affilée), de penser à plein de choses, et quand on m'a demandé si ça m'avait plu, j'ai clairement dit "non." Et je n'ai pas non plus applaudi à la fin du film, comme quelques spectateurs qui sont vraiiiiment bon public.

Les effets spéciaux et les rebondissements ne font pas tout au cinéma. Il faut de la véritable émotion, de la poésie, en un mot de la magie. Et le seul capable de faire ça dans tous ses films, même les plus romantiques (au sens où "ils s'aimèrent, ils ne se revirent jamais", romantisme tenté dans Pirate des Caraïbes 3) ben c'est Miyazaki.
Gore Verbinski a beau avoir un nom qui finit en "ki", il aurait pu s'arrêter au premier film de la désormais trilogie de PdC.

J'assume, j'ai pas aimé, chacun ses goûts, c'est surtout dû à l'évolution des deux principaux personnages, Elizabeth et Will; je comprend que certains aiment (c'est comme regarder Titanic... c'est un excellent film, j'avoue, mais moi j'ai pas pris en affection les deux héros, donc j'ai finalement aucune envie de le revoir, même tous les 5 ans) mais moi il m'en faut plus. Mieux. Autrement. La politique du "faisons du fric avec ce qui marche" n'a jamais été celle d'un japonais déjà nommé, et il a toujours fait des cartons. Eh bien je préfère son Cinéma à lui.